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Faits divers

Cinq personnes inculpées pour avoir planifié des attentats sur le sol américain

AFP

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Cinq personnes arrêtées cet été dans un campement insalubre du sud-ouest des Etats-Unis ont été inculpées par la justice fédérale, qui les soupçonne d’avoir voulu mener des attentats jihadistes sur le sol américain.

Le 3 août, les autorités avaient mené un raid sur une sorte de camp retranché érigé dans une zone désertique du Nouveau-Mexique, dans le cadre d’une enquête sur la disparition d’un enfant de trois ans plusieurs mois auparavant.

Elles y avaient découvert cinq adultes, dont le père du garçonnet, Siraj Ibn Wahhaj, et onze mineurs décharnés, sales et vêtus de loques. Elle avait ensuite retrouvé le corps de l’enfant manquant, enterré sous des déchets.

Le repaire, fait de bric et de broc, contenait une dizaine d’armes à feu, des munitions, un stand de tirs et un tunnel menant vers l’extérieur, mais pas d’eau, de nourriture ou d’électricité.

Siraj Ibn Wahhaj, 40 ans, sa compagne Jany Leveille, une Haïtienne de 36 ans en situation irrégulière, ses deux soeurs et son beau-frère, ont été inculpés mercredi par un grand jury, notamment pour « enlèvement » et « association de malfaiteur en vue de tuer un officiel ».

Selon l’acte d’accusation, les cinq adultes avaient, à partir d’octobre 2017, « organisé un camp d’entraînement pour préparer des attaques contre le gouvernement, l’armée ou d’autres institutions ».

Plus spécifiquement, Siraj Ibn Wahhaj et sa compagne « ont donné l’ordre à certaines personnes, dont des résidents du camp d’entraînement, de se tenir prêt à mener le jihad, à mourir comme des martyr », notamment contre des agents du FBI, précise le document.

Par ailleurs, les adultes sont poursuivis pour l’enlèvement du fils de Siraj In Wahhaj « qu’ils ont cachés, ce qui a mené à sa mort ».

D’après d’autres documents judiciaires, le petit garçon était handicapé par une lésion au cerveau et était régulièrement l’objet de crises d’épilepsie. Jany Leveille, qui croyait en la « magie noire », voulait « l’exorciser » au cours de « rituels ». Son coeur aurait cessé de battre lors d’une de ces séances.

Les autres mineurs étaient les enfants des trois femmes. Leur mise en sécurité « a été une de nos priorités », a déclaré l’agent du FBI James Langenberg qui a supervisé l’enquête, cité dans un communiqué.

La justice du Nouveau-Mexique a pour sa part ouvert des poursuites pour les faits dans son champ de compétence, notamment pour mauvais traitements.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Faits divers

Violences contre une nonagénaire en Ehpad: l’aide-soignant condamné à cinq ans ferme

AFP

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Un aide-soignant qui avait été filmé en train de frapper et insulter une dame de 98 ans dans sa chambre d’Ehpad à Arcueil (Val-de-Marne) a été condamné vendredi à Créteil à cinq ans de prison ferme.

Maintenu en détention, il a également reçu l’interdiction définitive d’exercer la profession d’aide-soignant.

Le tribunal a été plus loin que la procureure qui avait requis quatre ans ferme et un avec sursis pour cet employé du groupe Adef résidence. « Qu’y a-t-il de pire que ce qu’il a fait? », avait-elle dit, pour justifier son réquisitoire.

Ce père de famille de 57 ans, employé « exemplaire » selon ses collègues de l’Ehpad où il travaillait depuis neuf ans, avait été interpellé en février, après une plainte des enfants de la vieille dame.

Soupçonnant des violences sur leur mère, ces derniers avaient installé une caméra de surveillance dans sa chambre.

Sur les vidéos, une scène est particulièrement choquante, selon plusieurs sources qui les ont visionnées.

La vieille dame est au sol, apparemment tombée de son lit. On l’entend crier « à l’aide » pendant une heure, avant que n’arrive l’aide-soignant. « Ferme ta gueule », lui dit-il. Il la tire violemment par les jambes pour la remettre dans son lit, lui donne des petits coups de pied, des gifles, la tire par les cheveux. « Tu me fais chier espèce de vieille salope », « ferme ta gueule », répète-t-il encore.

« Pitié pour moi », le supplie la vieille dame, en pleurs.

Le lendemain et alors que les membres de la famille n’ont pas encore vu la vidéo, ils sont informés par l’Ehpad d’une « fracture spontanée du fémur » de leur mère, qui se verra prescrire 90 jours d’ITT (incapacité totale de travail).

« On a envie de détourner les yeux, de se boucher les oreilles » en voyant la vidéo – diffusée à l’audience mais à huis-clos – a dit la procureure. « Il s’est comporté de manière monstrueuse ».

