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Nutrition

Ce que l’on sait des effets des émulsifiants de synthèse sur le cerveau

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La consommation régulière d’aliments industriels contenant des émulsifiants de synthèse pourrait avoir une influence négative sur l’humeur et le comportement.

Plusieurs équipes de chercheurs ont pointé du doigt le rôle que pourrait jouer l’alimentation moderne, et les additifs alimentaires, sur l’augmentation de l’incidence des troubles psychologiques (anxiété, dépression) et des troubles du comportement [1].
Certains additifs alimentaires, comme les émulsifiants de synthèse qui sont couramment retrouvés dans les produits dits « ultra-transformés », auraient ainsi un impact négatif sur notre cerveau d’une manière indirecte. En effet, ces substances seraient capables d’altérer le réseau de communication complexe entre l’intestin et le cerveau, appelé « axe intestin-cerveau ».

L’axe intestin-cerveau

L’axe intestin-cerveau est un système de communication bidirectionnel entre le cerveau et l’intestin. Les voies de communication entre ces deux organes sont de nature nerveuse (nerf vague), immunologique (cellules immunitaires) et endocrine (hormones). On sait également que le microbiote intestinal et les métabolites produits par les bactéries sont capables de jouer un rôle dans le fonctionnement et le développement du cerveau [2].

La théorie selon laquelle le microbiote intestinal peut influencer le fonctionnement du cerveau est fortement appuyée par l’observation d’une fréquence élevée de maladies psychiatriques chez des patients souffrant de pathologies touchant l’intestin (syndrome de l’intestin irritable, maladies inflammatoire intestinales…). Ces pathologies ont toutes été associées avec une altération de la flore microbienne intestinale (dysbiose).

De plus, sur des modèles animaux, il a été montré que l’exposition orale à des bactéries pathogènes provoquait une augmentation des populations de bactéries de nature pro-inflammatoire, phénomène qui a été associé au développement de comportements anxiodépressifs chez les souris [1]. En revanche, certains probiotiques (bactéries bénéfiques) avec des propriétés anti-inflammatoires auraient des effets bénéfiques sur le cerveau. Il en va de même pour les fibres prébiotiques, utilisées par les bactéries comme substrat pour la production d’acides gras à courte chaîne (AGCC). Ces métabolites bactériens ont d’ailleurs montré leur capacité à moduler les capacités cérébrales [3].

En conclusion, l’axe intestin-cerveau peut être représenté comme une route permettant le transit d’informations entre les deux organes, avec un rôle central du microbiote intestinal dans le maintien de l’équilibre du système, et du bon fonctionnement du cerveau.

Les effets néfastes des émulsifiants déjà connus

Pour la première fois en 2015, l’équipe de Benoît Chassaing (Center for Inflammation, Immunity and Infection à Atlanta, Etats-Unis) a rapporté que certains additifs alimentaires synthétiques couramment utilisés (carboxyméthylcellulose et polysorbate 80) étaient capables d’induire une inflammation intestinale à bas bruit et des désordres métaboliques (résistance à l’insuline, syndrome métabolique, prise de masse grasse). Parallèlement, une altération de la composition du microbiote a été mise en avant par les chercheurs [4].

Suite à ces premiers travaux, les scientifiques ont formulé une hypothèse selon laquelle des substances capables d’altérer le microbiote intestinal pourraient influencer le fonctionnement du cerveau, et par conséquent le comportement des individus.

Lire aussi : Les additifs favorisent la perméabilité intestinale et l’auto-immunité

Une nouvelle étude enfonce le clou

Benoît Chassaing et son équipe ont publié début 2019 une nouvelle étude évaluant les effets des émulsifiants sur le comportement des animaux [1]. L’administration chez des souris, de carboxyméthylcellulose (CMC) ou de polysorbate 80 (P80) durant 12 semaines, a provoqué des modifications dans leur comportement. Les auteurs ont noté que les effets observés divergent en fonction du sexe des animaux, avec, chez les mâles une augmentation des comportements anxieux et, chez les femelles, une altération des comportements sociaux. L’altération des comportements sociaux chez les femelles est reflétée par une diminution de la préférence des animaux à interagir socialement avec un nouvel arrivant dans la cage (comparé à une souris y étant déjà).

