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Santé

Oeufs, cholestérol et risques cardiaques, l’éternel débat

AFP

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Une nouvelle étude publiée vendredi aux Etats-Unis apporte une pierre au débat sur les oeufs, tantôt considérés comme bons pour la santé car pleins de protéines, ou mauvais parce qu’ils contiennent du cholestérol.

La nouvelle analyse inclut 30.000 Américains de six études distinctes et est publiée par le Journal de l’Association médicale américaine (Jama). Elle conclut que manger un demi-oeuf supplémentaire par jour augmente le risque de maladie cardiovasculaire (+6%) et de mort prématurée (+8%), dans la période étudiée. C’est relativement faible, surtout qu’un demi-oeuf quotidien, même si cela semble peu, représenterait un doublement de ce que mange l’Américain moyen.

Séparément, l’étude montre que 300 mg supplémentaires de cholestérol alimentaire par jour accroissent le risque de maladie du coeur de 17% et de décès prématuré de 18%. Attention, 300 mg est une grande quantité: cela représenterait un doublement de la quantité quotidienne moyenne mangée par les Américains (un gros oeuf contient environ 186 mg de cholestérol).

Ces travaux semblent donc confirmer que manger des oeufs augmente le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral.

Mais comme toutes les études de ce type, celle-ci n’a pas les moyens d’établir de lien de cause à effet.

L’étude fournit néanmoins « assez de données pour déclarer clairement que les oeufs et la quantité totale de cholestérol alimentaire sont des facteurs importants de risque de maladie cardiovasculaire, et surtout de mortalité de n’importe quelle cause », a commenté le médecin Robert Eckel dans un éditorial dans Jama.

Mais comme le souligne Tom Sanders, professeur de diététique au King’s College de Londres, ces résultats sont à comparer à une grande étude américaine publiée en 1999 et qui n’avaient trouvé aucun effet — comme une analyse de 2013 portant sur 3 millions d’adultes publiée dans la revue médicale britannique BMJ. Une étude chinoise récente a même conclu l’inverse.

L’expert pense que les nouveaux résultats ne sont pertinents que pour les Etats-Unis, où l’habitant moyen mange plus d’oeufs et de viande qu’en Europe. « Les oeufs, en modération, sont une bonne chose, et c’est ce que disent les consignes diététiques britanniques actuelles », écrit Tom Sanders. Soit trois ou quatre par semaine.

En France, le site mangerbouger.fr dément l’idée qu’il ne faut pas manger plus de deux oeufs par semaine: « Vous pouvez donc en manger régulièrement ».

La diététicienne Victoria Taylor, de la British Heart Foundation, insiste que la façon dont on mange l’oeuf et avec quoi est aussi importante: mieux vaut poché sur du pain que frit sur le plat avec du bacon.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Santé

Médecine: suppression du stage obligatoire dans les « déserts médicaux »

AFP

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L’Assemblée nationale a rétropédalé mardi à propos de l’idée d’un stage obligatoire en zone sous-dotée pour les étudiants en médecine, avant l’internat, qui avait été prévue en commission à l’initiative de certains « marcheurs » pour lutter contre les « déserts médicaux ».

Les députés ont adopté par 84 voix contre 39 un amendement du rapporteur Thomas Mesnier (LREM) supprimant cette disposition du projet de loi santé, alors que les mesures de coercition sont mal perçues dans la profession.

Elle prévoyait, pour accéder au troisième cycle des études de médecine, que les étudiants aient validé « un stage situé dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou des difficultés dans l’accès aux soins ».

M. Mesnier a fait valoir dans l’hémicycle que l’objectif de la disposition paraissait « louable », mais a expliqué que ce serait « une difficulté majeure pour les étudiants » dans certaines zones peu dotées en maîtres de stage. Marie Tamarelle-Verhaeghe (LREM) a aussi plaidé que « toutes les idées ne sont pas bonnes », estimant que « la faisabilité n’est pas là ».

Ils ont eu l’appui de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui a notamment fait valoir que pour des étudiants de deuxième cycle qui « ont des heures de cours tous les après-midi, ça n’est pas possible techniquement », sa collègue de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal se disant « convaincue que la contrainte n’est pas efficace ».

Comme d’autres élus LR, Jean-Carles Grelier a aussi estimé que la disposition introduite en commission était une « erreur » et une « fausse bonne idée », plaidant qu’il ne fallait pas « brusquer » les étudiants en médecine.

Des élus d’opposition mais aussi de la majorité, ont à l’inverse regretté la disparition de cette disposition, comme Joël Aviragnet (PS) qui a défendu une mesure « de bon sens », ainsi que Francis Vercamer (UDI-Agir) et Caroline Fiat (LFI).

Audrey Dufeu-Schubert (LREM), qui avait porté l’idée en commission, a aussi jugé « regrettable » cette suppression, plaidant qu’il fallait permettre aux étudiants de découvrir la médecine dans ces territoires, l’idée étant ainsi de les inciter à s’y installer.

Par la suite, via des amendements LREM, les députés ont inscrit le simple principe d’un « déploiement tout au long des études de médecine d’une offre de formation et de stage répondant aux besoins des zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou des difficultés dans l’accès aux soins ».

