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Afrique

Afrique : La plus importante campagne de vaccination choléra de l’histoire en riposte à une vague d’épidémies

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La vague d’épidémies de choléra qui balaie l'Afrique a déclenché la plus vaste campagne de vaccination contre le choléra jamais vue, avec plus de deux millions de personnes à travers le continent qui s’apprêtent à recevoir le vaccin oral contre le choléra (OCV).
 

Les vaccins en provenance du stock mondial financé par Gavi, l’Alliance du Vaccin sont utilisés pour mener cinq grandes campagnes, en Zambie, en Ouganda, au Malawi, au Soudan du Sud et au Nigeria. Les campagnes, qui devraient s’achever mi-juin, sont mises en œuvre par les ministères de la santé de ces pays avec le soutien de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et des partenaires du Groupe spécial mondial de lutte contre le choléra (GTFCC), essentiellement en riposte aux récentes épidémies de choléra.

En quinze ans, de 1997 à 2012, à peine 1,5 million de doses de vaccins contre le choléra avaient été utilisées dans le monde. Rien qu’en 2017, près de 11 millions de doses ont été distribuées, de la Sierra Leone au Bangladesh, en passant par la Somalie. Au cours des quatre premiers mois de 2018, ce sont plus 15 millions de doses dont l’utilisation mondiale a déjà été approuvée.

« C’est une riposte d’une ampleur sans précédent à la vague d’épidémies de choléra qui traverse l'Afrique », a déclaré le Dr Seth Berkley, Directeur exécutif de Gavi, l’Alliance du Vaccin. « Nous avons travaillé dur pour constituer le stock et avoir suffisamment de vaccins pour être prêt à pratiquement toute éventualité. Mais vu le nombre croissant de personnes qui succombent actuellement à cette maladie terrible, mais évitable, il est plus que jamais évident qu’il est nécessaire d’améliorer la qualité de l’eau et de l'assainissement : c’est la seule solution durable à long terme aux épidémies de choléra. »

Par l'intermédiaire de son Bureau régional pour l'Afrique, l'OMS fournit régulièrement un appui technique et opérationnel aux pays d’Afrique, souvent affectés par le choléra. En particulier, depuis le début de l’année 2018, l'OMS collabore étroitement avec les ministères de la santé des cinq pays concernés à qui elle apporte expertise technique et conseils pour organiser et mettre en œuvre les campagnes de vaccination avec l’aide des différents partenaires. Cela fait partie de l’initiative mondiale visant à réduire de 90% le nombre de décès dus au choléra d'ici 2030.

« Les vaccins oraux jouent un rôle essentiel dans notre lutte contre le choléra », a reconnu le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS. « Mais ce n’est pas tout ; cela ne suffit pas pour assurer la sécurité des populations. Tous les jours, l'OMS et ses partenaires sauvent des vies en améliorant l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, en établissant des centres de traitement, en livrant des fournitures, en donnant des conseils en matière de santé publique, en formant les agents de santé et en œuvrant à la prévention aux côtés des communautés ».

De nombreux pays africains paient toujours un lourd tribut au choléra. En date du 7 mai, de nombreux pays sont confrontés à des épidémies de choléra : au moins 12 régions ou pays d’Afrique subsaharienne font état d’une transmission active de la maladie. Ce qui se passe actuellement avec les vaccins oraux contre le choléra montre qu’avec une forte mobilisation des pays et des partenaires, il est possible de s’attaquer efficacement à la maladie si l’on dispose des moyens nécessaires.

« Le choléra resurgit à chaque saison des pluies et dévaste les communautés à travers l'Afrique », a ajouté le Dr Matshidiso Moeti, Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique. « Avec cette campagne historique de vaccination, les pays de la région montrent leur détermination à arrêter l’hécatombe due au choléra. Nous devons tirer parti de cette dynamique pour mettre en place une approche multisectorielle et veiller à ce que toute la population ait accès à l'eau potable et à un système d’assainissement, où qu’elle soit. “

Les cinq campagnes de vaccination africaines concernent les pays suivants :
Nigéria
1,2 million de doses permettront de protéger autour de 600 000 personnes contre la nouvelle épidémie de choléra en train d’émerger dans l'État de Bauchi, où plus de 1 700 cas ont été signalés.

Malawi
Un million de doses de vaccin anticholérique permettront de protéger plus de 500 000 personnes à Lilongwe pour combattre l’épidémie qui a déjà touché plus de 900 personnes à travers le pays.

Ouganda
Les 360 000 doses de vaccin anticholérique expédiées en Ouganda sont destinées à protéger 360 000 personnes vivant dans le district de Hoima, dans l'ouest de l'Ouganda, suite à l’hospitalisation de plus de 900 personnes lors de l’épidémie survenue dans le camp de réfugiés de Kyangwali. Le pays s’engage maintenant dans un programme de lutte à long terme contre le choléra et projette de vacciner plus de 1,7 million de personnes dans les mois à venir.

