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Amélioration des droits des communautés,  transparence forestière progressivement adoptée, création d’observatoires externes, l’on est tenté de dire « tout va bien ». Mais non ! En face, le politique joue un rôle flou, les riverains ne bénéficient pas encore de l’exploitation forestière, le système SGIF II est encore loin de voir le jour.  Zoom dans un  flou entretenu.

En octobre prochain, cela  fera exactement  6 ans  que le Cameroun et l’Union Européenne ont paraphé un accord de partenariat volontaire (APV). Cet accord de partenariat volontaire est relatif à  l’application des législations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux de bois et produits dérivés du bois. Ainsi, l’Accord instaure un régime d’autorisation FLEGT constitué d’un ensemble d’exigences issues des législations camerounaises. Ces résolutions s’appliquent  au secteur forestier, de procédures de contrôle et de vérification renforcées, ainsi que d’un mécanisme d’audit indépendant visant à garantir la légalité des bois et produits dérivés exportés vers le marché européen.  L’accord prévoit également des mesures pour assurer la participation des principales parties prenantes à sa mise en œuvre, et comporte des engagements visant à améliorer la transparence et a mieux informer le public . Six ans après, de nombreuses organisations de la société proposent un bilan et tire des conclusions.

Ça bouge quand même…

Au mois de janvier 2017, l’organisation non gouvernementale Forêts du Cameroun (FODER) a rendu public un rapport dénommé « Note de position de la plateforme forêt communautaire sur le renouvellement APV-FLEGT entre le Cameroun et l’Union Européenne ».  Dans ce rapport, il ressort clairement des avancées considérables. « Une nette amélioration de la transparence forestière à travers la création d’un site internet dédié à l’APV-FLEGT, la création des observatoires indépendants externes,  la réaffectation par la loi de finances 2017 d’une portion de la RFA (6,75%°) ».  Quelques mois plutôt, l’Union Européenne, dans son rapport évaluation de 2015, était tout aussi  optimiste et relevait de nombreuses avancées : «  démarrage de traitement de demande d’émission des certificats de légalité, élaboration des nouvelles normes de géo-référence, poursuite du suivi régulier de la mise en œuvre avec une régularité des réunions des instances de concertation… » Malgré  toutes ces évolutions, aucune autorisation FLEGT n’a été délivrée jusqu’en fin 2016  aux exportateurs.

Dans  son rapport de février 2017  baptisé  « APV FLEGT Cameroun-Union européenne, Regards sur 6 ans de mise en œuvre », le service d’appui aux initiatives Locales de développement (SAILD) et Green Développement Advocates sont formels : « Pas une seule autorisation  FLEGT n’a été a délivré aux exportateurs camerounais depuis le début de la phase  préparatoire  (2010-2013)». La raison ? « L’inadaptabilité de certains  vérificateurs de grille de légalité aux titres forestiers et l’application du système informatique de gestion des informations forestières deuxième génération (SIGIF 2) ». Selon les rédacteurs de ce rapport,  le SIGIF2 est l’épine dorsale de l’APV. Il est l’élément incontournable pour la délivrance des autorisations FLEGT. « Le SIGIF 2 n’est  pas toujours disponible », conclut ledit rapport.

La volonté politique absente.

Le SIGIF 2  souffre davantage de l’absence de volonté politique.  Selon un haut responsable des Programmes des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) en poste à Nairobi (Kenya) rencontré lors de notre enquête, le  gouvernement camerounais ne joue pas entièrement sa partition. « En paraphant les APV, les autorités camerounaises ont pris conscience que cela devait mettre fin à l’illégalité. Pourtant  l’illégalité génère beaucoup d’argent.  C’est  un trafic bien structuré. La loi camerounaise interdit par exemple l’exportation des grumes. Est-elle respectée ? Les grumiers sont toujours visibles. La  règlementation sur les diamètres minimum d’exploitation qui sont fonction des essences n’est pas non plus respectée. Tout cela se passe au vu et su de tout le monde.  Le trafic illégal du bois  rapporte  chaque  année 10 milliards de dollars dans le monde. Au-delà des accords, il faut des actes  », conclut-il.

