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Afrique

Rwanda-Ouganda: le torchon brûle entre les présidents Kagame et Museveni

AFP

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Les gens vivant de part et d’autre de la frontière entre l’Ouganda et le Rwanda à Katuna n’avaient jamais trop prêté d’attention à cette ligne de démarcation: les enfants la traversaient pour se rendre à l’école, les adultes pour aller travailler et le commerce prospérait.

Cette harmonie a volé en éclats en février quand le Rwanda a soudainement décidé de fermer la frontière. Chauffeurs routiers et commerçants ont déserté les lieux, pendant que les soldats des deux pays s’y déployaient.

Ce blocus résulte de la dégradation des relations entre les chefs d’État rwandais, Paul Kagame, et ougandais, Yoweri Museveni, d’anciens alliés dans les années 80 et 90, quand ils s’étaient mutuellement aidés à accéder au pouvoir.

La méfiance réciproque entre les deux présidents a éclaté au grand jour ces derniers mois. Chacun a proféré à l’encontre du rival les mêmes accusations d’espionnage, d’assassinats politiques et d’ingérence dans les affaires intérieures de son pays.

Cette animosité pourrait avoir de sérieuses conséquences dans une région des Grands Lacs historiquement très instable, où les voisins risquent d’être eux aussi entraînés dans la bagarre.

La tension est encore montée d’un cran en mars quand le Rwanda a publiquement accusé l’Ouganda d’enlever certains de ses citoyens et de soutenir des groupes rebelles déterminés à renverser son gouvernement.

Museveni, qui a admis avoir rencontré des rebelles rwandais, sans pour autant leur avoir apporté son soutien, argue que les citoyens rwandais arrêtés sont en fait des espions.

“Ce qui est mauvais, c’est que des agents rwandais essaient de mener des opérations dans le dos du gouvernement ougandais”, a-t-il écrit à Kagame en mars.

Le mois d’après, celui-ci s’est fait menaçant dans son discours donné à l’occasion du 25e anniversaire du génocide de 1994.

– Joute verbale –

“A ceux ici ou en dehors qui pensent que notre pays n’a pas vu assez de désordre et veulent mettre le bazar chez nous (…), je veux leur dire que nous mettrons le bazar chez eux encore bien plus”, a-t-il lâché.

Pour l’instant, cette joute est restée verbale et aucun dérapage n’a été recensé sur le terrain. Mais l’interruption du commerce transfrontalier se fait sentir.

Le prix des denrées alimentaires a beaucoup augmenté au Rwanda, qui dépend de son voisin, bien plus vaste, pour ses importations. L’Ouganda a perdu son accès au Burundi ou à la République démocratique du Congo (RDC), des pays où il exportait.

Pour les communautés éparpillées le long de la frontière, la dispute entre les deux dirigeants se révèle catastrophique.

“J’ai vécu et travaillé ici pendant l’essentiel de ma vie (…) Le commerce n’a jamais aussi mal marché”, explique Philemon Mugasha, un douanier qui regarde avec dépit les rues aujourd’hui désertées de Katuna.

Tout aussi désespérés, les Rwandais prennent parfois de grands risques pour traverser. “S’ils nous voient, ils (les militaires, ndlr) nous arrêtent et nous battent pour ne pas avoir respecté leurs ordres (…) C’est dangereux”, confie un Rwandais entré illégalement en Ouganda pour trouver du travail.

Pendant des années, les armées commandées par Kagame et Museveni se sont battues côte à côte, portant leur chef vers le sommet de l’État, puis provoquant la chute du dictateur congolais Mobutu Sese Seko en 1997.

Peu après la prise de pouvoir de Museveni en 1986, Paul Kagame occupera un poste de premier plan au sein des services de renseignement militaire de l’armée ougandaise. Il bénéficiera ensuite du soutien de Museveni pour sa conquête du pouvoir en 1994.