Zambie
667 100 doses de vaccin contre le choléra sont actuellement en cours de distribution dans le bidonville de Lusaka dans le cadre d’une deuxième distribution de vaccins après l’épidémie majeure qui a infecté plus de 5 700 personnes et fait plus d’une centaine de victimes. La Zambie s'engage également dans une lutte à long terme contre le choléra et prévoit des campagnes de vaccination dans d’autres zones critiques.

Soudan du Sud
113 800 doses ont été expédiées à titre de mesure de prévention avant la saison des pluies dans ce pays déchiré par la guerre. Ces doses supplémentaires, qui s’ajoutent à celles qui restent des campagnes précédentes, seront affectées au comté de Panyijiar. Plus de 2,6 millions de doses de vaccin oral contre le choléra ont été administrées au Soudan du Sud depuis 2014.

Le vaccin oral contre le choléra s’administre en deux doses. La première protège pendant six mois, la seconde trois à cinq ans. Les deuxième série de vaccinations des cinq campagnes devrait se terminer mi-juin.

La Zambie et Haïti proposeront une résolution sur le choléra lors de l'Assemblée mondiale de la Santé qui se tiendra ce mois-ci ; ces pays appelleront à éliminer le choléra et pour cela à réaffirmer la volonté politique et à adopter une approche intégrée incluant notamment l’amélioration de la qualité de l’eau, de l'assainissement et de l'hygiène (approche WASH, pour Water, Sanitation & Hygiene).

Le stock mondial de vaccins contre le choléra est géré par le Groupe spécial mondial de lutte contre le choléra (GTFCC) qui décide de l'utilisation du vaccin oral en-dehors des situations d’urgence, et par le Groupe international de coordination (GIC) qui décide de la riposte aux épidémies et réunit les représentants de l’OMS, de l’UNICEF, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de Médecins sans frontières (MSF). Le stock de vaccin est entièrement financé par Gavi, l’Alliance du Vaccin, partenaire du Groupe spécial et observateur auprès de l'ICG.

Distribué par APO Group pour World Health Organization (WHO).

Source: APO

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La Banque africaine de développement rend hommage à Kofi A. Annan

Pour son président Akinwumi A. Adesina, L’Afrique a perdu un de ses plus beaux joyaux.

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C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris aujourd’hui le décès de M. Kofi A. Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies.

Annan était un mentor et un père pour moi. Son humilité et son sens de la décence peu communs, son altruisme et sa compassion en ont fait un joyau pour toute l’humanité.

Gentleman distingué, Annan était une icône mondiale et un homme de paix qui soutenait fermement la bonne gouvernance et le sens des responsabilités des dirigeants.

Il était mon patron en sa qualité de Président du Conseil de l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA), lorsque j’étais vice-président de l’institution. Il avait une passion contagieuse pour l’éradication de la faim et de la pauvreté.

Il m’a beaucoup soutenu lorsque j’étais ministre de l’Agriculture du Nigéria, alors qu’il était membre du groupe des personnalités éminentes ; groupe qui a contribué à soutenir la transformation de l’agriculture au Nigéria.

Il a co-présidé, avec beaucoup de rigueur, le Groupe de haut niveau composé de dirigeants mondiaux pour soutenir la Banque africaine de développement dans ses efforts visant à accélérer le développement de l’Afrique.

En tant que Secrétaire général des Nations Unies et tout au long de sa carrière, M. Annan a permis au continent africain de s’imposer mondialement.

L’Afrique a perdu un de ses plus beaux joyaux.

Ses paroles riches en sagesse nous manqueront.

Que son âme repose en paix.

Akinwumi A. Adesina

Président

Banque africaine de développement

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À Madagascar, le President Hery Rajaonarimampianina se réengage pour un nouveau mandat

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Au terme d’un mandat de cinq années aux performances économiques remarquables, saluées par les plus grandes organisations internationales dont la Banque Mondiale et FMI, le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara – « Force Vive pour Madagascar » a accordé sa pleine confiance à Hery RAJAONARIMAMPIANINA pour mener la campagne présidentielle de 2018. Les cadres du parti réunis en assises le 17 août ont appelé le Président à se présenter à nouveau et les représenter dans le cadre de la campagne présidentielle 2018. L’actuel Chef de l’État a dévoilé son intention de briguer un second mandat et de poursuivre les progrès engagés depuis cinq ans.