Face à la volonté de l’Union Européenne d’assainir le milieu, les exportateurs camerounais ont trouvé nouveau preneur : la Chine. L’empire du milieu est devenu  un client de choix du Cameroun. Dans une position commune présentée le 24 janvier 2017, 44 organisations de la société civile spécialisées dans la promotion de la gouvernance forestière ont révèle  que « sur la période 2009 – 2014, près de 2,5 millions de mètres cube de produits forestiers ont été exportés du Cameroun vers la Chine. De manière détaillée, l’on y recense des produits comprenant des grumes, sciages et autres. Les grumes représentants près de 85% de ces exportations à 2015 ».  visiblement, la particularité de ce  nouveau partenariat c’est l’absence totale de contrôle en matière de légalité.

Par Alain Georges Lietbouo

Biodiversité

Un Jaguar tue huit autres animaux après s’être échappé de l’enceinte du zoo

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Koen van Weel/EPA

Un gros chat tue cinq alpagas, deux renards et un emu au zoo Audubon de la Nouvelle-Orléans.

Huit animaux sont morts après qu’un jaguar se soit échappé de son habitat au zoo d’Audubon à la Nouvelle-Orléans et les ait broyés.

Un alpaga et un renard sont morts dimanche, le lendemain le jaguar mâle a tué quatre alpagas, un émeu et un renard. Le jaguar a été capturé et remis à sa maison de nuit après avoir été endormi par une équipe vétérinaire.

Aucune personne n’a été blessée et le zoo a rouvert dimanche.

Le zoo a acquis les alpagas en mars auprès des fermes de l’Alabama et du Mississippi. L’alpaga mort dimanche était le dernier alpaga vivant du zoo.

Un renard blessé est sous observation médical.

Pour l’instant on ne sait pas comment l’animal a fait pour s’échapper de sa cage.

Les responsables du zoo disent que les inspections ont révélé que le toit était «compromis», et les conclusions initiales ont conclu que l’erreur du gardien n’était pas un facteur.

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Biodiversité

Les baobabs emblématiques de l’Afrique meurent à un rythme alarmant

Ange Poireau

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L’ancien baobab d’Afrique, avec son tronc gonflé distinctif et connu sous le nom d ‘«arbre de la vie», est sous une menace nouvelle et mystérieuse, avec certains des plus grands et des plus vieux mourant brusquement ces dernières années.

Neuf des 13 plus anciens baobabs, âgés de 1 000 à 2 500 ans, sont morts depuis une douzaine d’années, selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature Plants.

L’effondrement soudain est “un événement d’une ampleur sans précédent”, selon l’étude.

Le changement climatique, avec la hausse des températures et l’augmentation des conditions de sécheresse, est un facteur suspect, mais aucune cause précise n’est connue.

Les décès sont survenus dans les pays d’Afrique australe du Botswana, de la Namibie, de l’Afrique du Sud, de la Zambie et du Zimbabwe.

«Les arbres qui tombent se situent à l’extrémité sud de la distribution des baobabs», a déclaré Stephan Woodborne, de la National Research Foundation d’Afrique du Sud, auteur de l’étude.

Ce que nous pensons est en train de se produire, c’est que l’enveloppe climatique dans laquelle ils existent est en train de changer, et nous ne parlons donc pas de l’extinction massive des baobabs.”

Les chercheurs ne voient que très peu d’arbres juvéniles dans la région touchée alors que les arbres matures meurent. «Ce que nous examinons probablement ici est un changement dans leur distribution en réponse au forçage climatique», a déclaré Woodborne.

Baobabs étudie les étendues de savane chaudes et sèches de l’Afrique australe se trouve souvent dans des régions où vivent des éléphants, des rhinocéros et d’autres animaux sauvages. Les éléphants aident à propager les arbres lorsqu’ils mangent du fruit de baobab, avec des graines qui poussent souvent dans la bouse.

«Les baobabs sont manifestement emblématiques en raison de leur taille et de leur forme et ils sont très distinctifs sur le paysage africain, et les communautés les ont utilisés pour diverses raisons à travers le temps», a déclaré Woodborne. «Nous trouvons beaucoup de sites archéologiques sous ces arbres, et lorsque nous avons des arbres qui ont plus de 1000 ans, nous parlons d’occupations qui ont eu lieu il y a plusieurs centaines d’années. »

Les baobabs stockent de grandes quantités d’eau dans leur tronc et leurs branches, donnant aux arbres leur forme bulbeuse. Les grands arbres peuvent stocker jusqu’à 140 000 litres  d’eau aspirée pendant la saison des pluies. Les éléphants assoiffés dépouillent souvent un baobab de son écorce et du bois pour obtenir leur humidité.

