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Santé

Jumeaux astronautes: la Nasa révèle une étude capitale pour de futurs voyages interplanétaires

AFP

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Imaginez envoyer un astronaute dans l’espace pendant un an et pouvoir comparer les réactions de son corps à celles de son jumeau resté, lui, sur Terre. C’est exactement ce qu’a fait la Nasa, qui a publié jeudi les résultats d’une étude permettant de donner une meilleure idée des conséquences sur les humains de longs séjours dans l’espace. Cette étude va « guider la recherche biomédicale spatiale et permettre des voyages plus sûrs vers Mars », s’est réjoui Steven Platts, directeur adjoint du programme de la Nasa consacré aux missions habitées. L’arrivée du premier humain sur Mars, après un vol qui pourrait durer deux à trois ans, est prévue par l’agence américaine en 2033.L’astronaute américain Scott Kelly, 50 ans, a passé un an dans la Station spatiale internationale (ISS), pendant que son frère Mark Kelly, ancien astronaute lui-même, restait sur la terre ferme.Les chercheurs ont observé attentivement les changements provoqués par leurs environnements respectifs sur leur corps. Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue Science, montrent que la plupart des modifications provoquées par un voyage spatial disparaissent peu à peu après le retour sur la planète bleue. L’étude est « l’appréciation la plus complète que nous ayons jamais eue de la réponse du corps humain à un vol dans l’espace », selon Susan Bailey, de l’université de l’Etat du Colorado.Utilisant Mark comme référence, les 84 chercheurs, issus de 12 universités différentes, ont documenté les conséquences moléculaires, cognitives et physiologiques des 340 jours consécutifs passés par Scott dans l’espace, entre 2015 et 2016.L’intérêt de l’exercice ? « Parce qu’ils sont jumeaux, ils ont essentiellement le même code génétique », explique Andy Feinberg, de l’université Johns Hopkins. De ce fait, « toutes les différences constatées durant le vol spatial » peuvent être attribuées à ce voyage, souligne Susan Bailey.Scott, qui a comme son frère participé par le passé à plusieurs missions de la navette spatiale américaine, a été examiné avant, pendant et après son voyage. Du sang, de l’urine et des échantillons de selles ont été rapportés sur Terre à bord de vaisseaux ravitailleurs.Parallèlement, les chercheurs ont également surveillé Mark, dénommé « référent génétique terrestre ». Scott Kelly a témoigné de sa fatigue à son retour. « C’était comme si j’avais la grippe », a-t-il raconté, faisant part de douleurs articulaires et musculaires. « J’étais nauséeux, étourdi. » »Des milliers de changements moléculaires et génétiques surviennent lorsque quelqu’un va dans l’espace », expose Michael Snyder, de l’université de Stanford.Mais « pratiquement tout cela revient à la normale dans les six mois », a-t-il expliqué. « C’est rassurant de savoir que lorsque vous rentrez, les choses rentrent globalement dans l’ordre ».- Batterie de tests -Des mesures de l’épaisseur de la paroi de l’artère carotide des deux frères ont été prises. Un épaississement peut être l’indicateur de maladies cardiovasculaires ou de risques d’accident vasculaire cérébral (AVC). « Notre découverte principale est que la paroi de l’artère carotide de Scott s’est épaissie lors du vol, et est restée ainsi pendant toute la durée de la mission », a expliqué Stuart Lee, du centre spatial Johnson de la Nasa. Le même changement n’a pas été observée chez Mark.Scott a également perdu 7% de sa masse corporelle pendant qu’il se trouvait dans l’ISS, tandis que celle de Mark a elle augmenté de 4% sur la même période.Un vaccin contre la grippe leur a été administré, déclenchant la même réaction immunitaire chez les deux frères.Les jumeaux ont également été soumis à une batterie de tests cognitifs avant, pendant et après la mission. Ceux-ci ont montré que les performances de Mark avaient décliné à son retour, en termes de vitesse et de justesse.Chris Mason, généticien au Weill Cornell Medicine, s’est lui penché sur l’influence de l’environnement si particulier qu’est l’espace sur les gènes humains.La « vaste majorité, plus de 90% » des changements observés, ont disparu une fois de retour sur Terre, dit-il.L’une des observations les plus intéressantes a été faite par l’équipe de Susan Bailey, qui s’est penchée sur les télomères. Ces derniers se trouvent à l’extrémité des chromosomes et raccourcissent habituellement avec l’âge, ce qui fait d’eux un marqueur de la vieillesse. Avant la mission, ceux de Mark et Scott étaient très similaires. Mais les chercheurs ont été surpris de constater chez Scott une « élongation des télomères » pendant son séjour dans l’ISS. Les scientifiques cherchent à déterminer si l’exposition plus élevée aux radiations dans l’espace, une inflammation ou encore le stress, pourraient être la cause de cet allongement.Attention, cette découverte « ne peut pas vraiment être vue comme la fontaine de jouvence » ou comme la preuve que les humains pourraient « vivre plus longtemps dans l’espace », a toutefois prévenu Susan Bailey.La longueur des télomères a en effet « très rapidement » décru après le retour sur Terre de Scott.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Santé