À cette occasion, il a rappelé tout l’éventail des projets lancés dans le cadre du plan Fisandratana 2030, dont la vision sert de socle à son programme présidentiel, pour la lutte contre la vie chère, pour la modernisation de l’agriculture, pour la sécurité des transports, la lutte contre la corruption, l’amélioration des services publics, l’industrialisation et la création d’emplois à tous les niveaux. (www.Fisandratana2030.com)

À l’horizon 2023, ce seront plus de 2 millions d’emplois nouveaux que le développement de sept secteurs prioritaires auront permis de créer, et 5 millions à l’horizon 2030. L’agriculture, l’économie de la mer, les produits naturels, les mines, les pierres précieuses, l’industrie et le tourisme, seront les clés d’une croissance accélérée à Madagascar. Avec la création de quatre pôles de croissance destinés à connecter les projets d’infrastructures et les secteurs industriels, Madagascar bénéficiera de tous les atouts nécessaires pour devenir une puissance économique régionale dans la SADC et l’Océan Indien.

Parallèlement, Hery RAJAONARIMAMPIANINA a rappelé les progrès réalisés depuis le début de son premier mandat, et notamment la sortie de plus de 2 millions de Malgaches de la pauvreté. Grâce aux effets d’entraînement sur la consommation, le même résultat pourra être atteint voire dépassé au cours des cinq prochaines années.

Cet objectif est au cœur de son engagement envers la population malagasy, qu’il a décrit comme une exigence sans concession pour l’amélioration constante des conditions de vie.

« Les dirigeants doivent savoir ressentir la même impatience pour le changement que le peuple qui les a portés au pouvoir ! Mais comme je vous l’ai dit, je sais votre impatience, et je la ressens moi-même. J’ai beau accélérer les réformes, accélérer les réalisations, multiplier les projets d’avenir, je veux toujours en faire encore plus. Je suis moi aussi, impatient de pouvoir passer au prochain chapitre de la construction du Madagascar de demain ».

Hery RAJAONARIMAMPIANINA a ainsi évoqué ses projets pour la construction d’une économie moderne à Madagascar, mais il a également pris soin de parler aux valeurs du peuple malgache.

Évoquant la nécessité toujours actuelle de disposer de « repères forts », il en appelé à une « refondation spirituelle » de la nation malgache, appuyée sur les valeurs de la famille, sur les forces vives que sont les jeunes et les femmes, sur le respect de la sagesse des aînés, toutes valeurs qui renforcent la personne et permettent l’épanouissement individuel.

En concluant son discours, il a rappelé les convictions qui l’animent, et de sa croyance en un but collectif auquel il a dédié son action : « Je sais que je peux compter sur vous, sur votre fierté, sur votre détermination, pour bâtir ensemble le Madagascar de vos rêves ! Je sais que pour vous, la vision de cet avenir de prospérité et de développement est tout ce qui vous importe le plus dans les décennies à venir. Je vous appelle à conjuguer nos efforts pour le chemin du futur !», avant d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle pour poursuivre le redressement du pays entamé depuis 2014.

Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu pour le 7 novembre 2018.

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Le Commissaire pour la Paix et la Sécurité de l’Union Africaine, l’algérien Smaïl Chergui, sous enquête interne pour discrimination sexiste

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L’indomptable Bineta Diop, tenace militante sénégalaise des Droits de la Femme et fondatrice de l’ONG “Femmes Africa Solidarité” s’est vue chargée depuis juin 2018, avec son équipe, d’une enquête pour sexisme à l’encontre de l’Algérien Smaïl Chergui, le ronflant Commissaire de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine (U.A).

En effet, suite à la saisine du Président de la Commission de l’U.A, Moussa Faki par 37 fonctionnaires de l’U.A pour traitements routiniers, manquements, discriminations, humiliations envers les femmes par le trublion Smaïl Chergui.

En effet, suite à la saisine du Président de la Commission de l’U.A, Moussa Faki, par 37 fonctionnaires féminins de l’U.A pour traitements routiniers, manquements, discriminations, humiliations envers les femmes par Smaïl Chergui.

La fausse image de marque, bâtie à coup de pétrodollars par l’Algérie sur l’échiquier politique africain, vient d’en prendre un sacré coup, surtout que le département algérien des Affaires Etrangères a fortement pesé sur certains dirigeants des instances de l’organisation panafricaine pour que la Présidence du CPS soit attribuée à une personnalité algérienne, en l’occurrence Smaïl Chergui.

Ainsi, des sites électroniques, commentant les dérapages de Smaïl Chergui, l’accusant “d’apartheid professionnel” sur des dizaines de femmes, le qualifient, aujourd’hui de “commissaire de la zizanie” dont “sa médiocrité en matière de recrutement d’agents finit toujours par se confirmer”.

Les dirigeants algériens, eux, qui sont derrière son intronisation à la tête du Conseil Paix et Sécurité, en prennent pour leur grade et ce, de manière éclaboussante !

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