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Syrie: 7 milliards de dollars d’aide, conditions pour la reconstruction

AFP

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La conférence des donateurs pour la Syrie organisée à Bruxelles a permis d’engranger jeudi près de 7 milliards de dollars pour venir en aide aux réfugiés, mais le déblocage des fonds pour la reconstruction a été conditionné à un processus de paix crédible.

“Les engagements totalisent 7 milliards de dollars (6,1 milliards d’euros)”, a annoncé le commissaire européen à l’Aide humanitaire Christos Stylianides à la clôture de la réunion.

Les Nations unies avaient chiffré les besoins financiers pour 2019 à 5,5 milliards de dollars (4,4 milliards d’euros) pour assister environ 5,6 millions de Syriens réfugiés hors de leur pays (en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et en Egypte) et à 3,3 milliards de dollars (2,9 mds EUR) pour les populations déplacées à l’intérieur du pays.

“Nous sommes ravis côté ONU. Merci de votre générosité”, a déclaré le secrétaire général adjoint de l’organisation Mark Lowcock. “Ces fonds vont permettre de sauver et de protéger des millions de vies”, a-t-il souligné.

La plus importante contribution nationale annoncée est venue de l’Allemagne avec 1,44 milliards d’euros). Les Etats-Unis se sont engagés pour 350 millions euros (397 millions de dollars), alors que le Royaume-Uni a promis 464 millions d’euros. L’Italie a alloué 45 millions d’euros pour 2019 et 45 millions d’euros pour 2020, la Belgique 24 millions d’euros, l’Autriche 9 millions d’euros.

L’Union européenne a pour sa part alloué 2 milliards d’euros du budget commun.

“L’aide seule ne peut remédier à la crise syrienne”, a toutefois rappelé Mark Lowcock.

La Conférence ne doit pas seulement être une collecte de fonds, a insisté la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini: “La Syrie doit rester en tête des priorités de la communauté internationale”.

Mais il n’est “pas question d’une normalisation avec le régime de Damas, ce que certains pays de l’UE seraient prêts à faire”, a averti un diplomate européen.

– Aide détournée –

“La crainte est que l’aide internationale ne soit détournée vers les régions affidées au régime”, a-t-il expliqué.

Il est “fondamental” qu’elle puisse être acheminée vers les régions du Nord-Est libérées de l’emprise du groupe Etat islamique (EI) par les Forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par les Kurdes, a insisté le diplomate européen.

“Le risque est que ces régions ne soient tentées par un modus vivendi avec le régime (de Bachar al-Assad) pour se protéger de la Turquie si elles sont abandonnées”, a-t-il expliqué.

Une partie des financements de l’Union européenne et de ses Etats doivent être utilisés pour la reconstruction de la Syrie, dont des régions ont été dévastées par 8 années de guerre.

Mais cet argent “ne sera déboursé que si un processus de paix crédible commence à Genève sous les auspices des Nations unies”, a averti Federica Mogherini.

“Il faut que le régime syrien soit à la table à Genève”, a souligné le chef de la diplomatie belge Didier Reynders.

“Nous espérons que dans les prochains mois on pourra voir bouger la situation politique. Cela permettra de commencer la reconstruction et de travailler au retour des réfugiés”, a-t-il déclaré.

La Belgique et plusieurs autres pays de l’UE — France, Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas et Danemark — ont ajouté une autre condition: la lutte contre l’impunité des crimes commis en Syrie.

“La guerre n’est pas finie en Syrie”, a rappelé Didier Reynders. Le représentant de l’ONU lui a fait écho: “Une offensive militaire de grande ampleur contre Idleb provoquerait une catastrophe humanitaire”.

La ville d’Idleb, dans le nord-ouest du pays, est contrôlée par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), une organisation formée par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, et représente le dernier bastion en Syrie hostile au régime de Damas.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Wall Street inquiète des sanctions contre le groupe chinois Huawei

AFP

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La Bourse de New York a terminé nettement dans le rouge lundi, les investisseurs s’inquiétant, en plein bras de fer commercial, des répercussions sur le secteur technologique des dernières mesures américaines contre le géant chinois de télécoms Huawei.

L’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a reculé de 1,46% à 7.702,37 points tandis que l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,33%, à 25.679,90 points et que l’indice élargi S&P 500 a cédé 0,67%, à 2.840,23 points.

