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France

Européennes: à Paris, LR serre les rangs autour de Bellamy

AFP

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Toujours distancés dans les sondages par LREM et le RN, Les Républicains ont tenté une démonstration de force mercredi soir lors d’un meeting à Paris, les leaders du parti rivalisant d’unité autour de leur candidat François-Xavier Bellamy.

Quelque 3.700 personnes, selon le parti, se sont rassemblées Porte Maillot pour réserver un triomphe au jeune professeur de philosophie de Versailles, dont la candidature suscite un engouement militant certain chez LR.

“Je me pince un peu pour y croire, je ne m’habitue pas à entendre mon nom scandé”, a glissé le candidat, relançant la machine à ovation dans les rangées de la grande salle du Palais des Congrès.

A onze jours du scrutin, les sondages sont moins flatteurs, la liste LR étant toujours distancée par La République en marche et le Rassemblement national. Un sondage Elabe publié mercredi donne même une chute de trois points pour la liste Bellamy, à 11%.

Mais “un espoir s’est levé dans cette campagne et personne ne pourra l’arrêter”, a assuré le chef du parti, Laurent Wauquiez, qui, pour une fois, a cédé la place de dernier orateur au candidat.

Sur un ton pédagogique, M. Bellamy a développé quelques axes du programme de LR et quelques thèmes chers à son cœur –racines, éducation, transmission, “Europe de la civilisation”–, tout en critiquant poliment Emmanuel Macron et sa majorité.

Mais les autres intervenants se sont chargés de cogner. Laurent Wauquiez le premier, qui a notamment dépeint la tête de liste LREM Nathalie Loiseau en future représentante des “lobbies pro-gestation pour autrui au Parlement européen”.

Alors que LR et la majorité se disputent l’électorat de centre-droit, M. Wauquiez a brocardé Édouard Philippe et ses soutiens qui n’ont “cessé, dans cette campagne, de montrer leur mépris pour la France de droite”. Or “quand on est de droite, on n’est pas soutenu par Cohn-Bendit et par Elisabeth Guigou”.

“Notre famille n’est jamais aussi forte que quand elle est rassemblée”, a également lancé M. Wauquiez, entouré à la tribune de Gérard Larcher et Valérie Pécresse.

Première oratrice, la présidente de l’Ile-de-France a décrit ce meeting comme un “rendez-vous de l’amitié”, rendant hommage à M. Bellamy et attaquant durement Emmanuel Macron et le Rassemblement national, qualifié de “parti de l’étranger”.

– Pécresse prône “l’élargissement” –

Mme Pécresse a néanmoins délivré quelques messages. “Il reste dix jours pour réussir le défi de l’élargissement de la droite”, a-t-elle averti, modérant avec ironie les ardeurs du public sifflant les électeurs de droite partis chez Emmanuel Macron: “Il faut les faire revenir. On va d’abord leur parler”.

Le président du Sénat Gérard Larcher n’a pas rappelé à la tribune les réserves qu’il avait publiquement exprimées sur le profil conservateur de la tête de liste. “L’enjeu européen impose notre rassemblement”, a-t-il dit.

Il a surtout critiqué le chef de l’État, sa parole “décalée du vécu réel des Français”, et son duel revendiqué avec le Rassemblement national, âprement dénoncé chez LR. “Attention à ces stratégies du pire, et n’est pas Machiavel qui veut”, a averti le locataire du Petit Luxembourg.

Comme à chaque meeting, le président des Centristes Hervé Morin a assuré la promotion de son alliance avec LR, estimant qu’il n’y avait “aucune raison que le centre et la droite ne soient pas ensemble à chaque élection”.

Sous les yeux de nombreux caciques LR –Edouard Balladur, Michèle Aliot-Marie, Rachida Dati–, M. Bellamy a symboliquement signé sur scène, entouré de ses 78 colistiers, le “pacte d’engagement” de la liste LR, qui comprend notamment le refus de tout nouvel élargissement de l’UE, un “bouclier européen contre l’islamisme”, la préservation du budget de la Pac ou encore la généralisation d’Erasmus.

Laurent Wauquiez et sa tête de liste tiendront encore meeting commun vendredi à Bordeaux, mardi à Villeurbanne (Rhône) et vendredi 24 à Perpignan.

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France

Un ramadan frugal pour des Syriens au pouvoir d’achat érodé par la guerre

AFP

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Dans le souk de Bab Srijeh, l’un des plus réputés de Damas, Abou Anas al-Hijazi scrute les étals de produits alimentaires mais renonce à acheter. Ses revenus ayant fondu avec la guerre, ce Syrien est contraint à un ramadan frugal.

“Nous avions l’habitude de convier six ou sept fois la famille et les amis à des repas copieux” pour l'”iftar”, la rupture du jeune au coucher du soleil, se souvient cet homme de 45 ans, chanteur dans un groupe se produisant lors de mariages.

