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Suspension de vol des Boeing 737 MAX, un casse-tête logistique pour les compagnies

AFP

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La décision rarissime de clouer au sol les Boeing 737 MAX flambant neufs représente un défi logistique pour les compagnies mais l’abondance de la flotte mondiale devrait permettre, à court terme, d’amortir le choc pour le transport aérien.

Avant même l’annonce officielle, mercredi, des Etats-Unis de bannir du ciel ces avions après deux accidents meurtriers, les transporteurs ont commencé à s’activer pour réorganiser leur programme de vols et trouver des avions de remplacement aux MAX qui devaient les assurer.

« Aucune compagnie ne dispose d’avions en stock. Et chaque avion est prévu dans un programme de vols » organisé longtemps à l’avance avec des équipages dédiés, explique Addison Schonland, expert du transport aérien. Ce qui rend complexe toute réorganisation.

Les quelque 371 Boeing 737 MAX, qui volaient jusqu’à mercredi, représentent une petite part des 27.000 avions au total dans le monde, relativise Richard Aboulafia, expert du secteur aéronautique chez Teal Group, estimant de ce fait que « les remplacer est un problème provisoire ».

Airbus avait estimé dans des données récentes qu’il y avait 19.000 avions de plus de 100 passagers en service au niveau international, tous modèles confondus.

Un 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines s’est écrasé dimanche faisant 157 morts. Fin octobre, c’est un avion du même modèle de la compagnie indonésienne Lion Air, qui s’est abîmé en mer de Java, tuant 189 personnes. Dans les deux cas, l’accident s’est produit quelques minutes après le décollage, une similitude qui a conduit les autorités du monde entier à suspendre son exploitation.

La compagnie américaine SouthWest, qui dispose de la plus grande flotte de MAX du monde avec 34 appareils, relativise car ces appareils font partie d’une flotte moyen-courrier comprenant plus de 750 Boeing 737.

« Ils ne représentent que 4% de notre programme de vol qui comprend environ 4.100 vols par jour », a expliqué à l’AFP un porte-parole.

« Plus de 95% de notre flotte totale n’est pas affectée », a-t-il ajouté, précisant que les MAX seront remplacés par d’autres avions de la compagnie.

– Gronde des passagers? –

Pour autant, « cela pose un vrai problème d’exploitation » qui pourrait affecter les passagers, d’autant plus que les compagnies pourraient être tentées de remplir plus leurs autres avions, estime Didier Brechemier, expert en transport aérien au cabinet Roland Berger.

Il ajoute que ceci pourrait se traduire dans certains cas par la suppression d’une ou plusieurs fréquences (le nombre de vol d’une même compagnie sur un trajet donné) au détriment des usagers.

« Les compagnies vendent leurs programmes de vol 360 jours à l’avance », indique par ailleurs Addison Schonland. « Les clients achètent leurs billets sur la base de ce programme. Si la compagnie ne peut pas l’assurer, le client doit être dédommagé ».

Or les passagers pourraient être d’autant plus mécontents qu’une fois leur billet initial remboursé, ils pourraient être amenés à payer un nouveau voyage bien plus cher, l’offre de vols étant réduite.

Si les compagnies ne disposaient pas d’avions de rechange, elles pourraient « recourir au ACMI (air, crew, maintenance, insurance), c’est à dire la location d’avions et de leur équipage », avance Didier Bréchemier.

Mais, les retards des livraisons de nouveaux avions rendent « la location d’avions difficile », reprend Addison Schonland.

En Europe, pour Norwegian Air Shuttle, dont la situation financière est tendue, il n’est tout simplement pas question de louer d’autres appareils. La compagnie à bas coûts recourt à ses autres modèles, tels que le Dreamliner sur le long courrier et le Boeing 737-800 pour le court et moyen-courrier.

Dès mercredi, Norwegian, contrainte de clouer 18 Boeing 737 MAX 8, a annoncé qu’elle allait exiger des réparations financières auprès du constructeur américain pour ces surcoûts d’exploitation.

