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France

Chasse: le Sénat crée un délit d’entrave et renforce la sécurité

AFP

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Le Sénat a créé jeudi un délit d’entrave pour sanctionner plus sévèrement l’action d’empêcher de chasser et a également voté de nouvelles mesures pour renforcer la sécurité à la chasse.

La chasse a occupé une large place lors de l’examen en première lecture au Sénat du projet de loi relatif à la création du futur Office français de la biodiversité, adopté jeudi soir par 235 voix et 94 abstentions.

Ce texte, voté en janvier à l’Assemblée nationale, met en place la fusion de l’Agence française pour la biodiversité et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, afin de créer le futur Office français de la biodiversité en janvier 2020.

Idée ancienne longtemps combattue par les chasseurs, cette fusion doit permettre de mutualiser les ressources de police de l’environnement des deux organismes, notamment pour la lutte contre le braconnage.

Elle avait été portée par l’ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, lequel avait dénoncé lors de sa démission le trop grand pouvoir du lobby des chasseurs.

Son successeur, François de Rugy, avait défendu devant les députés « le fruit d’un compromis » passé avec les fédérations de chasseurs, incluant la réduction du tarif du permis de chasser de 400 à 200 euros accordée par Emmanuel Macron.

Entre 1,1 et 1,2 million de personnes détiennent un permis de chasser en France.

Les sénateurs ont renommé le nouvel organisme en « Office français de la biodiversité et de la chasse », jugeant essentiel que le mot chasse soit explicitement mentionné.

– Chasse à la glu –

A l’unanimité, le Sénat a voté des amendements du gouvernement visant à « renforcer la sécurité à la chasse », selon la secrétaire d’État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon.

Il s’agit notamment d’élargir les possibilités de retrait du permis de chasser « en cas de constatation d’un incident grave, ayant pu mettre en danger la vie d’autrui ». « Voter cet amendement c’est défendre la chasse », a jugé le président du groupe LREM François Patriat.

Treize personnes sont décédées dans des accidents de chasse lors de la dernière saison (1er juin 2017 au 31 mai 2018), dont deux non-chasseurs, selon l’ONCFS.

« Les chasseurs font des efforts importants en matière de sécurité, mais il faut aussi que les autres, même s’ils sont anti-chasse, respectent le droit à pratiquer cette activité », a affirmé Jean-Noël Cardoux (LR), pour défendre la création d’un délit d’entrave.

Il vise à punir d’un an d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende le fait de s’opposer à un acte de chasse, aujourd’hui considéré comme une contravention. Les défenseurs de la mesure ont cité « agressions physiques », « actes de vandalisme », « maltraitances envers les chiens de chasse » ou les chevaux.

Les sénateurs ont inscrit dans le projet de loi l’obligation pour l’État d’apporter 10 euros par permis de chasser aux fédérations des chasseurs, en contrepartie de l’obligation incombant à celles-ci de dépenser au moins 5 euros par permis en faveur de la protection de la biodiversité.

Ils ont également souhaité « sanctuariser » la pratique de chasses traditionnelles, telle la chasse à la glu, pratiquée dans le sud-est. « C’est pas ça, la culture de la chasse », s’est indigné l’écologiste Ronan Dantec.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

France

« Gilets jaunes »: enquête ouverte à Paris après des appels aux suicides de policiers

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Une enquête a été ouverte à la suite des slogans « suicidez-vous, suicidez-vous » lancés aux forces de l’ordre samedi dans la capitale lors de l’acte 23 des « gilets jaunes » et qui ont suscité l’indignation, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Paris.

Cette enquête, révélée par RTL, a été ouverte pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique commis en réunion » et confiée à la sûreté territoriale de Paris.

A plusieurs reprises dans le cortège parisien des « gilets jaunes », des manifestants ont crié « Suicidez-vous, suicidez-vous » aux forces de l’ordre, alors que la police est touchée par une vague de suicides sans précédent depuis le début de l’année.

Ces slogans ont été vivement condamnés par la classe politique et les syndicats de policiers.

« On atteint le paroxysme de la haine. Ces propos sont intolérables et inacceptables », a déclaré dimanche à l’AFP Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance, le premier syndicat chez les gardiens de la paix.

