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Macron propose de travailler plus pour payer moins d’impôts

AFP

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Emmanuel Macron a proposé jeudi de réduire “significativement” l’impôt sur le revenu pour répondre à “l’injustice fiscale” dénoncée lors du grand débat, mais en appelant les Français à travailler plus pour financer cette baisse, tout en justifiant sa suppression de l’ISF.

“Je ne veux pas de hausse d’impôts et je veux des baisses pour ceux qui travaillent en réduisant significativement l’impôt sur le revenu”, a-t-il affirmé lors de sa conférence de presse organisée à l’issue du grand débat national pour répondre à la crise des “gilets jaunes”.

Le président de la République était attendu sur la question de la baisse de l’impôt sur le revenu, jugée prioritaire par 18,8% des participants au grand débat et adoubée par plusieurs ministres, dont celui des Finances Bruno Le Maire.

“J’ai demandé au gouvernement de mettre en oeuvre cette baisse d’impôt en la finançant par la suppression de certaines niches fiscales pour les entreprises, la nécessité de travailler davantage et des réductions de notre dépense publique”, a expliqué M. Macron.

Le président a estimé à environ cinq milliards d’euros la baisse de l’impôt sur le revenu, qui rapporte plus de 75 milliards par an à l’Etat, soit environ 13%.

“Autour de cinq milliards, je pense que ce serait une bonne chose”, a-t-il affirmé, tout en laissant au gouvernement le soin de “définir le quantum”.

Pour financer cette mesure, il a évoqué l’allongement de la durée de cotisation pour le départ en retraite, sans toucher pour autant à l’âge légal qui est actuellement de 62 ans ni supprimer un jour férié, des pistes évoquées par la presse au cours des derniers jours.

“Travailler plus, ça peut se faire d’une autre manière, (comme) allonger la durée des cotisations et de laisser le libre choix”, a-t-il soutenu. Cette “option permet de dégager des économies pour réinvestir dans des baisses d’impôts”, a-t-il ajouté.

Pour financer cette mesure, le président a évoqué d’autres pistes pour les financer, notamment la réduction des niches fiscales dont bénéficient les entreprises. “Pas celles des ménages ou des particuliers”, a-t-il assuré.

– Des organismes “inutiles” –

M. Macron a notamment rappelé que les entreprises bénéficiaient déjà d’une baisse de l’impôt sur les sociétés, qui doit être ramené à 25%, soit la moyenne européenne, à la fin du quinquennat en 2022.

“Il me semble que la meilleure orientation pour répondre aux besoins de justice fiscale n’est pas d’augmenter les impôts de tel ou tel, mais plutôt de baisser les impôts pour un maximum de nos concitoyens, en particulier pour celles et ceux qui travaillent”, a-t-il affirmé, en se référant spécifiquement aux classes moyennes.

Le président a également insisté sur le besoin de réduire la dépense publique pour que “les baisses d’impôt d’aujourd’hui ne soient pas financées par de la dette supplémentaire”.

“Il y a beaucoup d’organismes dont j’ai demandé la fermeture au gouvernement”, a-t-il souligné, sans donner de précision. Le Premier ministre Edouard Philippe “est en train de piloter ce travail”, a-t-il ajouté.

“On a énormément gardé d’organismes inutiles, de comités, de structures: il faut que l’on réduise tout cela massivement”, a-t-il assuré.

M. Macron a toutefois défendu la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) dès le début de son quinquennat, une mesure souvent critiquée lors du grand débat et lors des manifestations des gilets jaunes.

A ses yeux, il s’agit d’une “réforme pour produire, pas une réforme pour les plus fortunés”. Il a toutefois souligné que la suppression de l’ISF serait “évaluée en 2020”. “Nous regarderons son efficacité. Si elle n’est pas efficace, nous la corrigerons”, a-t-il assuré.

D’une manière générale, M. Macron a assuré avoir “déjà baissé significativement” les impôts “dans des proportions non négligeables durant ces deux premières années qui touchent nos concitoyens et les entreprises”.

Le chef de l’Etat a d’ailleurs rappelé la suppression progressive de la taxe d’habitation sur le quinquennat ou encore “la défiscalisation et désocialisation” des heures supplémentaires annoncées en décembre pour répondre à la crise des gilets jaunes.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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France

Face au manque de marins, les métiers de la pêche soignent leur image

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Comment recruter 1 200 à 2 000 marins en cinq ans ? Les besoins de main d’oeuvre dans les métiers de la pêche se heurtent à la désaffection des jeunes pour ce secteur, qui déploie pourtant formations attractives et campagne de promotion pour séduire.

