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Le bitcoin, valeur refuge face aux tensions commerciales? L’hypothèse divise

AFP

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Le regain de tension entre les Etats-Unis et la Chine est-il responsable de la récente flambée du bitcoin ? L’hypothèse, défendue par certains observateurs, est cependant loin de faire l’unanimité.

Après l’échec des négociations commerciales avec la Chine, les Etats-Unis ont annoncé vendredi une augmentation des droits de douane de produits chinois importés représentant 200 milliards de dollars par an. Lundi, la Chine a répliqué en annonçant également l’entrée en vigueur de nouvelles taxes sur 60 milliards de dollars de produits américains.

En parallèle, le bitcoin, la première et principale monnaie virtuelle décentralisée, est passé de 6.291,33 dollars vendredi à 21H00 GMT à 7.864,38 dollars lundi soir, soit une augmentation de 25%, selon des données compilées par Bloomberg.

Jeudi, le bitcoin a même temporairement atteint 8.386,13 dollars, son plus haut niveau depuis juillet 2018.

Il n’en a pas fallu plus pour que certains analystes considèrent la sulfureuse cryptomonnaie, qui avait culminé à 19.511 dollars en décembre 2017, comme la grande gagnante des tensions commerciales.

Afin d’éviter “une fonte de leur épargne” provoquée par la dépréciation du yuan, les investisseurs chinois “pourraient se ruer vers les valeurs refuges comme l’or, le dollar mais également le bitcoin”, a expliqué à l’AFP Réda Aboutika, analyste pour le courtier en ligne XTB, qui voit dans l’escalade commerciale “le déclencheur” de la récente flambée de la cryptomonnaie.

Depuis deux semaines, la devise chinoise a en effet particulièrement souffert, tombant mardi à un plus bas depuis fin décembre face au dollar.

Par ailleurs, selon certains observateurs, la monnaie virtuelle pourrait être utilisée pour contourner les droits de douane américains.

Mais “ce n’est qu’une hypothèse” et “tous les analystes ne s’accordent pas sur ce point”, a nuancé M. Aboutika, qui indique ne pas avoir de précision sur comment le bitcoin pourrait permettre d’éviter les taxes américaines.

L’escalade commerciale a également pu bénéficier au bitcoin en attirant des acheteurs “à la recherche d’actifs qui ne sont pas corrélés aux principaux marchés”, a ajouté Marcus Swanepoel, dirigeant de Luno, une plateforme d’échange de cryptomonnaies, tandis que le cours du bitcoin s’est souvent illustré par sa forte autonomie vis-à-vis des autres marchés.

– Manque de données –

Ce n’est pas la première fois que le bitcoin est invoqué face à une crise: l’embargo américain sur l’Iran, la chute de la livre turque à l’été 2018 et le chaos politique et économique au Venezuela ont déjà donné lieu à des spéculations sur l’utilisation de la célèbre cryptomonnaie comme remède miracle.

Au plus fort de la crise de la devise turque, à la mi-août 2018, le site internet bitcoin.org avait d’ailleurs enregistré une hausse de 42% des visiteurs turcs, selon le tweet d’un de ses fondateurs.

Pour autant, l’idée d’un bitcoin valeur refuge ne fait pas l’unanimité. “C’est bien trop prématuré”, a jugé dans une note Lukman Otunuga, analyste pour FXTM, qui souligne cependant que “l’idée pourrait gagner du terrain si la cryptomonnaie continue de repousser ses plus hauts dans un environnement tumultueux”.

Plus sévère, Carlo Alberto De Casa, analyste pour ActivTrades, a considéré auprès de l’AFP que “le bitcoin n’est pas encore, et ne sera peut-être jamais, une réserve de valeur ou une valeur refuge”.

Selon lui, la forte volatilité de la cryptomonnaie par rapport à l’or, valeur refuge traditionnelle, ne plaide pas en sa faveur.