“Mais maintenant, j’invite une ou deux fois, tout au plus”, ajoute-t-il.

Pour beaucoup en Syrie, pays à l’économie dévastée par plus de huit ans de guerre, les célébrations du ramadan ont dû se faire de plus en plus modestes.

Selon l’ONU, 83% de la population vit aujourd’hui sous le seuil de la pauvreté, contre 28% avant la guerre qui a éclaté en mars 2011 et fait plus de 370.000 morts.

Et 80% des ménages peinent à assurer leurs besoins alimentaires de base, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).

“Cette année, nous offrons de petites portions à la place des festins”, explique Abou Anas.

“Plus rien n’est pareil” qu’avant, regrette-t-il.

– “Pas assez d’argent” –

A l’instar d’Abou Anas, Rabbah Ammar souffre également des retombées socio-économiques de la guerre et contrôle strictement chaque dépense.

“Je viens au souk de Srijeh (…) car les prix y sont plus abordables”, explique cette femme de 52 ans habitant au sud de Damas.

Elle a économisé des mois durant en prévision du ramadan et doit adapter les ingrédients qu’elle utilise pour respecter son budget.

“Nous avons remplacé les petits pois par les fèves car elles sont moins chères et les courgettes sont désormais farcies au riz à cause du prix élevé de la viande”, raconte Mme Ammar.

A proximité, Abou Imad vaporise de l’eau sur les tomates charnues de son étal de primeurs pour leur donner belle allure.

Il affirme que les prix ont fortement baissé cette année.

“Le prix d’un kilogramme de concombres était de 700 livres syriennes (1,5 euro) l’année dernière (…) Aujourd’hui, il se vend à 200” livres (40 centimes d’euros), précise-t-il.

Assis à côté de cagettes de légumes, Talal Chawkal observe passer les clients devant son petit magasin.

Il explique que la baisse des prix cette année était liée à une hausse de l’offre. Les fermes de la Ghouta orientale, une région proche de Damas que le régime a reprise aux rebelles l’an dernier au terme d’une offensive militaire meurtrière, ont en effet recommencé à produire.

Mais la demande n’est pas au rendez-vous car “les gens n’ont pas assez d’argent pour acheter”, souligne-t-il.

– Achat à l’unité –

Porteur de courses depuis des années, Mohammad Imad Kobeissi pâtit également de l’érosion du pouvoir d’achat.

“Aujourd’hui, j’attends très longtemps avant qu’un client ne me demande” de l’aider, confie cet homme de 60 ans. La plupart des gens quittent le souk “avec un ou deux sacs” remplis tout au plus et “ils peuvent les porter sans moi”, dit-il.

Sur l’un des trottoirs de ce souk populaire, Abou Ammar arrange courgettes et concombres sur le chariot de bois qui lui sert de stand.

“Je travaille sur ce marché depuis l’âge de 10 ans”, explique cet homme de 60 ans.

“C’est la première année que des clients achètent les légumes à l’unité”, raconte ce déplacé originaire de la Ghouta orientale.

“Je comprends très bien la situation des gens (…) Personnellement, j’ai dû vendre ma voiture pour pouvoir assumer les dépenses quotidiennes”.

Parfois, poursuit-il, “des clients me demandent seulement trois courgettes, je les leur donne gratuitement et leur demande en contrepartie de prier pour moi”.

mam-lar/ho/bek/iw

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France

Vincent Lambert : les traitements ont repris, les parents demandent son transfert

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Les traitements pour maintenir en vie Vincent Lambert, en état végétatif depuis dix ans, ont repris mardi, conformément à la décision surprise de la cour d’appel de Paris, les parents demandant une nouvelle fois le transfert de leur fils dans un établissement spécialisé.

A lire aussi : Scènes de liesse et “remontada” : les avocats des parents de Vincent Lambert suscitent l’indignation

“Nous avons le plaisir de vous annoncer que le Dr Sanchez et le CHU ont remis en place l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert et ont arrêté sa sédation continue“, s’est félicité Me Jean Paillot devant la presse à la sortie de l’hôpital Sébastopol de Reims.

L’hôpital s’est ainsi conformé à la décision prise lundi soir par la cour d’appel de Paris ordonnant “à l’État français (…) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l’alimentation et l’hydratation” de Vincent Lambert.

“Grande victoire” ou “sadisme pur”

Le CDPH, comité de l’ONU, avait demandé à la France de surseoir à l’arrêt des traitements dans l’attente d’un examen du dossier sur le fond, mais la France considérait que cette préconisation était “dépourvue de caractère contraignant”, mettant en avant le “droit du patient à ne pas subir d’obstination déraisonnable“.

“Le combat, à partir d’aujourd’hui, c’est le transfert de Vincent dans une unité spécialisée où il sera pris en charge de manière bienveillante par des spécialistes et non plus par ce CHU qui n’a fait de lui qu’un mort en sursis”, a également déclaré l’autre avocat des parents, Me Jérôme Triomphe, reprenant une position maintes fois affirmée.

