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EDF: la réorganisation, un chantier complexe avec le nucléaire en son cœur

AFP

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Le chantier complexe de la réorganisation d’EDF, qui devrait faire l’objet d’un point d’étape en conseil d’administration fin mai, a été lancé l’an dernier par le président Emmanuel Macron afin de sanctuariser l’activité nucléaire du groupe. Voici les principaux enjeux.

Pourquoi réorganiser l’entreprise?

L’Etat, qui est actionnaire à près de 84% de l’entreprise, a demandé l’an dernier à sa direction de proposer « les évolutions du groupe qui permettent de faire face aux défis auxquels l’entreprise est confrontée dans le nucléaire, les énergies renouvelables, les services énergétiques et les réseaux ».

Les activités d’EDF sont aujourd’hui de natures différentes.

D’une part, le nucléaire suppose des investissements lourds avec un horizon de très long terme: une centrale peut fonctionner 60 ans, avant d’être démantelée pendant encore plusieurs années. D’un autre côté, EDF mène de nombreuses autres activités (renouvelables, services, réseaux…) sur un horizon beaucoup plus court.

Le gouvernement veut notamment assurer la capacité du groupe, lourdement endetté (33,4 milliards d’euros à fin 2018) à assurer ses investissements dans le nucléaire au moment où EDF rénove son parc pour prolonger sa vie.

La question cruciale est aussi celle du coût d’un éventuel renouvellement du parc nucléaire après 2021: même si de nouveaux EPR doivent coûter moins chez que celui de Flamanville (10,9 milliards d’euros à ce jour), cela représenterait un investissement majeur qui devrait s’appuyer sur des subventions.

Autre question pour l’activité nucléaire: comment garantir à EDF des revenus stables, à l’abri de l’évolution des prix de gros de l’électricité sur le marché. L’Etat veut une « nouvelle régulation du parc nucléaire existant ». Le mécanisme actuel, très critiqué par EDF, qui juge le tarif pas assez élevé et trop favorable à ses concurrents, prend fin en 2025.

Quels sont les scénarios?

Alors que les syndicats craignent un « démantèlement », le gouvernement a écarté le scénario d’une scission pure et simple.

« Les propositions d’évolution devront impérativement préserver l’intégrité du groupe et permettre de dédier les moyens et financements adéquats pour chaque activité », a posé l’Elysée.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Françoise de Rugy, a évoqué une réorganisation possible avec une « société mère » et des filiales: « le débat est de savoir quels actifs nous mettons dans telle ou telle structure pour être efficace dans la durée ».

Le nucléaire pourrait ainsi avoir une place à part pour le sanctuariser et le protéger des soubresauts des marchés.

L’Etat s’est dit prêt a une renationalisation totale ou partielle: l’exécutif a indiqué l’an dernier avoir engagé une « réflexion sur le renforcement de sa participation au capital de l’entreprise en lien avec les enjeux et risques particuliers de l’activité nucléaire ».

L’Etat décidera « courant 2019 » d’une possible montée au capital, selon le Premier ministre Edouard Philippe.

Quelles sont les étapes?

Le chantier a été lancé officiellement fin novembre 2018, lorsque le président Emmanuel Macron a présenté les grandes lignes de la future programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Le comité de la stratégie du conseil d’administration d’EDF devrait faire un point d’étape le 28 mai avant une présentation le 7 juin à des cadres supérieurs d’EDF puis le 20 juin aux syndicats.

Mais les décisions ne seront toutefois pas encore prises à ce stade. « Le processus avance formellement », explique une source proche du dossier.

Le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy, dont le mandat va être reconduit, a jusqu’à la fin de l’année pour formuler ses propositions.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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SNCF: très mauvaise régularité des trains en 2018

AFP

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L’année 2018, marquée par une très longue grève des cheminots au printemps et une panne électrique à Paris-Montparnasse, a été particulièrement mauvaise pour la régularité des trains, indique l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST), dans son bilan annuel.