Seul élève dans sa classe

 “Le métier de marin-pêcheur, il ne faut pas forcément être né dedans”

“Depuis tout petit j’adore la pêche, j’ai plusieurs oncles marins pêcheurs, ça m’a donné envie de faire ce métier”, raconte Pierre Rousselot, 16 ans, qui a intégré l’école des pêches des Sables d’Olonne et de l’île d’Yeu (Vendée) en septembre pour préparer un CAP “matelot”.

Dans la salle de classe qui surplombe le port de plaisance, il est pourtant le seul élève attablé, son unique camarade ayant rapidement abandonné après la rentrée. Sur neuf élèves en formation, seulement trois ont passé leur diplôme en juin dernier, après deux ans d’apprentissage.

“C’est un peu compliqué, il faut vite prendre le pli, mais ça me plaît”, lance l’apprenti qui part en mer à la journée. Mais d’autres matelots peuvent passer jusqu’à 40 jours sur un bateau: face à des conditions de travail atypiques et difficiles surtout en période hivernale, certains jettent l’éponge.  Ils abandonnent “parce qu’ils se sont trompés de voie ou que c’est compliqué pour eux d’être loin de leurs familles et de leurs amis lorsqu’ils passent plusieurs jours en mer”, explique Jacky Couthouis, le directeur de l’école, précisant que “certains sont malades dès le début” ou “ne s’entendent pas avec l’équipage et n’ont pas la motivation de chercher un nouveau patron”.

Bateaux plus modernes, confortables et sécurisés

Les conditions de travail ont pourtant évolué. “Les pêcheurs ne passent pas beaucoup plus de 200 à 220 jours en mer dans l’année”, ce qui leur laisse près de 150 jours à terre, précise Jacky Couthouis. La flotte vieillissante est progressivement remplacée par des bateaux plus modernes, confortables et sécurisés. Et le salaire, très attractif, dépasse souvent deux fois le Smic, selon l’établissement.

Ces gages ne suffisent pas à redorer l’image d’une filière abîmée par la crise du gazole, selon le directeur. “Jusque dans les années 80–90, il y avait du monde dans les écoles mais avec la crise les effectifs ont commencé à chuter. Aujourd’hui, on paye les pots cassés”, déplore-t-il.

Pour susciter des vocations, cette école des pêches ouvre ses portes, communique sur les mesures de sécurité inculquées aux marins, propose avec Pôle emploi une formation rémunérée avant l’embauche et a instauré des formations courtes pour adultes. “Ça m’a toujours attiré, ce n’est pas un travail salarié et j’ai de la famille qui a un bateau en Bretagne”, confie Allan Copy, trentenaire et ancien pompier en région parisienne, qui passe actuellement son certificat “matelot pont”.

Besoin de 1 500 à 2 000 marins

“Sur les cinq prochaines années, on a besoin d’environ 1 500 à 2 000 marins, du matelot au patron de pêche”, d’autant que de nombreux chefs d’entreprises vont également partir à la retraite, souligne le comité national des pêches.  Plus de 1 000 patrons de pêche devraient ainsi quitter le métier dans les cinq ans qui viennent, selon cette source qui a recensé en 2017 quelque 15 000 marins pêcheurs équivalent temps plein et environ 5 000 chefs d’entreprise à la pêche.

De son côté, le comité national des pêches a lancé en mars une campagne de promotion qui s’intitule “Lignes d’horizon”, présentée sous forme d’un documentaire en trois séquences, accessible sur un site internet dédié. “L’idée principale, c’est de s’adresser aux jeunes et à leur familles, pas forcément issus du littoral, et de leur expliquer que le métier de marin-pêcheur, il ne faut pas forcément être né dedans, mais que c’est ouvert à tout le monde”, précise le comité.

Encore trop récente pour voir si elle porte ces fruits, cette campagne sert surtout de support de présentation aux professionnels dans les forums d’emploi, comme celui qui sera installé dans la prochaine exposition “La Mer XXL”, du 29 juin au 10 juillet à Nantes. Transport maritime, pêche, construction navale, énergies renouvelables, aquaculture… L’événement dédié aux océans consacrera une large place aux différentes facettes de ces métiers qui recrutent.

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France

Ecotourisme: les parcs naturels régionaux veulent devenir des destinations à part entière

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Forts de l’engouement pour des vacances “au vert”, les 53 parcs naturels régionaux de France veulent devenir des destinations écotouristiques à part entière, et préparent notamment pour 2020 le lancement de séjours combinant hébergement et activités.

Ces parcs naturels régionaux – dont deux ultramarins en Martinique et en Guyane – représentent plus de 15% du territoire français. Ils ont été créés en 1967 par le général de Gaulle, et sont gérés par des syndicats mixtes regroupant des collectivités locales.

Leur mission est de protéger les paysages et le patrimoine naturel, de contribuer à l’aménagement du territoire mais aussi d’assurer l’accueil et l’information du public.

