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Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans le township de Soweto, en Afrique du Sud, pour faire leurs adieux à l’héroïne anti-apartheid Winnie Madikizela-Mandela lors d’une cérémonie funéraire qui a réuni la nation.

La mort de Madikizela-Mandela le 2 avril à l’âge de 81 ans après une longue maladie a été accueillie par une vague d’émotion à travers le pays. Le Congrès national africain (ANC) et les partis d’opposition ont commémoré son courage dans la lutte pour mettre fin à la règle de la minorité blanche.

Le service funèbre officiel de l’ex-épouse de feu Nelson Mandela se déroulait samedi matin à Soweto, un township de Johannesburg à l’avant-garde de la bataille contre l’apartheid où elle vivait.

La cérémonie d’enterrement aura lieu plus tard dans la journée, mettant fin à une période de deuil de près de deux semaines déclarée par le gouvernement.

Des personnes ont chanté et ont applaudi lorsque le corps de Madikizela-Mandela a été amené dans le stade d’Orlando où se déroulait le service funèbre.

Le stade de 40 000 places était plein à craquer, avec de nombreux pleureurs vêtus des couleurs vert et jaune de l’ANC. Membre du parti de gauche, les combattants de la liberté économique (EFF), a également assisté en grand nombre.

“J’apprécie beaucoup de choses à son sujet. Même si je ne la connaissais pas en personne, nous aimons notre mère. Elle représente un esprit de combat parce que même si elle a vécu l’ère de l’apartheid, elle n’a jamais abandonné », a déclaré un étudiant de 20 ans, Don Mokale. “Je suis très reconnaissant d’être ici aujourd’hui.”

Les anciens présidents sud-africains, Thabo Mbeki et Jacob Zuma, ainsi que des dignitaires étrangers du Kenya, de la Namibie et du Lesotho étaient également présents.

Au cours des 27 années d’incarcération de Mandela pour son combat contre l’apartheid, Madikizela-Mandela a fait campagne pour sa libération et pour les droits des Sud-Africains noirs en détention, bannissement et arrestation.

Pour beaucoup de Sud-Africains, l’image la plus mémorable de Madikizela-Mandela est son coup de poing dans l’air lorsqu’elle marchait main dans la main avec Mandela à la prison de Victor Verster, près du Cap, le 11 février 1990.

Pour le mari et la femme, ce fut un moment couronnement qui a conduit quatre ans plus tard à la fin des siècles de domination blanche quand Mandela est devenu le premier président noir de l’Afrique du Sud.

“Maman Winnie et son esprit doivent être avec nous tout le temps. Elle signifie beaucoup pour tout le monde, jeunes et vieux », a déclaré David Mantambo, retraité de 72 ans et membre de l’ANC.

L’héritage de Madikizela-Mandela, cependant, a été plus tard terni.

Comme preuve est apparue dans les dernières années de l’apartheid de la brutalité de ses exécutants Soweto, connu sous le nom “Mandela United Football Club”, certains sud-africains ont interrogé son soubriquet “Mère de la Nation”.

En 1991, Madikizela-Mandela a été reconnue coupable d’enlèvement et de complicité d’agression, mais sa peine de six ans d’emprisonnement a été réduite à une amende et à deux ans de prison avec sursis en appel.

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Afrique

Promouvoir un environnement juridique favorable à la protection des droits en matière de VIH

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Le PNUD, Amsher et HEARD mettent en œuvre conjointement un projet régional : Lier les politiques à la programmation, visant à réduire les risques d’infections par le VIH et à améliorer la santé sexuelle et reproductive des jeunes populations clés[1] de la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC).  Ce projet, soutenu par le Ministère Néerlandais des Affaires Etrangères, couvre Madagascar, l’Angola, le Mozambique, la Zambie et le Zimbabwe pour une durée de quatre ans (2017 -2020).

A Madagascar, le Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS) assure le leadership de la mise en œuvre avec l’appui d’Amsher pour la prise en charge des jeunes populations clés, l’expertise de HEARD pour les aspects liés à la recherche et au suivi évaluation, et l’implication du PNUD pour les questions programmatiques et opérationnelles. C’est dans ce cadre qu’a été entamé ce jour, au sein de la Maison Commune des Nations Unies, un atelier de validation de l’environnement juridique de protection des droits en matière de VIH (Legal Environment Assessment) qui prendra fin le vendredi 21 septembre 2018. Cet atelier se tient avec l’appui du Bureau régional du PNUD présent dans la capitale pour l’occasion.