Les députés ont aussi adopté un amendement de la co-rapporteure Stéphanie Rist (LREM), sous-amendé par le gouvernement, pour une meilleure réponse aux « besoins de santé »: un décret devra déterminer comment assurer « une adéquation optimale entre le nombre de postes ouverts aux étudiants de troisième cycle (internat, ndlr) et le nombre de postes effectivement pourvus ».

Car « le choix du lieu du 3e cycle conditionne généralement le choix du lieu d’installation des futurs professionnels », selon Mme Rist.

Le projet de loi prévoit que les « épreuves classantes » pour l’accès à l’internat (en fin de 6e année d’études) vont disparaître au profit de nouveaux examens.

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Santé

Le désherbant Roundup une nouvelle fois jugé cancérigène par un jury américain

AFP

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Le désherbant Roundup de Monsanto a contribué au cancer du septuagénaire Edwin Hardeman, a estimé mardi un jury américain, infligeant un nouveau revers au géant agrochimique qui avait été lourdement condamné dans un procès similaire l’été dernier.

Les jurés ont estimé que le retraité avait su démontrer que le Roundup était « un facteur substantiel » de son cancer, clôturant ainsi la première phase de ce procès ouvert le 25 février.

A la demande du groupe allemand Bayer (qui a racheté Monsanto l’an dernier), les débats avaient été organisés en deux phases: l’une « scientifique » consacrée à la responsabilité du Roundup dans la maladie, et une deuxième devant aborder une éventuelle responsabilité du groupe.

A l’énoncé du verdict, le plaignant et ses avocats se sont enlacés. « Nous sommes très satisfaits », a réagi une des avocates de M. Hardeman, Jennifer Moore. Lui-même ne s’est pas exprimé auprès des journalistes.

Dans un communiqué, le cabinet d’avocats du plaignant a ajouté que les débats allaient désormais pouvoir se consacrer à prouver « que Monsanto n’a pas eu une approche responsable et objective à propos de (la dangerosité) du Roundup ».

« Monsanto ne se soucie pas particulièrement de savoir si son produit cause ou non le cancer, préférant manipuler l’opinion publique et décrédibiliser quiconque soulève des inquiétudes légitimes » sur le sujet, ont aussi asséné les avocats.

« Nous sommes déçus » de ce verdict, a réagi Bayer, qui subit là un deuxième revers judiciaire de taille en quelques mois, de mauvaise augure pour le groupe allemand qui fait l’objet de milliers de procédures similaires rien qu’aux Etats-Unis.

Dans son communiqué, Bayer a réaffirmé, comme il l’a toujours fait, que « la science confirme que les désherbants au glyphosate ne causent pas le cancer ».

« Nous sommes confiants sur le fait que (la phase 2) démontrera que Monsanto s’est comporté de façon adéquate et que l’entreprise ne doit pas être considérée comme responsable » du lymphome non-hodgkinien (LNH) de M. Hardeman, qui a attaqué le géant agrochimique en 2016.

– La deuxième phase va commencer –

La deuxième phase du procès — le premier au niveau fédéral — commencera mercredi et devra cette fois répondre aux questions suivantes: Monsanto connaissait-il les risques ? Les a-t-il cachés ? Si oui, quels sont les dommages et intérêts qu’il doit payer ?

Monsanto devra notamment affronter les affirmations de ses détracteurs, selon lesquels il a téléguidé voire fait modifier certaines études à son avantage.

Le groupe avait été condamné à verser 289 millions de dollars à Dewayne « Lee » Johnson, père de deux petits garçons et atteint d’un LNH en phase terminale, estimant non seulement que le Roundup en était la cause mais que Monsanto avait agi avec malveillance en dissimulant les risques de ses produits au glyphosate.

Cette somme avait ensuite été réduite à 78,5 millions de dollars par une juge tandis que Bayer a parallèlement fait appel du fond du verdict.

Le procès Hardeman, qui pourrait durer encore environ deux semaines, est en outre ce qu’on appelle en droit américain un « procès test » pour des centaines d’autres similaires. Son issue doit officiellement servir de baromètre pour les procès regroupés avec lui.

Concrètement, il permet aux différentes parties de déterminer s’il vaut mieux signer un accord amiable hors tribunaux pour solder les poursuites, comme cela se fait souvent aux Etats-Unis.

Le retraité, qui vit au nord de San Francisco, avait expliqué à la barre avoir vaporisé du Roundup pendant plus de 25 ans pour éliminer de sa propriété une plante très urticante, le sumac vénéneux. Et « pas mal de fois », le désherbant s’est retrouvé en contact avec sa peau, avait-il ajouté.

Pendant la première phase du procès, les deux parties se sont opposées à coups d’études scientifiques complexes et d’experts passant parfois des heures à la barre.

Pour l’essentiel, accusation comme défense se sont accusées mutuellement de présenter des études biaisées, incomplètes et non significatives.

Contrairement à l’agence fédérale américaine de protection de l’environnement (EPA), le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé depuis 2015 le glyphosate comme « cancérigène probable », mais pas les agences européennes Efsa (sécurité des aliments) et Echa (produits chimiques).