« L’année 2018 a constitué la pire année depuis 2012 (date de création de l’AQST, NDLR) en termes d’annulation pour l’ensemble des transports ferroviaires longue distance. On peut retenir la forte augmentation du taux d’annulation des circulations TGV à 7,8% contre 1,0% en 2017 et 0,3% en 2016 », écrit l’Autorité.

Les trains ont aussi été fort peu ponctuels l’an dernier: 17,8% des TGV ont par exemple été en retard en 2018, contre 15,4% et 11,5% les deux années précédentes. Seuls les trains de banlieue parisiens (Transilien) s’en sortent relativement bien, selon le document consulté vendredi par l’AFP.

C’est la liaison Paris-Arras qui a été la plus victime d’annulations l’an dernier, tandis que les passagers de la desserte Paris-Le Mans ont subi le plus de retards. A l’inverse, Paris-Nancy et Paris-Lyon sont les relations les plus ponctuelles.

Quant aux TER, Bretagne, Grand-Est et Normandie sont d’assez bons élèves pour la ponctualité tandis qu’Auvergne-Rhône-Alpes, PACA et l’Occitanie ferment la marche loin derrière.

« 2018 a été marquée par des mouvements sociaux nationaux significatifs », et en particulier la grève nationale du deuxième trimestre qui a « grandement +impacté+ le trafic ferroviaire », souligne l’Autorité, rappelant aussi la grande panne électrique ayant touché Paris-Montparnasse du 27 juillet au 6 août.

L’AQST note aussi une crue de la Seine et cinq tempêtes en janvier, des épisodes neigeux en février et mars, une canicule au plus fort de l’été et des « épisodes méditerranéens intenses » à l’automne (et notamment les graves inondations dans l’Aude en octobre).

La piètre performance de 2018 « s’explique assez logiquement par la plus longue grève qu’a connue la SNCF », a confirmé un porte-parole à l’AFP.

« De telles perturbations sur un quart de l’année +impactent+ naturellement de façon importante les données présentées par l’AQST », a-t-il ajouté.

Le groupe public préfère mettre en avant les efforts entrepris depuis deux ans « pour améliorer la régularité de tous (ses) trains », avec un plan de « retour aux fondamentaux » – qui a été mis en veilleuse pendant la grève du printemps 2018.

« On en voit les premiers résultats, et on a eu au début de l’année des chiffres étonnamment bons par rapport à ce à quoi on a habitué les gens ces dernières années », a expliqué le porte-parole.

Depuis le début de l’année, le taux de ponctualité – jusqu’à jeudi inclus – a ainsi atteint 91,5% pour les TGV, 82,4% pour les Intercités, 92,9% pour les TER et 90,9% pour Transilien.

« Il faudra un certain temps sans gros pépin pour que ça se traduise dans le ressenti de la clientèle », a commenté le porte-parole. « Et on est toujours à la merci d’un gros incident », a-t-il ajouté.

L’AQST constate également une augmentation des annulations et des retards dans le secteur aérien en 2018, « à l’exception notable (du) long-courrier, qui atteint son meilleur niveau de ponctualité depuis 2012 »: 18,2% des vols intérieurs ont été en retard l’an dernier, 24,1% des moyen-courriers et 24% des long-courriers.

Concernant les retards au départ, une majorité relative d’entre eux (35,5%) est due aux compagnies, note le rapport, ajoutant que les retards sur vols long-courriers ont « notablement augmenté (…) potentiellement du fait de mouvements sociaux ». Le début de l’année a été marqué par quinze journées de grève de février à mai chez Air France.

La proportion de la cause « navigation aérienne » (6%) a parallèlement augmenté probablement en raison « du nombre de mouvements sociaux des contrôleurs aériens en Europe sur l’année ».

La cause « aéroport et sûreté » (18,7%) a « baissé », surtout pour les vols long-courriers et moyen-courriers, « probablement » grâce au développement du contrôle automatisé aux frontières, selon l’AQST.