Elle parle des « cris qu’on entend toute la nuit », de la vieille dame que l’on jette sur le lit « comme une poupée de chiffon », du « manque d’empathie » de l’aide-soignant, qui a présenté des excuses mais reste impassible dans le box.

« Je ne me reconnais pas, je ne peux expliquer », s’est-il seulement justifié.

Devant les enquêteurs, il avait d’abord nié, avant de reconnaître une fois confronté aux vidéos ce qu’il a qualifié d’actes isolés, disant avoir « pété un câble ».

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Faits divers

ToniBler et Klinton: au Kosovo de curieux prénoms pour dire merci

AFP

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Les bombardements de l’Otan ont offert son émancipation au Kosovo et leurs prénoms à Klinton Bajgora et ToniBler Dajaku, baptisés en hommage aux chefs de la coalition occidentale qui a frappé la Serbie il y a 20 ans.

Ces drôles de prénoms, hommages au président américain Bill Clinton et au Premier ministre britannique Tony Blair, ne sont pas exceptionnels au Kosovo, où de jeunes filles s’appellent Madeleine en signe de gratitude pour la cheffe de la diplomatie américaine d’alors, Madeleine Albright.

Entamées le 24 mars 1999, ces onze semaines de frappes occidentales, avaient offert la victoire aux indépendantistes kosovars albanais en forçant Slobodan Milosevic à retirer ses forces du Kosovo au terme du dernier conflit ayant conduit à l’explosion de l’ex-Yougoslavie. Cette guerre (1998-99) avait fait plus de 13.000 morts, en grande majorité albanais, et des centaines de milliers de déplacés.

L’Otan est depuis exécrée par la plupart des Serbes, mais les Occidentaux, notamment les Américains, en ont retiré une indéfectible popularité parmi les Kosovars albanais.

Au Kosovo, drapeaux américains et inscriptions « Merci à l’Otan » sont partout; Bill Clinton a son boulevard et sa statue qu’il était venu inaugurer en 2009. « A chaque fois que vous verrez cette statue, je veux que vous vous souveniez que je ne veux pour vous rien d’autre qu’un meilleur avenir », avait-il lancé à une foule en liesse.

– « Père de la nation » –

Aujourd’hui lycéen, Klinton Bajgora, 16 ans, explique que ses parents ont voulu rendre hommage à celui qu’ils considèrent comme le « père de (leur) nation ».

« Sans Clinton, nous serions tous morts, ce pays ne serait pas indépendant, et je ne jouerais pas au foot avec mes amis », dit le garçon qui montre la bannière étoilée sur le toit de la maison familiale, à Dobratin, à 30 kilomètres au nord de Pristina.

« C’était le seul moyen de le remercier. Je ne pense pas que le Kosovo ait de meilleur ami » que Bill Clinton, explique sa mère, Selvije Bajgora, mère au foyer de 50 ans.

La famille Dajaku lui a toutefois préféré Tony Blair. « Dans les moments les plus critiques, quand était en jeu le sort de ma famille et du Kosovo, Tony Blair a usé de tout son pouvoir pour permettre l’intervention de l’Otan et le retrait des forces serbes du Kosovo », dit ToniBler, 18 ans. « Je porte ce prénom avec fierté », dit le jeune homme dont le père Sefer a combattu les forces serbes dans les rangs de l’Armée de libération du Kosovo (UCK).

« Il n’y a pas que moi, tous les Albanais du monde sont les amis de la Grande-Bretagne » dont l’attitude à l’époque « se devait d’être remerciée par un nom », explique Sefer, qui vit dans le village de Rakinice (ouest).

– Blair et les neuf Tony –

En 2010, lors d’une visite au Kosovo, l’ancien Premier ministre avait demandé à neuf jeunes baptisés en son honneur de monter à ses côtés à la tribune, quand il s’était adressé à la foule de Pristina. « Ce que j’ai fait était juste. Je ne l’ai pas regretté à l’époque. Je ne le regrette pas aujourd’hui », avait-il alors dit.

Parmi les plus jeunes Kosovars, la renommée de Tony Blair est moindre que celle de Bill Clinton. Cela ne dérange guère ToniBler Dajaku, prêt à « toujours expliquer ce qu’il a fait pour le Kosovo ». Quant à Klinton Bajgora, quand il joue au football, ses équipiers se permettent une privauté, en l’appelant « Bill ». « C’est plus facile pour eux », dit-il.

Près d’une décennie après la guerre, le Kosovo avait déclaré son indépendance qui n’est pas reconnue par la Serbie, ni par de nombreux pays, notamment deux membres du Conseil de sécurité, la Russie et la Chine, qui bloquent son entrée à l’ONU.

Dans une séquence minutieusement préparée, les principaux pays occidentaux avaient reconnu l’indépendance du Kosovo immédiatement après sa proclamation au Parlement à Pristina le 17 février 2008.

