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 Les ambitions de Cabral Libii et la décision surprise de Me Akere Muna de participer à l’échéance 2018 alimentent les conversations. Un fait que n’a pas manqué de soulever le Journaliste, Grand reporter Souley Onohiolo, de sa nostalgie et opinion partagées.

Dimanche, 09 octobre 2016. Lundi, 09 octobre 2017. Il y a un an. Jour pour jour. Les deux hommes et moi, nous nous sommes retrouvés dans l’émission “L’arène” de Canal 2 Tv. Baobab du barreau camerounais, avocat de notoriété publique, mondialement connu l’ex Bâtonnier Me Akere Muna, était l’invité principal.

Sous l’arbitrage du modérateur Rodrigue Tongue, j’étais l’un des panelistes co-interviwer. Cabral Libii, avait fait un face à face  de Duel éclectique, avec l’ex Bâtonnier Me Akere Muna.  Les deux protagonistes, étaient loin de penser qu’ils auraient  une ambition présidentielle commune, qui pouvait les amener à négocier le fauteuil de Paul Biya, à la magistrature suprême.

Au cours de cette émission épique de l’arène de Canal 2 Tv, discret jusqu’au bout, le Bâtonnier qui s’est toujours dessiné un couloir exceptionnel, avait caché son jeu et son challenge à la présidentielle. Et voici qu’un an après, il annonce de manière  officielle, ce lundi, qu’il est candidat à l’élection présidentielle de 2018. Il y a quelques mois, lorsque, dans une offensive qui annonce son engagement en politique, l’idée de sa candidature à l’élection présidentielle de 2018, avait traversé l’esprit de Cabral Libih.

Les deux dualistes de l’arène. Édition du 09 octobre 2016 se disent déterminés à tordre le cou, mieux, à mettre un terme à 35 années de mal vie, de dictature, de corruption, de courtisanerie, d’inconfort, d’incertitudes, d’incompétence et d’incapacité du système de gouvernance par Imprudence et Improvisations, du Renouveau qui n’a pas marché, ni faire franchir au Cameroun, le cap de la bonne espérance. “Moraliser l’incompétence et l’incapacité, est un combat vain. Inutile’’. Enseigne l’adage.  Et si rendu à ses dernières heures, le Renouveau vivait le chant du cygne ? ??

Cabral Libih et Me Akere Muna, ont le même tempo. Extraordinaire de simplicité, d’humilité, de générosité et d’altruisme. L’un et l’autre, méritent d’être élevés sur le toit de la République.  A la tête de la magistrature suprême. Pour Cabral Libih et Me Akere Muna, j’y crois.  J’y vote. Je leur concède mon soutien. C’est pour cela que mon cœur, hélas. BALANCE.

Dans un an, au mois d’octobre 2018, le président de la République, Paul Biya, devrait logiquement, mettre un terme à son bail au palais de l’unité à Etoudi. Après 35 ans de règne sans partage, le “Messie de 1982” qui sortait d’un septennat à la fonction de 1er ministre (rappel de mémoire Paul Biya est fait 1er ministre par le président de la République, Ahmadou Ahidjo en 1975) est dépassé.

Après la passe du Septentrion, celle du grand bassin centre sud-est, Me Akere Muna, pourrait être le 3eme Recours.  Pour régler définitivement le Contentieux anglophone.  Me Akere Muna  peut être également une alternative crédible, capable  d’atténuer la crise des nerfs et les frustrations des anglophones, qui à les croire, sont victimes de duperie, du viol politique et de jongleries depuis la conférence de Foumban en 1961.

 

Souley Onohiolo

JOURNALISTE -GRAND REPORTER

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Cameroun

L’ombre de Boko Haram hante les éleveurs du nord

AFP

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“C’est difficile de mener nos activités à cause de Boko Haram”, se plaint Issoufa Mahama, éleveur à Mémé, un canton de l’extrême-nord du Cameroun, en proie aux attaques des jihadistes nigérians.

Malgré une baisse de celles-ci ces derniers mois, la plupart des éleveurs vivent toujours dans la psychose, évitant de convoyer leur bétail vers les pâturages des zones frontalières.