L’analyse du microbiote intestinal des animaux a montré que la modification de la composition bactérienne des souris traitées aux émulsifiants différait en fonction du sexe des animaux, suggérant que les différences de comportement ainsi observés entre les deux sexes pourraient provenir du microbiote.

Les effets des émulsifiants ne se limitent pas uniquement à des changements au niveau de la flore intestinale. En effet, ils ont également entraîné une modification des niveaux d’expression de neuropeptides au niveau du cerveau. Les neuropeptides AgRP (agouti-related peptide) et α–MSH (α–melanocyte stimulating hormone), qui jouent un rôle dans la prise alimentaire, ont des profils d’expression qui diffèrent au niveau de certaines zones du cerveau chez les animaux traités avec des émulsifiants. Les changements observés sont cohérents avec l’augmentation de la prise alimentaire précédemment décrite chez les animaux exposés aux additifs.

Pour les auteurs, les données obtenues soutiennent le fait que certains désordres de la sphère psychologique et comportementale seraient susceptibles d’être provoqués par l’exposition chronique à des additifs alimentaires (tels que les émulsifiants). Les émulsifiants, en provoquant l’apparition d’une dysbiose intestinale, seraient donc capables d’altérer le fonctionnement de l’axe intestin-cerveau.
De plus, étant donnée la capacité de ces additifs à provoquer des troubles métaboliques, une inflammation intestinale ainsi que de modifier la prise alimentaire, ils pourraient participer au développement de pathologies telles que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et l’obésité.

Ces nouvelles données suggèrent donc de limiter au maximum, par précaution, la consommation de produits industriels pouvant contenir des émulsifiants, et d’une manière plus générale, tous les produits « ultra-transformés ». Dans son Nouveau guide des additifs, Anne-Laure Denans classe d’ailleurs la carboxyméthylcellulose et le polysorbate 80 dans les additifs à éviter le plus possible.

Références

[1] Holder, M.K., Peters, N.V., Whylings, J., Fields, C.T., Gewirtz, A.T., Chassaing, B., and Vries, G.J. de (2019). Dietary emulsifiers consumption alters anxiety-like and social-related behaviors in mice in a sex-dependent manner. Scientific Reports 9, 172.

[2] Collins, S.M., Surette, M., and Bercik, P. (2012). The interplay between the intestinal microbiota and the brain. Nat. Rev. Microbiol. 10, 735–742.

[3] Carabotti, M., Scirocco, A., Maselli, M.A., and Severi, C. (2015). The gut-brain axis: interactions between enteric microbiota, central and enteric nervous systems. Ann Gastroenterol 28, 203–209.

[4] Chassaing, B., Koren, O., Goodrich, J.K., Poole, A.C., Srinivasan, S., Ley, R.E., and Gewirtz, A.T. (2015). Dietary emulsifiers impact the mouse gut microbiota promoting colitis and metabolic syndrome. Nature 519, 92–96.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Nutrition

Alzheimer : un lien étonnant entre consommation de viande et diminution du risque

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Selon une étude française, une consommation basse de viande est associée à un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer. Explications.

Pourquoi c’est important

Le lien entre alimentation et maladie d’Alzheimer a fait l’objet de nombreuses études et des recommandations pour prévenir le risque de développer la maladie ont été émises : beaucoup de fruits et légumes, du poisson, des légumineuses….Le régime MIND qui regroupe l’ensemble des aliments à privilégier et ceux à éviter permettrait ainsi de réduire le risque de maladie d’Alzheimer de 53%.

Cependant, les études menées sur les associations entre certains aliments (fruits et légumes, poissons) et risque de démence obtiennent souvent des résultats discordants. De la même façon, la viande qui a souvent une mauvaise image quant à ses effets sur la santé a fait l’objet d’un nombre restreint d’études qui sont également parvenues à des résultats contradictoires.

Comment expliquer ces divergences ? Il se pourrait qu’il existe une causalité inverse : la maladie commence à se développer plusieurs années avant d’être diagnostiquée et pourrait être à l’origine de modifications alimentaires. Ce serait donc la maladie qui influence l’alimentation et non pas l’inverse.

Une nouvelle étude parue dans la revue Journal of Alzheimer’s Disease a analysé les relations entre alimentation et risque de maladie d’Alzheimer, tout en tenant compte de la possibilité d’une causalité inverse.