Mais avant même le tournant du siècle, les relations entre les deux hommes se sont nettement dégradées. Le ressentiment a débouché sur de violents combats en août 1999 et juin 2000 à Kisangani en RDC, qui ont fait plusieurs centaines de morts, pour la plupart des civils.

Depuis lors, une méfiance persistante caractérise les relations entre les deux pays, dont les liens diplomatiques n’ont toutefois jamais été rompus.

– ‘L’herbe souffre’ –

Dans son récent discours, M. Kagame faisait clairement référence à plusieurs groupes rebelles qui ont récemment émergé dans la région et dont la présence a conduit Kigali à renforcer sa sécurité dans le sud-ouest, à la frontière avec la RDC et avec le Burundi, un autre pays avec lequel Kigali entretient des relations délétères.

Ainsi, le Front de libération nationale (FLN) a revendiqué plusieurs attaques dans le parc national de Nyungwe, prisé des touristes. Le FLN est affilié aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), basées en RDC.

Plusieurs pays occidentaux ont mis en garde leurs ressortissants contre tout voyage dans la région de Nyungwe.

Fin décembre, l’ONU a aussi prévenu que l’ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise, Faustin Kayumba Nyamwasa, qui vit en exil en Afrique du Sud, pourrait chercher avec son parti le Congrès national rwandais (RNC) à fomenter une rébellion.

Kagame voit la main de Museveni dans toutes les tentatives de le déstabiliser. “C’est une lutte entre eux pour déterminer qui est le faiseur de roi de la région”, estime Christopher Kayumba, un analyste politique rwandais.

Les experts n’imaginent pas Kigali et Kampala se diriger vers un affrontement ouvert. Mais la situation n’en fait pas moins une victime: la population.

“Ils disent que quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre. Et nous souffrons”, déplore Philemon, le douanier de Katuna.

strs-np/cyb/fal/sba

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Afrique

Soudan: pas d’accord entre militaires et civils sur la transition

AFP

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Les négociations se sont achevées lundi soir entre les généraux au pouvoir au Soudan et les chefs de la contestation, sans aboutir à un accord attendu sur la composition du futur Conseil souverain censé assurer la transition, ont annoncé les deux parties.

Le dialogue entre le Conseil militaire, qui a succédé au président Omar el-Béchir renversé par l’armée, et l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, s’est achevé vers minuit (22H00 GMT).

“Le principal point de discorde entre l’ALC et le Conseil militaire reste le taux de représentation, et la présidence du conseil souverain, entre civils et militaires”, ont déclaré les deux parties dans un communiqué commun à l’issue de la réunion.

Dimanche, les négociations avaient déjà achoppé sur ce différend, les deux parties souhaitant chacune prendre la tête et ravir la majorité des sièges du Conseil souverain, une institution clé de la transition qui doit se substituer au Conseil militaire pour une période de trois ans, avant la tenue d’élections.

“Conscients de notre responsabilité historique, nous travaillerons à la conclusion d’un accord urgent et répondant aux aspirations du peuple soudanais”, ont ajouté le Conseil militaire et l’ALC.

– Négociations bloquées –

A la tête du Soudan pendant près de 30 ans, Omar el-Béchir a été destitué et arrêté par l’armée le 11 avril sous la pression d’un mouvement inédit déclenché le 19 décembre par la décision des autorités de tripler le prix du pain dans un pays miné par une grave crise économique.

Le mouvement s’est vite transformé en contestation du pouvoir. Des milliers de manifestants campent depuis le 6 avril devant le QG de l’armée à Khartoum pour réclamer le transfert du pouvoir aux civils, après avoir obtenu la mise à l’écart de M. Béchir.

“Les négociations ne se poursuivront pas demain (mardi) à moins d’une avancée décisive sur les points de discorde”, a déclaré à l’AFP Satea al-Haj, un membre de l’ALC participant aux négociations.