“La méfiance est due à la difficulté à se procurer des données”, ce qui rend de fait impossible de prouver un lien entre tensions commerciales et hausse du bitcoin, explique Réda Aboutika, qui reconnait lui-même “des hypothèses basées sur des sentiments”.

Si certaines statistiques semblent illustrer une hausse des échanges en bitcoins au Venezuela depuis plusieurs mois ou un taux important de détenteurs de cryptomonnaies en Turquie, elles demeurent en effet trop parcellaires ou trop peu fiables pour permettre des comparaisons internationales ou pour établir des liens de cause à effet.

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Les drones chinois peuvent être utilisés pour espionner, selon Washington

AFP

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Les Etats-Unis ont averti que les drones fabriqués en Chine pouvaient présenter des risques d’espionnage et donner à Pékin un “accès sans entrave” aux données de leurs utilisateurs, dans un contexte de rivalité technologique entre les deux puissances.

Selon la chaîne d’information CNN, le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) a émis lundi une alerte pour signaler “le risque potentiel en matière de données” que faisaient peser les drones fabriqués en Chine.

La note ne nomme aucun fabricant mais 70% des drones civils de la planète sont produits par le chinois DJI.

Le gouvernement américain est “très préoccupé par les produits technologiques qui introduisent des données américaines sur le territoire d’un Etat autoritaire et permettent à ses services de renseignement d’accéder librement à ces données ou en abusent d’une autre manière”, indique la note selon CNN.

Déjà engagés dans un bras de fer commercial, la Chine et les Etats-Unis se livrent également un combat pour la domination technologique.

Au nom de la sécurité nationale, l’administration Trump a interdit la semaine dernière aux entreprises américaines de vendre des équipements de pointe à Huawei, soupçonné d’espionnage au profit de Pékin.

Le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, ancien ingénieur de l’armée chinoise, a plusieurs fois rejeté ces accusations.

Washington a semblé vouloir calmer le jeu lundi en décrétant un délai de 90 jours avant d’imposer ces sanctions.

“La sécurité est au coeur de tout ce que nous faisons”, s’est défendu mardi DJI dans un communiqué.

“Notre technologie a été vérifiée de manière indépendante par le gouvernement américain et les principales entreprises” du pays, a ajouté le leader mondial des drones.

DJI a été fondé en 2006 à Shenzhen (sud de la Chine) par un jeune passionné de modélisme.

Il n’a aucun concurrent de poids côté américain, après le retrait de la firme californienne GoPro de ce marché. Cette domination n’est pas sans poser problème à Washington: en 2017, l’armée américaine a interdit l’utilisation des drones DJI pour raisons de sécurité.

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La Bourse de Paris se ressaisit (+0,51%) grâce au répit accordé à Huawei

AFP

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La Bourse de Paris gagnait du terrain mardi à la mi-journée (+0,51%) après le répit obtenu par le géant chinois des télécoms Huawei qui pourra utiliser pendant trois mois composants et logiciels américains avant la mise en œuvre effective des sanctions.

A 14H00 (12H00 GMT), l’indice CAC 40 gagnait 27,20 points à 5.385,79 points dans un volume d’échanges de 1,14 milliard d’euros. La veille, il avait fini en fort repli de 1,46%.

La place parisienne a démarré en hausse puis cotoyé l’équilibre peu après l’ouverture avant de reprendre du poil de la bête.

De son côté, Wall Street s’orientait vers une ouverture dans le vert. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,41%, l’indice élargi S&P 0,47% et le Nasdaq, à dominante technologique, 0,64%.

“La confusion règne de plus en plus sur les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis”, relève dans une note Stéphane Déo, stratégiste chez Banque Postale Asset Management.

“Au vu de l’avancée technologique de la Chine et de sa très probable avance sur les Etats-Unis dans plusieurs domaines informatiques, ces négociations peuvent devenir extrêmement difficiles à résoudre”, poursuit-il.