S’il est impossible à ce stade d’avoir une estimation de Norwegian sur les coûts de cette immobilisation des MAX, un analyste de DNB Markets les a évalués entre 5 et 15 millions de couronnes (entre 0,5 et 1,5 million d’euros) par jour.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Une prime défiscalisée de 450 euros pour 2 millions de salariés

AFP

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Deux millions de salariés ont reçu de leur employeur une prime exceptionnelle défiscalisée, d’un montant moyen de 450 euros, a annoncé mardi le gouvernement, qui avait mis en place ce dispositif en décembre pour répondre à la crise des « gilets jaunes ».

Cette prime, versée par les entreprises, « a d’ores et déjà bénéficié à 2 millions de salariés pour un montant total versé excédant désormais 1 milliard d’euros », ont précisé dans un communiqué commun les ministres Agnès Buzyn (Solidarités), Bruno Le Maire (Economie), Muriel Pénicaud (Travail) et Gérald Darmanin (Comptes publics).

Exonérée d’impôt sur le revenu, de cotisations sociales patronales et salariales et de prélèvements sociaux, cette prime s’adresse à des salariés dont la rémunération en 2018 était inférieure à trois Smic, soit environ 3.600 euros net.

Les chiffres communiqués par le gouvernement ne sont toutefois pas définitifs, puisque les entreprises ont jusqu’au 31 mars pour signer un accord collectif portant sur le versement de ce bonus.

La prime a été octroyée « dans plus de 200.000 établissements », et « plus de 40% du montant total versé l’a été dans des entreprises de moins de 50 salariés », se sont félicités les ministres, qui ont tenu à « saluer l’engagement des entreprises à accompagner les mesures d’urgence » décidées en décembre par l’exécutif.

Le montant moyen versé est de 450 euros, mais 37% des salariés concernés ont touché le maximum autorisé par le dispositif, soit 1.000 euros. A l’inverse, 1% des salariés ont touché moins de 100 euros.

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Wall Street finit sans direction, hésitant entre Fed et commerce

AFP

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Wall Street a terminé en ordre dispersé mardi, hésitante à la veille de l’issue d’une réunion de la Banque centrale américaine (Fed) tandis que des nuages sont venus obscurcir les négociations commerciales entre Washington et Pékin.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,10% pour finir à 25.887,38 points, le Nasdaq, à forte coloration technologique, a pris 0,12%, à 7.723,95 points, et l’indice élargi S&P 500 a lâché 0,01%, à 2.832,57 points.

Après une ouverture en nette hausse mardi, les indices se sont brusquement essoufflés en cours de séance, peu de temps après l’ouverture de la réunion de la Fed.

« Les courtiers ont visiblement pris quelques bénéfices avant l’issue de la réunion mercredi », a observé Nate Thooft, de Manulife AM.

Le gestionnaire de portefeuille rappelle que les indices ont déjà fortement avancé entre la semaine dernière et lundi soir, alors que les anticipations de ton accommodant de la part de l’institution étaient déjà évoquées.

« Il va être difficile pour la Fed d’adopter un ton encore plus arrangeant que lors de ses dernières prises de parole », a par ailleurs affirmé Nate Thooft.

La « pause » annoncée depuis plusieurs semaines par la Banque centrale concernant ses futures hausses de taux d’intérêt a largement bénéficié aux indices de Wall Street depuis le début de l’année: le S&P 500 a pris 12,9%, le Dow Jones 11% et le Nasdaq 16,4%.

Une chose semble certaine aux yeux des investisseurs à la veille de la prise de parole du président de la Fed, Jerome Powell, mercredi: « on ne voit simplement pas de hausse de taux à l’horizon au regard de l’inflation et du ralentissement de l’économie », a noté Bill Lynch, de Hinsdale Associates.

L’affaiblissement des indices observé mardi est en outre survenu peu après la publication d’informations de presse faisant état de quelques nuages dans les négociations commerciales entre Washington et Pékin.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, et le représentant au Commerce, Robert Lighthizer, se rendront à Pékin la semaine prochaine pour faire avancer les pourparlers commerciaux entre les deux premières puissances économiques mondiales, a confirmé mardi à l’AFP un haut responsable de l’administration.

Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt sur la dette à 10 ans montait à 2,624%, contre 2,603% lundi soir, et celui sur la dette à 30 ans progressait, à 3,042% contre 3,017% la veille.

  1. Nasdaq
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USA: la Fed devrait prolonger sa pause sur les taux d’intérêt

AFP

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La Banque centrale américaine (Fed) devrait laisser ses taux d’intérêt inchangés mercredi après avoir promis qu’elle serait « patiente », mais ce sont ses nouvelles prévisions économiques qui vont attirer l’attention des marchés.

Mercredi, à 18H30 GMT, Jerome Powell, président de la Fed, tiendra une conférence de presse, sa deuxième de l’année, après la publication du traditionnel communiqué.

Les probabilités qu’il annonce un relèvement des taux directeurs sont quasi nulles, alors qu’un statu quo est attendu à 98,7% par les acteurs financiers, selon les anticipations des produits à terme calculées par CME Group.

Les taux au jour le jour, qui influencent tous les autres types de crédits, ainsi que l’activité industrielle, immobilière et la consommation, se situent actuellement entre 2,25% et 2,50% après une dernière hausse en décembre.

Alors que l’inflation est modeste, le patron de la Fed a indiqué à plusieurs reprises que c’était « le bon moment » pour la Banque centrale « d’être patiente et d’attendre de voir » avant d’agir à nouveau sur les taux d’intérêt.

Les économistes concentreront leur attention sur les prévisions de la Banque centrale pour la croissance et l’inflation, et surtout sur les projections moyennes des taux d’intérêt pour cette année et l’année prochaine. Jusqu’ici, le Comité monétaire prévoit encore deux relèvements des taux cette année, ce qui logiquement devrait être révisé à la baisse.

« Il y a de grandes chances que la Fed (…) réduise le nombre de relèvements de taux à seulement un pour cette année », affirme dans une note, comme bon nombre d’analystes, Beth Ann Bovino, de Standard and Poors Global Ratings.

« Ce serait en revanche un très gros changement s’ils ne prévoyaient aucun relèvement de taux » en 2019, a ajouté Joe Gagnon, de Peterson Institute for International Economics (PIIE), qui croit aussi à un relèvement dans la deuxième partie de l’année.

La faible inflation, qui est restée ces deux derniers mois sous la cible des 2% que la Fed estime bénéfique pour l’économie, est le principal critère qui invite le Comité monétaire à faire une pause sur le renchérissement du crédit.

– Croissance: Trump optimiste –

L’affaiblissement de la croissance mondiale, particulièrement en Chine et en Europe, pousse aussi la Réserve fédérale à la prudence.

Dans le sillage des autres grandes économies, les Etats-Unis devraient voir leur expansion ralentir à 2,3%, au lieu de 2,9% en 2018, selon les prévisions de la Fed, qu’elle devrait amender.

L’administration Trump est beaucoup plus optimiste, misant sur 3,2% cette année et 3% pour les dix ans à venir, a affirmé mardi Kevin Hassett, économiste de la Maison Blanche.

Cette pause de la Fed depuis le début de l’année est intervenue après une forte volatilité des marchés boursiers, inquiets des hausses des taux, mais aussi à la suite des violentes critiques de Donald Trump envers le président de la Banque centrale. Celui-ci insiste toutefois régulièrement sur le fait que la Fed reste « apolitique ».

Au cours de sa conférence de presse, M. Powell devrait répéter la nouvelle devise de la Fed, qui se dit désormais « dépendante des données », et essaye d’éviter, dans son communiqué comme dans ses prévisions, de s’enfermer dans les promesses d' »un message d’orientation monétaire ».

Le patron de la Banque centrale pourrait aussi donner des précisions sur quand et comment la Fed va mettre un terme à la réduction de son bilan, c’est-à-dire quand elle va cesser de se défaire d’actifs emmagasinés pendant la reprise.

La réduction de ce bilan de la Fed avait agité les marchés, qui voient ces désinvestissements comme une action à la hausse sur les taux, malvenue alors que l’économie mondiale ralentit. Depuis, les membres de la Fed ont indiqué que ce délestage pourrait prendre fin cette année.

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