Connect with us

Europe

Accident Rio-Paris: les pilotes mis en cause, les familles choquées

Publié

le

Plus de huit ans après l’accident du vol Rio-Paris, la nouvelle expertise ordonnée par la justice met en cause les pilotes d’Air France et indigne les familles de victimes qui craignent de voir Airbus échapper aux poursuites.

La compagnie aérienne et le constructeur européen, mis en examen pour homicides involontaires depuis mars 2011, espèrent éviter un procès pour cette catastrophe du vol AF447 qui avait 228 morts, le 1er juin 2009 au large du Brésil.

Le point de départ de l’accident est un givrage en vol des sondes Pitot, qui a conduit à un dérèglement des mesures de vitesse de l’Airbus A330 et désorienté les pilotes. L’appareil s’était abîmé dans l’océan atlantique.

Les défaillances de l’équipage ont d’abord été montrées du doigt, mais une première expertise judiciaire rendue à l’été 2012 pointait aussi des problèmes techniques et un déficit d’information des pilotes en cas de givrage des sondes, malgré une série d’incidents antérieurs.

A la demande d’Airbus, les juges avaient ordonné une contre-expertise, dont les conclusions, rendues publiques en avril 2014, remettaient l’accent sur “la réaction inappropriée de l’équipage” et sur des manquements d’Air France.

L’enquête avait alors été close mais la compagnie aérienne et des familles de victimes avaient réclamé l’invalidation de ce rapport qu’elles jugeaient trop favorable à Airbus. En novembre 2015, elles obtenaient gain de cause devant la cour d’appel de Paris, qui renvoyait le dossier à l’instruction.

Des juges du pôle accident collectif, créé un an plus tôt, reprenaient alors le dossier et ordonnaient en février 2017 une nouvelle contre-expertise, dont les conclusions ont pu être consultées par l’AFP.

Déposé sur le bureau des juges le 20 décembre et notifié ces derniers jours aux parties, le rapport provisoire établit que la “cause directe” de l’accident “résulte des actions inadaptées en pilotage manuel” de l’équipage.

“Le pilotage manuel a été imposé par la déconnexion du pilote automatique consécutive au givrage des sondes” Pitot, ajoutent les trois experts.

Ils listent ensuite une série de “causes indirectes”, notamment une “insuffisance d’entraînement de l’équipage au pilotage à haute altitude”, “une absence de formation au travail en équipage” à deux copilotes et l’absence initiale du commandant de bord.

Parmi les causes indirectes, les experts pointent également “l’ambiguïté du classement de la procédure Stall”, (l’alarme de décrochage mal interprétée par les pilotes, ndlr) dans la documentation d’Airbus et d’Air France ainsi qu’une insuffisance dans la certification des sondes Pitot.

– “Ecoeurement” –

“Nous ressentons la plus grande indignation, à la limite de l’écoeurement”, a réagi Danièle Lamy, présidente de l’association de victimes Entraide et solidarité AF447, jointe par l’AFP.

“Le problème des sondes Pitot est balayé, on a l’impression qu’Airbus est intouchable”, s’est émue la représentante de quelque 360 proches de victimes françaises, brésiliennes et allemandes. “C’est toujours la faute des pilotes qui ne sont pas là pour se défendre”, a-t-elle ajouté.

Ces conclusions vont certainement susciter une vive émotion chez les pilotes d’aviation civile, a commenté une source proche du dossier.

“L’expertise pointe notamment l’insuffisance de formation des pilotes ainsi que les défaillances techniques de l’appareil”, a réagi Me Yassine Bouzrou. Pour cet avocat de familles de victimes, “ces éléments sont suffisants pour justifier le renvoi devant le tribunal correctionnel d’Air France et Airbus”.

Les parties disposent désormais d’un délai de deux mois pour faire des observations et être éventuellement entendues par les experts, avant la remise du rapport définitif presque neuf ans après la catastrophe.

Source: AFP

Europe

Comcast remporte l’enchère sur Sky pour 30 milliards de livres sterling face à Fox

Reuters

Published

on

By

Le groupe de médias américain Comcast a remporté samedi l’enchère pour l’acquisition de l’opérateur britannique de télévision par satellite Sky pour lequel il a accepté de débourser environ 30 milliards de livres sterling (33,4 milliards d’euros).

Comcast était en compétition avec le groupe Twenty-First Century Fox de Rupert Murdoch pour cette acquisition qui s’est décidée suivant une procédure inhabituelle.

Le câblo-opérateur américain a proposé 17,28 livres sterling par action pour prendre le contrôle de Sky tandis que Fox offrait 15,67 livres par action, a indiqué le comité chargé de gérer les offres des deux repreneurs.

