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Nigeria

Au moins onze morts et 20 blessés dans une fusillade au nord du Nigéria

Ange Poireau

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Des hommes armés ont ouvert le feu sur une foule de spectateurs dans le nord du Nigéria, faisant au moins 11 morts et plus de 20 blessés, ont déclaré des témoins et des sources hospitalières à la BBC.

L’attaque de bandits présumés s’est produite mercredi soir
dans le nord-ouest de l’État de Zamfara.

Des témoins oculaires disent que les assaillants sont arrivés
à pied dans le village de Badarawa. Ils se sont ensuite dirigés vers la salle
des fêtes, connue sous le nom de centre d’observation, où les habitants se
rassemblent la nuit pour regarder des films ou du football.

Lorsque des hommes armés ont ouvert le feu, les spectateurs
ont paniqué et se sont enfuis en courant, la plupart s’échappant avec de
multiples blessures par balle ou des os cassés.

Selon des sources hospitalières, certaines des blessés sont
dans un état critique.

Les morts ont déjà été enterrés.

On ne sait pas pourquoi cette salle a été ciblée, mais les villages de Zamfara ont été victimes d’attaques meurtrières de bandits armés ces derniers mois.

Le groupe de défense des droits d’Amnesty International a
déclaré dans un rapport récent que près de 400 personnes avaient été tuées dans
l’État depuis le début de cette année.

La police a déclaré que des agents de sécurité avaient été
déployés pour retrouver les assaillants les plus récents.

La sécurité au Nigéria, pays le plus peuplé d’Afrique,
suscite des inquiétudes croissantes avant les élections générales de février.

Nigeria

Des pirates nigérians enlèvent 12 membres d’équipage d’un cargo suisse

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Les pirates ont enlevé 12 membres d’équipage d’un cargo suisse dans les eaux nigérianes.

Massoel Shipping a déclaré que son navire, le MV Glarus, transportait du blé de Lagos à Port Harcourt lorsqu’il a été attaqué samedi.

“Le gang de pirates a arraisonné le Glaris au moyen de longues échelles et a coupé le fil de fer sur le pont”, a déclaré la compagnie à l’AFP.

Les assaillants ont frappé à 45 milles marins de l’île Bonny, dans le delta du Niger, prenant 12 des 19 membres de l’équipage.

Un porte-parole de Massoel, basé à Genève, a déclaré que les pirates avaient “détruit une grande partie du matériel de communication du navire”.

Sept des membres de l’équipage viennent des Philippines, avec un ressortissant de Slovénie, d’Ukraine, de Roumanie, de Croatie et de Bosnie, rapporte l’agence Reuters, citant l’agence maritime du Nigeria.

Le porte-parole de M. Massoel a déclaré que les familles des membres d’équipage sont étroitement informées de la situation.

Les spécialistes sont en route pour assurer la “libération rapide et sûre” des otages, a indiqué la compagnie maritime.

Le ministère suisse des Affaires étrangères a déclaré que M. Massoel avait confirmé qu’aucune des personnes enlevées ne provenait du pays même, selon Reuters.

Les enlèvements pour obtenir une rançon sont fréquents au Nigéria, les étrangers et les Nigérians très connus étant fréquemment visés.

Selon un rapport publié en 2017 par la société de surveillance Oceans Beyond Piracy, les prises d’otages au large des côtes du Nigéria ont légèrement augmenté.

Plus de personnes ont été détenues pendant plus longtemps, l’organisation avertissant d’une “augmentation significative du niveau de violence”.

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Nigeria

Au moins 48 soldats nigérians tués dans une attaque de Boko Haram sur une base militaire

AFP

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Le groupe jihadiste Boko Haram a tué au moins 48 soldats jeudi dernier dans l’attaque d’une base militaire dans le nord-est du Nigeria, a appris l’AFP lundi de source militaire, un chiffre alourdissant le précédent bilan qui faisait état de 30 morts.

