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Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le 28 septembre 2017 à New York /afp.com – TIMOTHY A. CLARY

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est attendu mardi en Centrafrique, où les violences ont redoublé ces deniers mois dans les provinces, au moment où le mandat des 12.500 Casques bleus de la Minusca déployés dans le pays est sur le point d’être renouvelé.

“C’est un peu un geste de solidarité, pour être ce jour-là avec les forces de maintien de la paix dans un des environnements les plus dangereux”, a-t-il expliqué dans un entretien à l’AFP et Radio France Internationale (RFI).

Cette visite en Centrafrique – “une crise dramatique mais une crise oubliée” -, sera sa première visite à une mission de maintien de la paix depuis sa prise de fonctions le 1er janvier.

Elle intervient dans un contexte financier délicat pour l’ONU, avec une forte pression du président américain Donald Trump pour des coupes budgétaires au sein de l’organisation internationale et certaines de ses missions de paix.

Elle coïncidera par ailleurs avec la “journée des Nations unies”, proclamée en 1947 et qui marque l’entrée en vigueur de la charte de l’ONU.

Pour M. Guterres, le “niveau de souffrances du peuple (centrafricain) mais aussi les drames subis par les humanitaires et les forces de maintien de la paix méritent une solidarité et une attention accrues”.

Le secrétaire général arrivera à Bangui dans un contexte sécuritaire tendu: si la capitale reste épargnée par les violences, groupes armés et autre milices “d’autodéfense” ont repris leurs affrontements à grande échelle dans le Sud-Est, dans le centre et dans le Nord-Ouest, faisant des centaines de morts parmi les populations civiles, invariablement prises pour cibles.

– Déplacement à Bangassou –

Douze Casques bleus ont été tués depuis le début de l’année, notamment à Bangassou (six morts en mai), où doit se rendre M. Guterres. “Il veut aller leur rendre hommage”, dit-on à l’ONU à Bangui.

Cette région, en particulier l’axe Alindao-Bangassou, est théâtre d’affrontements et massacres à répétition ces dernières semaines, faisant des dizaines de tués, selon des bilans encore provisoires.

La visite de M. Guterres en RCA, quelques semaines avant le très probable renouvellement du mandat de la Minusca (12.500 hommes depuis 2014, alors que la France a mis fin en 2016 à sa mission militaire Sangaris), est un message politique fort, à un moment où les critiques pleuvent sur la mission de l’ONU.

Accusés par leurs détracteurs de “passivité” et parfois même de “collusion” face aux groupes armés, les contingents onusiens font aussi face à une avalanche d’accusations d’agressions sexuelles.

En juin, un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé chez lui après des accusations d’agressions sexuelles et divers trafics. En 2016, 120 Casques bleus congolais avaient déjà été renvoyés pour les mêmes motifs.

Accompagné de Jane Connors, avocate des droits des victimes de l’ONU, le secrétaire général a déclaré vouloir rencontrer des victimes d’abus et leurs familles.

Ancien haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés, M. Guterres connait bien la Centrafrique, où il s’est rendu à plusieurs reprises.

– ‘Impunité zéro’? –

Il lui sera sans doute demandé de se prononcer sur les “signes avant-coureurs de génocide” dont s’était alarmé fin août son secrétaire général adjoint pour les Affaires humanitaires, Stephen O’Brien, mais démenti depuis par un autre responsable onusien, Adama Dieng, conseiller spécial de l’ONU pour la prévention du génocide. Ce dernier a pointé des “indicateurs” pouvant “aboutir, (…) s’ils ne sont pas maîtrisés, aux crimes de génocide”.

A Bangui, cette visite est très attendue : “Les Casques bleus doivent plus nous aider et être plus présents, il faut que le chef de l’ONU leur dise”, dit Régis, déplacé de l’est du pays et désormais Banguissois.

Au pouvoir depuis un an, le président Faustin-Archange Touadéra, dont l’élection en 2016 avec le plein soutien de l’ONU et de la France avait suscité une vague d’espoir, n’a pas réussi jusqu’à présent à restaurer l’autorité de l’Etat.

Sa décision d’intégrer des représentants des groupes armés au sein du gouvernement, malgré ses promesses d’une “justice implacable”, a suscité le scepticisme, alors que ces mêmes groupes sont unanimement désignés comme les principaux responsables des violences.

Les Nations unies plaident pour une “impunité zéro” pour les auteurs de crimes commis en Centrafrique. La Minusca tente par ailleurs depuis septembre de mettre en oeuvre un délicat programme de désarmement (DDR) des membres des groupes armés.

Dans un rapport présenté au Conseil de sécurité, le secrétaire général a demandé l’envoi de 900 hommes supplémentaires pour la Minusca.

“Ce n’est pas de la quantité qu’il faut ajouter, c’est de la qualité”, estime quant à lui un soldat d’un contingent africain de la force de l’ONU.

AFP

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Afrique

Le Rugby Club Okapi de Goma (province du Nord-Kivu) invité à prendre part au tournoi international du mémorial de Génocide du Rwanda édition 2018 à Kigali

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Le Rugby Club Okapi de Goma est invité à prendre part au tournoi international du mémorial de Génocide du Rwanda édition 2018 qui aura lieu ce samedi 23 juin au stade Amahoro de Kigali à partir de 9 heures du matin.

Compte tenu de sa proximité géographique avec le Rwanda, le club du Nord-Kivu est régulièrement invité à participer à des compétitions dans ce pays. Leur participation successive à ce genre de compétition permet aux jeunes joueurs congolais d’acquérir de l’expérience et de grandir tactiquement.

