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Le Sri Lanka paye le prix du sang pour ses querelles politiques

AFP

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L’impuissance du Sri Lanka à empêcher les attentats jihadistes du dimanche de Pâques, qui ont fait 253 morts et quelque 500 blessés, est partiellement imputable à la lutte de pouvoir à sa tête, selon les experts.

Jeudi, le plus haut responsable du ministère de la Défense a dû tirer les conséquences de cette faillite. Dans une lettre de démission au président Maithripala Sirisena, qui est aussi le ministre de la Défense (et de l’Intérieur), il a dit “qu’il acceptait la responsabilité” de l’échec, a indiqué à l’AFP une source ministérielle qui a requis l’anonymat.

L’État sri-lankais a reconnu sa “défaillance” dans sa mission d’assurer la sécurité nationale, alors qu’il disposait d’informations cruciales de la communauté du renseignement. Celles-ci indiquaient qu’un mouvement islamiste radical local s’apprêtait à commettre des attentats.

Mais ces informations sont arrivées dans un contexte de guerre ouverte entre le président et le Premier ministre Ranil Wickremesinghe, chacun essayant de se débarrasser de l’autre en lui mettant tous les bâtons possibles dans les roues.

“Il y a clairement eu une défaillance de la communication de renseignements. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités car si l’information avait été transmise aux bonnes personnes, cela aurait pu permettre d’éviter ou minimiser” ces attaques, a concédé mercredi en conférence de presse le vice-ministre de la Défense, Ruwan Wijewardene.

Des kamikazes se sont fait exploser dimanche matin dans trois hôtels de luxe de la capitale Colombo et dans trois églises chrétiennes bondées qui célébraient la messe de Pâques, l’une à Colombo et les deux autres ailleurs dans le pays, à Negombo et Batticaloa.

Les autorités attribuent ce bain de sang au groupe extrémiste local National Thowheeth Jama’ath (NTJ). L’organisation jihadiste État islamique (EI) a revendiqué ces attaques, publiant une vidéo de huit hommes lui faisant allégeance.

Les signaux étaient pourtant là.

Le 11 avril, le chef de la police du Sri Lanka a rédigé une note d’alerte indiquant que le NTJ préparait des attaques suicides contre des “églises emblématiques”, en se fondant sur des éléments transmis par une agence de renseignement étrangère.

Le document a été transmis à plusieurs hauts responsables mais ni au Premier ministre ni au vice-ministre de la Défense.

– Alliés devenus ennemis –

Un manque de communication qui surprend peu les observateurs de la scène politique sri-lankaise, dominée depuis des mois par la lutte sourde entre les deux têtes de l’exécutif.

Alliés de circonstance il y a quatre ans pour déloger du pouvoir l’homme fort d’alors, Mahinda Rajapakse, les deux hommes aux personnalités antagonistes se sont depuis retournés l’un contre l’autre.

“Dans le cadre de sa guerre en cours avec le Premier ministre, le président a essayé de l’affaiblir de nombreuses façons, y compris en prenant la police sous son contrôle”, déclare Alan Keenan, spécialiste du Sri Lanka à l’International Crisis Group (ICG).

“Donc il est tout à fait possible que la police ne veuille pas partager d’informations avec les ministres qui ne sont pas alignés sur le président.”

La rivalité entre les deux hommes avait éclaté au grand jour à l’automne dernier, lorsque le chef de l’État avait limogé le Premier ministre, déclenchant une grave crise politique.

Ranil Wickremesinghe s’était opposé à son renvoi, arguant que le geste était inconstitutionnel et qu’il détenait toujours la majorité parlementaire. Après sept semaines de chaos politique, le président Sirisena avait été forcé de réinvestir son concurrent.

Quelques heures après les attentats suicides dimanche, le chef de gouvernement a convoqué une réunion d’urgence avec les chefs des armées. Or ceux-ci ont refusé de s’y rendre, indiquant qu’ils ne répondaient qu’au président – alors en vacances hors du Sri Lanka -, ont rapporté à l’AFP des sources gouvernementales.

Les responsables militaires n’ont finalement accepté de s’entretenir avec M. Wickremesinghe que lorsque celui-ci s’est présenté en personne à leur QG au ministère de la Défense.

– “Négligence criminelle” –

Pour Paikiasothy Saravanamuttu, président du Centre for Policy Alternatives à Colombo, MM. Sirisena et Wickremesinghe ont laissé leur animosité mutuelle supplanter leur mission d’intérêt général.

“Mais à quoi jouent ces deux-là?”, s’étonne-t-il.

“Les leaders sont là pour protéger le peuple et ont échoué à le faire. (…) (Des gens) ont payé de leur vie. C’est de la négligence criminelle”, estime-t-il.