« C’est une insulte aux policiers décédés, à leurs familles et à toute l’institution », a-t-il ajouté, appelant à identifier les responsables.

Le syndicat Unité SGP Police a, lui, dénoncé une « ignominie » et un « scandale » tandis qu’Alternative Police CFDT a appelé les autorités à mettre un terme à cette « déferlante haineuse anti-flic ».

La classe politique, de LREM au PS en passant par LR, a aussi manifesté son indignation. « Honte à ceux qui se sont livrés à une telle ignominie ! », a tweeté le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

Le 23e samedi de manifestation des « gilets jaunes », mobilisés depuis cinq mois en France pour plus de pouvoir d’achat et de démocratie directe, a été marqué par de nouvelles violences à Paris, avant les réponses attendues jeudi d’Emmanuel Macron à la crise.

Au total, 220 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale samedi en marge de cette mobilisation, parmi lesquelles six mineurs, selon un bilan du parquet de Paris.

Quelque 27.900 personnes ont défilé samedi en France, dont 9.000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur qui font apparaître un fléchissement de la mobilisation mais qui sont régulièrement contestés par les « gilets jaunes ».

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France

Maigret reprend du service 30 ans après la mort de son créateur

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Le commissaire Maigret reprend du service… 90 ans après sa première apparition dans un roman de l’écrivain belge Georges Simenon, disparu il y a bientôt 30 ans.

A l’occasion de ce double anniversaire, les éditions Omnibus (groupe Editis) ont pris l’initiative de rééditer (à 30.000 exemplaires) « Tout Maigret », c’est-à-dire 103 romans et nouvelles réunis en dix volumes avec des couvertures illustrés par Loustal.

Au cinéma, le réalisateur Patrice Leconte dirigera cet automne Daniel Auteuil qui jouera le rôle du commissaire dans un film inspiré du roman « Maigret et la jeune morte ». De nouveaux livres audio de Maigret sont annoncés.

« Chez Simenon, tout est bon », soutient l’académicien Goncourt Pierre Assouline. « On devrait ceindre son œuvre d’un bandeau intitulé +La condition humaine+ et tant pis si c’est déjà pris ».

Son collègue de l’académie Goncourt Philippe Claudel renchérit: « Il n’y a pas de petits romans de Simenon, de même qu’il n’y a pas de petites pensées de Pascal ».

Pierre Assouline, auteur d’une biographie de référence de Georges Simenon (« Simenon », Folio) et Philippe Claudel signent chacun une préface d’un des volumes de l’anthologie d’Omnibus aux côtés d’autres écrivains, dont l’Académicien français Dominique Fernandez, le réalisateur Bertrand Tavernier et l’acteur Bruno Solo.

Le nom de Maigret a surgi pour la première fois en 1929 sous la plume de Simenon (qui signe alors sous le pseudonyme de Georges-Martin Georges) dans le roman sentimental « Une ombre dans la nuit », mais c’était sous les traits… d’un médecin.

Médecin ou commissaire? Dans sa biographie de Simenon, Pierre Assouline note que le commissaire Maigret reconnaîtra plus tard être un médecin raté.

En fait, Jules Maigret, le policier que des millions de lecteurs connaissent est apparu pour la première fois ès qualités en 1930 dans « Train de nuit » (signé Christian Brulls, autre pseudo de Simenon). Mais il ne tient encore qu’une place secondaire dans le roman.

– « aucun succès » –

Le premier « vrai » Maigret aurait pu être celui qui enquête dans « La maison de l’inquiétude » mais Simenon estima que ce roman était raté et refusa de l’intégrer dans sa série.

Le premier Maigret « officiel » est « Pietr-le-Letton », le premier livre que Simenon signe de son nom. Il est publié en 1931 mais Simenon racontera plus tard l’avoir rédigé d’un jet en septembre 1929 au cours d’un séjour à Delfzijl aux Pays-Bas.

Ce premier Maigret est déjà familier. Simenon le décrit comme « énorme et osseux » d’une « charpente plébéienne », « la pipe rivée dans la mâchoire »…

Le premier éditeur de Simenon, Arthème Fayard n’est guère convaincu par ce commissaire bourru et cérébral. C’est « impubliable », dit-il à Simenon avant d’affirmer, rappelle Assouline, que les Maigret n’auront « aucun succès ».