Au nom de la sécurité nationale, l’administration américaine a interdit la semaine dernière aux entreprises américaines de vendre des équipements de pointe à Huawei, soupçonné d’espionnage au profit de Pékin.

A la suite de ces restrictions, le géant américain Google a annoncé dimanche qu’il cesserait de fournir son système d’exploitation à Huawei.

Devant l’inquiétude des usagers et des entreprises américaines, Washington a finalement accordé un délai de 90 jours au groupe chinois et à ses partenaires américains pour s’adapter.

Cette décision a toutefois été jugée mardi “sans grande signification” par le patron de Huawei, Ren Zhengfei, qui a annoncé que son groupe était déjà “en discussion” avec Google afin de chercher des solutions face à l’interdiction de commercer.

Il a également averti les Etats-Unis qu’ils “sous-estimaient” son entreprise.

“L’aggravation des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis risque de se diffuser à l’économie réelle”, prévient de son côté Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

“Cette situation fait craindre des représailles chinoises susceptibles de toucher de nombreuses entreprises de haute technologie. Alors que les stratégistes tablaient sur une solution dans cette guerre commerciale avant l’été, l’attente pourrait se prolonger au-delà”, ajoute-t-il.

Face à ces passes d’armes entre Chine et Etats-Unis, l’OCDE a appelé mardi les Etats à éviter “d’urgence” une guerre commerciale et à unir leurs efforts pour redynamiser l’économie mondiale qui devrait ralentir cette année. L’organisation a abaissé une nouvelle fois sa prévision pour la croissance mondiale à 3,2%, contre 3,3% en mars.

Outre-Atlantique, les investisseurs attendaient la publication des chiffres des reventes de logements pour avril dans l’après-midi.

– Les semi-conducteurs se ressaisissent-

Sur le front des valeurs, le secteur des semi-conducteurs remontait la pente, après avoir fortement souffert la veille du placement de Huawei sur liste noire américaine. STMicroelectronics progressait de 3,60% à 14,68 euros tandis que Soitec grappillait 0,51% à 78,70 euros.

JCDecaux pâtissait (-0,99% à 25,96 euros) de la baisse de sa recommandation à “neutre” contre “acheter” auparavant par Citi.

Les valeurs pétrolières continuaient à être portées par la hausse des cours du brut après que l’Arabie saoudite a appelé à prolonger un accord de limitation de la production. TechnipFMC gagnait 1,86% à 20,80 euros, CGG montait de 3,24% à 1,63 euro et Total progressait de 0,63% à 49,54 euros.

ADP avançait de 0,71% à 156,40 euros après que son PDG Augustin de Romanet, reconduit sans ses fonctions, a salué lundi la décision du Conseil constitutionnel sur la loi Pacte qui a validé le principe de privatisation du groupe, pointant un environnement ultra-concurrentiel.

EDF s’adjugeait 0,44% à 12,58 euros. Le groupe a annoncé lundi plusieurs nominations au sein de son comité exécutif, notamment celle de Cédric Lewandowski au poste très stratégique de directeur du parc nucléaire et thermique, en remplacement de Philippe Sasseigne, qui va partir à la retraite.

Alstom (+1,77% à 39,74 euros) profitait d’un contrat de 360 millions d’euros pour fournir 27 trains régionaux à hydrogène destinés à la région de Francfort, qui remplaceront des trains diesel.

  1. Euronext CAC40
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Pour l’OCDE, il y a “urgence” à enrayer l’escalade des conflits commerciaux

AFP

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L’OCDE a appelé mardi les Etats à éviter “d’urgence” une guerre commerciale, sur fond de passes d’armes entre Chine et Etats-Unis, et à unir leurs efforts pour redynamiser l’économie mondiale, qui devrait ralentir cette année.