“Contrairement aux parcs nationaux avec lesquels on nous confond souvent, les parcs naturels régionaux sont habités. Et nous oeuvrons pour le développement de ces territoires, la biodiversité ne s’opposant pas à l’activité humaine”, résume pour l’AFP Mickaël Weber, président de la fédération des Parcs naturels régionaux de France.

“Nous voulons mieux nous faire connaître, mettre en avant nos valeurs environnementales et faire en sorte que les parcs soient identifiés comme des destinations écotouristiques. Nous sommes mûrs pour créer une offre touristique”, estime-t-il.

La fédération souhaite tirer parti de l’engouement des vacanciers pour des séjours “au vert” et respectueux de l’environnement.

“Les consommateurs se posent beaucoup de questions, par exemple sur le fait de prendre ou pas l’avion. Il y a une quête de sens, ils ne veulent pas juste voir de beaux paysages. Et on veut porter ce projet-là en proposant des projets touristiques innovants”, renchérit Eric Brua, directeur de la fédération.

Il indique que les parcs naturels régionaux ambitionnent de proposer, dès 2020, “des séjours comme un tour-opérateur, via une interface où on pourra réserver un hébergement et des activités. On commencera par mettre en musique ce qui existe déjà, car certains parcs, comme celui du Queyras, proposent déjà des séjours touristiques en hôtel ou gîte avec des randonnées”.

La fédération s’appuiera également sur sa marque déposée “Valeurs Parc Naturel régional”, un label qui met en valeur des produits alimentaires locaux (viande, légumes, confitures) mais aussi des restaurants et des hébergements, et dont bénéficient quelque 2.000 entreprises en activité dans les parcs.

“Je dirais que mon territoire est remarquable de simplicité. Avec 11 habitants au m2, il y a une vraie ruralité, comme dans beaucoup d’autres parcs. Mais nous sommes aussi innovants: en juin sera inaugurée la grande traversée en vélo du Massif Central, soit 1.340 kilomètres, avec tous les 40 kilomètres des bornes pour recharger les VTT électriques”, souligne Philippe Connan, président du parc de Millevaches en Limousin.

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France

Perturbateurs endocriniens: l’UFC-Que Choisir alerte sur certains produits à base de soja

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L’UFC-Que Choisir annonce jeudi avoir saisi les autorités sanitaires et les services de répression des fraudes à l’issue d’analyses sur des produits alimentaire à base de soja, montrant des teneurs “particulièrement préoccupantes” en phytoestrogènes, suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

Le soja, alternative pour les personnes souhaitant limiter leur consommation de viande, est “aussi une source importante de phytoestrogènes, appelés isoflavones dans le cas du soja”, indique l’association de défense de consommateurs dans son communiqué.

“Ces substances, dont la structure moléculaire est proche d’une hormone naturelle du corps humain, pourraient être des perturbateurs endocriniens et favoriser certains cancers, voire agir sur le fœtus, le jeune enfant ou la fertilité. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, NDLR) avait émis dès 2005 un avis pour limiter la présence de ces substances et mieux informer les consommateurs”, rappelle l’UFC.

En laboratoire, elle a mesuré les doses de phytoestrogènes dans 55 aliments courants à base de soja – plats préparés, biscuits, desserts, boissons, apéritifs et sauces – et fait état de “résultats particulièrement préoccupants”, certains produits “excédant très largement les doses maximales admissibles” par rapport aux préconisations de l’Anses, indique l’UFC.

L’association cite notamment une boisson au soja dont un seul verre “apporte à lui seul près de 150% de la dose maximale admissible pour un adulte”, ou une “seule poignée de graines de soja toastées pour apéritif qui renferme plus de cinq fois la dose maximale”.

Les phytoestrogènes, “des protéines bon marché”, peuvent aussi être ajoutées par les fabricants dans certaines produits à base de viande: sur les 12 analysés par l’UFC, “cinq apportent dans une portion plus d’un quart de la dose maximale”.

Plus généralement, l’association de défense des consommateurs rappelle que c’est aussi “le cumul” de produits à base de soja “qui pose problème”, et que leur consommation régulière “expose ainsi les consommateurs à de forts dépassements équivalents à deux fois et demie la dose maximale admissible pour les adultes ou les enfants”.

L’UFC a saisi l'(Anses) pour qu’elle “réévalue le niveau de risque pour les consommateurs”, au regard notamment “des nouvelles habitudes de consommation”.

Elle a également demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) “de rendre obligatoires sur l’étiquetage les teneurs en phytoestrogènes présentes dans les produits, ainsi qu’une mention sur les restrictions à la consommation pour les enfants et les femmes enceintes”.

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