L’étude

Dans cette étude baptisée « Etude des trois cités », 9294 participants français âgés d’au moins 65 ans ont été suivis pendant 12 ans. Les données sur leur alimentation et leur santé ont été recueillies tous les 2 à 4 ans. Pour limiter le risque de causalité inverse, les chercheurs n’ont pas tenu compte des démences détectées pendant les 4 premières années.

Parmi les résultats obtenus, les plus significatifs concernent la consommation de viande. Et contrairement à ce qu’ils attendaient, les chercheurs rapportent que le fait de consommer peu de viande (pas plus d’une fois par semaine) est associé à un risque plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer (ou une démence) que lorsque la consommation est plus importante (au moins 4 fois par semaine). Une des explications possibles serait une carence en vitamine B12 fréquente chez les personnes qui mangent peu de produits d’origine animale. En effet, le déficit en vitamine B12 est associé à des troubles neuropsychologiques. D’ailleurs, une étude précédente a montré que les personnes qui ont les niveaux sériques les plus élevés de vitamine B12 ont un risque plus faible de souffrir de la maladie d’Alzheimer.

Il faut quand même noter que l’étude ne fait pas la distinction entre viande rouge et viande blanche et que les modes de cuisson qui ont une influence sur le risque de la maladie d’Alzheimer ne sont pas non plus pris en compte.

Les résultats des études sur le lien entre consommation de viande et risque de maladie d’Alzheimer divergent. Certaines ne trouvent aucune association, d’autres trouvent un lien entre une consommation élevée et un risque plus élevé de déclin cognitif chez les jeunes mais pas chez les personnes âgées de 75 ans et plus. Une autre étude qui distingue viande rouge et viande blanche indique que la viande rouge n’aurait pas d’impact sur le déclin cognitif mais que la viande blanche aurait un effet bénéfique.

En pratique

Les résultats obtenus dans les études ne permettent pas de dégager des résultats clairs. Si vous ne mangez pas (ou peu) de viande, vous n’avez pas de raison d’augmenter votre consommation. Par contre, si vous en consommez nous vous conseillons d’éviter grillades et barbecue.

Pour préserver ses performances cognitives, le régime méditerranéen est efficace car il protège le cerveau du vieillissement. Si la maladie d’Alzheimer est déjà déclarée, le régime cétogène pourrait inverser la maladie en fournissant aux neurones une autre source d’énergie (les cétones) que le glucose, que les cellules nerveuses des malades ne parviennent plus à utiliser.

Pour prévenir et même traiter la maladie d’Alzheimer, il existe aussi le protocole Recode du Dr Bredesen, détaillé dans La fin d’Alzheimer

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Nutrition

Mark Sisson : « Le régime cétogène m’a permis d’atteindre un état de forme exceptionnel »

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Après Le modèle paléo, l’Américain Mark Sisson publie La vie en mode céto. Ce sportif de haut niveau, passionné de médecine évolutionnaire, explique dans cet entretien ce que son programme particulier peut faire pour votre état de santé mais aussi vos performances sportives.

(Photo : ©Doug Ellis Photography)

LaNutrition.fr : Vous êtes connu en France comme l’auteur du Modèle paléo et donc un défenseur de l’alimentation et du mode de vie paléo. Comment en êtes-vous venu au mode de vie cétogène ?

Mark Sisson : J’ai passé 10 à 15 ans à manger paléo, éliminant ainsi progressivement de mon alimentation les sources de sucre, les céréales et la majorité des légumineuses, ainsi que les huiles végétales et les graisses néfastes. Mon alimentation a comporté de moins en moins de glucides, jusqu’à ce qu’un jour j’en sois arrivé à environ 130 g de glucides quotidiens. A ce stade j’ai été stupéfait de constater combien mon corps fonctionnait bien : ma masse musculaire se maintenait facilement, mon énergie était au top, je dormais bien, je ne tombais jamais malade et la faim ne contrôlait pas ma vie. Je me suis dit « OK, si c’est tout ce que j’ai à faire pour rester bien pour le restant de ma vie, ça me va ».

Pourquoi avoir souhaité aller plus loin ?

J’avais beaucoup écrit sur le cétogène sur mon blog et j’avais observé pas mal de choses dans le monde des adeptes de ce régime et, en expérimentateur invétéré, je n’ai pas su résister à l’envie de me plonger dans l’expérience du cétogène pour deux mois afin de voir ce qu’il se passerait dans mon corps.

Et que s’est-il passé ?