Selon lui, l’ALC exige la présence de huit civils et trois militaires au sein du Conseil souverain. Les généraux souhaitent selon lui avoir sept militaires et quatre civils.

Dans la journée de lundi, les militaires et l’ALC avait pourtant exprimé leur optimisme.

Le chef adjoint du Conseil militaire, Mohamad Hamdan Daglo, surnommé “Himeidti”, avait évoqué la conclusion d’un “accord complet” dans un “bref délai”, selon un communiqué de la Force de soutien rapide (RSF), qu’il dirige par ailleurs.

“La victoire est une question de patience et elle se rapproche”, avait de son côté assuré l’ALC dans un communiqué.

– “Sale jeu politique” –

Au sit-in devant le QG de l’armée, les manifestants étaient inquiets.

“On sent qu’un piège est en train d’être tendu. Un sale jeu politique mené par le Conseil militaire”, a dit l’un d’eux Moustafa Sedik.

“Les forces armées ne veulent pas abandonner le pouvoir facilement, et je pense qu’ils ont un plan avec l’ancien régime”, s’inquiète Youssef Mohamed, au milieu d’une foule brandissant des drapeaux soudanais et faisant le “V” de la victoire.

Les deux camps avaient réussi la semaine dernière à s’entendre sur la durée de la transition, fixée à trois ans, et la composition d’une assemblée législative, dont les deux tiers des 300 membres désignés viendraient de l’ALC.

“Il est temps de réaliser notre objectif”, a déclaré un manifestant, Ahmed Nadgi, ajoutant que le peuple soudanais avait déjà attendu “des décennies”, durant le pouvoir de M. Béchir.

Le 17 mai, plusieurs pays et organisations internationales, dont les Etats-Unis, l’Union africaine, l’ONU et l’Union européenne ont appelé à la mise en oeuvre d’une transition “vraiment dirigée par les civils”.

En visite à Khartoum lundi, l’émissaire de l’UA pour le Soudan, le Mauritanien Mohamed El Hacen Lebatt, a assuré que l’organisation panafricaine soutenait “tout accord entre les forces politiques au Soudan”, selon l’agence soudanaise Suna.

“L’UA est satisfaite des avancées en cours pour parvenir à un accord”, a-t-il déclaré après une rencontre avec le général Kabbachi, selon Suna.

Le 6 mai, M. El Hacen Lebatt avait annoncé à Khartoum qu’un rapport d’étape sur la transition serait examiné dans deux semaines par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA.

L’organisation régionale plaide pour un transfert rapide du pouvoir aux civils, faute de quoi elle a averti qu’elle pourrait suspendre le Soudan.

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Afrique

Au Malawi, une présidentielle et des législatives très ouvertes

AFP

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Le Malawi se rend aux urnes mardi pour une élection présidentielle à l’issue incertaine, où le sortant Peter Mutharika brigue un second mandat face à deux sérieux adversaires qui ont fait de la lutte contre la corruption leur thème de prédilection.

Les électeurs sont aussi appelés à renouveler leurs députés et conseillers locaux dans ce petit Etat agricole d’Afrique australe.

En campagne, Peter Mutharika, 78 ans, a défendu son bilan, mettant en avant l’amélioration des infrastructures, en particulier des routes, dans l’un des pays les plus pauvres au monde.

“Depuis notre arrivée au pouvoir en 2014, nous nous sommes attelés à réparer le Malawi (…) Nous avons mis le Malawi sur le chemin du progrès”, a-t-il affirmé lors de sa dernière réunion publique de campagne samedi à Blantyre (sud).

La moitié des 18 millions de Malawites vivent cependant toujours sous le seuil de pauvreté et seuls 11% de sa population ont accès à l’électricité.

Peter Mutharika a promis de “faire du Malawi un pays meilleur d’ici cinq ans”. “L’opposition n’a aucune raison de me critiquer. Pas une seule”, a-t-il assuré.