“Pour l’instant, nous avons retrouvé les corps de 48 soldats”, a témoigné, sous couvert d’anonymat, un militaire à Zari, base à la frontière avec le Niger, dans un contexte de forte recrudescence des attaques contre l’armée nigériane du groupe de l’Etat islamiste d’Afrique de l’Ouest (ISWAP).

“Les corps de 31 soldats ont été retrouvés sur les lieux de l’attaque (l’un d’eux à succombé à ses blessures), et 17 autres ont été retrouvé hier (dimanche) par les équipes qui ont ratissé le district de Zari”, a expliqué à l’AFP cet officier.

Une autre source militaire contactée sur place fait état du même bilan, indiquant également que l’attaque a “blessé 20 soldats” en plus des 48 tués.

Samedi, plusieurs sources militaires avaient informé l’AFP de l’attaque à l’arme lourde d’une base militaire, située entre la frontière du Niger et le bassin du lac Tchad, zone de repli de la faction d’ISWAP.

“Les insurgés sont arrivés en grand nombre dans des camions et transportaient des armes lourdes”, a expliqué un officier. “Ils ont engagé des soldats dans une bataille qui a duré une heure.”

“Leur force de frappe a été si puissante que les troupes ont été contraintes de se replier temporairement avant l’arrivée des renforts” terrestres et aériens, a-t-il ajouté.

Cette attaque a été revendiquée dans un court communiqué d’ISWAP.

L’armée nigériane a officiellement reconnu un combat important entre les soldats et les insurgés mais n’a fait état pour l’instant que de “plusieurs insurgés” tués, niant toute perte de son côté.

S’attaquant rarement aux civils, la faction d’ISWAP cible principalement l’armée nigériane ou la force conjointe régionale qui ont subi de lourdes pertes les attaques de ces dernières semaines.

Dans un autre communiqué, l’ISWAP avait également affirmé mercredi avoir tué “plusieurs” soldats nigérians dans une attaque au mortier contre la base militaire d’Arge, dans la région du Lac Tchad, sans que l’AFP n’ait pu jusqu’à présent confirmer l’information.

Mi-août, des centaines de soldats ont protesté en tirant en l’air à l’aéroport de Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno (nord-est), pour signifier leur refus d’être envoyés sur une base dans la région reculée du lac Tchad.

L’insurrection de Boko Haram et sa répression par l’armée ont fait plus de 20.000 morts et quelque 2,6 millions de déplacés depuis 2009. Selon des ONG, 11 millions de Nigérians ont un besoin urgent d’aide humanitaire.

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Nigeria

Nigeria: les déplacés de Boko Haram et l’illusion du retour, à six mois de la présidentielle

AFP

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Abba Zakary, 41 ans, est arrivé à Pulka, dans le nord-est du Nigeria, il y a quelques semaines avec femmes et enfants.

Comme des milliers d’autres victimes de Boko Haram, cet ancien cultivateur qui espérait rentrer enfin chez lui après des années d’errance, est passé d’un camp de déplacés… à un autre.

“On nous avait dit que la situation sécuritaire était meilleure ici”, à Pulka, où aucune attaque n’a été recensée depuis près d’un an, explique cet homme aux traits fatigués après près de dix ans de guerre des insurgés jihadistes qui a forcé plus de 2,6 millions de personnes à quitter leur foyer dans le nord-est du Nigeria depuis 2009.

A l’approche des élections générales, prévues en février 2019, le gouvernement nigérian et les autorités du Borno, l’Etat le plus touché par les violences, encouragent et facilitent à grand renfort de matraquage médiatique le “retour” de ces déplacés.

A Pulka, le drapeau vert blanc bleu de l’APC, le parti au pouvoir, et des panneaux géants affichant les visages de ses candidats s’étalent à chaque coin de ruelle en terre.

Elu en 2015 sur la promesse de vaincre Boko Haram, le président Muhammadu Buhari, qui espère briguer un second mandat, a assuré récemment que le Nord-Est était en “phase de stabilisation post-conflit”.

Mais quoi qu’en dise la propagande officielle diffusée en boucle sur les radios locales ces derniers mois, à Pulka comme ailleurs, l’espoir de retrouver sa vie d’avant reste largement illusoire.

