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Folle semaine pour la livre sterling, baromètre du Brexit

AFP

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La livre sterling a connu une semaine chaotique, à l’image des discussions sur le Brexit, enchaînant les chutes et envolées au gré des rebondissements autour de la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Sur la semaine, la monnaie britannique a grimpé de 1,80% face au dollar et de 1% face à l’euro. Vendredi, elle s’échangeait à environ 1,3250 dollar et 1,1700 euro.

Cette hausse illustre l’étonnante confiance des marchés dans un divorce à l’amiable malgré le désordre ambiant à Westminster. Elle rend cependant mal compte de l’extrême sensibilité de la livre au feuilleton du Brexit.

En temps normal, la devise réagit aux évolutions de la politique monétaire ou aux nombreux indicateurs économiques. Mais depuis plusieurs mois, « le Brexit est clairement le principal déclencheur », explique vendredi à l’AFP Carlo Alberto De Casa, analyste pour ActivTrades.

Ceci fait de la monnaie britannique un bon indicateur de l’opinion des investisseurs à propos des modalités du Brexit – la livre valant de toute façon bien moins qu’avant le référendum de juin 2016. Lorsque les chances d’un accord entre le Royaume-Uni et l’UE augmentent, la livre s’apprécie, et à l’inverse la livre baisse lorsque s’accroissent les risques d’un Brexit sans accord ou d’une longue prolongation du flou actuel.

– Mardi efface lundi –

La semaine écoulée constitue un résumé parfait du poids des enjeux du Brexit sur la livre.

Lundi, c’est l’optimisme qui domine chez les cambistes, surtout le soir, lorsque la Première ministre britannique Theresa May annonce avoir obtenu d’ultimes concessions de l’Union européenne. En quelques minutes, la livre gagne 1% face au dollar, un chiffre important à l’échelle du colossal marché des devises.

Mardi matin, les analystes s’interrogent. Les dernières concessions seront-elles suffisantes pour que l’accord conclu par Mme May avec l’UE soit voté par les députés britanniques, après un premier franc rejet en janvier ?

« La défaite du gouvernement britannique n’est plus certaine pour le gouvernement britannique », annoncent dans une note Lee Hardman et Fritz Louw, analystes pour MUFG. Mais pour Neil Wilson, analyste pour Markets.com, « le refus de la livre (de monter plus haut) trahit les doutes qui subsistent ».

Les espoirs sont vite balayés. En fin de matinée, le conseiller juridique du gouvernement juge que « le risque juridique » présenté par l’accord « reste inchangé ». Aussitôt, la livre décroche et efface tous ses gains accumulés sur les 24 heures précédentes. Pour les marchés, il est désormais clair qu’une nouvelle défaite s’annonce pour Theresa May – elle aura bien lieu le soir même.

– Attention au ‘no deal’ –

Mercredi matin, l’optimisme fait son retour. Malgré l’absence de nouvel élément, la livre monte progressivement mais sûrement, à quelques heures d’un vote des députés sur le « no deal ». Vers 17H00 GMT, elle est en hausse de plus de 1% face au dollar et à l’euro, par rapport à son cours de la veille.

S’ensuit une séance houleuse au Parlement, qui fait bondir la livre à des sommets. A 20H30 GMT, elle atteint ainsi 1,1803 euro, un niveau plus vu depuis mai 2017.

Des députés conservateurs et même des ministres ont défié les consignes de vote de Theresa May, en adoptant un amendement qui rejette l’option d’une sortie sans accord « quelles que soient les circonstances ». Dans la foulée, Mme May annonce qu’elle va soumettre une troisième fois son accord au Parlement.

Finalement, mercredi, la devise britannique termine en hausse de 2% face au dollar et de 1,6% face à l’euro, sa meilleure journée depuis deux ans.

Jeudi, le Parlement décide de demander le report du Brexit, éloignant la perspective d’une sortie sans accord. Mais la livre réagit peu car ce vote était largement attendu et la prudence reste de mise.

