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Des écolières passent devant la cathédrale Saint-Louis à Port-Gentil au Gabon, le 18 janvier 2017 / afp.com – Justin TALLIS

“Moyennes sexuellement transmissibles”: au Gabon, les élèves parlent des “MST” pour désigner l’utilisation des notes par les enseignants comme moyen de harcèlement sexuel à l’encontre des étudiantes.

“Il (un professeur de lycée) a commencé à me faire des avances. J’ai commencé à refuser, refuser, refuser… jusqu’au jour où il m’a mis zéro à mon premier devoir”, se souvient Mélanie (nom d’emprunt), qui parle visage caché face à la caméra de l’AFP et se dit fière d’avoir “su résister”.

Comme d’autres élèves, la jeune femme, aujourd’hui étudiante à l’université Omar Bongo de Libreville au Gabon, n’hésite pas à parler de “harcèlement sexuel” de la part des professeurs qui utiliseraient les notes comme moyen de pression pour obtenir les faveurs de certaines élèves.

Une autre étudiante sous couvert d’anonymat raconte avoir changé de filière après avoir refusé les avances d’un professeur qui lui a “rendu la vie infernale”.

Dans les cours de l’université et des lycées, le sujet des “MST” alimente depuis des décennies les “kongossa” (la “rumeur” gabonaise), sans faire scandale sur la place publique. Le problème est connu et a déjà fait l’objet d’articles dans la presse dénonçant ces enseignants “prédateurs”.

Des hommes aussi veulent désormais prendre la parole.

“Si une fille a un petit ami qui est étudiant, ce petit ami va subir les foudres de l’enseignant et aura des zéros lui-même pour amener la fille à céder”, témoigne auprès de l’AFP Franck Matoundou, leader étudiant de l’université Omar Bongo qui dit avoir déjà porté le problème des “MST” devant l’administration.

– Rumeur et chantage –

Côté enseignants, on parle de “rumeurs”, même si “le phénomène existe”, reconnaît Valéry Mimba, chef du département d’études ibériques.

“Quand la note de certaines étudiantes remonte, on va directement penser que celle-ci a couché avec l’enseignant”, déplore-t-il.

Mais les professeurs accusent des étudiants d’utiliser eux aussi différents moyens de pression pour faire du “chantage” sur les notes.

“On m’a proposé de coucher pour remonter une moyenne”, se plaint un chef de département sous couvert d’anonymat. Un autre enseignant dit avoir refusé 150.000 FCFA (près de 230 euros) d’un étudiant qui voulait passer en Master.

Pour l’administration, difficile de prouver l’existence du harcèlement sexuel de la part des enseignants: il faudrait que les étudiantes fassent remonter leurs plaintes auprès des chefs de départements, estiment ces derniers.

“S’il y a des preuves incontestables sur un enseignant coupable, cette personne devra répondre de ses actes”, s’insurge un représentant du ministère de l’Enseignement supérieur.

“Si ce phénomène existe, c’est inadmissible et le gouvernement condamne de tels actes”, ajoute cette même source.

– Propositions bienvenues –

“Je comprends les étudiantes qui n’osent pas porter plainte”, reconnaît un professeur, qui admet que les élèves aient peur des représailles et des complicités entre enseignants.

Selon lui, l’administration universitaire a tendance à minimiser le phénomène des “moyennes sexuellement transmissibles”, également constaté au lycée.

Certains élèves comme Franck Matoundou aimeraient voir naître une structure spécialisée pour briser le “tabou” et sortir de la peur de porter plainte.

“Les propositions des étudiants sont les bienvenues”, indique le représentant du ministère de l’Enseignement qui estime que l’institution n’a pas pu agir jusqu’alors, faute de preuves tangibles.

Membre de la Ligue estudiantine des droits de l’homme (LEDH), Franck déplore l’utilisation du sexe comme “moyen de pression” ou “moyen d’échange” en milieu scolaire.

Les mêmes pressions et tabous se retrouvent au sein des administrations et des entreprises, ajoute l’étudiant en droit qui condamne l’utilisation de la femme comme “un moyen pour l’homme d’affirmer sa virilité mais aussi de montrer sa réussite sociale”.

En 2012, le président Ali Bongo avait dénoncé dans un discours “le harcèlement sexuel et le trafic d’influence qui prend de l’ampleur et démotive les personnes compétentes”.

La loi gabonaise prévoit des sanctions au sujet du harcèlement sexuel contre “toute personne occupant une position hiérarchique”. Mais aucun professeur n’a été encore condamné par la justice pour de tels faits, reconnaissent des sources au sein des ministères de l’Enseignement et de la Justice.

AFP

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Afrique

Le Rugby Club Okapi de Goma (province du Nord-Kivu) invité à prendre part au tournoi international du mémorial de Génocide du Rwanda édition 2018 à Kigali

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Le Rugby Club Okapi de Goma est invité à prendre part au tournoi international du mémorial de Génocide du Rwanda édition 2018 qui aura lieu ce samedi 23 juin au stade Amahoro de Kigali à partir de 9 heures du matin.

Compte tenu de sa proximité géographique avec le Rwanda, le club du Nord-Kivu est régulièrement invité à participer à des compétitions dans ce pays. Leur participation successive à ce genre de compétition permet aux jeunes joueurs congolais d’acquérir de l’expérience et de grandir tactiquement.

La Fécorugby suit de près les activités rugbystiques dans ce coin du pays où un tournoi Get Into Rugby est prévu au mi – juillet 2018. On y reviendra.