– Corruption –

Ses principaux adversaires – le chef de l’opposition Lazarus Chakwera, à la tête du parti du Congrès du Malawi (MCP) de l’ancien dictateur Hastings Banda (1964-1994), et le vice-président Saulos Chilima – ont pourtant dénoncé la corruption qui a entaché sa présidence.

Le chef de l’Etat, qui s’était engagé à lutter contre ce fléau à son arrivée au pouvoir, s’est lui-même retrouvé impliqué dans un scandale de pots-de-vin à la suite de l’attribution d’un contrat de millions de dollars à la police.

“Nous devons mettre fin à la corruption”, a insisté Lazarus Chakwera, qui a reçu le soutien de poids de l’ex-présidente Joyce Banda (2012-2014).

L’ancien pasteur évangéliste compte bien cette année prendre sa revanche, lui qui était arrivé deuxième du scrutin en 2014, avec 450.000 voix de retard seulement sur Peter Mutharika.

Le vice-président Chilima espère de son côté créer la surprise, après avoir claqué la porte l’an dernier du Parti démocratique progressiste (DPP, au pouvoir), pour lancer sa formation, le Mouvement uni de transformation (UTM).

A 46 ans, il compte séduire une partie de la jeunesse, au fort poids électoral: les moins de 35 ans représentent plus de la moitié des 6,8 millions d’électeurs du Malawi.

– Paysage politique fragmenté –

En campagne, il n’a pas hésité, pour témoigner de sa forme, à enchaîner en plein meeting des pompes sur scène. Sa femme, elle, l’a soutenu avec un clip de rap.

Pour cette élection présidentielle à un seul tour, “la course est incertaine compte tenu de la fragmentation des partis politiques”, a estimé Michael Jana, professeur de science politique à l’université sud-africaine de Witwatersrand.

“Que se passera-t-il en cas de victoire avec une très faible avance?”, s’inquiète Dan Banik de l’université du Malawi. “Les perdants accepteront-ils la défaite ?”

Un quatrième candidat pourrait jouer les trouble-fête, l’actuel ministre de la Santé Atupele Muluzi, du Front démocratique uni (UDF), selon les observateurs.

Ce jeune leader de 41 ans, fils du président Bakili Muluzi (1994-2004), “ne semble pas bénéficier d’un soutien national”, note Dan Banik. “Beaucoup se demandent si l’UDF est vraiment un parti d’opposition”, ajoute-t-il.

La campagne s’est déroulée dans le calme, selon une nouvelle loi sur le financement des partis qui les oblige à déclarer les dons et interdit toute distribution d’argent liquide aux électeurs.

Peter Mutharika “devrait gagner pour qu’on continue à vivre en paix et qu’il continue sa mission de développement. Il a fait du bon boulot et il n’y a absolument aucune raison de le remplacer”, a estimé Flora Malewa, une femme d’affaires de 25 ans.

Une Malawite de 65 ans, Kampini Songayabele, est elle nostalgique de l’ère d’Hastings Banda et de son parti.

“J’ai grandi en voyant les résultats accomplis par le MCP. Les autres partis n’ont jamais fait aussi bien que lui. Je vais donc voter pour le MCP” au pouvoir jusqu’aux premières élections multipartites en 1994, a-t-elle prévenu.

Les bureaux de vote ouvrent mardi à 06H00 ( 04H00 GMT) et fermeront à 18H00 (16H00 GMT).

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Afrique

Afrique du Sud: l’ex-président Zuma se débat pour éviter son procès pour corruption

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L’ex-président sud-africain Jacob Zuma comparaît à nouveau lundi devant la justice pour tenter de se débarrasser d’accusations de corruption à ses yeux “politiques” qui le poursuivent depuis vingt ans dans une rocambolesque affaire de ventes d’armes.

Enième épisode de ce feuilleton politico-judiciaire à rebondissements, la Haute Cour de Pietermaritzburg (nord-est) entend jusqu’à vendredi les arguments des avocats de l’ancien chef de l’Etat, qui dénoncent le “lynchage” de leur client, et ceux du parquet, décidé à ouvrir enfin son procès.