« Au cas où nous irions vers un +no deal+, le scénario dramatique et le plus compliqué pour le Royaume-Uni, nous pourrions assister à d’énormes mouvements sur la livre », avertit M. De Casa, selon qui tous les yeux sont dorénavant tournés vers la réponse de l’UE.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Une prime défiscalisée de 450 euros pour 2 millions de salariés

AFP

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Deux millions de salariés ont reçu de leur employeur une prime exceptionnelle défiscalisée, d’un montant moyen de 450 euros, a annoncé mardi le gouvernement, qui avait mis en place ce dispositif en décembre pour répondre à la crise des « gilets jaunes ».

Cette prime, versée par les entreprises, « a d’ores et déjà bénéficié à 2 millions de salariés pour un montant total versé excédant désormais 1 milliard d’euros », ont précisé dans un communiqué commun les ministres Agnès Buzyn (Solidarités), Bruno Le Maire (Economie), Muriel Pénicaud (Travail) et Gérald Darmanin (Comptes publics).

Exonérée d’impôt sur le revenu, de cotisations sociales patronales et salariales et de prélèvements sociaux, cette prime s’adresse à des salariés dont la rémunération en 2018 était inférieure à trois Smic, soit environ 3.600 euros net.

Les chiffres communiqués par le gouvernement ne sont toutefois pas définitifs, puisque les entreprises ont jusqu’au 31 mars pour signer un accord collectif portant sur le versement de ce bonus.

La prime a été octroyée « dans plus de 200.000 établissements », et « plus de 40% du montant total versé l’a été dans des entreprises de moins de 50 salariés », se sont félicités les ministres, qui ont tenu à « saluer l’engagement des entreprises à accompagner les mesures d’urgence » décidées en décembre par l’exécutif.

Le montant moyen versé est de 450 euros, mais 37% des salariés concernés ont touché le maximum autorisé par le dispositif, soit 1.000 euros. A l’inverse, 1% des salariés ont touché moins de 100 euros.

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Wall Street finit sans direction, hésitant entre Fed et commerce

AFP

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Wall Street a terminé en ordre dispersé mardi, hésitante à la veille de l’issue d’une réunion de la Banque centrale américaine (Fed) tandis que des nuages sont venus obscurcir les négociations commerciales entre Washington et Pékin.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,10% pour finir à 25.887,38 points, le Nasdaq, à forte coloration technologique, a pris 0,12%, à 7.723,95 points, et l’indice élargi S&P 500 a lâché 0,01%, à 2.832,57 points.

Après une ouverture en nette hausse mardi, les indices se sont brusquement essoufflés en cours de séance, peu de temps après l’ouverture de la réunion de la Fed.

« Les courtiers ont visiblement pris quelques bénéfices avant l’issue de la réunion mercredi », a observé Nate Thooft, de Manulife AM.

Le gestionnaire de portefeuille rappelle que les indices ont déjà fortement avancé entre la semaine dernière et lundi soir, alors que les anticipations de ton accommodant de la part de l’institution étaient déjà évoquées.

« Il va être difficile pour la Fed d’adopter un ton encore plus arrangeant que lors de ses dernières prises de parole », a par ailleurs affirmé Nate Thooft.

La « pause » annoncée depuis plusieurs semaines par la Banque centrale concernant ses futures hausses de taux d’intérêt a largement bénéficié aux indices de Wall Street depuis le début de l’année: le S&P 500 a pris 12,9%, le Dow Jones 11% et le Nasdaq 16,4%.

Une chose semble certaine aux yeux des investisseurs à la veille de la prise de parole du président de la Fed, Jerome Powell, mercredi: « on ne voit simplement pas de hausse de taux à l’horizon au regard de l’inflation et du ralentissement de l’économie », a noté Bill Lynch, de Hinsdale Associates.

L’affaiblissement des indices observé mardi est en outre survenu peu après la publication d’informations de presse faisant état de quelques nuages dans les négociations commerciales entre Washington et Pékin.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, et le représentant au Commerce, Robert Lighthizer, se rendront à Pékin la semaine prochaine pour faire avancer les pourparlers commerciaux entre les deux premières puissances économiques mondiales, a confirmé mardi à l’AFP un haut responsable de l’administration.

Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt sur la dette à 10 ans montait à 2,624%, contre 2,603% lundi soir, et celui sur la dette à 30 ans progressait, à 3,042% contre 3,017% la veille.

  1. Nasdaq
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USA: la Fed devrait prolonger sa pause sur les taux d’intérêt

AFP

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La Banque centrale américaine (Fed) devrait laisser ses taux d’intérêt inchangés mercredi après avoir promis qu’elle serait « patiente », mais ce sont ses nouvelles prévisions économiques qui vont attirer l’attention des marchés.

Mercredi, à 18H30 GMT, Jerome Powell, président de la Fed, tiendra une conférence de presse, sa deuxième de l’année, après la publication du traditionnel communiqué.

Les probabilités qu’il annonce un relèvement des taux directeurs sont quasi nulles, alors qu’un statu quo est attendu à 98,7% par les acteurs financiers, selon les anticipations des produits à terme calculées par CME Group.

Les taux au jour le jour, qui influencent tous les autres types de crédits, ainsi que l’activité industrielle, immobilière et la consommation, se situent actuellement entre 2,25% et 2,50% après une dernière hausse en décembre.

Alors que l’inflation est modeste, le patron de la Fed a indiqué à plusieurs reprises que c’était « le bon moment » pour la Banque centrale « d’être patiente et d’attendre de voir » avant d’agir à nouveau sur les taux d’intérêt.

Les économistes concentreront leur attention sur les prévisions de la Banque centrale pour la croissance et l’inflation, et surtout sur les projections moyennes des taux d’intérêt pour cette année et l’année prochaine. Jusqu’ici, le Comité monétaire prévoit encore deux relèvements des taux cette année, ce qui logiquement devrait être révisé à la baisse.

« Il y a de grandes chances que la Fed (…) réduise le nombre de relèvements de taux à seulement un pour cette année », affirme dans une note, comme bon nombre d’analystes, Beth Ann Bovino, de Standard and Poors Global Ratings.

« Ce serait en revanche un très gros changement s’ils ne prévoyaient aucun relèvement de taux » en 2019, a ajouté Joe Gagnon, de Peterson Institute for International Economics (PIIE), qui croit aussi à un relèvement dans la deuxième partie de l’année.

La faible inflation, qui est restée ces deux derniers mois sous la cible des 2% que la Fed estime bénéfique pour l’économie, est le principal critère qui invite le Comité monétaire à faire une pause sur le renchérissement du crédit.

– Croissance: Trump optimiste –

L’affaiblissement de la croissance mondiale, particulièrement en Chine et en Europe, pousse aussi la Réserve fédérale à la prudence.

Dans le sillage des autres grandes économies, les Etats-Unis devraient voir leur expansion ralentir à 2,3%, au lieu de 2,9% en 2018, selon les prévisions de la Fed, qu’elle devrait amender.

L’administration Trump est beaucoup plus optimiste, misant sur 3,2% cette année et 3% pour les dix ans à venir, a affirmé mardi Kevin Hassett, économiste de la Maison Blanche.

Cette pause de la Fed depuis le début de l’année est intervenue après une forte volatilité des marchés boursiers, inquiets des hausses des taux, mais aussi à la suite des violentes critiques de Donald Trump envers le président de la Banque centrale. Celui-ci insiste toutefois régulièrement sur le fait que la Fed reste « apolitique ».

Au cours de sa conférence de presse, M. Powell devrait répéter la nouvelle devise de la Fed, qui se dit désormais « dépendante des données », et essaye d’éviter, dans son communiqué comme dans ses prévisions, de s’enfermer dans les promesses d' »un message d’orientation monétaire ».

Le patron de la Banque centrale pourrait aussi donner des précisions sur quand et comment la Fed va mettre un terme à la réduction de son bilan, c’est-à-dire quand elle va cesser de se défaire d’actifs emmagasinés pendant la reprise.

La réduction de ce bilan de la Fed avait agité les marchés, qui voient ces désinvestissements comme une action à la hausse sur les taux, malvenue alors que l’économie mondiale ralentit. Depuis, les membres de la Fed ont indiqué que ce délestage pourrait prendre fin cette année.

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