Cette acquisition constitue un revers pour Murdoch dont le groupe contrôle 39% de Sky. Le magnat tentait de prendre les rênes de l’opérateur britannique depuis décembre 2016.

Cela constitue également un revers pour le géant américain du divertissement Disney qui souhaitait acquérir pour 71 milliards de dollars (60 milliards d’euros) la majeure partie des avoirs cinématographiques et télévisuels de Fox, y compris Sky, si celle-ci était tombée dans le giron de Murdoch.

L’offre finale de Comcast était nettement supérieure à son entrée dans les enchères à 14,75 dollars par action et par rapport à la valeur du titre, à 15,85 livres, vendredi.

Cette attribution met fin à une bataille transatlantique qui faisait rage depuis le mois de février pour prendre le contrôle de Sky. Comcast avait lancé à cette date une offre d’acquisition de 31 milliards de dollars sur Sky face à celles de Fox et Disney.

La prise de contrôle de Sky va faire de Comcast le plus grand opérateur mondial de télévision à péage avec quelque 52 millions d’abonnés.

“C’est un grand jour pour Comcast”, a commenté Brian Roberts, patron de l’opérateur américain qui cherche à élargir ses activités à l’étranger au moment où sa croissance se ralentit sur le marché intérieur.

“Cette acquisition va nous permettre d’accroître rapidement, efficacement et de manière significative la base de notre clientèle et de nous développer internationalement”, a-t-il ajouté.

Comcast, qui possède la chaîne NBC et les studios Universal, a appelé les actionnaires de Sky à accepter son offre, souhaitant boucler la reprise avant la fin octobre.

 

Lire la suite

Europe

L’affaire Maassen relancée, le SPD remet en cause le compromis

AFP

Published

on

By

La dirigeante du Parti social-démocrate allemand, Andrea Nahles, a demandé vendredi à Angela Merkel de renégocier le compromis trouvé avec les conservateurs sur le sort de Hans-Georg Maassen, ancien chef du renseignement intérieur mis en cause pour ses propos sur les violences de Chemnitz.

Réagissant à cette demande, le porte-parole de l’Union chrétienne-sociale (CSU), la très droitière alliée bavaroise de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Merkel, a jugé possibles de nouvelles discussions “si un consensus est possible”. “Nous y réfléchissons”, a-t-il dit.

Maassen, qui a douté de l’existence de “chasse aux migrants” en marge de manifestations d’extrême droite à Chemnitz, dans l’ex-Allemagne de l’Est, a été relevé mardi de ses fonctions à la tête de l’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV) et muté au ministère de l’Intérieur, à un poste mieux rémunéré.

“Les réactions très majoritairement négatives de citoyens montrent que nous avons commis une erreur”, écrit la présidente du SPD à la chancelière et à Horst Seehofer, ministre de l’Intérieur et dirigeant de la CSU.

“Nous avons perdu la confiance au lieu de la rétablir. Cela devrait nous donner toutes les raisons de suspendre et de reconsidérer cet accord”, ajoute-t-elle.

Selon un sondage mené par l’institut Infratest Dimap pour ARD DeutschlandTrend et publié vendredi, le bloc conservateur CDU-CSU recueillerait 28% des voix si des élections étaient organisées aujourd’hui, devant le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), crédité de 18% des suffrages. Le SPD recueillerait 17% des voix.

D’après un sondage INSA, près de la moitié des Allemands sont favorables à des élections législatives anticipées.

Lors du scrutin de septembre dernier, le bloc CDU-CSU a obtenu 32,9% des voix, devant le SPD, 20,5%. L’AfD a fait son entrée au Bundestag avec 12,6% des suffrages.

Lire la suite

Europe

Election invalidée pour fraude dans la région de Vladivostok

Reuters

Published

on

By

La commission électorale de la région de Primorski, où se trouve la ville de Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe, a invalidé jeudi le résultat d’un scrutin régional en raison de soupçons de fraude au bénéfice du candidat du Kremlin.

La présidente de la Commission électorale nationale russe s’était elle-même prononcée mercredi en faveur de la tenue d’un nouveau scrutin.

Le candidat au poste de gouverneur de la région de Primorski soutenu par le président Vladimir Poutine, Andreï Tarassenko, a été proclamé vainqueur de l’élection organisée dimanche dernier alors qu’il était devancé de plus de deux points par son adversaire communiste, Andreï Ichtchenko, après dépouillement de près de 99% des bulletins de vote.

Des manifestations de protestation étaient organisées depuis lundi à Vladivostok.

Le nouveau scrutin aura lieu d’ici trois mois.

Lire la suite

Facebook




cinéma

Advertisement