L’ancien chef de l’Etat, âgé aujourd’hui de 77 ans, est soupçonné d’avoir touché pour 4 millions de rands – 260.000 euros au cours actuel – de pots-de-vin du groupe français de défense Thales, également accusé, à la faveur d’un contrat d’armement de près de 4 milliards d’euros conclu en 1999.

Selon l’accusation, il a été rémunéré pour éviter à Thalès des poursuites pour corruption, via son ami et conseiller financier Schabir Shaik, condamné pour sa participation à cette affaire à quinze ans de prison dès… 2005.

Les deux parties ont toujours nié ces allégations.

A l’époque des faits, M. Zuma était “ministre” de sa province du KwaZulu-Natal, avant de devenir vice-président du Congrès national africain (ANC) au pouvoir puis du pays.

Dès l’ouverture de l’audience, l’avocat de l’ancien président, Muzi Sikhakhane, a dénoncé le “lynchage” dont son client est à ses yeux victime depuis près de deux décennies.

Très offensif, M. Sikhakhane a accusé un parquet “trop zélé” d’avoir poursuivi M. Zuma selon une “philosophie juridique” qui veut que “lorsque quelqu’un a fait quelque chose que vous trouvez mal, vous le jugez selon votre bon vouloir”.

Cette philosophie “a abouti à l’apartheid (…) c’est la loi de la jungle”, a-t-il lancé devant son client, venu à l’audience entouré de deux de ses fils et d’une poignée de partisans.

Appelant au strict respect de la Constitution, Muzi Sikhakhane a également plaidé que le droit de son client à un procès rapide “a été compromis ou violé au point où l’on peut dire qu’un procès équitable n’aura jamais lieu”.

– “Privé de dignité” –

“Doit-il être privé de sa dignité, doit-il être traité avec moins d’humanité parce qu’il s’appelle M. Zuma ?”, a-t-il demandé, en niant catégoriquement que M. Zuma avait délibérément tenté, par ses multiples recours, de “retarder son procès”.

Les accusations lancées contre Jacob Zuma ont été suspendues puis rétablies à plusieurs reprises, au gré de ses recours et de décisions controversées du parquet.

L’avocat s’est également étonné que l’ancien président n’ait pas été jugé en même temps que son complice présumé Schabir Shaik. “Ils (le parquet) aurait dû l’inculper en même temps que M. Shaik”, a souligné M. Sikhakhane.

Coaccusé, le groupe Thales a également sollicité l’abandon des poursuites qui le visent.

“Considérant les très longs retards de cette procédure, bien que Thales n’ait commis aucune faute, et toute une série de facteurs qu’il ne contrôle pas, (le groupe) est persuadé qu’il n’aura pas un procès équitable”, a-t-il indiqué dimanche dans un communiqué.

Le groupe a répété n’avoir “aucune connaissance d’aucune violation de la loi par aucun de ses salariés”.

Les débats doivent se poursuivre jusqu’à vendredi devant la Haute Cour de Pietermariztburg, qui décidera à une date à déterminer de poursuivre le procès de Jacob Zuma ou de l’abandon définitif des accusations qui pèsent sur lui.

Englué dans de nombreux scandales, Jacob Zuma a cédé en décembre 2017 sa place à la tête du Congrès national africain (ANC) au pouvoir à son vice-président Cyril Ramaphosa.

Ce dernier l’a poussé à la démission deux mois plus tard et lui a succédé à la tête de l’Etat avec l’ambition de nettoyer son parti et l’Etat de la corruption qui les gangrènent.

Malgré une popularité en déclin, l’ANC a remporté les élections législatives du 8 mai. Ses députés, qui ont renouvelé leur majorité absolue à l’Assemblée nationale, doivent élire mercredi M. Ramaphosa pour un nouveau mandat à la tête du pays.

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