Distribué par APO Group pour Fédération Congolaise de Rugby (FECORUGBY).

Contact presse : rugby@apo-opa.org

Source: APO

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Afrique

Ethiopie : explosion meurtrière dans le centre d’Addis Abeba

Ange Poireau

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Le nouveau Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a déclaré que plusieurs personnes avaient été tuées dans une explosion qui avait frappé un rassemblement samedi dernier.

Il l’a décrit comme une “tentative infructueuse par des forces qui ne veulent pas voir l’Ethiopie unie”.

Abiy a été emmené immédiatement après l’explosion, probablement à partir d’une grenade lancée au milieu de milliers de personnes sur la place Meskel de la capitale.

L’Éthiopie a été déchirée par des années de manifestations parfois violentes.

Abiy n’est devenu Premier ministre qu’après la démission inattendue de son prédécesseur, Hailemariam Desalegn, en février.

Il est le premier dirigeant du groupe ethnique Oromo, qui a été au centre de près de trois années de manifestations antigouvernementales qui ont fait des centaines de morts.

L’une de leurs principales plaintes est qu’ils ont été politiquement, économiquement et culturellement marginalisés pendant des années, bien qu’ils soient le groupe le plus important du pays.

Le gouvernement éthiopien a été accusé de violations des droits de l’homme, notamment de torture et de meurtre extrajudiciaire de dissidents politiques.

Cependant, depuis qu’il a pris le pouvoir, M. Abiy a entamé des réformes pour relâcher l’emprise de l’État sur le pouvoir. Ceux-ci ont inclus débloquer des centaines de sites Web et de chaînes de télévision.

Vendredi, un groupe rebelle éthiopien a suspendu sa résistance armée contre le gouvernement.

Ginbot 7, basé en Érythrée voisine, a déclaré que les réformes de M. Abiy lui avaient donné l’espoir qu’une «véritable démocratie» pourrait être «une possibilité réelle».

Qui est Abiy Ahmed?

Abiy aurait un énorme soutien parmi la jeunesse Oromo ainsi que d’autres groupes ethniques.

Il est le chef de l’Organisation démocratique du peuple oromo (OPDO), l’un des quatre partis ethniques qui composent le gouvernement du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF).

Agé de 42 ans, né à Agaro, dans la ville d’Oromia et issu d’une famille mixte chrétienne-musulmane, il a rejoint l’OPDO à la fin des années 1980.

Il a servi dans l’armée, a fondé l’Agence du réseau et de la sécurité de l’information du pays, responsable de la cybersécurité dans un pays où le gouvernement exerce un contrôle étroit sur Internet, avant de devenir ministre des sciences et de la technologie.

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Maroc

“L’Ordre Lafayette” présent au Maroc

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Le 20 juin 2018, la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc à Rabat a abrité la cérémonie de présentation de “l’Ordre Lafayette” au Maroc et de son conseil d’administration, composé de personnalités littéraires, académiques, artistiques et associatives.

Cet événement a été co-présidė par M. Gerard Charpentier Grand Croix, Grand Commandeur et Président de “l’Ordre Lafayette aux Etats Unis et au Canada , et par Monsieur M’Hammed Hakim, Président de “l’Ordre Lafayette” au Maroc et Chevalier de “l’Ordre Lafayette” aux Etats Unis et au Canada. Ce même événement a eu lieu le 21 juin au centre de la Légation Américaine de Tanger .

Monsieur M’hammed Hakim, ayant déjà investi le champ associatif au Maroc depuis plusieurs décennies, a accompli des actions remarquables tant au niveau humanitaire qu’artistique, il lui appartiendra, aujourd’hui, de poursuivre dans cette voie et de mettre son réseau à la disposition de “l’Ordre Lafayette”.

De plus, en tant que Président de l’Association pour la Promotion et l’Accompagnement des Marocains Résidant à l’Etranger et du Forum Al Bayati pour la créativité artistique, Monsieur Hakim est, très certainement, le personnage tout indiqué pour porter le flambeau de “l’Ordre Lafayette” au Maroc.​

Gerard Charpentier, éminent psychanalyste et spécialiste de l’histoire d’Amérique française, a présenté au cours de cette cérémonie “l’Ordre Lafayette” ainsi que la figure historique du Marquis de Lafayette, héros de l’indépendance américaine et de l’Amérique française ; un humaniste qui a largement contribué au rayonnement de la langue française en Amérique et qui fut un chantre de la lutte contre l’esclavagisme.​

Ces valeurs universelles se sont transmises de génération en génération, et la mise en place de “l’Ordre Lafayette” au Maroc s’inscrit dans le cadre de la politique d’ouverture de cette vénérable institution sur d’autres composantes de la francophonie.​

Monsieur Ismail Harrakat, Ambassadeur et Chevalier de “l’Ordre Lafayette” aux Etats Unis et au Canada et Conseiller du Président d’un parti politique canadien, outre son rôle de maître de cérémonie lors de cet événement, a présenté une conférence sur l’histoire des relations maroco-américaines.

De nombreuses personnalités politiques et diplomatiques ont rehaussé de leur présence cet événement qui constitue, bel et bien, une première pour l’Afrique.​ N’est-ce pas là, la première fois que “l’Ordre Lafayette” s’implante en terre africaine et arabe à un tel niveau ? Bien sûr que oui !​

Pour rappel, il ne faut pas confondre l’Ordre maçonnique de Lafayette avec son presque homonyme “Ordre Lafayette”, totalement distinct et non maçonnique.​

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