Mais les deux responsables ne sont pas les seuls à blâmer, pondère le commentateur politique Kusal Perera: les attentats représentent aussi un échec monumental de la police. D’autant plus que celle-ci connaissait le NTJ et son potentiel pour perpétrer des attaques, ayant saisi des explosifs et détonateurs lors d’un raid au mois de janvier.

“Est-ce que leur seul rôle est de collecter des informations, pas de questionner les suspects? Durant la guerre civile, ils n’attendaient jamais un ordre du président ou du Premier ministre pour arrêter des suspects et interroger des gens”, souligne-t-il.

Pour l’expert de l’ICG Alan Keenan, “les Sri-Lankais ont tout à fait le droit d’être en colère mais le problème c’est qu’ils n’ont personne à mettre face à ses responsabilités”.

“Vous avez un peuple terrifié, brisé, qui cherche un leadership et ne le trouve pas.”

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Cinq Catalans emprisonnés entrent au parlement espagnol

AFP

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Cinq indépendantistes catalans, élus lors des dernières législatives, vont être autorisés à sortir quelques heures de prison mardi pour prêter serment lors de la session inaugurale du parlement espagnol.

Oriol Junqueras, Jordi Sanchez, Jordi Turull, Josep Rull et Raül Romeva ont été élus députés pour les quatre premiers et sénateur pour le dernier lors des élections du 28 avril qui ont vu le chef du gouvernement socialiste sortant, Pedro Sanchez, arriver en tête.

Emprisonnés depuis plus d’un an, ils ont obtenu lundi une première permission de la Cour suprême, qui les juge depuis février pour avoir tenté de faire sécession de l’Espagne en octobre 2017, pour s’enregistrer à la Chambre des députés et au Sénat.

Et ils pourront de nouveau sortir mardi, le temps d’assister à partir de 10h00 (08h00 GMT) à la session inaugurale où doivent être élus entre autres les présidents et les bureaux des deux assemblées.

Encadrés par la police, les cinq nouveaux élus devront entre autres mardi jurer de respecter la Constitution espagnole, celle-là même qu’ils sont accusés d’avoir violée dans leur marche vers l’indépendance.

“On veut nous faire taire et nous marginaliser, et les urnes nous ont redonné voix”, s’est félicité Oriol Junqueras, président du parti Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et ancien vice-président du gouvernement régional catalan, dans une interview écrite avec l’AFP depuis sa prison.

M. Junqueras est également candidat d’ERC aux européennes dimanche. Depuis 2017, les séparatistes placent en tête de liste leurs dirigeants en détention ou exilés, comme l’ancien président régional Carles Puigdemont, pour dénoncer leur situation ou tenter de les faire libérer.

Les conservateurs du Parti populaire (PP) et les libéraux de Ciudadanos ont annoncé leur intention de déposer des recours pour priver les indépendantistes de leur siège.

“La démocratie espagnole doit aussi être défendue hors des tribunaux face à ceux qui veulent en finir avec elle”, a justifié le leader du PP, Pablo Casado.

Les deux chambres seront chargées de trancher la question de l’éventuelle suspension de ces cinq élus actuellement jugés et incarcérés.

– Dur dialogue –

La Cour suprême a refusé de mettre fin à leur détention provisoire comme le réclamaient les avocats des cinq indépendantistes, estimant que leurs droits à la liberté d’expression et d’opinion n’étaient pas compromis.

Et elle a souligné que l’autorisation de sortie accordée mardi était “exceptionnelle”, sans se prononcer explicitement sur la possibilité de leur en accorder d’autres pour assister aux sessions parlementaires.

Ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences politiques pour Pedro Sanchez, qui a remporté les élections sans majorité absolue.

Si les députés indépendantistes en détention ne peuvent pas voter le jour de son investiture, leur vote sera alors assimilé à une abstention, ce qui abaissera automatiquement le seuil de la majorité. M. Sanchez n’aura alors pas besoin des partis séparatistes catalans pour être réélu à la tête du gouvernement espagnol.

Un an et demi après la tentative de sécession de la Catalogne, la pire crise politique qu’ait vécu l’Espagne en quarante ans de démocratie, le dossier reste explosif.

Pedro Sanchez, qui a renversé en juin 2018 le conservateur Mariano Rajoy, parie sur le “dialogue” avec les Catalans malgré les difficultés. La droite continue elle de tirer à boulets rouges sur ses tentatives de rapprochement, réclamant la suspension de l’autonomie de la Catalogne, toujours dirigée par les séparatistes.

Ces derniers, qui considèrent leurs dirigeants emprisonnés comme des “prisonniers politiques”, soufflent le chaud et le froid.

