Connect with us

Afrique

Procès du putsch au Burkina: le ministre de la Défense incrimine Guillaume Soro

AFP

Publié le

Le ministre burkinabè de la Défense, Chérif Sy, a incriminé l’ex-président de l’Assemblée ivoirienne, Guillaume Soro, dans son témoignage mercredi au procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso.

Selon Chérif Sy, qui était à l’époque du putsch président du Parlement intérimaire burkinabè, Guillaume Soro a « reconnu » devant lui la véracité d’une écoute téléphonique dans laquelle ce dernier semble affirmer son soutien au putsch.

Selon l’accusation, cette écoute a capté une conversation téléphonique entre Guillaume Soro et le général Djibrill Bassolé, l’un des principaux accusés du procès.

La défense de M. Bassolé réfute la véracité de cette écoute, qui est l’une des pièces maitresses du procès du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015, qui a fait 14 morts et 270 blessés.

Guillaume Soro a « reconnu personnellement le contenu des écoutes » en « me faisant des aveux » à Paris en octobre 2015, en marge d’une rencontre des parlements francophones, a déclaré à la barre Chérif Sy.

Lors de la tentative de coup d’Etat, M. Sy avait lancé un appel à la résistance sur les ondes d’une radio pirate, s’attirant les foudres des putschistes.

Les putschistes « avaient arrêté le président de la transition et le Premier ministre. De facto j’assumais les fonctions de président du Faso », a-t-il expliqué, affirmant avoir motivé par son appel le mouvement des jeunes officiers venus de l’intérieur du pays pour mettre fin au putsch.

Un régime de transition avait été mis en place au Burkina Faso après la chute du président Blaise Compaoré, chassé par une insurrection populaire fin 2014, après 27 ans au pouvoir.

Le général Bassolé, ancien chef de la diplomatie de Blaise Compaoré, est accusé de « trahison, complicité d’attentat à la sûreté de l’État, meurtres » lors du putsch. Il est poursuivi sur la base de cette écoute.

Ses avocats ainsi que Guillaume Soro ont toujours qualifié cette conversation largement diffusée dans les médias de « montage ».

« La grande question c’est de savoir comment un grand responsable de ce niveau peut en accoster un autre et parler de choses aussi graves en s’accusant », a demandé Me Dieudonné Bonkoungou, l’un des avocats de M. Bassolé.

Ce dernier, âgé de 62 ans, a été évacué mercredi en Tunisie la semaine dernière pour des raisons sanitaires, avait annoncé le gouvernement.

Au total 84 accusés sont jugés depuis février 2018, dont le général Gilbert Diendéré, principal accusé et cerveau présumé du coup de force manqué.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Advertisement
laisser un commenataire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cameroun

Cameroun: Maurice Kamto veut-il négocier sa libération ?

Avatar

Published

on



Maurice Kamto se dit favorable à un apaisement du climat politique au Cameroun.

Le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), incarcéré à la prison principale de Yaoundé-Kondengui depuis cinq semaines, est prêt à rencontrer Paul Biya, qu’il accuse d’avoir «voler» sa victoire à la dernière élection présidentielle.

L’annonce a été faite par l’avocat français de l’opposant camerounais. Au terme d’un bref séjour de 24 heures en terre camerounaise, Maître Dupont Moretti et son associé Antoine Vey, ont donné un point de presse le 16 mars 2019 à Yaoundé. L’occasion pour l’avocat pénaliste de faire l’économie de sa mission.

«Nous avons d’abord rencontré le client à la maison d’arrêt. Les choses ont été simples à la fois pour l’obtention du visa et rencontrer le client» a indiqué Me Moretti. «Aujourd’hui (16 mars 2019), nous avons pu rencontrer nos clients parmi eux le Pr Kamto. Il redit ici par ma voix, qu’il est prêt à discuter avec le Président Paul Biya. Il a une formule que je vais reprendre en mon compte et qui est explicite. Il dit, ‘‘Quelqu’un qui revendique sa victoire doit discuter avec celui qui la conteste’’. Est-ce que message sera entendu? Il est parfaitement possible qu’une rencontre soit organisée», a déclaré l’avocat français, soulignant que Kamto voulait échanger avec Paul Biya «les yeux dans les yeux».

Maurice Kamto et une plus d’une centaine de ses partisans ont été arrêtés les 26 et 28 janvier derniers dans plusieurs villes du pays. Des interpellations qui faisaient suite à des manifestations pacifiques organisées le 26 janvier par le leader du MRC et ses soutiens politiques. Inculpés notamment pour «hostilité contre la patrie» et «insurrection», ils risquent la peine de mort.