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Faits divers

Après un naufrage meurtrier, Mossoul endeuillée veut la démission des « corrompus »

AFP

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« Démission », « Non à la corruption » ou encore « Rendez des comptes »: à Mossoul, la foule endeuillée crie sa colère vendredi contre entrepreneurs et hommes politiques irakiens après la mort de 100 personnes dans le naufrage d’un bac sur le Tigre.

Les victimes, en majorité des femmes et des enfants, célébraient jeudi le Nouvel An kurde et la Fête des Mères, quand le bac surchargé sur lequel elles devaient rejoindre un parc de loisirs s’est retourné, les engloutissant dans les flots.

Abou Salem est revenu vendredi sur la rive du fleuve qui a emporté la veille sa femme et leurs deux enfants, dans l’accident le plus meurtrier en Irak depuis des années.

Après la prière aux défunts organisée dans tout le pays au deuxième jour de deuil national, il s’emporte: « Les gestionnaires du parc (de loisir) sont des criminels ».

Ce sont eux qui gèrent les traversées en bac dans la grande ville du nord. « Je veux qu’ils payent et je resterai ici jusqu’à ce que ce soit fait », clame cet Irakien de 50 ans, au milieu d’une foule criant son désespoir.

Dès jeudi, un responsable des services de sécurité de la ville expliquait à l’AFP que l’accident résultait de la conjonction entre surcharge du bateau et haut niveau du Tigre en raison de récentes pluies.

– « La corruption nous tue » –

A Mossoul, meurtrie par trois ans d’occupation jihadiste et par les combats pour chasser le groupe Etat islamique (EI), la foule tempête aujourd’hui contre ce qu’elle dénonce comme un nouvel exemple des maux chroniques du pays: corruption et incurie.

En Irak, 12e pays le plus corrompu au monde, la corruption a coûté 194 milliards d’euros en quinze ans, selon le Parlement, soit deux fois le budget de l’Etat.

« La corruption nous tue », « Nous ne nous tairons pas », scandent les habitants alors que pour les rescapés, beaucoup trop de personnes étaient à bord et elles n’auraient pas dû être autorisées à monter si nombreuses.

Si rien n’est fait pour faire cesser les passe-droits accordées à certains entrepreneurs et mettre le holà aux installations ouvertes au public sans règles de sécurité strictes et appliquées, « d’autres accidents arriveront », insiste Abou Salem.

Pour éviter une nouvelle tragédie, « il faut remplacer immédiatement les responsables de la province et leur faire rendre des comptes », s’emporte Chaïmaa Mahmoud qui a perdu la veille un cousin et une amie.

Autour d’elle, des cris résonnent: « Démissionne! », « Dégage! », crient des proches de victimes au gouverneur provincial, reparti sous les jets de briques sur sa voiture.

En soirée, le Premier ministre Adel Abdel Mahdi a annoncé qu’un comité avait été formé pour gérer la crise, comprenant les hauts gradés de la province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, mais excluant le gouverneur.

Ce comité a les « pouvoirs exécutifs » pour « faire aboutir l’enquête au plus vite, punir les responsables et décider des dédommagements ».

– Abandon –

Les responsables locaux, poursuit Chaïmaa Mahmoud, 25 ans, doivent payer pour « l’abandon » de cette région qui continue de subir « la corruption ayant permis à un bateau de naviguer alors qu’il ne répond à aucune norme de sécurité ».

Qoussaï Abbas, député de la province de Ninive, pointe lui aussi un responsable: « la corruption administrative », qui permet à des sociétés privées de fonctionner sans respecter les règles de sécurité.

« Il faut pointer la responsabilité des manquements de la gestion du parc de loisirs », poursuit-il, alors que la justice a déjà délivré des mandats d’arrêt contre les propriétaires du bateau et du complexe touristique.

Ces dernières années, des responsables de nombreux scandales financiers ou sanitaires en Irak avaient réussi à fuir le pays.

Le président de la République Barham Saleh, sur place dans la matinée, a lui aussi accusé « la corruption et la mauvaise gestion », de même que le chef religieux de la plupart des chiites du pays, le grand ayatollah Ali Sistani.

Dans son sermon ce vendredi, il a dénoncé « la corruption » et le fait que « les autorités de surveillance ne font pas leur travail ».

Pendant ce temps, les corps repêchés dans les eaux du Tigre, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres de là en raison du courant, continuent d’arriver à la morgue de la ville.

De nombreuses familles ont déjà enterré leurs proches à Mossoul, mais certains corps n’ont toujours pas été identifiés.

Le pape François, l’Union européenne et plusieurs capitales arabes ont envoyé leurs condoléances à l’Irak.

Mais pour Chaïmaa, en deuil à Mossoul, « les responsables viennent aujourd’hui, uniquement pour être vus dans les médias ».

« Ils font des promesses mais rien ne change ».

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