ERC se dit ouvert à négocier mais persiste à réclamer un référendum d’autodétermination, condition inacceptable pour Madrid, et a empêché l’élection au Sénat du socialiste catalan Miquel Iceta, premier choix de Pedro Sanchez pour présider la chambre haute.

En réponse, le ministre des Affaires étrangères Josep Borrell, qui est Catalan, a fustigé leur “attitude totalitaire” et leur “sectarisme”. Pendant que les socialistes proposaient non plus un, mais deux Catalans pour présider les deux chambres: le philosophe Manuel Cruz pour le Sénat et la ministre chargée des relations avec les régions Meritxell Batet pour la chambre des députés.

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L’Iran dénonce les “railleries génocidaires” de Trump

AFP

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Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a répondu lundi aux menaces de Donald Trump en affirmant que les “railleries génocidaires” du président américain ne mettraient “pas fin à l’Iran”.

L’hôte de la Maison Blanche “espère réussir là où Alexandre (le Grand), Gengis (Khan) et les autres agresseurs ont échoué”, a écrit M. Zarif sur Twitter en référence à deux conquérants étrangers ayant dominé la Perse, l’ancien nom de l’Iran, à une période donnée de son histoire plurimillénaire.

“Les Iraniens sont restés debout pendant des millénaires alors que leurs agresseurs (sont) tous partis. Le #TerrorismeEconomique et les railleries génocidaires ne mettront pas +fin à l’Iran+”, a-t-il lancé.

“#NeJamaisMenacerUnIranien. Essayez le respect – ça marche”, a aussi rétorqué M. Zarif.

La veille, M. Trump avait écrit sur le même réseau social: “si l’Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l’Iran. Plus jamais de menaces à l’encontre des Etats-Unis”.

Lundi soir, le président américain, qui ne cesse de souffler le chaud et le froid, a pourtant semblé tempérer la réalité de la menace iranienne: “Nous n’avons aucune indication que quelque chose s’est passé ou va se passer”, a déclaré M. Trump à des journalistes à la Maison Blanche, tout en renouvelant ses menaces en cas d’attaque.

Les relations entre Washington et Téhéran connaissent un nouvel accès de fièvre, après le renforcement début mai de la présence militaire américaine au Moyen-Orient pour faire face à de présumées “menaces” iraniennes.

Elles ont réveillé les craintes d’un affrontement entre l’Iran et les Etats-Unis ou certains des alliés régionaux de Washington comme l’Arabie saoudite, que M. Zarif accuse de pousser M. Trump à adopter une ligne dure contre son pays.

– “Encourager les crimes de guerre” –

Face au renforcement militaire américain dans la région, l’Iran ne cesse de répéter qu’il ne veut pas la guerre tout en prédisant une “défaite” à l’Amérique si celle-ci décide de céder à l'”illusion” de vouloir l’attaquer.

M. Zarif a accusé dans un tweet certains responsables américains de “fouler aux pieds la diplomatie” et “d’encourager les crimes de guerre avec des ventes d’armes massives à des despotes”.

Alors que la communauté internationale s’inquiète de ces tensions croissantes, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a lui donné un conseil “aux Iraniens: ne sous-estimez pas la résolution de la partie américaine”.

Les Américains “ne cherchent pas le conflit, ils ne veulent pas la guerre avec l’Iran, mais si des intérêts américains sont attaqués, ils riposteront et c’est une chose à laquelle les Iraniens doivent réfléchir très, très attentivement”, a-t-il ajouté en faisant porter la responsabilité de la situation actuelle aux “activités déstabilisatrices” de l’Iran.

Historiquement mauvaises, les relations entre la République islamique d’Iran et les Etats-Unis se sont nettement détériorées depuis que M. Trump a décidé, en mai 2018, de dénoncer unilatéralement l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

Par cet accord, censé apaiser les craintes de la communauté internationale relatives à une éventuelle fabrication par l’Iran de la bombe atomique, Téhéran a accepté de brider drastiquement son programme nucléaire en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales.

– “Fausse information” –

Mais conséquence de la dénonciation de ce texte par Washington, l’administration de Donald Trump a rétabli les sanctions économiques américaines contre l’Iran.

Cette politique, qualifiée de “terrorisme économique” par Téhéran, empêche l’Iran de bénéficier des avantages qu’il escomptait de l’accord nucléaire.

Engagé dans une politique de “pression maximale” vis-à-vis de Téhéran, M. Trump entend amener l’Iran à négocier un accord “meilleur” que celui de Vienne.

Excluant toute négociation “avec le gouvernement américain actuel”, l’Iran menace de se désengager progressivement de l’accord nucléaire si ses partenaires encore parties au texte (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) ne lui permettent pas de contourner les sanctions américaines et de bénéficier des avantages promis par ce pacte.

