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Bretagne: sous la mer, un patrimoine englouti à découvrir et valoriser

AFP

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Revêtir une combinaison de plongée et s’équiper d’un masque et d’un tuba pour aller explorer un sentier archéologique sous-marin près de la plage: c’est l’une des nouvelles offres touristiques en Bretagne, une région qui veut valoriser la richesse de son patrimoine englouti.

“C’est une expérience physique qui allie le culturel, le patrimonial et le ludique”, fait valoir Anne Hoyau-Berri, archéologue chargée de la mise en œuvre de ce projet avec la mairie de Ploemeur (Morbihan). A proximité d’un chemin de grande randonnée, le site est “en accès libre. On peut y aller en famille, sans contrainte horaire, il est à faible profondeur à marée basse”, s’enthousiasme-t-elle. On peut même y emprunter le matériel de plongée.

Grâce à des objets archéologiques immergés, le site reconstitue un mouillage typique des petits ports commerciaux du 19e siècle.

Avec plus de 2.700 kilomètres de côtes et une histoire maritime mouvementée, la Bretagne recèle un patrimoine sous-marin immense qu’elle entend, en s’appuyant sur des technologies innovantes, mettre davantage en valeur pour favoriser un nouveau développement économique et touristique.

“L’idée, c’est de faire vivre une expérience nouvelle aux touristes car c’est un vrai musée que nous avons sous l’eau et très peu de personnes malheureusement y ont accès”, relève Anne Gallo, vice-présidente au conseil régional en charge du tourisme et du patrimoine. “Beaucoup de personnes empruntent les sentiers côtiers, sans avoir aucune information sur ce qui est immergé, sur tout ce patrimoine englouti”.

Des épaves mythiques, comme la lointaine “Cordelière”, fleuron de la flotte bretonne au XVIe siècle qui va donner lieu à une nouvelle campagne de prospection l’été prochain, aux épaves militaires des deux guerres mondiales ou aux navires de commerce que des mers difficiles ont menés corps et biens par le fond au large des côtes, près de 900 biens culturels maritimes sont recensés en Bretagne.

– “Route virtuelle des épaves” –

Sur le plateau continental au large de Lorient, gisent ainsi 60 épaves métalliques de la Première guerre mondiale. Avec l’aide de la région, une association va réaliser des images en très haute définition de ces épaves qui seront présentées au musée sous-marin de Lorient, premier espace consacré au patrimoine immergé contemporain, ouvert en 1999. Un musée installé dans la base construite par l’Allemagne nazie entre 1941 et 1944 pour y abriter les 2e et 10e flottilles de U-boote de la Kriegsmarine.

“L’idée, c’est de remonter des images de ces épaves qu’on trouve principalement sur les voies maritimes au-delà de Groix et Belle-Ile-en-mer” et posées jusqu’à environ 170m de profondeur, explique Christophe Cérino, chercheur en histoire maritime. Ce travail, réalisé avec un outil téléguidé de type Rov, permettra ensuite une modélisation en 3D de ces épaves avant leur présentation au public.

Pour créer une dynamique en faveur de ce patrimoine ignoré parce qu’immergé, la région a lancé pour la troisième et dernière année un appel à projets afin de soutenir les initiatives originales en la matière, tant sous l’eau, que sur l’estran (comme les pêcheries) ou en estuaire.

Chaque projet retenu est validé scientifiquement par le Drassm (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines), rattaché au ministère de la Culture.

Parmi les projets de 2018 – l’appel à projets sera clos le 23 avril pour 2019 – figure notamment une application mobile géolocalisée, “La Route virtuelle des épaves”. Tout en valorisant le patrimoine maritime immergé, cette route virtuelle incitera à la découverte d’itinéraires ou de sentiers côtiers, et permettra à celui que le souhaite d’approfondir ensuite ses découvertes.

“C’est extrêmement motivant”, dit Anna Hoyau-Berry. En tant que qu’associations dans ce domaine, “on n’est plus seulement ceux qui coûtent à la société, mais on est aussi porteurs de développement économique. C’est très enthousiasmant et valorisant”.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Sciences

Les Etats-Unis autorisent le vaccin contre la dengue de Sanofi

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Les Etats-Unis ont approuvé à leur tour le premier vaccin contre la dengue Dengvaxia, fabriqué par le groupe français Sanofi et autorisé dans plusieurs pays, mais qui vient d’être interdit aux Philippines.

La Food and Drug Administration (FDA) a approuvé mercredi la vente du vaccin pour les enfants de 9 à 16 ans ayant déjà contracté le virus et vivant dans des territoires à risque, comme les îles américaines de Porto Rico dans les Caraïbes, ou Guam dans le Pacifique.

L’Union européenne a approuvé en décembre ce vaccin, mais également seulement pour les personnes ayant déjà été infectées par le virus. Contrairement aux Américains, les Européens l’ont autorisé aux personnes jusqu’à 45 ans.