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Santé

Venezuela: les médecins dans la ligne de mire du régime pendant la visite de l’ONU

AFP

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Des médecins vénézuéliens sont dans le viseur du gouvernement de Nicolas Maduro pour avoir cherché à alerter la mission de l’ONU, actuellement en visite, des graves pénuries de matériel et médicament dans les hôpitaux, selon les ONG.

Le gouvernement vénézuélien affirme que les sanctions américaines, qui gèlent 30 milliards d’avoirs du pays, l’empêchent d’importer les produits de première nécessité y compris les médicaments.

« Ce matin, ils ont sorti de force la présidente du collège de médecins de l’hôpital de Maracay (à l’ouest de Caracas), et depuis nous sommes sans nouvelle d’elle » a indiqué lundi à l’AFP Jaime Lorenzo, directeur exécutif de l’ONG Medicos Unidos.

« Elle protestait contre la répression du personnel médical et de ceux qui dénoncent le manque de médicaments et le mauvais fonctionnement des hôpitaux », ajoute-t-il.

« C’est le troisième médecin en deux semaines persécuté pour avoir dénoncé la situation dans les hôpitaux », a accusé sur Twitter le député (d’opposition) de l’Etat de Vargas (ouest de Caracas), Jose Manel Olivares, lui-même cancérologue et radiothérapeute.

Des heurts ont opposé dimanche le personnel de l’hôpital de Barquisimeto (nord-ouest) à un groupe de partisans du régime qui leur ont jeté des pierres alors qu’ils attendaient l’arrivée des délégués du Haut-commissariat aux droits de l’Homme des Nations unies.

Selon Medicos Unidos, la répression s’est renforcée depuis deux semaines. « Nous avons attiré l’attention sur nos patients qui meurent faute de fourniture et d’équipements. Des médecins ont été arrêtés sans aucun fondement », accuse Jaime Lorenzo.

– « Ma mère me pleure » –

Samedi, un jeune médecin de l’Etat de Carabobo (sud-ouest de Caracas), Ronnie Villasmil, a annoncé son départ du Venezuela sur Twitter après avoir été convoqué par la police pour avoir contacté la mission: « Aujourd’hui je dois m’enfuir comme un délinquant et ma mère me pleure ».

« Ils veulent me priver de liberté. Mon seul crime est d’avoir voulu alerter sur la situation précaire des hôpitaux de Carabobo », écrivait-il.

La mission de l’ONU, composée de cinq personnes – qui s’abstiennent de tout contact avec la presse -, se trouve au Venezuela en « mission technique préliminaire » afin de préparer une éventuelle visite de la Haut-Commissaire, la Chilienne Michelle Bachelet, qui a été officiellement invitée par le gouvernement vénézuélien en novembre.

A Barquisimeto, elle a finalement visité l’hôpital escortée par les médecins et les autorités locales.

Une médecin qui a pu s’entretenir avec une déléguée lui a énuméré « tous les manques dont souffre l’hôpital ».

« Je lui ai dit que les patients que nous opérons ne peuvent pas suivre leur chimiothérapie ici et que ceux qui ne peuvent pas l’acheter en dehors (du pays) meurent. Et quand je lui ai dit combien on gagnait, elle est quasiment tombée par terre », a-t-elle rapporté sous couvert de l’anonymat.

Un médecin gagne au Venezuela entre 18.000 et 30.000 bolivars par mois – l’équivalent de 6 à 10 dollars.

Les ONG relèvent aussi les tentatives du régime de « maquiller » la réalité pour l’ONU, avec des peintures fraîches et des livraisons de dernière minute.

« A Valencia (Etat de Carabobo) et Barquisimeto nous avons vu des camionnettes livrer des médicaments et des fournitures aux hôpitaux que devait visiter la mission », affirme Jaime Lorenzo.

– Opérations de camouflage –

L’ONG Provea de défense des droits de l’Homme, très critique envers les autorités, a dénoncé « ces opérations de camouflage avant l’arrivée de la mission de l’ONU (qui) témoignent des négligences et de la cruauté du gouvernement. En fait, ils sont capables d’améliorer les installations, de distribuer des médicaments, mais ils s’en moquent », a-t-elle accusé.

Dans les hôpitaux publics, 90% des produits médicaux nécessaires font défaut et presque tous les laboratoires publics ont fermé, selon une enquête nationale menée par l’ONG « Médecins pour la santé » conjointement avec le Parlement, unique institution contrôlée par l’opposition.

Aucun chiffre officiel n’a été divulgué par le gouvernement depuis trois ans.

Un situation encore exacerbée par le départ de nombreux médecins: selon la fédération des médecins vénézuéliens, 22.800 praticiens ont choisi l’exil ces dernières années, « mais nous pensons que ce nombre est sous-estimé », affirme Jaime Lorenzo.

Au total, 3,4 millions de Vénézuéliens ont quitté le pays dont 2,7 millions depuis 2015, selon le Haut Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR).

La panne électrique du 7 mars, qui a affecté le pays pendant près d’une semaine, a encore aggravé la situation.

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