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Toyota et SoftBank Vision Fund annoncent un investissement de 1 md USD dans Uber

AFP

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Le géant japonais de l’automobile Toyota et son compatriote SoftBank Group, via le fonds SoftBank Vision Fund (SVF), ont annoncé vendredi un investissement d’un milliard de dollars dans l’américain Uber, afin d’accélérer le développement de services de conduite autonome.

Toyota, associé à l’équipementier Denso, va investir 667 millions de dollars et SVF 333 millions de dollars, selon un communiqué.

Les deux entités renforcent ainsi leur participation dans Uber, au moment où le spécialiste des plateformes de réservation de voitures avec chauffeur prépare son entrée en Bourse, qui s’annonce comme l’une des plus importantes de l’histoire.

Outre l’investissement annoncé vendredi, Toyota déboursera 300 millions de dollars de plus sur les trois prochaines années. Le constructeur nippon avait déjà investi 500 millions de dollars en août 2018, tandis que SoftBank Group est le premier actionnaire du groupe américain à hauteur de 16%.

Cet investissement dans la division autonome d’Uber (Uber ATG) est bienvenu pour la compagnie qui a connu des déconvenues dans ses essais, qu’elle avait dû interrompre plusieurs mois l’an dernier quand une voiture sans chauffeur avait mortellement percuté une piétonne.

Les annonces se multiplient dans ce domaine en ébullition, vu comme l’avenir des transports, même si les constructeurs sont désormais plus prudents, contraints de repousser les produits spectaculaires initialement annoncés pour 2020 face à la complexité et au coût des technologies.

Cet apport de fonds des sociétés japonaises intervient alors qu’Uber vient de déposer son dossier au gendarme américain des marchés, la SEC, mais sans encore préciser ses ambitions en terme de levée d’argent frais ni la date de sa première cotation.

Selon des sources bancaires, Uber vise une valorisation –la valeur totale de l’entreprise en bourse calculée en multipliant le prix de l’action par le nombre de titres en circulation– proche de 100 milliards de dollars. Ces sources évoquent également une entrée en Bourse qui pourrait intervenir en mai.

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Retraites: le Medef veut repousser l’âge légal à 64 ans d’ici 2028

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Le Medef a proposé jeudi de relever l’âge légal de départ en retraite de 62 à 64 ans d’ici 2028, afin d’assurer l’équilibre comptable du système et de financer la réforme de la dépendance.

« Nous proposons, à partir de 2020, de procéder au relèvement de l’âge légal de 62 à 64 ans, sur huit ans, à raison d’un trimestre par an », a déclaré son président Geoffroy Roux de Bézieux lors d’une conférence de presse.

Cette mesure générerait, selon l’organisation patronale, 17 milliards d’euros de « ressource nette », en tenant compte du surplus de cotisations, de pensions plus tardives mais plus élevées, ainsi que de la hausse prévisible des dépenses liées au chômage, à la maladie et à l’invalidité.

Une manne qui « permettrait de faire deux choses: la prise en charge de la dépendance et l’adaptation de l’offre de soins aux pathologies du vieillissement », a indiqué M. Roux de Bézieux.

Et qui éviterait en outre de creuser de nouveaux déficits. « L’équilibre des retraites est atteint si on arrive à une âge effectif de départ de 64 ans. L’important c’est d’y arriver », a expliqué son vice-président Claude Tendil.

Le Medef privilégie cependant un report de l’âge légal, plutôt qu’un mécanisme de décote-surcote dont « l’effet financier est beaucoup moins fort », a justifié M. Roux de Bézieux, affirmant que « si on ne fait rien, le régime tombera dans le rouge dès l’année prochaine ».

« Il faut qu’on dise la vérité aux Français », a-t-il insisté, appelant le gouvernement à « sortir de ce mensonge par omission qui consiste à dire +on ne touche pas à l’âge légal de la retraite+ ».

L’exécutif peine à afficher une position claire sur le sujet depuis un mois, plusieurs ministres ayant plaidé pour un allongement de la durée de travail, quand le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, est resté arc-bouté sur le maintien de l’âge légal à 62 ans, comme l’avait promis Emmanuel Macron.

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