Pulka est une ville-garnison, entourée de profondes tranchées, conçue sur un modèle répliqué à l’infini dans la région, avec sa base militaire, ses camps de déplacés sous perfusion de l’aide humanitaire internationale.

“La plupart des déplacés sont rassemblés dans des petites villes hautement protégées par l’armée mais ils ont un accès très limité à leurs villages, et n’ont pas de moyen de survie (en dehors de l’aide humanitaire), ne pouvant pas cultiver leurs terres ni travailler”, résume Fouad Diab, coordinateur d’urgences à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

  • Coincés dans les montagnes –

Aux abords de l’un des cinq camps de déplacés de la ville, située au pied des Monts Mandara, plus de 50 familles tout juste débarquées de Banki, à environ 75 km, patientent sur des nattes dans un vaste hangar de transit, le temps qu’on leur affecte un autre abri “temporaire”.

La plupart sont originaires des hameaux alentour, mais ils ne retourneront pas chez eux. Du moins pas dans l’immédiat. Le danger est omniprésent dès que l’on s’éloigne des localités placées sous contrôle militaire.

L’armée a certes affaibli les insurgés depuis l’époque (2013-2014) où ils régnaient en maîtres sur de larges portions du territoire, mais ils conservent une capacité de nuisance considérable entre attentats-suicides, embuscades sur les routes et enlèvements.

Pour Fadi Ali, ces trois dernières années ont été un effroyable jeu du chat et de la souris avec les jihadistes ayant établi leurs bases dans les grottes des Monts Mandara, où les militaires ne vont jamais les chercher.

Elle a dû fuir à maintes reprises Ngoshe, son village situé en contre-bas, sous le feu des attaques, se cachant en brousse et revenant prudemment lorsque Boko Haram s’en allait.

“L’an dernier, ils ont massacré mon mari, ma grand-mère et deux de mes enfants” durant une incursion nocturne, explique cette femme de 35 ans, qui a finalement croisé un convoi de l’armée le mois dernier et pu rejoindre Pulka sous bonne escorte.

A côté d’elle, Baba Ali, originaire de Ngoshe lui aussi, affirme que des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants, seraient toujours bloqués dans les montagnes, où ils tentent de survivre à l’abri des jihadistes, en mangeant ce qu’ils trouvent, y compris des racines et des feuilles.

  • Retour des fonctionnaires –

Même à Bama, deuxième agglomération du Borno, censée servir de modèle pour le reste de la région, la politique de retours massifs du gouvernement suscite de nombreuses inquiétudes chez les acteurs humanitaires.

Dans cette ville détruite à 85% par les insurgés, près de 11.000 maisons ont été officiellement rebâties sous la houlette du ministère de la Reconstruction et de la Réhabilitation.

Plusieurs milliers de personnes qui ont cru aux promesses des autorités sont arrivés ces derniers mois par vagues successives, mais sont obligés de vivre dans le camp de déplacés de la ville: selon les témoignages recueillis par l’AFP, la plupart des façades repeintes cachent des amas de ruines et les services de base manquent toujours.

Vendredi, l’organisation Médecins sans frontières (MSF) s’est alarmée de la situation “critique” qui prévaut dans le camp, désormais surpeuplé, où 33 enfants sont morts – notamment de malnutrition – au cours de la première quinzaine d’août.

“L?hôpital général de Bama, la seule structure hospitalière de la région, n?est pas opérationnel. Les enfants sévèrement malades doivent voyager jusqu?à Maiduguri (la capitale du Borno, à une centaine de kilomètres) pour recevoir des soins adaptés”, affirme MSF.

D’autres villes (Monguno, Guzamala…) désignées comme pilotes ne sont pas prêtes à accueillir le flux de “retournés” tant que les médecins, les enseignants et les autorités locales n’ont pas repris le travail, selon plusieurs organisations humanitaires.

“Notre principale préoccupation est d’accélérer le retour des fonctionnaires et des services publics dans les localités où la situation sécuritaire le permet”, explique Fouad Diab, de l’OIM.

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