Mais, ses avocats français ont tenu à rassurer sur l’objet de leur venue à Yaoundé. «Nous ne sommes pas venus au Cameroun dans un état d’esprit de polémique ou politique, mais juridique. La raison d’être de cette venue a été de pouvoir rencontrer les personnes détenues et de pouvoir bous faire une idée factuelle en vue d’envisager des recours internationaux», a expliqué Maitre Moretti qu’accompagnait Me Vey.

Lire la suite

Cameroun

Cameroun: Yaoundé dans l’attente de la reprise des activités de la Police municipale

Avatar

Published

on



Au terme d’un mois de suspension prescrit par le préfet du Mfoundi, les agents ne sont pas encore visibles sur le terrain.

Esplanade de l’Hôtel de ville de Yaoundé, vendredi. Une vingtaine d’agents de la police communale en uniforme discutent. Ils sont prêts à reprendre du service, après un mois de suspension. Sébastien L., l’un d’eux, confie que durant la suspension préfectorale, ils venaient néanmoins au travail, mais en civil. Ils passaient la journée au bureau à s’occuper chacun comme il pouvait jusqu’à la fin de l’heure. Interrogés sur leur éventuel reprise de service, ils disent tous ne rien en savoir, même s’ils sont prêts à descendre sur le terrain à tout moment.

Dans l’article 2 de son arrêté de suspension, le préfet du Mfoundi, Jean-Claude Tsila écrivait : « la présente mesure est susceptible d’être reconduite si les nécessités l’imposent. » La police municipale avait été mise hors service le 13 février dernier, à la suite d’une altercation entre l’un de ces agents avec un conducteur de moto à EligEdzoa.

En attendant la reprise des activités de la police municipale, les avis des Yaoundéens divergent sur le sujet. Michel Tsafack, tenancier d’un comptoir de médicaments au marché Mvog-Mbi trouve important le travail qu’abattaient ces agents communaux. « Ils faisaient du bon travail malgré quelques abus. Ils nous obligeaient à être disciplinés dans les marchés notamment.

Ça évitait vraiment le désordre. Il faut seulement qu’ils soient un peu plus compré hensifs ». Stève Ebanda, chauffeur de taxi, exprime son courroux dû à l’absence d’ « Awara ». « Depuis qu’ils ont été suspendus, les motos vont dans tous les sens. Plus rien ne leur est interdit », se plaint-il.

Au carrefour Elig-Edzoa où tout avait commencé, on ne veut pas de la police municipale. « Ces gens exagèrent. Ils nous empêchent de nous débrouiller. Même si on leur présente les papiers, ils demandent d’autres », dénonce Michelin Tchoupo, conducteur de moto.

Au marché central, Nestor Kamga et sa voisine Estelle Ndjilo, deux vendeurs à la sauvette eux aussi ne veulent plus d’ « awara ». « Ils dérangent et arrachent nos marchandises », assurent-ils.

Lire la suite

Afrique

La francophonie en plein essor mais suspendue à la scolarisation en Afrique

AFP

Published

on

By

Le nombre de francophones dans le monde pourrait doubler d’ici à 50 ans grâce au boom de l’Afrique, mais encore faut-il relever le défi de la scolarisation au sud du Sahara, avertit un rapport diffusé pour la Journée internationale de la Francophonie, le 20 mars.

Avec 300 millions de locuteurs, soit une progression de 10% depuis 2014, le français conforte sa place de cinquième langue la plus parlée dans le monde, après le chinois, l’anglais, l’espagnol et l’arabe, révèle le rapport quadriennal de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), publié chez Gallimard sous le titre « La langue française dans le monde ».

La part des francophones dans le monde reste « très stable », faisant mentir la pensée selon laquelle la langue de Molière perd le combat face à celle de Shakespeare. Même en tant que langue de l’internet, le français maintient sa place de quatrième, derrière l’anglais, le chinois et l’espagnol.

Ce dynamisme va s’amplifier. D’ici à 50 ans, le français sera parlé par 477 à 747 millions de personnes dans le monde, le faisant « peut-être » passer devant l’espagnol, grâce au dynamisme « fulgurant » de la francophonie en Afrique, explique à l’AFP Alexandre Wolff, coordinateur du rapport et responsable de l’Observatoire de la langue française à l’OIF, basée à Paris.

L’Afrique était encore en 2015 le deuxième continent francophone derrière l’Europe, abritant un peu plus de 40% des locuteurs du français. En 2070, près de 80% des francophones vivront en Afrique.

Et tandis que la croissance se poursuit au même rythme en Europe (+11% de francophones d’usage quotidien entre 2014 et 2018), elle s’accélère en Afrique: +17%, soit deux points de plus qu’entre 2010 et 2014.