Cela a été plutôt intéressant comme expérience. J’ai ressenti une plus grande énergie alors que j’en avais déjà assez. J’ai été capable de manger moins de calories au quotidien, sans que la faim, déjà sous contrôle, ne se manifeste. Au contraire, ma sensation de faim a encore diminué. Et je pouvais faire ce que je faisais avant tout en dormant moins longtemps la nuit, c’était très étonnant. J’ai donc eu accès à plein d’autres bénéfices alors que je pensais déjà être dans un état de santé et de forme au top. Je suis passé d’un niveau très bon à un niveau exceptionnellement bon.

Vous n’avez donc pas ressenti de symptômes désagréables, comme la fameuse grippe céto, pendant la céto-adaptation ?

J’ai diminué ma consommation de glucides par paliers et ce, depuis longtemps. Donc pour moi la transition a été très facile.

Vous pensez qu’il vaut mieux diminuer les glucides progressivement ?

Oui. Si vous allez progressivement sur le chemin de la céto-adaptation, vous allez construire une machine métabolique qui aura accès de manière plus efficiente et efficace aux graisses stockées, pour les brûler et générer des cétones. Vous arrivez ainsi à un état qui ne nécessite plus l’ingestion de glucose du tout. Je ne suis pas en train de suggérer de ne plus manger de glucides, bien sûr, mais de parler de la manière dont nous sommes faits et qui constitue une adaptation évolutionnaire. Pendant des millions d’années, l’ancêtre de l’homme actuel a évolué dans un environnement où la nourriture était limitée. Nos ancêtres étaient loin de faire trois repas par jour ! Pour eux, c’était plutôt « on mange ce qu’il y a, quand il y a quelque chose à manger ». Donc notre propension à manger beaucoup de nourriture et à la stocker sous forme de graisse est un mécanisme de survie qui a bien servi à l’homme mais qui désormais le dessert.

Lire aussi : Régimes paléo et cétogène : quelles différences ? (abonnés)

Votre livre comprend un programme de 21 jours. À quoi correspond ce programme ?

Il s’agit de 21 jours pour réinitialiser le métabolisme. Vingt-et-un jours pour se débarrasser du sucre, des gâteaux, des bonbons, des tartes, des sucreries, des boissons sucrées mais aussi des céréales raffinées et donc du pain, de la farine, des pâtes, etc. Durant ce laps de temps vous progressez vers du low carb, du paléo low carb. Afin d’habituer votre cerveau au fait de recevoir une part de son carburant sous forme de cétones. Et d’habituer vos muscles aussi à progressivement utiliser de la graisse. Vous diminuez les glucides par étapes. Et vous n’avez pas à compter vos glucides ou à mesurer vos cétones, il suffit d’être attentif à vos ressentis.

Et après ces 21 jours ?

Après, je recommande de passer en cétose, avec un apport en glucides inférieur à 50 g par jour pendant au moins 6 semaines. Manger cétogène pendant 6 semaines permet d’améliorer le fonctionnement des mitochondries, les centrales énergétiques de nos cellules, et d’améliorer notre flexibilité métabolique, c’est-à-dire notre capacité à utiliser le carburant disponible, glucose ou graisse, de la manière la plus efficace possible. Et après ces 6 semaines, si vous mangez parfois plus de glucides – je ne parle pas de manger une pizza avec une bière, suivies d’une glace évidemment – et bien vous ne le sentez pas sur votre niveau de forme et d’énergie à cause de cette flexibilité métabolique acquise.

Doit-on manger cétogène à vie pour rester en forme et bénéficier d’une flexibilité métabolique ?

Après avoir suivi mon programme jusqu’au bout, il est possible d’augmenter à nouveau la teneur en glucides de son alimentation. Sachant que la plupart des gens, même sportifs, n’ont pas besoin de plus de 150 g de glucides par jour. Plusieurs voies sont possibles en fait : rester en cétose (intéressant pour les personnes en surpoids ou présentant des problèmes métaboliques), faire 6 semaines de cétose par an, l’hiver étant la meilleure période pour cela, adopter un régime cétogène ciblé quand on est sportif, pratiquer le jeûne intermittent (fasting)… Je détaille ces différentes stratégies dans mon livre.