Le laboratoire s’est aperçu fin 2017 que le vaccin, lorsqu’il était donné aux enfants n’ayant jamais eu la dengue auparavant, pouvait provoquer des symptômes similaires à une infection par la dengue, avec des conséquences graves pouvant aller jusqu’à la mort.

Les Philippines avaient été l’un des premiers pays, en 2016, à approuver Dengvaxia. Une grande campagne de vaccination d’écoliers avait été lancée, avant d’être totalement arrêtée l’année suivante.

Manille a depuis engagé des poursuites contre des cadres de Sanofi pour “négligence grave ayant entraîné la mort”, en l’occurrence dix enfants, ce que le groupe pharmaceutique conteste.

A ce jour, dix-neuf pays ainsi que l’Union européenne ont autorisé le vaccin contre cette maladie transmise par des moustiques.

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Sciences

En quelques siècles seulement, les humains ont changé les chevaux

AFP

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Les chevaux d’aujourd’hui ne ressemblent pas à ceux qui galopaient sur la Terre il y a quelques millénaires, rapportent des chercheurs jeudi dans l’histoire génétique la plus complète de l’animal jamais compilée à ce jour.

La grande surprise de cette étude, produite grâce à la collaboration internationale de 121 chercheurs et publiée dans la revue américaine Cell, est que le changement génétique le plus rapide s’est produit seulement dans les 200 à 300 dernières années, avec l’intensification des pratiques modernes d’élevage.

Le cheval est l’un des derniers animaux à avoir été domestiqués, au Néolithique, après le chien, la chèvre, le mouton, la vache et le cochon. Il y a environ 5.500 ans, les humains ont commencé à boire du lait de jument, à harnacher les chevaux, à consommer leur viande et à les enfermer dans des enclos.

A partir de ce moment, tout a changé pour les deux espèces.

“Le cheval a radicalement changé l’histoire humaine”, dit à l’AFP Ludovic Orlando, directeur de recherche CNRS à l’université de Toulouse, qui a coordonné l’étude.

Grâce au cheval, “on a pu aller très vite, très loin, conquérir de nouveaux territoires. On a fait la guerre très différemment. Grâce au cheval on a pu labourer les champs et faire de l’agriculture”, dit-il.

“Le cheval d’Alexandre le Grand est tellement marquant qu’on connaît son nom, Bucéphale”.

Mais les scientifiques ne savent toujours pas répondre à une question centrale: quel est l’ancêtre du cheval domestique actuel?

L’équipe s’est donc attelée à l’analyse des génomes de 278 animaux (surtout des chevaux mais aussi des ânes et des mules découverts par inadvertance) sur plus de 5.000 ans et venant de toute l’Eurasie.

“C’est le plus gros registre de génomes anciens chez une autre espèce que l’homme”, dit Ludovic Orlando.

– Deux lignées restantes –

Depuis 2010, l’analyse des ADN anciens a connu un bond technologique, ce qui a permis à l’équipe, dans un laboratoire de Toulouse, d’extraire et d’analyser les génomes venant d’ossements qu’il n’était pas possible d’exploiter auparavant.

Surprise: les scientifiques ont découvert une lignée de chevaux ibériques qui vivaient il y a quatre à cinq mille ans… et qui a complètement disparu.

Rebelote à l’autre bout du continent eurasiatique: une autre lignée vivait en Sibérie et a aussi disparu. C’est comme si l’on découvrait que Néandertal vivait à côté de Sapiens il y a 5.000 ans, dit Ludovic Orlando.

Aucune de ces lignées n’est l’ancêtre des chevaux actuels. Il reste aujourd’hui deux lignées: le cheval domestique et le massif cheval de Przewalski.

L’Asie centrale est leur origine la plus probable, mais ce n’est qu’une hypothèse; aucun aïeul génétique n’a encore été découvert.

Les scientifiques se disent frappés par la rapidité avec laquelle la diversité génétique des chevaux s’est effondrée dans les deux à trois derniers siècles, alors qu’elle était restée constante dans les cinq millénaires précédents.

Les 16 et 17e siècles correspondent au début des pratiques d’élevage avec la création de races par sélection. “Toutes les races actuelles, du poney Shetland au pur-sang, ont été fabriquées”, dit Ludovic Orlando. La vitesse pourrait avoir été particulièrement sélectionnée.

Un autre changement s’est produit entre les 7e et 9e siècles, pendant l’expansion arabo-musulmane en Europe. Les envahisseurs ont emmené avec eux un cheval oriental, venu de l’empire perse des Sassanides. Un animal plus élégant, à la silhouette plus fine.

Ce cheval s’est mélangé avec celui d’Europe et est devenu si populaire qu’il a donné naissance à la plupart des chevaux actuels.

Parallèlement le cheval européen, celui que les Romains et les Gaulois montaient, a été transporté par les Vikings en Islande et dans les îles britanniques… les deux seuls endroits où il subsiste aujourd’hui.

“Le cheval d’aujourd’hui ne ressemble pas à celui d’hier”, résume l’auteur principal, qui espère, avec son consortium de chercheurs venus d’une trentaine d’universités, découvrir les ossements qui confirmeront quelle culture humaine a commencé la domestication.