Les arbres sont souvent révérés par les communautés locales qui se rassemblent parfois autour d’eux pour organiser des cérémonies religieuses traditionnelles et communiquer avec leurs ancêtres. Les gens utilisent aussi le fruit du baobab acidulé pour faire des boissons et les mélanger avec du lait pour une nourriture semblable à du yogourt, ou tout simplement se mettre à l’abri à l’ombre des arbres en saison sèche.

Il y a très longtemps, il n’y avait pas de magasins, donc nous avons utilisé ces graines de baobab et de l’eau pour faire notre yaourt“, a déclaré Anna Munzhelele de la région de Pafuri près de la rivière Limpopo en Afrique du Sud.

Nous deviendrions forts … c’est comme un type de médicament, nous en tirons de l’énergie.”

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Biodiversité

Greenpeace Afrique ouvre un espace vert pilote à Yaoundé

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Greenpeace Afrique et ses partenaires locaux lancent en ce jour un espace vert pilote au Baptist High School d’Awai, pour commémorer la Journée mondiale de la forêt. Le besoin d’espaces verts urbains est souligné cette année dans le thème de cette célébration de la Journée mondiale de la forêt.

Le thème de ” Forêts et villes durables” parle du rôle important de la forêt dans la réduction de l’impact des changements climatiques dans nos villes. Les «ambassadeurs de l’environnement,» les volontaires de Greenpeace Afrique ainsi que les élèves de l’établissement secondaire Baptiste d’Awai ont planté plus de cinquante arbres. Ils ont également participé à des activités de plein air pour sensibiliser le public à l’importance des arbres dans la promotion d’un mode de vie sain.

Nous appelons le gouvernement à mettre en place des politiques nationales qui soutiendront les efforts de sensibilisation sur l’importance des arbres dans nos villes urbaines“, a déclaré l’ambassadeur de l’environnement de Greenpeace Afrique, Biakolo Onana Alain. “C’est également l’occasion de lancer sur le plan national  la culture des arbres dans nos villes“, a ajouté M. Biakolo.

L’approche de la sensibilisation des citadins aux questions forestières est un principe de sensibilisation interactive où les volontaires de Greenpeace Afrique éduquent et informent les jeunes camerounais sur le rôle important de la forêt dans le but d’aider les citadins à rester en bonne santé.

Les arbres jouent un rôle important dans la régulation du climat mondial, le filtrage de l’eau potable et l’élimination des polluants nocifs et des particules fines de l’air que nous respirons. Bien que la forêt soit menacée, Greenpeace Afrique pense que travailler avec les institutions éducatives pour créer des espaces verts urbains est une base pour les futurs leaders question d’endiguer la déforestation.

En 2012, l’Assemblée générale des Nations Unies a créé la Journée internationale de la forêt afin de souligner l’importance de la forêt et les défis rencontrés en matière de dégradation et de déforestation. Cette célébration mondiale de la forêt offre une plate-forme de sensibilisation à l’importance de tous les types de bois et d’arbres,  et leur importance dans la préservation et la protection de l’humanité.

La Journée mondiale des forêts est l’occasion de réfléchir à l’utilité de notre forêt et à l’urgence de s’attaquer aux pratiques irresponsables qui sapent des forêts encore intactes. Au Cameroun, l’agriculture industrielle est une menace majeure dans les efforts de protection de la deuxième plus grande forêt tropicale, la forêt du bassin du Congo.

Sylvie Djacbou, chargée de la campagne forêts de Greenpeace Afrique, a affirmé que «par sa taille, la forêt du bassin du Congo constitue un important réservoir de carbone d’une importance capitale dans la régulation des gaz à effet de serre et du dioxyde de carbone. Greenpeace mène des plaidoyers pour la protection et le respect des droits des communautés locales et indigènes, qui vivent et dépendent de cette forêt contre l’accaparement de terres par l’agriculture industrielle, “, a conclu M. Djacbou.

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