Canada: premières manifestations pro-cannabis depuis la légalisation

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Des milliers d’amateurs de cannabis se sont rassemblés samedi dans plusieurs villes canadiennes, comme chaque 20 avril, mais cette année leurs joints avaient un goût particulier: cette drogue douce a été légalisée le 17 octobre dernier au Canada.

A Ottawa, capitale du deuxième pays au monde après l’Uruguay à avoir légalisé le cannabis récréatif en octobre dernier, quelques centaines de personnes -500 selon la police- seulement se sont retrouvées au pied du Parlement canadien.

Les organisateurs espéraient une affluence record de 15.000 personnes malgré la pluie. Ils étaient environ 10.000 l’an dernier sur les pelouses du Parlement canadien.

« C’est un peu décevant », reconnaît Mark, venu simplement « pour s’amuser ». « Je ne suis pas quelqu’un de politique, je veux juste fêter le 4/20 dans la capitale », explique-t-il à un photographe de l’AFP.

Depuis quelques années, chaque 20 avril à 16h20, les partisans de la dépénalisation du cannabis se réunissent partout dans le monde pour fumer des joints dans une ambiance généralement bon enfant, et réclamer la légalisation de cette drogue à des fins récréatives.

Au Canada, où le cannabis est désormais légal, le cru 2019 du « 420 » avait donc une signification particulière: célébration ou protestation ? Un peu des deux, selon les organisateurs.

« Le 17 octobre dernier a été une journée monumentale qui a été fêtée dans tout le pays », a rappelé Shawn Mac, un des organisateurs du 420 à Ottawa, lors d’un point-presse jeudi.

Mais le rassemblement de samedi visait également à dénoncer les effets selon lui néfastes de cette légalisation: prix du cannabis légal trop élevés qui continuent de favoriser le marché noir, nombreuses restrictions des lieux où il est permis de fumer, consommation toujours stigmatisée, amnistie pour les anciennes condamnations pour simple possession qui ne va pas assez loin, etc.

« Le Canada a montré l’exemple sur le plan moral et éthique face au reste du monde », a commenté un autre organisateur, John Akpata. « Mais nous n’avons pas fait assez pour lutter contre la stigmatisation qui entoure le cannabis ».

D’autres rassemblements ont eu lieu à Montréal, Toronto, Calgary… A Vancouver (ouest), plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient attendues en fin d’après-midi sur Sunset Beach.

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Yémen: l’épidémie de choléra risque de ressurgir, alerte Oxfam

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De vastes régions du Yémen en guerre risquent d’être confrontées à une résurgence de l’épidémie de choléra, le nombre de cas suspects ayant fortement augmenté cette année et les ONG peinant à accéder à environ 40.000 d’entre eux, a alerté Oxfam.

« Le peuple du Yémen a déjà enduré la pire épidémie de l’histoire », a affirmé Muhsin Siddiquey, le directeur de l’ONG Oxfam au Yémen, dans un communiqué.

« Laisser cette maladie se propager de nouveau à travers le pays (…) serait une tache sur la conscience de l’humanité », a-t-il poursuivi, appelant la communauté internationale à assurer rapidement l’accès des organisations humanitaires dans le pays.

Quelque 195.000 cas suspects ont déjà été recensés depuis janvier 2019, dont 38.000 dans des régions difficiles d’accès pour les ONG, notamment en raison des affrontements armés et des nombreux barrages érigés par les combattants des camps rivaux.

« Au cours des deux dernières semaines de mars, environ 2.500 cas suspects ont été rapportés chaque jour, (un nombre) en augmentation par rapport aux 1.000 cas rapportés chaque jour en février », a écrit l’ONG.

Il y a dix fois plus de cas suspects recensés et de personnes décédées du choléra que sur la même période en 2018, a affirmé Oxfam. Depuis 2016, le choléra a tué plus de 3.000 Yéménites, selon l’ONG.

Dans un centre médical pour déplacés dans la ville de Khokha, dans l’ouest du Yémen, en zone gouvernementale, Qassem Souleiman a amené jeudi son enfant, Alaa, pour des tests de dépistage du choléra.