La « croissance francophone » est même « beaucoup plus rapide » que la démographie: la population du Bénin, du Mali et du Niger a ainsi été multipliée par 5 en 40 ans (1960-2000) mais le nombre de francophones a été multipliée par 45, « en raison d’un meilleur accès à l’éducation », explique le rapport.

Mais, pour réaliser les projections les plus optimistes, il faut relever le défi « énorme » de la scolarisation, souligne M. Wolff.

– Plus d’apprenants –

« Pour l’instant, le niveau est loin d’être atteint », avertit-il: 71% des enfants en deuxième année du primaire en Afrique subsaharienne francophone ne maîtrisent pas le français.

« Très clairement, nous ne sommes pas actuellement dans une situation où se réalisera le scénario optimiste », qui prévoit 747 millions de francophones d’ici à 2070, lâche M. Wolff.

« En revanche, une hypothèque est levée: l’anglais ne remplacera pas le français en Afrique », tranche l’expert. « Aucun pays ne laisse à penser qu’il va passer à l’anglais comme langue d’enseignement, au lieu du français ».

De même, il est « peu probable » que les langues nationales africaines se substituent au français. « Même dans les pays africains où les langues nationales progressent, les études révèlent que le nombre de francophones progressent également: on a besoin du français pour communiquer entre Africains francophones n’ayant pas la même langue nationale », explique M. Wolff.

En fait, le problème du français serait plutôt qu’il est victime de son succès: en Afrique et surtout au Moyen-Orient, il existe une « demande non satisfaite » de personnes voulant apprendre le français, comme le montre l’engouement pour les universités francophones au Maghreb.

Dans le monde, le nombre d’apprenants du français a augmenté de 8% en quatre ans, à plus de 50 millions. Là encore, l’Afrique a le vent en poupe, avec un bond de plus de 50%.

Mais le dynamisme touche aussi l’Europe: là où deux langues étrangères sont apprises, le français reste très souvent en 2e position, quand il est en concurrence avec l’anglais, et en troisième en Europe centrale du fait de la concurrence du russe.

« L’anglais a atteint son seuil: il est très souvent langue obligatoire et à des stades de plus en plus précoces: donc les marges de progression sont assez faibles. L’anglais a fait le plein », estime M. Wolff.

Lire la suite




Derniers articles

Sports36 minutes ago

Indian Wells: Thiem entre dans la cour des grands

L’Autrichien Dominic Thiem a décroché à 25 ans le titre le plus important de sa carrière dimanche à Indian Wells,...

Monde57 minutes ago

Le prince héritier saoudien a approuvé une campagne contre des dissidents, selon le New York Times

Plus d’un an avant l’assassinat du journaliste critique du pouvoir saoudien Jamal Khashoggi, le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a...

France57 minutes ago

Le pape François va devoir trancher sur l’avenir du cardinal Barbarin

Le pape François a reçu lundi au Vatican le cardinal Philippe Barbarin, plus haut dignitaire catholique français, venu lui présenter...

Sports2 heures ago

Nadia Nadim, de la fuite des talibans au sommet du foot féminin

Elle a choisi le ballon rond pour transpercer les filets de l’adversité, qu’elle prenne la forme du tissu grillagé d’une...

Monde2 heures ago

Israël: une attaque palestinienne surgit au coeur de la campagne électorale

Un deuxième Israélien a succombé à ses blessures lundi au lendemain d’une attaque imputée à un Palestinien en Cisjordanie occupée,...

France2 heures ago

« Boues rouges »: deux juges marseillais vont enquêter sur les rejets d’Alteo

Nouveau coup dur pour l’usine d’alumine du groupe Alteo à Gardanne: deux juges marseillais vont enquêter sur ses rejets, régulièrement...

Cameroun3 heures ago

Cameroun: Maurice Kamto veut-il négocier sa libération ?

Maurice Kamto se dit favorable à un apaisement du climat politique au Cameroun. Le leader du Mouvement...

Sports3 heures ago

Bleus: coup d’envoi à Clairefontaine de la campagne pour l’Euro-2020

Le rassemblement, c’est maintenant: les Bleus ont retrouvé Clairefontaine après une coupure de quatre mois, lundi pour le coup d’envoi...

Cameroun3 heures ago

Cameroun: Yaoundé dans l’attente de la reprise des activités de la Police municipale

Au terme d’un mois de suspension prescrit par le préfet du Mfoundi, les agents ne sont pas...

Business3 heures ago

La Bourse de Paris hésite sur la marche à suivre (+0,01%) à mi-séance

La Bourse de Paris hésitait sur la marche à suivre (+0,01%) lundi à la mi-journée, les investisseurs temporisant à quelques...

Advertisement

Nous suivre sur facebook