Les résultats et les recommandations qui découleront de cet atelier vont permettre de définir et valider de manière inclusive un plan d’action qui sera porté par tous les acteurs nationaux impliqués dans la réduction des risques de contamination, la stigmatisation ainsi que la discrimination liées au VIH/SIDA.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Monsieur Andriamandranto Razafimandimby, Chef d’Unité du CNLS, a insisté sur le caractère multisectoriel du projet, l’inclusivité ainsi que la complémentarité entre toutes les parties prenantes pour la mise en œuvre du prochain plan d’action. Pour Monsieur Jude Lunez Padayachy, Directeur Pays de l’ONUSIDA, les populations clés ne doivent pas être mises à l’écart car les conséquences seraient néfastes pour elles, mais aussi pour la population générale.

 

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Maroc

Le chanteur marocain Saad Lamjarred, soupçonné de viol, écroué

AFP

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Le chanteur marocain Saad Lamjarred, inculpé fin août en France de viol, a été placé mardi en détention provisoire, sur décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence (sud) après un appel du parquet contre son placement initial sous contrôle judiciaire.

Interpellée le 26 août à Saint-Tropez, sur la Côte d’Azur, après la plainte d’une jeune femme pour “faits caractérisés de viol” selon le parquet de Draguignan, et inculpée deux jours plus tard, la pop star avait été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire français et moyennant une caution de 150.000 euros.

Le parquet, qui avait requis son placement en détention provisoire, avait fait appel en septembre de la décision du juge des libertés et de la détention.

Costume bleu marine et chemise blanche, Saad Lamajarred, assisté d’une interprète en langue arabe, a quitté mardi la salle de la chambre de l’instruction de la cour d’appel, par le box des détenus à l’issue d’une audience à huis clos. Quelques proches l’attendaient devant la porte.

“C’est une décision très décevante. M. Lamjarred conteste les faits et l’intégralité des accusations portées à son encontre. Il a démontré par le passé qu’il honore toujours les rendez-vous judiciaires”, a réagi son avocat Me Jean-Marc Fedida.

“Nous allons reprendre notre bâton de berger, a ajouté Me Fedida, pour que dans un premier temps il retrouve la liberté puis pour démontrer qu’il est innocent”.

La star marocaine, dont les clips ont été visionnés des millions de fois sur internet, est visée par plusieurs enquêtes pour des faits similaires.

Il a déjà été inculpé en octobre 2016 à Paris de “viol aggravé” et de “violences volontaires aggravées” et écroué. A la veille d’un concert qu’il devait donner, une femme de 20 ans avait porté plainte, affirmant avoir été agressée par le chanteur dans la chambre d’hôtel de ce dernier.

Saad Lamjarred avait été remis en liberté en avril 2017, sous bracelet électronique, à la suite d’une décision de la cour d’appel de Paris. Le roi du Maroc Mohammed VI avait annoncé qu’il prenait en charge les frais liés à la défense du chanteur.

Toujours en avril 2017, il est inculpé de “viol” dans une enquête ouverte après la plainte d’une jeune Franco-Marocaine affirmant avoir été agressée et frappée par le chanteur à Casablanca en 2015.

De source judiciaire, les deux enquêtes ouvertes à Paris sont terminées. Le parquet doit encore présenter ses réquisitions, avant la décision des juges d’instruction de le renvoyer ou non en procès.

Saad Lamjarred avait également été mis en cause aux États-Unis dans une affaire de viol présumé datant de 2010, mais les poursuites avaient été abandonnées.

Malgré ses démêlés judiciaires, le chanteur est resté très populaire au Maroc.

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Madagascar

L’Afrique du Sud salue et soutient l’évolution de la démocratie à Madagascar

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A l’instar de nombreux autres diplomates, l’ambassadeur de l’Afrique du Sud, Maud Dlomo, a rendu une visite de courtoisie au Président de la République p.i, Rivo Rakotovao dans l’aprèsmidi de ce 18 septembre, au Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra.

Elle a notamment salué l’évolution de la démocratie à Madagascar, suite à la démission du Président élu, par respect de la Constitution, et a aussi encouragé le Chef de l’Etat dans ses responsabilités. Elle a rappelé l’intérim présidentiel qui avait eu lieu en Afrique du Sud en 2008, pour déclarer que tout s’était bien déroulé.

Par ailleurs, elle a évoqué le soutien que Madagascar avait apporté lors de la lutte contre l’apartheid, et a réitéré la volonté d’accompagnement de l’Afrique du Sud dans tout ce qui sera entrepris en faveur de la démocratie.

 

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