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De grands dirigeants et même de grands footballeurs pensent que le football serait trop technique, trop collectif, et impliquerait trop de paramètres (les positions en constant mouvement du ballon, de l’adversaire, des partenaires) pour qu’un surcroît de force et de souffle y soit d’un quelconque intérêt.

Cet argumentaire est une insulte à l’intelligence du supporter le plus bas de l’échelle. Courir plus vite, rester lucide plus longtemps, s’entraîner davantage, récupérer plus rapidement sont des atouts évidemment décisifs de la performance. Avec un peu de bon sens, on comprend que malgré tout son talent, un joueur (et à fortiori une équipe) sera meilleur s’il peut courir toute la durée du match comme un lapin plutôt que s’il tire la langue dès la 65 e minute… Dans une  passe millimétrée de 40 mètres de MBIDA “Arantès”, une reprise de volée de Roger MILLA ou un enchaînement de dribbles  de Samuel ETO’O, dur de dire  où peut se situer le dopage. Certes. Mais il y a aussi les mystères du dernier quart d’heure. Le « money time ». C’est certain que, pour pouvoir courir 90 minutes presque sans arrêts, l’EPO et l’hormone de croissance pourraient se révéler déterminants. C’est d’ailleurs le reproche que l’on a fait aux footballeurs des années 90 en particulier les Italiens. Et il ne faut pas oublier le procès de la Juventus qui a débouché en 2004 sur de la prison ferme. La seule chose inefficace dans le football, c’est la lutte antidopage.

Le sport-roi, celui où il y a le plus d’enjeux, le plus de concurrence et le plus d’argent, serait miraculeusement épargné par le dopage?

En Allemagne, Franz Beckenbauer a raconté en 1976 à Stern qu’il se faisait injecter son propre sang, comme les coureurs de fond finnois. Harald Schumacher admet dans son livre Coup de sifflet (1987) que la Mannschaft des années 1980 usait de l’éphédrine. En 2012, une étude du Comité olympique allemand a confirmé ce que beaucoup savaient: l’équipe de RFA championne du monde en 1954 était dopée. Les héros du «miracle de Berne» recevaient des injections de pervitine et de méthamphétamine. Une autre étude plus récente de la Commission d’évaluation sur la médecine du sport basée à Fribourg a montré «les pratiques dopantes» des clubs de Stuttgart et de Freiburg à la fin des années 1970 et au début des années 1980, à une époque où y jouaient notamment Joachim Löw et Ottmar Hitzfeld.

En France, Eric Cantona, Chris Waddle et Tony Cascarino, ont parlé des mystérieuses piqûres dans les fesses des joueurs de l’OM. Mêmes «piqûres de vitamines» à Nantes à l’époque de José Touré, qui le raconte dans son autobiographie. Passé par les deux clubs, mais aussi par Benfica, Sion et le FC Zurich, l’ancien footballeur français Jean-Jacques Eydelie déclare en 2006 au magazine L’Equipe avoir rencontré le dopage «dans tous les clubs où j’ai joué, sauf à Bastia. Beaucoup de choses traînaient. On nous donnait des cachetons. C’était de la folie, en particulier autour du Captagon.»

Au début des années 2000, une «épidémie» de contrôles positifs à la nandrolone frappe quelques grands noms: les Néerlandais Jaap Stam, Edgar Davids et Frank De Boer, le Portugais Fernando Couto, l’Espagnol Pep Guardiola. Tous seront blanchis, ou largement dédouanés. C’est souvent le médecin qui paye la facture. Peut-être à raison. En Angleterre, Arsène Wenger s’est offusqué en 2004 que «plusieurs joueurs venus à Arsenal d’autres clubs étrangers présentaient des taux anormalement élevés de globules rouges dans le sang. Le club peut dire au joueur qu’on lui injecte des vitamines et le joueur ne sait pas forcément qu’il s’agit d’autre chose.»

En Italie, l’entraîneur Zdenek Zeman implorait en 1998 que «le football sorte des pharmacies». Il visait sans la nommer la Juventus de Turin, au cœur d’un retentissant procès entre 2002 et 2004, dont il ne restera rien hormis l’expertise de l’hématologue Giuseppe D’Onofrio concluant à «l’utilisation systématique et intensive d’EPO», et l’inventaire de la pharmacie de l’équipe, équivalente à celle d’un hôpital de la taille d’un CHU pour traiter 25 jeunes hommes en pleine santé. Les variations des analyses sanguines d’Antonio Conte, l’actuel entraîneur de Chelsea, trahissent «l’usage quasi certain d’EPO»; celles de Didier Deschamps et Zinedine Zidane sont très douteuses.

A la même époque, un rapport commandé par le juge Raffaele Guariniello étudie un corpus de 24 000 anciens footballeurs professionnels italiens et révèle qu’ils sont deux à dix fois plus fréquemment touchés que le reste de la population par le cancer du côlon, du foie, de la thyroïde, la leucémie ou la sclérose. Des maladies mortelles que tentent de dénoncer leurs épouses, les «veuves du calcio». Et là, cela donne nettement moins envie de rire.

Les 10 principaux dopants capables d’intéresser les footballeurs tricheurs : glucocorticoïdes, stimulants, cannabis, bêtabloquants, diurétiques et agents masquants, auto transfusion, erythropoïétine (EPO), anabolisants et stéroïdes, bétail – 2 – antagonistes, hormone de croissance.

Au Cameroun, la soif de performance à tout pris et à tous les prix cette saison amène certains dirigeants des équipes de la ligue de football professionnel à encourager les joueurs à se doper. Le comportement de certains joueurs avant, pendant et après les rencontres nous poussent à nous interroger.