M. Souleiman a confié à l’AFP que son fils avait été « soudainement frappé par une grave diarrhée ».

« Un certain nombre de cas ont été transférés à Aden (sud) et dans d’autres centres et des cas ont été traités ici », a expliqué le docteur Wadah al-Tiri, précisant qu’une tente allait être installée à côté du centre pour accueillir les personnes touchées par le choléra.

M. Tiri a appelé les organisations humanitaires à coopérer plus rapidement pour endiguer l’épidémie.

Selon Oxfam, si le nombre de cas recensés se maintient au même niveau le reste de l’année, l’épidémie sera plus grave que celle de 2017.

Le conflit au Yémen, qui a fait au moins 10.000 morts depuis 2015 et provoqué la pire crise humanitaire au monde, oppose le pouvoir appuyé par l’Arabie saoudite aux rebelles Houthis soutenus par l’Iran.

Des ONG estiment toutefois que le nombre de morts est nettement plus élevé, certaines citant un bilan cinq fois supérieur.

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Santé

Ibuprofène, kétoprofène: des risques de complications infectieuses graves

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Ibuprofène et kétoprofène, les deux médicaments anti-inflammatoires les plus vendus et que l’on prend parfois sans précaution en cas de fièvre avec maux de tête ou de gorge, pourraient favoriser des complications infectieuses graves, alerte l’Agence du médicament qui appelle à la « vigilance ».

Selon les résultats d’une enquête, « en 18 ans, de 2000 à 2018, 337 cas de complications infectieuses dont 32 décès ont été répertoriés pour l’ibuprofène et 46 cas dont dix décès avec le kétoprofène », explique à l’AFP le Dr Philippe Vella, directeur des médicaments antalgiques à l’ANSM.

L’ibuprofène (Nurofen, Advil, Upfen Antarene, etc.) et le kétoprofène (Profenid, Toprec, Ketum) appartiennent à une famille de médicaments, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), qui faisaient déjà l’objet de signalements pour des complications infectieuses graves. D’où cette enquête, qui avait été confiée par l’ANSM aux centres régionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille.

Seuls les cas les plus graves survenus chez des enfants et des adultes (souvent jeunes) sans facteur de risque particulier, comme par exemple être immunodéprimé, ont été retenus dans cette enquête.

Il s’agit d’infections sévères à l’origine d’hospitalisations, de séquelles et de décès.

Elles touchent la peau et des tissus mous comme par exemple les « fasciites nécrosantes », une infection due à un germe (essentiellement un streptocoque) surnommé bactérie « mangeuse de chair », source d’amputations et de mort.

Il peut également s’agir de septicémie (« sepsis »), de pneumonies compliquées d’abcès, de pleurésie, d’abcès cérébraux ou encore d’infections ORL atteignant le thorax (médiastinite).

– préférer le paracétamol –

Ces complications infectieuses (essentiellement dues à deux bactéries, streptocoque ou pneumocoque) ont été observées après de très courtes durée de traitement (2 à 3 jours), y compris lorsqu’il était associé à une antibiothérapie.

Elles sont survenues alors que l’ibuprofène ou le kétoprofène étaient prescrits ou pris en automédication dans la fièvre mais également dans de nombreuses autres circonstances: atteintes cutanées bénignes d’aspect inflammatoire (réaction locale, piqure d’insecte…), manifestations respiratoires (toux, infection pulmonaire…) ou ORL (difficulté à avaler, angine, otite…).

« Les conclusions de cette enquête suggèrent le rôle aggravant de ces AINS en cas d’infection », en particulier de celles dues au streptocoque, note l’ANSM qui indique avoir partagé ces résultats avec ses homologues européens.

L’enquête montre en outre que l’utilisation d’AINS persiste en cas de varicelle alors qu’ils doivent être évités au profit du paracétamol, sous peine sinon de risque des destructions bactériennes cutanées graves.

Plus généralement, il faut privilégier le paracétamol en cas de douleur et/ou de fièvre, notamment lors d’infections courantes (angine, rhinopharyngite, otite, toux, infection pulmonaire, lésion cutanée ou varicelle…), en particulier en automédication.

Ces anti-inflammatoires doivent être utilisés « à la dose minimale efficace, pendant la durée la plus courte », c’est-à-dire « pas plus de 3 jours en cas de fièvre et de 5 jours en cas de douleur ». « Si les symptômes s’aggravent, il faut en parler à son pharmacien et voir son médecin », conseille le Dr Vella.

Autre règle, ne pas prendre en même temps deux médicaments de cette famille nombreuse des AINS (naproxène, diclofénac…), vendus sous des noms divers.

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