“Nous n’allons plus en brousse nourrir le bétail à cause des combattants de Boko Haram. Ils nous ont chassés”, affirme, anxieux, M. Mahama.

“Si tu oses progresser vers la brousse, ils vont t’arracher ton troupeau”, précise-t-il. Entre 2012 et 2016, Boko Haram a volé ou tué au moins 48.000 bovins et petits ruminants dans la région camerounaise où les jihadistes sévissent, ainsi que 4.000 volailles, selon le ministère de l’Elevage.

Le vol du bétail, bien qu’en régression, se poursuit. Face à la menace, de nombreux bergers de la région préfèrent rester au village pour nourrir leur bétail.

Mais la nourriture manque : “Les boeufs ont faim, ils n’ont rien à manger”, se désole Issoufa Mahama.

A l’ombre d’un arbre, deux boeufs faméliques et quelques chèvres lui appartenant se partagent une poignée de tiges de mil jetées à même le sol.

Non loin de ce petit troupeau, quatre membres d’un groupe d’autodéfense armés de fusils traditionnels sont installés au coin d’une rue, filtrant les entrées dans le village. En 2016, au moins 19 personnes avaient péri dans un double attentat-suicide sur le marché de Mémé.

A une dizaine de kilomètres, six civils ont été tués début juin dans une attaque de Boko Haram perpétrée dans le village de Mangave Foya Djalingo.

A Mémé, 18.700 des 88.700 habitants sont des déplacés ayant fui – souvent avec leurs troupeaux – les exactions du groupe jihadiste, selon le lamido, le chef local.

Et avec “38 personnes” à sa charge, parmi lesquelles des femmes, enfants, proches et déplacés, difficile pour M. Mahama de joindre les deux bouts.

“Je ne parviens plus à leur donner à manger”, explique l’éleveur, précisant qu’autrefois il y avait trois repas par jour, mais qu’actuellement “il y a des jours où il n’y a rien à manger”.

“Pas d’eau” 

Traditionnellement, “ce n’est pas facile de trouver de l’herbe pour le bétail parce que ici chez nous, nous n’avons que quatre mois de pluies dans l’année”, explique Boukar Maloum, un autre berger du village, ajoutant qu’en ce temps de saisons capricieuses s’est ajoutée la menace jihadiste.

Les quelques pâturages du village n’ont guère plus d’herbe verte. A l’entrée de sa concession, deux de ses boeufs font des va-et-vient, cherchant désespérément quelque chose à se mettre sous la dent.

Même les tiges de mil que les éleveurs coupaient gratuitement après les récoltes dans les champs sont désormais vendus, selon M. Boukar, signe de l’appauvrissement des populations.

A Mémé, les éleveurs doivent encore faire face à un autre défi. “C’est l’eau. Nous n’avons pas d’eau”, déplore Boukar Maloum, alors qu’il fait 45 degrés Celsius à l’ombre et qu’il faut parcourir “jusqu’à 3 km” pour s’en procurer.

Son troupeau est passé d’une trentaine de boeufs avant le début de la crise sécuritaire à neuf.

Dans l’extrême-nord en général, le secteur de l’élevage est l’un de ceux qui a été le plus affecté par les attaques de Boko Haram.

Dans ce secteur, les pertes directes liées aux attaques imputées aux jihadistes étaient estimées en mai 2016 à près de 55 milliards de francs CFA (83,8 millions d’euros), selon le ministère de l’Elevage.

Le ministère précise dans une étude que les attaques de Boko Haram ont provoqué la fermeture de 21 marchés à bétail, soit l’essentiel des points de vente existant dans la région. Au moins 135 éleveurs de la région ont été tués dans ces assauts.

Mi-juin, le gouvernement camerounais et le Comité international de la Croix-rouge ont lancé une campagne de vaccination d’un million de chèvres et moutons pour prévenir la peste des petits ruminants dans deux départements de l’extrême-nord.

“Pendant deux ans, les animaux n’avaient pas eu de traitement et de vaccins à cause des attaques de Boko Haram. Nous n’arrivions pas à aller en brousse”, explique Mathieu Dara, technicien des industries animales au centre zootechnique vétérinaire de Mora. “Beaucoup d’animaux sont morts par manque de prise en charge”.