Un des bénéfices, selon vous, d’un mode de vie céto, est l’amélioration des performances sportives. Pourtant les études restent controversées sur ce point. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Je suis sportif d’endurance depuis des décennies maintenant et je peux dire que je ne connais aucune stratégie diététique ni aucune pilule magique ayant un potentiel comparable pour améliorer les performances et accélérer la récupération. Les études actuelles sont pour la plupart d’une durée trop courte pour que les athlètes qui y participent soient céto-adaptés. Or, pendant la période de céto-adaptation, les performances diminuent transitoirement.

Voir aussi : Kit de démarrage du régime cétogène

Comment s’explique l’amélioration des performances que vous constatez ?

En 2013, le Dr Jeff Volek* et son équipe ont réalisé une étude (l’étude FASTER) comparant deux groupes de coureurs d’élite de niveau similaire, dont l’un suivait une alimentation classique et l’autre une alimentation cétogène. Les résultats indiquent que par rapport aux sportifs ayant un régime riche en glucides, les athlètes d’endurance qui suivent une alimentation céto ont plus facilement accès à leurs réserves de graisse et en brûlent davantage, quelle que soit l’intensité de l’exercice auquel ils s’adonnent.

Les athlètes céto-adaptés profitent ainsi de plusieurs avantages importants en matière de performance et de récupération :
– Premièrement, ils ont moins besoin de s’approvisionner en glucides pendant l’exercice, ce qui réduit les risques de troubles digestifs ainsi que d’hypoglycémie.
– Deuxièmement, la combustion des graisses génère moins d’inflammation et moins de radicaux libres que celle des glucides.
– Et troisièmement, la céto-adaptation réduit l’épuisement du glycogène après l’entraînement, rendant inutiles les rations de récupération XXL gorgées de glucides sur lesquelles se jettent les sportifs gluco-dépendants. Or, ingurgiter un gros repas après une séance d’entraînement augmente le stress oxydatif du système gastro-intestinal, ce qui peut au bout du compte retarder la récupération.

Le régime cétogène est-il intéressant aussi pour les sports de force ?

En brûlant des cétones, l’organisme se dote d’une plus grande capacité d’activer les neurones cérébraux, et active également davantage d’unités motrices pour accomplir les efforts qu’il doit fournir. Les athlètes de sports de puissance savent que pour développer leur force, il est nécessaire que leur cerveau fasse appel à davantage de fibres musculaires et commande à leur système nerveux d’obtenir une performance maximale de chaque fibre. Piquer un sprint ou soulever des poids est plus facile lorsque le cerveau fonctionne mieux.

Le régime céto présente un autre intérêt considérable pour les athlètes de sports de force et de puissance : comme il entraîne généralement une réduction de l’excès de graisse corporelle (si c’est le but recherché, car certains athlètes de sports de puissance préfèrent conserver leur masse), cela se traduit par une amélioration significative de la performance explosive, toutes choses égales par ailleurs.

Pour en savoir plus sur le programme de Mark Sisson, lire La vie en mode céto

Note
*Chercheur et co-auteur du « Nouveau Régime Atkins ».

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Nutrition

Régime cétogène : les meilleures sources de fibres

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On dit souvent que le régime cétogène est pauvre en fibres. En réalité, il s’agit plus de bien choisir ses aliments. Voici les aliments céto-compatibles que vous pouvez ajouter quotidiennement dans vos plats. Et un menu pour une journée riche en fibres.

Au début de régime cétogène, mais parfois aussi après, on peut expérimenter une constipation. Ou simplement craindre que la grande quantité de lipides ingérées se fasse au détriment des fibres, dont les vertus santé sont reconnues. On peut pourtant très facilement intégrer des aliments à la fois pauvres en glucides et riches en fibres à une alimentation cétogène. Voici le top 10 des aliments concernés, selon leur teneur en fibres par portion usuelle (car on ne mange pas toujours 100 g d’un aliment).

Graines de lin (et farine de lin)

Faciles à ajouter dans les préparations, les graines de lin permettent de lutter contre la constipation et ont un rôle satiétogène grâce à leur richesse en fibres et en graisses.

Elles renferment environ 27,3 g de fibres pour 100 g, soit 8,2 g pour une portion de 30 g. De plus elles contiennent très peu de glucides (environ 2 g pour 30 g).

Graines de chia

A la fois décoratives et neutres en goût, les graines de chia se faufilent dans nos assiettes très aisément. De plus, elles permettent de réguler le transit et ont également un effet satiétogène grâce à leurs fibres et leurs lipides de bonne qualité.