“Il y a urgence à nous retrouver autour d’une table multilatérale afin de créer des conditions qui permettent au commerce de soutenir la croissance mondiale”, a prévenu avec gravité le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, lors de la présentation des perspectives économiques de son institution.

“Pour nous le pire scénario possible, c’est que l’on continue à avoir des tensions commerciales qui poussent comme des champignons et qui créent une incertitude permanente et partout”, a expliqué Laurence Boone, la cheffe économiste de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), avant sa réunion annuelle mercredi et jeudi à Paris.

Lors d’une conférence de presse, elle a redouté “un climat incertain et très délétère pour les investissements, pour la confiance (qui) commence à créer des tensions sur les prix, ce qui forcément va commencer à éroder le pouvoir d’achat dans un contexte où les salaires n’augmentent pas très rapidement”.

Face aux risques d’une guerre commerciale, l’institution a appelé les gouvernements à “agir d’urgence pour redynamiser une croissance dont tout le monde bénéficierait”.

Selon elle, il convient de “régler les conflits (…) via une plus grande coopération internationale, tout en améliorant le cadre juridique international”, dans une allusion implicite à une réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), actuellement paralysée ou presque.

A l’image du FMI, qui a appelé en avril l’Allemagne à relancer la croissance en Europe, l’OCDE a aussi invité les pays disposant de marge de manoeuvre budgétaire à “investir dans les infrastructures”, mais sans citer explicitement Berlin.

– Ralentissement chinois

Outre la guerre commerciale, l’institution basée à Paris s’inquiète d’un éventuel “ralentissement marqué en Chine qui pourrait avoir des répercussions partout dans le monde”, ainsi que l’augmentation de la dette privée.

Face à ces risques, l’OCDE a abaissé une nouvelle fois sa prévision pour la croissance mondiale à 3,2%, contre 3,3% en mars, soit 0,3 point de moins qu’à la fin de l’année dernière. En revanche, elle a maintenu le léger rebond attendu pour l’an prochain à 3,4%.

Ces prévisions ne prennent pas directement en compte les récentes passes d’armes entre la Chine et les Etats-Unis autour des droits de douane et du géant technologique Huawei.

“Il demeure une forte incertitude sur la durée pendant laquelle (les taxes douanières) resteront en place et sur l’évolution à venir de la relation commerciale entre les deux pays”, a expliqué une source de l’institution à l’AFP.

En revanche, “l’augmentation de l’incertitude liée aux tensions commerciales dans les mois passés, y compris autour de l’éventualité de ce relèvement de droits de douane jusqu’à leur annonce, est incorporée dans les projections,’ a-t-elle souligné.

Malgré ce contexte, l’organisation a relevé ses prévisions pour les Etats-Unis à 2,8% cette année, soit 0,2 point qu’en mars, mais elle s’attend à un léger recul de la première économie mondiale à 2,3% l’an prochain.

Pour la Chine, pas de changement. L’OCDE table toujours sur un ralentissement à 6,2% cette année et 6% l’an prochain.

En Europe, l’institution a maintenu sans changement sa prévision pour la zone euro à 1,2%, tout en maintenant l’Allemagne à 0,7% cette année et à 1,1% pour l’an prochain.

Pour la France, elle n’a pas changé non plus sa prévision à 1,3% pour cette année et la prochaine, soit légèrement moins que la prévision du gouvernement (1,4%).

Elle revoit toutefois à la hausse la tendance pour l’Italie, dont la croissance devrait être nulle cette année et non de -0,2. En 2020, ce pays devrait rebondir à 0,6% (+0,1 point).

Pour le Royaume-Uni, dont l’économie fait face aux incertitudes du Brexit, l’OCDE a relevé ses prévisions de 0,8% à 1,2% cette année.

Dans les pays émergents, l’OCDE table cette année sur une croissance de 1,4% au Brésil (-0,5 point), 7,2% pour l’Inde (sans changement) et 1,2% pour l’Afrique du sud (-0,5 point).

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