Alors que Washington a interdit la semaine dernière aux groupes américains de télécoms de commercer avec des sociétés étrangères jugées “à risque” pour la sécurité nationale, le géant Google (-2,06% pour sa maison mère Alphabet), dont le système Android équipe l’immense majorité des smartphones dans le monde, a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi qu’il coupait les ponts avec Huawei.

Selon Bloomberg, plusieurs fournisseurs américains majeurs comme le géant des micro-processeurs Intel (-2,96%), le fabricant de puces Qualcomm (-5,99%) ou encore Broadcom (-5,97%) ont indiqué qu’ils cesseraient, eux aussi, de fournir Huawei jusqu’à nouvel ordre.

“On se retrouve dans une situation où il y a trop d’incertitudes pour entrer sur le marché et le secteur des semi-conducteurs, qui avait été l’un des plus performants en début d’année, en pâtit directement”, a commenté Adam Sarhan de 50 Park Investments.

– Tesla au plus bas depuis 2016 –

D’autres géants du secteur technologique reculaient également comme Apple (-3,13%) ou Microsoft (-1,44%).

Des groupes chinois cotés à Wall Street comme Alibaba (-5,26%) ou Weibo (-4,78%) étaient aussi durement touchés.

“Un autre sujet vient aussi s’immiscer ce matin dans l’équation : les tensions politiques avec l’Iran”, ont relevé les experts de Mirabaud Securities.

Les tensions entre Washington et Téhéran connaissent de fait un nouvel accès de fièvre depuis une dizaine de jours après l’annonce d’un renforcement de la présence militaire américaine au Moyen-Orient pour faire face à de présumées “menaces” iraniennes.

Elles ont réveillé les craintes d’un affrontement entre l’Iran et les Etats-Unis ou certains des alliés régionaux de Washington comme l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis. “Pour l’instant, tant qu’on ne sait pas exactement ce qui va se passer, c’est surtout le marché du pétrole qui se préoccupe de cette situation”, mais les investisseurs “sont très sensibles à la montée des tensions”, a estimé M. Sarhan.

Parmi les autres valeurs du jour, les opérateurs de téléphonie mobile Sprint et T-Mobile USA ont bondi de respectivement 18,77% et 3,87% alors que le patron du régulateur américain des télécoms a recommandé lundi la fusion, attendue de longue date, entre les deux groupes.

Le constructeur automobile Ford a lâché 0,10% après l’annonce de la suppression, d’ici août, de 7.000 emplois, ce qui correspond à 10% de ses effectifs.

Tesla, déjà affecté la semaine dernière par un courriel d’Elon Musk aux employés du groupe les appelant à limiter les dépenses en raison de la situation financière précaire de l’entreprise, a encore perdu 2,69% à 205,36 dollars. Il est tombé en cours de séance sous la barre des 200 dollars pour la première fois depuis décembre 2016 sous la pression d’une note d’un analyste de Wedbush abaissant sa prévision du niveau du prix de l’action dans 12 mois à 230 dollars.

Sur le marché obligataire, le taux sur la dette à 10 ans des Etats-Unis s’est redressé au fil de la séance et s’échangeait vers 20H25 GMT à 2,413% contre 2,391% vendredi soir.

  1. Nasdaq
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Aéroport de Toulouse: les collectivités demandent la mise sous séquestre des actions du chinois Casil

AFP

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Les collectivités locales et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Toulouse, qui détiennent 40% de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse (ATB) vont demander au tribunal de commerce la mise sous séquestre des actions détenues par le groupe chinois Casil.

Le conseil régional, le conseil départemental de Haute-Garonne, la métropole de Toulouse et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) ont indiqué lundi soir dans un communiqué de presse qu’elles allaient déposer “dans les prochains jours” devant la juridiction consulaire de Toulouse une requête “visant à obtenir la mise sous séquestre des titres détenus par l’actionnaire majoritaire Casil”.

Elles vont également demander “la suspension de ses droits de vote et l’ajournement de l’Assemblée générale du 6 juin 2019 qui doit notamment statuer sur l’approbation des comptes de l’exercice 2018 et la distribution des dividendes”, précise leur texte.

Selon elles, la décision de la cour d’appel de Paris du 16 avril dernier qui annule “la procédure de cession par l’Etat à la société Casil de 49,99% des parts du capital d’ATB, constitue un facteur d’insécurité juridique majeur au moment où des décisions essentielles, dont notamment la distribution des dividendes, doivent être prises”.