On retrouve environ 34,4 g de fibres pour 100 g de graines de chia, soit 10 g pour une portion de 30 g. Pour une teneur en glucides de 7,7 g pour 100 g (2,3 g pour la portion).

Farine de coco

Pour des pâtisseries ou pour les pâtes à tarte, la farine de coco est souvent utilisée dans le régime cétogène en complément d’autres « farines » telles que la poudre d’amande. Elle comporte en moyenne 42,7 g de fibres pour 100 g, soit pas moins de 8 g pour une portion de 20 g !

Cependant elle est assez glucidique avec, en moyenne, 22,2 g de glucides pour 100 g, soit 4,4 g pour la portion.

Lire aussi : Kit de démarrage du régime cétogène (article abonné)

Avocat

Le best-seller du régime cétogène, l’avocat est riche en lipides, pour très peu de glucides et, en plus, c’est une excellente source de fibres. Il en contient environ 4 g pour 100 g, soit 8 g pour un avocat (1 fruit pèse environ 200 g).

Haricot vert

Ce n’est pas le légume le moins glucidique, cependant il est riche en fibres, et peut aider lorsqu’il y a des problèmes de transit. Il renferme ainsi 4 g de fibres pour 100 g, soit 6 g pour une portion de 150 g. On y trouve 3 g de glucides pour 100 g, soit 4,5 g pour la portion.

Graines de sésame

Ces petites graines, riches en goût et en lipides, sont également d’excellentes sources de fibres. Elles renferment aussi 9,8 g de glucides pour 100 g, mais la portion de 30 g n’en contient que 2,9 g, pour 8,2 g de fibres ! A saupoudrer sur une salade, un poisson ou bien des légumes verts.

Lire aussi : Un régime cétogène sans produits laitiers, c’est possible

Noix de coco séchée

On retrouve encore la noix de coco, mais sous sa forme séchée ! Elle est moins concentrée que la farine, donc on y trouve moins de glucides, 5,25 g pour 100 g, mais toujours une bonne teneur en fibres avec environ 14 g pour 100 g. Pour une portion de 30 g dans un dessert ou un gâteau, cela correspond à 4,42 g de fibres pour 1,5 g de glucides.

Olives vertes

Dans une salade, un cake, avec une viande ou encore en sauce, l’olive peut se cuisiner de diverses manières. Riche en lipides et en fibres et pauvre en glucides, l’olive a toute sa place dans l’assiette cétogène. Elle contient environ 5,2 g de fibres pour 100 g, soit un peu plus de 3 g pour une portion de 60 g.

Amandes

L’amande est le petit plaisir des collations cétogènes. Facile à trouver, à transporter et surtout à manger, c’est un compagnon de voyage idéal. Riche en lipides, elle a également une bonne teneur en fibres, mais aussi en glucides, attention donc à ne pas trop en manger.

Dans 100 g d’amandes, on trouve 10 g de fibres et 7,8 g de glucides, soit pour une portion de 30 g, 3 g de fibres et 2,3 g de glucides.

Lire aussi : Comment concilier équilibre acide-base et régime cétogène ? (article abonné)

Framboises

Le petit plaisir de l’été, ce sont les framboises ! Avec leur belle couleur, leur petit goût acidulé et leurs fibres, elles vont sublimer vos desserts céto. Cependant, il faudra faire attention à la portion, car elles sont également sources de glucides. Elles contiennent ainsi 5,9 g de fibres et 4,2 g de glucides pour 100 g, soit pour une portion de 50 g, 3 g de fibres et 2,1 g de glucides.

Le menu d’une journée cétogène et riche en fibres

Petit déjeuner :

  • Bulletproof coffee (café gras) (20 g d’huile de coco)
  • Crème fraîche à 35% de matières grasses (40 g) + Framboises (50 g) + graines de lin (30 g)

Déjeuner :

  • Salade composée : salade (100 g) + olive verte (60 g) + avocat (100 g)+ saumon fumé (80 g) + quelques tomates cerises (30 g) et une vinaigrette (20 ml)
  • Un carré de chocolat 90 % (10 g)

Collation :

  • Café ou thé
  • Une poignée d’amandes (30 g)

Dîner :

  • Viande (100 g) + mayonnaise à l’avocat (30 g) + haricots verts (100 g) avec de l’huile d’olive (10 ml)
  • Fromage au choix (60 g)
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