L’image du football camerounais aurait tout à gagner en oeuvrant dès maintenant pour un sport propre. Si une star se voyait demain sanctionner pendant deux ans, pensez-vous qu’il n’y aurait plus de vedette du ballon rond ? Bien sûr que non, mais nous aurions des stars qui ne se dopent pas. Ne pas se faire prendre est la règle d’une civilisation qui met le politiquement correct au premier rang de ses principes.  Il vaut mieux acquitter un coupable que condamner un innocent.

Et on peut aussi se dire qu’au nom de ceux qui ne se dopent pas, et qui méritent notre plus absolue admiration, et de nos joies d’enfants adultes, qu’on peut tolérer les autres, les tricheurs.

Eux savent et ce n’est pas la meilleure place. Très rapidement, le football y gagnerait tant sur le plan sportif, que sur le plan éthique ou sanitaire, car en jouant avec leur santé, les joueurs sont les grands perdants de cette politique. Posons nous les bonnes questions maintenant car demain, il sera trop tard.

Par Jacques MAHI MATIKE,  Entraîneur de football

Football

Liste des 23 joueurs camerounais convoqués pour le match contre le Malawi

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Les Lions indomptables du Cameroun, champions d’Afrique 2017, affrontent le Malawi le 12 octobre 2018 à Yaoundé dans le cadre de  la troisième journée des éliminatoires de la CAN 2019. En prélude à cette rencontre, le sélectionneur Clarence Seedorf a convoqué 23 joueurs.

Liste des 23 de Seedorf

Gardiens: Fabrice Ondoua/Andre Onana/Idriss Kameni

Défenseurs: FAI Collins/ Michael Ngadeu/Oyongo Bitolo/Yaya Banana/Jérôme Onguene/ Jean Armel Kana Biyick/Félix Eboa

Milieux: Zambo Anguissa/Georges Mandjeck/Kunde Malong/Pierre Ramsès Akono

Attaquants: Vincent Aboubakar/Stéphane Bahoken/Choupo Moting/Toko Ekambi/Paul Ntep/Clinton Njie/Christian Bassogog/ Dimitri Oberling

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Football

Au Cameroun, des joueurs d’un club boycottent une cérémonie de remerciement

Hugo Bossoken

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Comme vous pouvez le remarquer sur cette photo, les joueurs du Tonnerre de Yaoundé ont brillé par leur absence lors d’une cérémonie de remerciement organisée par les responsables du club.

Nous avons fait une saison difficile mais extraordinaire et Ceci grâce à la direction générale du club. Le président qui nous invite à cette cérémonie était distant pour ne pas dire absent et c’est inadmissible qu’on vienne nous associer à une fête et ignorer ceux qui nous ont assisté“, témoigne un  joueur que nous avons joint au téléphone.

Cette cérémonie qui avait pour but de fêter la remontée du club en première division et dire merci aux joueurs , s’est transformée en une assemblée générale.

Trois temps forts ont meublé ce moment. Une messe improvisée, la réaction de certains dirigeants, et une levée de fonds qui a produit une somme dérisoire de 189 000 frs.

189 000 frs collectés par des dirigeants d’une équipe légendaire comme le Tonnerre Kalara club? Il faut être un analphabète du management du football pour le faire.

C’est avec le fruit de cette collecte que les dirigeants de l’association TKC comptaient donner une prime relative au remerciement. Conclusion, si les joueurs étaient présents, ils allaient recevoir 5400 frs chacun en guise de prime annuelle.

Tonnerre a en son sein deux entités

L’association est dirigée par Achille Essomba.  Celui-ci gère le volet amateur. La société TKC SAOS est managée par Stéphane Semengue qui gère le football professionnel.

Depuis la remontée du club, le président de l’association fait des fausses manœuvres afin d’évincer le Directeur général Semengue et récupérer le résultat sportif de ce dernier.

Le staff technique et les joueurs se sont désolidarisés de ce projet machiavélique d’où le fiasco observé au cours de cette cérémonie qui à rassemblé a peine trente personnes.

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Football

Harry Kane rassure sur sa forme après sa longue Coupe du monde

L’attaquant de Tottenham et capitaine de l’Angleterre a rassuré sur sa forme après sa longue Coupe du monde, tout en reconnaissant avoir traversé une “mauvaise période” en ce début de saison

AFP

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L’attaquant de Tottenham et capitaine de l’Angleterre Harry Kane a rassuré sur sa forme après sa longue Coupe du monde, tout en reconnaissant avoir traversé une “mauvaise période” en ce début de saison, dans des propos rapportés lundi par la presse britannique.

“J’ai marqué trois buts cette saison, ce qui n’est pas terrible. Évidemment, lorsque vous fixez des standards les autres saisons (…), les gens vont parler si vous ne les atteignez plus,” a expliqué Kane (25 ans), auteur d’un penalty lors de la victoire à Brighton samedi en Premier League (2-1)

“Bien sûr, je pense que j’aurais pu faire mieux dans la plupart des matches cette saison. Brighton a probablement été le premier match où j’ai été vraiment satisfait de ma performance globale,” a-t-il continué, ajoutant qu’un attaquant passait parfois par “des bonnes et des mauvaises périodes.”

Celui qui a marqué 29 et 30 buts lors de ses deux dernières saisons de Premier League a estimé que la relative méforme de Tottenham (5e à six points de Liverpool) ne pouvait pas s’expliquer par la fatigue engendrée par la Coupe du monde, lors de laquelle l’Angleterre a atteint les demi-finales.

“Beaucoup d’entre nous ont disputé la Coupe du monde et beaucoup de gens en ont parlé, mais nous nous sentons tous en forme,” a-t-il insisté.

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