Depuis plusieurs mois, les responsables des collectivités locales soupçonnent Casil de chercher uniquement à maximiser ses dividendes au détriment des réserves financières de l’aéroport.

Les collectivités et la CCI évoquent un “contexte chargé d’incertitudes” qui les a poussées à demander des mesures conservatoires “permettant d’éviter que des décisions stratégiques soient prises” alors que selon elles il subsiste “un doute sérieux sur près de la moitié des votes”.

Fin mars, le tribunal de commerce de Paris, saisi en référé par trois syndicats, avait refusé la mise sous séquestre des actions de Casil estimant que seul l’Etat pouvait présenter une telle requête.

Casil a annoncé l’an dernier qu’il comptait se désengager des 49,99% des parts du capital d’ATB qu’il détient depuis la privatisation de l’aéroport en 2015.

Début 2018, l’État qui détient encore encore 10,01%, avait décidé de conserver cette participation sur laquelle Casil avait une option, empêchant ainsi l’actionnaire chinois de devenir majoritaire.

Mardi, le groupe français de BTP Eiffage avait annoncé être entré “en négociations exclusives pour l’acquisition de l’intégralité de la participation détenue par Casil Europe”, une opération qui pourrait être compromise par les incertitudes juridiques sur le statut du site.

De son côté, l’avocat Toulousain Me Christophe Lèguevaques, qui est à l’origine des procédures des syndicats –FSU, CGT et l’Union syndicale Solidaires– devant le tribunal de commerce de Paris et la cour d’appel de Paris, a indiqué à l’AFP qu’il était “satisfait que les collectivités et la CCI passent à l’offensive”.

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“Par la fenêtre ou par la porte”: au procès de France Télécom, l’ex-PDG reconnaît “une erreur”

AFP

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“Une phrase idiote”, “une erreur”, “une gaffe”: l’ex-PDG de France Télécom Didier Lombard, jugé pour “harcèlement moral”, dix ans après une vague de suicides de salariés, a exprimé lundi des regrets pour des propos qu’il avait tenus en 2006 devant des cadres.

“En 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre par la fenêtre ou par la porte”. Didier Lombard a prononcé ces mots le 20 octobre 2006, devant l’association des cadres supérieurs et dirigeants de France Télécom (ACSED).

C’était huit mois après l’annonce de 22.000 départs sur trois ans dans l’entreprise. Jusque là, la direction affirmait que ces départs se feraient de manière “naturelle”, sur la base du volontariat et que ce chiffre n’était pas une cible mais une estimation. Ce que les propos brutaux prononcés devant les cadres, un public conquis, semblent démentir.

“Je fais des gaffes. Tout le temps. C’est une erreur”, a déclaré Didier Lombard au tribunal. C’était “un débat ouvert”, “une confrontation libre”, où il s’est rendu sans script. “Par écrit, ça paraît extraordinaire, mais c’était une chose dite de façon libre et spontanée”.

Quand les juges d’instruction l’ont interrogé sur les mots “par la fenêtre ou par la porte”, il a d’abord nié les avoir tenus. Mais devant le verbatim de la convention de l’ACSED, il a bien dû reconnaître.

“C’était une phrase idiote. Je la regrette, surtout si elle a eu des conséquences négatives”, a-t-il dit au tribunal.

La présidente, Cécile Louis-Loyant lui a rappelé ses fonctions de PDG de l’une des plus grosses entreprises françaises. “Les propos que vous tenez ont une valeur performative? Cela crée ce que ça dit, non?”, l’a-t-elle interrogé. La procureure a renchéri: “Vous avez prononcé ces mots devant des cadres, le noyau dur, ceux sur lesquels tout va reposer”.

“Avec ce processus de brutalisation du discours, ne prenez-vous pas le risque de désinhiber les managers?”, lui a demandé Jean-Paul Teissonnière, avocat de parties civiles. “J’ai fait une erreur en disant cela. Ce n’était pas pour crisper les choses; ce n’est pas mon style”, a répondu le prévenu, jugé aux côtés de France Télécom et six autres ex-dirigeants.

Le tribunal a lu d’autres phrases prononcées devant les cadres. “J’ai toujours dit que je voulais amener tout le monde aux 22.000 près”. Et encore: “Si on n’arrive pas à faire ça, on n’échappera pas au plan social”.

Mais devant le tribunal, Didier Lombard martèle: “les 22.000 n’étaient pas un objectif. Le résultat final n’avait aucune importance”.

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