La Fécorugby suit de près les activités rugbystiques dans ce coin du pays où un tournoi Get Into Rugby est prévu au mi – juillet 2018. On y reviendra.

Distribué par APO Group pour Fédération Congolaise de Rugby (FECORUGBY).

Contact presse : rugby@apo-opa.org

Source: APO

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Afrique

Ethiopie : explosion meurtrière dans le centre d’Addis Abeba

Ange Poireau

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Le nouveau Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a déclaré que plusieurs personnes avaient été tuées dans une explosion qui avait frappé un rassemblement samedi dernier.

Il l’a décrit comme une “tentative infructueuse par des forces qui ne veulent pas voir l’Ethiopie unie”.

Abiy a été emmené immédiatement après l’explosion, probablement à partir d’une grenade lancée au milieu de milliers de personnes sur la place Meskel de la capitale.

L’Éthiopie a été déchirée par des années de manifestations parfois violentes.

Abiy n’est devenu Premier ministre qu’après la démission inattendue de son prédécesseur, Hailemariam Desalegn, en février.

Il est le premier dirigeant du groupe ethnique Oromo, qui a été au centre de près de trois années de manifestations antigouvernementales qui ont fait des centaines de morts.

L’une de leurs principales plaintes est qu’ils ont été politiquement, économiquement et culturellement marginalisés pendant des années, bien qu’ils soient le groupe le plus important du pays.

Le gouvernement éthiopien a été accusé de violations des droits de l’homme, notamment de torture et de meurtre extrajudiciaire de dissidents politiques.

Cependant, depuis qu’il a pris le pouvoir, M. Abiy a entamé des réformes pour relâcher l’emprise de l’État sur le pouvoir. Ceux-ci ont inclus débloquer des centaines de sites Web et de chaînes de télévision.

Vendredi, un groupe rebelle éthiopien a suspendu sa résistance armée contre le gouvernement.

Ginbot 7, basé en Érythrée voisine, a déclaré que les réformes de M. Abiy lui avaient donné l’espoir qu’une «véritable démocratie» pourrait être «une possibilité réelle».

Qui est Abiy Ahmed?

Abiy aurait un énorme soutien parmi la jeunesse Oromo ainsi que d’autres groupes ethniques.

Il est le chef de l’Organisation démocratique du peuple oromo (OPDO), l’un des quatre partis ethniques qui composent le gouvernement du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF).

Agé de 42 ans, né à Agaro, dans la ville d’Oromia et issu d’une famille mixte chrétienne-musulmane, il a rejoint l’OPDO à la fin des années 1980.

Il a servi dans l’armée, a fondé l’Agence du réseau et de la sécurité de l’information du pays, responsable de la cybersécurité dans un pays où le gouvernement exerce un contrôle étroit sur Internet, avant de devenir ministre des sciences et de la technologie.

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Maroc

“L’Ordre Lafayette” présent au Maroc

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Le 20 juin 2018, la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc à Rabat a abrité la cérémonie de présentation de “l’Ordre Lafayette” au Maroc et de son conseil d’administration, composé de personnalités littéraires, académiques, artistiques et associatives.

Cet événement a été co-présidė par M. Gerard Charpentier Grand Croix, Grand Commandeur et Président de “l’Ordre Lafayette aux Etats Unis et au Canada , et par Monsieur M’Hammed Hakim, Président de “l’Ordre Lafayette” au Maroc et Chevalier de “l’Ordre Lafayette” aux Etats Unis et au Canada. Ce même événement a eu lieu le 21 juin au centre de la Légation Américaine de Tanger .

Monsieur M’hammed Hakim, ayant déjà investi le champ associatif au Maroc depuis plusieurs décennies, a accompli des actions remarquables tant au niveau humanitaire qu’artistique, il lui appartiendra, aujourd’hui, de poursuivre dans cette voie et de mettre son réseau à la disposition de “l’Ordre Lafayette”.

De plus, en tant que Président de l’Association pour la Promotion et l’Accompagnement des Marocains Résidant à l’Etranger et du Forum Al Bayati pour la créativité artistique, Monsieur Hakim est, très certainement, le personnage tout indiqué pour porter le flambeau de “l’Ordre Lafayette” au Maroc.​

Gerard Charpentier, éminent psychanalyste et spécialiste de l’histoire d’Amérique française, a présenté au cours de cette cérémonie “l’Ordre Lafayette” ainsi que la figure historique du Marquis de Lafayette, héros de l’indépendance américaine et de l’Amérique française ; un humaniste qui a largement contribué au rayonnement de la langue française en Amérique et qui fut un chantre de la lutte contre l’esclavagisme.​

Ces valeurs universelles se sont transmises de génération en génération, et la mise en place de “l’Ordre Lafayette” au Maroc s’inscrit dans le cadre de la politique d’ouverture de cette vénérable institution sur d’autres composantes de la francophonie.​

Monsieur Ismail Harrakat, Ambassadeur et Chevalier de “l’Ordre Lafayette” aux Etats Unis et au Canada et Conseiller du Président d’un parti politique canadien, outre son rôle de maître de cérémonie lors de cet événement, a présenté une conférence sur l’histoire des relations maroco-américaines.

De nombreuses personnalités politiques et diplomatiques ont rehaussé de leur présence cet événement qui constitue, bel et bien, une première pour l’Afrique.​ N’est-ce pas là, la première fois que “l’Ordre Lafayette” s’implante en terre africaine et arabe à un tel niveau ? Bien sûr que oui !​

Pour rappel, il ne faut pas confondre l’Ordre maçonnique de Lafayette avec son presque homonyme “Ordre Lafayette”, totalement distinct et non maçonnique.​

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