L’opération de vaccination lancée à Mémé a été bien accueillie par les éleveurs, mais ceux-ci espèrent plus : “C’est une bonne chose de vacciner nos chèvres et moutons, mais s’ils n’ont rien à manger, ils vont mourir”, déplore M. Mahama.

Il affirme avoir perdu deux boeufs en deux semaines et soupçonne que la maladie et la sous-alimentation sont à l’origine de ces pertes.

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Cameroun

Yaoundé dénonce les “grossiers mensonges” d’Amnesty

AFP

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Le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, a dénoncé les “grossiers mensonges” contenus dans un rapport d’Amnesty International sur les violences et les exactions commises dans les régions anglophones du Cameroun.

“L’édition 2017-2018 du rapport d’Amnesty International est entachée de grossiers mensonges, de déductions hâtives, de manoeuvres diffamatoires inadmissibles qui s’inscrivent dans une stratégie de harcèlement et de déstabilisation de notre pays dans la lutte qu’il mène contre le péril terroriste”, affirme M. Tchiroma Bakary dans une déclaration que s’est procurée vendredi l’AFP.

Le gouvernement camerounais “rejette avec la plus grande fermeté ce prétendu rapport qui, sous le prétexte de la protection des droits humains, ne constitue qu’un tissu d’approximations et d’allégations mensongères”, ajoute-t-il.

Dans son rapport publié mardi, Amnesty, organisation internationale de défense des droits de l’Homme, a affirmé que “les forces de sécurité camerounaises ont commis des violations des droits humains, dont des homicides illégaux, des exécutions extrajudiciaires, des destructions de biens, des arrestations arbitraires et des actes de torture durant des opérations militaires”.

Témoignages et photos à l’appui, Amnesty a documenté 23 cas de torture dans le village de Dadi (Sud-Ouest) en décembre.

“La population est prise entre deux feux, entre le marteau et l’enclume: entre les violations des droits de l’Homme et les crimes commis par les forces de sécurité, et la violence des séparatistes armés qui s’en prennent également aux citoyens ordinaires”, a estimé Ilaria Allegrozzi, chercheuse d’Amnesty.

“Peut-on admettre qu’une armée régulière soit de cette façon mise sur le même pied d’égalité que des bandes criminelles et terroristes?”, s’est interrogé le ministre camerounais, également porte-parole du gouvernement.

Selon lui, “nulle part au monde en effet, il n’est admissible de laisser prospérer, sous l’oeil des autorités légitimes, des enlèvements avec demande de rançon, des rackets et des viols, des pillages et des assassinats, des blasphèmes de symboles et d’emblèmes de la République”.

Un conflit armé oppose depuis fin 2017 les forces de sécurité et des groupes armés réclamant la sécession des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.

Selon Amnesty, au moins 44 membres des forces de sécurité ont été abattus par des séparatistes entre septembre 2017 et mai 2018 dans les régions anglophones.

Quelque 160.000 personnes ont dû fuir leur logement à la suite des violences, selon l’ONU, et 34.000 se sont réfugiées au Nigeria, selon les autorités nigérianes.

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Cameroun

Fabrice Ondoa devient Champion de l’enregistrement des naissances

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Fraîchement nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF, le gardien de but des Lions indomptables, Champion d’Afrique a donné hier au lycée Technique de Nkolbisson de Yaoundé, le coup d’envoi de la Campagne de l’UNICEF, « pour chaque enfant, un acte de naissance ».

« Lorsque j’ai été contacté par l’UNICEF pour devenir ambassadeur de bonne volonté pour la cause des enfants du Cameroun, je n’ai pas hésité une seule seconde… chers députés juniors, vous et moi avons l’occasion de faire entendre nos voix pour que tous les enfants du Cameroun soient enregistrés dès leur naissance et puissent avoir leurs actes de naissance. C’est de cette façon que nous contribueront à construire un Cameroun fort, qui verra exister beaucoup d’autres Fabrice Ondoa » a déclaré le sociétaire de FC Séville, devant les Députés juniors de l’Assemblée nationale du Cameroun.

 

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