Après s’être dit ouvert à des discussions avec Téhéran, Donald Trump a aussi affirmé lundi que son administration n’avait pas cherché à engager un dialogue avec ce pays, ajoutant que Téhéran devrait faire le premier pas s’il souhaitait négocier avec Washington.

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Joko Widodo remporte un second mandat à la tête de l’Indonésie

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Le président Joko Widodo a été élu pour un second mandat à la tête de l’Indonésie, a annoncé la commission électorale mardi dans la capitale placée sous haute sécurité, alors que son adversaire Prabowo Subianto menace de faire descendre ses partisans dans la rue.

Joko Widodo, surnommé “Jokowi”, a obtenu 55,5% des voix, contre 44,50% pour l’ex-général Prabowo Subianto, selon le décompte final de la commission électorale (KPU).

Le président sortant, arrivé à la tête de la troisième démocratie au monde en 2014 avec 53,15% des voix remporte ce scrutin avec une avance plus nette et obtient 85,6 millions des voix, contre 68,6 millions pour son adversaire.

“Cette décision a été annoncée le 21 mai (…) et sera effective immédiatement”, a déclaré le chef de la commission Arief Budiman au cours d’une conférence diffusée très tôt mardi matin en direct par les médias locaux.

– Résultats en pleine nuit-

La publication officielle des résultats était initialement attendue mercredi. Mais la commission a finalement annoncé les résultats en pleine nuit, alors que les autorités ont renforcé la sécurité dans la capitale par crainte de manifestations de l’opposition.

Quelque 32.000 membres des forces de l’ordre ont été déployés dans Jakarta en prévision de l’annonce des résultats et le bâtiment de la commission électorale a été barricadé et protégé par des rouleaux de fils de fer barbelés pour empêcher toute intrusion.

Aucun mouvement de foule n’a été observé dans la capitale mardi matin mais les axes routiers menant vers le centre ont été bloqués pour les bus, ont constaté des photographes de l’AFP.

Depuis le scrutin du 17 avril auquel plus de 190 millions d’Indonésiens étaient appelés à voter, le candidat d’opposition Prabowo Subianto conteste le décompte des voix et a déclaré avoir remporté l’élection en citant des sondages alternatifs.

Les candidats ont maintenant trois jours pour contester éventuellement les résultats devant la cour constitutionnelle, sinon les résultats seront officialisés le 24 mai.

– Risque de manifestations –

Le candidat battu n’a pas indiqué immédiatement s’il allait remettre en cause officiellement les résultats mais Azis Subekti, un représentant du camp Prabowo Subianto, a refusé de signer les documents présentés par la commission.

Cité par le média en ligne detik.com, il a expliqué “ne pas vouloir se rendre et continuer à se battre contre l’injustice, la fraude et les abus” et “tous les mensonges qui abîment notre démocratie”.

Les autorités appellent depuis plusieurs jours les partisans de Prabowo Subianto à ne pas manifester, mettant notamment en avant un risque d’attentats terroristes.

La police indonésienne a indiqué vendredi avoir procédé à des dizaines d’arrestations d’individus suspectés de liens avec l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), dont certains préparaient des attentats en vue de l’annonce des résultats des élections.

Devant le risque de fracture du pays, plusieurs partis, dont certains de l’opposition, ont appelé les Indonésiens à reconnaître les résultats de l’élection, ainsi que les influentes organisations musulmanes Nahdlatul Ulama et Muhammadiyah qui comptent des dizaines de millions de membres.

L’organe de supervision des élections (Bawaslu) a rejeté lundi les allégations de fraudes “massives” brandies par l’opposition estimant que les irrégularités du scrutin étaient mineures et pas de nature à changer le résultat.

“L’ampleur des abus et des erreurs au cours de l’élection a été au total très modeste”, a également observé Kevin O’Rourke, un analyste politique de Jakarta interrogé par l’AFP avant la proclamation des résultats.

Prabowo Subianto “et son camp s’attachent à des défauts mineurs et des problèmes minuscules dans l’espoir d’influencer l’opinion et d’enlever à Joko Widodo sa légitimité”, a-t-il ajouté.

Joko Widodo, 57 ans, vu comme un musulman modéré dans un pays où l’islam conservateur progresse, avait choisi comme candidat à la vice-présidence le prédicateur conservateur Ma’ruf Amin afin de donner des gages à l’électorat religieux.

Son rival de 67 ans s’était de son côté rapproché des groupes islamiques les plus radicaux en vue du scrutin.

L’ancien général Prabowo Subianto, qui se présente comme un homme à poigne, avait choisi comme colistier Sandiaga Uno, un ex-homme d’affaire.

L’ex-militaire qui tente depuis une quinzaine d’année de parvenir au pouvoir, avait déjà perdu devant Joko Widodo en 2014 et avait déposé un recours en justice avant de s’incliner.

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