Face à son jeune auteur (Simenon a 27 ans) l’éditeur soupire: « Nous allons perdre beaucoup d’argent mais je veux tenter l’expérience ».

On connaît la suite. Depuis 1931, 600 millions de livres de Simenon se sont écoulés dans le monde car Maigret dépasse largement l’espace du monde francophone. L’auteur belge est le 3e auteur de langue française le plus traduit dans le monde.

Le rythme de parution est frénétique. Entre 1931 et 1934, dix-neuf Maigret sont publiés (le dernier le sera en 1972). Le commissaire Maigret devient une figure familière d’autant que le cinéma se met de la partie.

Dès 1932, Julien Duvivier réalise « La Tête d’un homme », avec Harry Baur dans le rôle du commissaire. Jean Renoir dirige son frère Pierre dans « La Nuit du carrefour ». Jean Tarride, son père Abel dans « Le Chien jaune ».

Au total, quelque 70 films et plus de 400 téléfilms ont été tirés des 75 romans et 28 nouvelles avec Maigret sans compter les films (comme « Monsieur Hire » ou « La veuve Couderc ») ou téléfilms adaptés des romans de Simenon sans le commissaire, ce que l’écrivain nommait ses « romans durs ».

Parmi les interprètes de Maigret, on peut citer Michel Simon, Jean Gabin, l’Américain Charles Laughton, l’Italien Gino Cervi, l’Allemand Heinz Rühmann. A la télé, il y a eu Jean Richard, Bruno Cremer, le Japonais Kinya Aikawa ou le Britannique Rowan Atkinson.

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France

Acte 23 des « gilets jaunes »: le journaliste Gaspard Glanz présenté à la justice

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Le journaliste indépendant Gaspard Glanz, interpellé samedi lors de l’acte 23 des « gilets jaunes », a été présenté lundi au tribunal de Paris où il devait se faire remettre une convocation pour une audience ultérieure, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

M. Glanz, à la tête d’une société de production, avait été placé en garde à vue samedi pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations » et « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

Sur une vidéo diffusée sur YouTube, on le voit interpeller les forces de l’ordre place de la République et affirmer avoir été visé par une grenade de désencerclement. Le journaliste leur fait ensuite un doigt d’honneur après avoir été poussé par un policier.

« On est choqué par la répression générale qui s’abat sur beaucoup de journalistes depuis le début du mouvement des gilets jaunes », a déclaré lundi Dominique Pradelié, secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ), devant le commissariat du XIIe arrondissement de Paris où se déroulait la garde à vue de M. Glanz.

« Des dizaines de plaintes ont été déposées par des journalistes contre des forces de l’ordre », a-t-elle ajouté, estimant que l’arrestation de Gaspard Glanz était « inadmissible ».

Un autre journaliste indépendant, Alexis Kraland, a lui aussi été interpellé samedi, mais il a été libéré dans la soirée après avoir fait l’objet d’un rappel à la loi, selon le parquet.

Dans un communiqué, le SNJ-CGT a estimé que le pouvoir cherchait « à intimider les journalistes en les empêchant d’informer les citoyens de ce pays ».

La CFDT-journalistes a pour sa part demandé que « des enquêtes soient menées en interne par l’inspection générale de la police nationale et que les résultats en soient rendus publics ». Le syndicat affirme étudier « la possibilité de saisir le Défenseur des droits dans le cadre de ses compétences sur le respect de la déontologie par les professionnels de la sécurité ».

Plusieurs journalistes ont été blessés samedi lors des manifestations. A Toulouse, deux journalistes ont été touchés par une « grenade de désencerclement », selon leur témoignage ou celui de leur employeur.

A Paris, un photographe de l’Agence France-Presse « a reçu une grenade lacrymogène dans les jambes » et a « pris un coup, hors action » de la part d’un policier, a indiqué son rédacteur en chef photo France Olivier Morin.

Une vidéaste de l’AFP a également indiqué que sa chaussure avait pris feu après le tir d’une grenade de désencerclement. Elle a été prise en charge par des « street medics ».

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