“La domestication est centrale dans l’histoire humaine, mais en 2019, on ne comprend toujours pas où elle a commencé. C’est fou”.

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Sciences

Italie: enquête sur l’ADN de Vinci à partir d’une mèche de cheveux

AFP

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Une énigmatique mèche de cheveux qui pourrait venir de Léonard de Vinci, présentée jeudi en Italie pour la première fois, va faire l’objet d’une enquête scientifique visant à retrouver l’ADN du génie de la Renaissance, cinq siècles après sa mort.

“Cette mèche de cheveux longtemps restée secrète, que nous avons retrouvée il y a trois ans aux Etats-Unis, va nous permettre de procéder à des recherches sur l’ADN de Léonard”, a expliqué à l’AFP l’historien d’art Alessandro Vezzosi.

“Après 40 ans d’études sur la généalogie de De Vinci, nous avions présenté en 2016 35 descendants (indirects) vivants du maître et c’est peu après que j’ai été contacté par le collectionneur qui la possède et qui a accepté de la montrer”, a-t-il ajouté.

Né en 1452 d’une liaison illégitime entre un riche notable et une paysanne adolescente, Léonard a été élevé par son grand-père paternel et son oncle. La thèse officielle retient qu’il n’a pas eu d’enfants mais a eu une vingtaine de demi-frères.

Alessandro Vezzosi a choisi symboliquement le jour du 500e anniversaire de la mort du maître toscan pour présenter jeudi, à la bibliothèque léonardienne du petit village de Vinci en Toscane, ce qu’il qualifie de “relique”.

– ‘Descendants vivants’ –

Il s’agit de quelques dizaines de cheveux clairs, entre le blanc et le blond, fixés dans un cadre sur lequel est calligraphié en français “Les Cheveux de Leonardo da Vinci” et d’un anneau de bronze que des documents historiques décrivent comme celui que le savant florentin portait à son doigt.

“Nous n’affirmons pas à 100% qu’il s’agit de ses cheveux mais nous disons qu’il est aujourd’hui possible, sur la base des recherches généalogiques, de comparer l’ADN de ce matériel génétique avec celui des descendants toujours vivants de Léonard, retrouvés en Toscane, et dans diverses sépultures en France et en Espagne”, explique Alessandro Vezzosi.

Selon ce spécialiste de la Renaissance, il est établi que les cheveux et l’anneau présentées à Vinci ont appartenu à l’écrivain français Arsène Houssaye (1814-1896), inspecteur général des musées de province, qui fut chargé en 1863 d’effectuer des fouilles dans le tombeau de Léonard, qui se trouve au château d’Amboise, dans la vallée de la Loire (centre de la France).

– Scepticisme –

L’authenticité de cette mèche de cheveux laisse toutefois sceptique Eike Schmidt, le directeur de la Galerie des Offices, célèbre musée florentin où sont exposées plusieurs oeuvres du maître.

“Aucun spécialiste n’y croit et, du reste, il est extrêmement improbable que cette mèche de Léonard puisse se retrouver dans une collection américaine”, a-t-il déclaré jeudi à la presse.

“La tradition de collectionner les mèches de personnages célèbres remonte à l’époque romantique, au XIXe siècle” et non à la Renaissance, a-t-il expliqué.

Les fouilles d’Arsène Houssaye avaient mis au jour un squelette – la main droite placée derrière la tête –, des fragments de tombe avec les mentions –EO -AR –DUS –VINC- (“EO” comme Léonard et “VINC” comme Vinci ?) et des médailles françaises et italiennes du début du règne de François Ier. On avait aussi retrouvé quelques restes de barbe et de cheveux blancs.

Mort le 2 mai 1519 à 67 ans, Vinci a passé les trois dernières années de sa vie en France, où le roi mécène François Ier l’avait invité à venir exercer ses multiples talents dans les arts et les sciences.

– Saint-Hubert –

Il a été inhumé à la collégiale Saint-Florentin du château mais l’édifice a été détruit en 1807 et ses ossements présumés retrouvés par Arsène Houssaye sont conservés depuis 1874 dans la chapelle de Saint-Hubert à Amboise.

On retrouve la trace de la mèche et de l’anneau au XXe siècle aux Etats-Unis, acquis par un collectionneur puis par un second. Ce dernier, qui souhaite garder l’anonymat, est entré en contact avec M. Vezzosi.

Les chercheurs n’envisagent pas toutefois troubler le repos du génial inventeur pour procéder à des analyses ADN sur ses restes, un acte “qui pourrait être perçu comme une profanation”, explique M. Vezzosi. A ce jour, aucune demande de prélèvement n’a jamais été officiellement déposée.

“Avec les descendants vivants et les sépultures de descendants, nous pouvons aujourd’hui faire des comparaisons sans toucher à la tombe, qui est un lieu à respecter avec sa signification historique et symbolique”, précise l’historien, qui doit révèler les conclusions de ses recherches dans les prochains mois.

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