Ce énième coup de théâtre dans une affaire qui a connu de multiples rebondissements judiciaires depuis 2013, symbole du débat en France sur la fin de vie, a été fêté par la mère de Vincent Lambert, Viviane, y voyant “une très grande victoire”. Tandis que son neveu François, favorable à l’arrêt des traitements, a dénoncé du “sadisme pur”.

La nouvelle est tombée lundi soir en pleine marche parisienne réunissant plusieurs centaines de personnes réclamant “la vie pour Vincent”. Une énorme clameur a retenti quand l’autre avocat des parents, Me Jérôme Triomphe, a lancé à la foule, en apprenant leur victoire par téléphone : “On a gagné ! C’est la remontada !”

“Je trouve que c’est vraiment abject”, a réagi François Lambert sur Europe 1 concernant cette scène. “La douleur des parents de Vincent, je n’y crois plus. Je pense que c’est du militantisme qui a pris le dessus depuis de nombreuses années. Ils sont dans un déni absolu”, a-t-il dénoncé. Son avocat, Gérard Chemla, compte demander à l’État de former un pourvoi en cassation.

Décision valable six mois

L’interruption des traitements, couplée à une “sédation profonde et continue”, avait débuté lundi matin. Jusqu’à présent, tous les recours déposés par les avocats des parents avaient échoué. La famille est coupée en deux camps, d’un côté autour de ses parents, fervents catholiques opposés à l’arrêt des traitements qui considèrent leur fils comme lourdement handicapé, de l’autre autour de son épouse Rachel et son neveu François, qui entendent mettre fin à cet “acharnement thérapeutique”. 

En état végétatif depuis un accident de la route en 2008, l’ex-infirmier psychiatrique âgé de 42 ans n’a pas laissé de directive anticipée écrite.

Selon les avocats des parents, la décision de la cour d’appel est “provisoire” d’une “durée de six mois, permettant au comité de l’ONU d’étudier le dossier”. Le président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), Jean-François Delfraissy a souhaité que “ce répit judiciaire” permette de “retrouver un peu de sérénité”.

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France

Stand LBGT dégradé en Vendée : des étudiants d’un établissement catholique impliqués

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Deux interpellations devaient avoir lieu mardi après des dégradations commises samedi sur un stand LGBT en Vendée, a indiqué le parquet de La-Roche-sur-Yon, et plusieurs étudiants d’un institut catholique sont impliqués, a indiqué la direction de l’établissement. “Les actes d’enquête sont toujours en cours, deux interpellations et des auditions menées en parallèle sont prévues aujourd’hui”, a déclaré le parquet.

Dans plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, un groupe de jeunes hommes est aperçu en train de commettre des dégradations sur un stand du centre LGBT de Vendée, installé samedi sur la place Napoléon de La Roche-sur-Yon, à l’occasion d’une “journée de lutte contre l’homophobie et la transphobie”. Certains portent un drapeau ou un sweat à l’effigie de La Manif pour tous et scandent “Homo-folie ça suffit !”. 

“Nous sommes empoisonnés par cette minorité”

Au moins dix étudiants actuellement en licence à l’Institut catholique d’études supérieures (Ices) faisaient partie de ce groupe, a indiqué lundi la direction de l’établissement universitaire en conférence de presse. Deux autres n’ont pas encore été formellement identifiés mais sont soupçonnés d’appartenir également à cette école. “Nous sommes empoisonnés par cette minorité” qui est “radicalisée, très politisée”, a déclaré Eric de Labarre, le président de l’Ices qui compte 1 300 étudiants.

“Il y a dans cet établissement une poignée de militants engagés à droite ou très à droite et qui par moments pèsent sur l’établissement”, a-t-il ajouté. Un conseil de discipline aura lieu le 28 mai pour chacun des étudiants concernés, qui risquent l’exclusion définitive.

“Un discours de haine”

“On vendait des gâteaux, on vendait des petites licornes, on interpellait les gens avec des petits quizz pour répondre à des questions pour les sensibiliser à l’homophobie, on avait des affiches… et j’ai besoin d’être protégée parce que je fais ça ?”, a réagi Sophie Proquin Salacroup, présidente du centre LGBT Vendée.

La Ligue des droits de l’homme, AIDES, le Planning familial 85, Trans Inter action et le centre LGBT Vendée ont porté plainte dimanche, selon cette militante qui dénonce “un discours de haine” prôné “tous les ans par la Manif pour tous” à l’occasion de cette manifestation.

La Manif pour tous avait toutefois condamné ces actes “inqualifiables et odieux” et affirmé n’avoir “aucun lien” avec ces jeunes. Un rassemblement aura lieu vendredi à La-Roche-sur-Yon pour “dénoncer les actes homophobes et plus largement toutes les discriminations”, a écrit mardi le maire Luc Bouard sur Twitter. 

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