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Cameroun: Maurice Kamto et ses alliés offusqués du silence de la France sur leur situation

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Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun depuis la prison où ils se trouvent avec ses alliés a tenu à saluer la mobilisation de la communauté internationale. Il se dit aussi étonné du mutisme de la France. Retrouvez-ci-dessous leur déclaration.

Déclaration des alliés pour le changement au Cameroun

Nous, le Président élu Maurice Kamto et ses alliés Christian Penda Ekoka (AGIR), Paul Éric Kingue (MPCN), Albert Dzongang (La DYNAMIQUE), Gaston Abe Abe alias Valsero (Our Destiny), avons suivi avec un grand intérêt, les déclarations du Secrétaire Général des Nations unies, M. Antonio Guterres, du Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Mme Michelle Bachelet, de la Haute représentante de l’Union Européenne, Frederica Mogherini en date du 05 mars 2019 et du Sous-Secrétaire d’Etat américain aux affaires Africaines, M. Tibor Peter Nagy, relatives à la situation politique et sécuritaire au Cameroun. L’ensemble de ces déclarations déploraient les arrestations récentes de certaines personnalités politiques et leur détention prolongée parmi lesquels Maurice Kamto ainsi ses alliés politiques, et des militants et sympathisants du MRC. Nous y avons été particulièrement sensibles

Ces déclarations exhortent le Cameroun à libérer les personnes arrêtées dans le respect de ses engagements internationaux. S’agissant de la situation dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, elles demandent aux autorités camerounaises de recourir à un dialogue inclusif. Réagissant particulièrement à la déclaration du Sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, le gouvernement camerounais, à travers son ministre de la Communication, a indiqué ce qui suit:

«Le gouvernement camerounais regrette vivement les propos qui, non seulement dénotent une méconnaissance des enjeux, des réalités et des faits concernant l’arrestation de monsieur Kamto et nombre de ses partisans, ainsi que la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi, une velléité d’immixtion à peine voilée et inadmissible, dans les affaires intérieures du Cameroun; Maurice Kamto et ses partisans sont détenus pour des faits de droit commun, entre autres, d’insurrection, d’hostilité contre la patrie, de rébellion et de destruction des biens publics, tant à l’intérieur du pays que dans plusieurs ambassades du Cameroun à l’étranger; accusations dont ils répondent actuellement devant la Justice, seule habilitée à confirmer ou non les charges retenues contre eux».

«Faits de droit commun», dit le ministre de la Communication, qui, curieusement nous conduisent devant une juridiction d’exception, le tribunal militaire de Yaoundé ! Nous rappelons que le Cameroun n’est pas isolé du reste de la Communauté internationale.

Dans le cadre de ladite communauté, notre pays a pris divers engagements internationaux en matière des Droits de l’Homme. Ce sont les mécanismes de la Communauté internationale qui ont permis au Cameroun de régler favorablement son différend avec le Nigéria, et en tout état de cause, notre pays ne saurait invoquer la Communauté internationale quand cela l’arrange et lui jeter l’opprobre quand celle-ci daigne lui rappeler ses engagements internationaux.

A cet égard, le Premier Président de Cour suprême du Cameroun, la plus haute juridiction du pays, garante ultime des libertés publiques et des droits fondamentaux des citoyens, déclarait au cours de l’audience solennelle de rentrée 2012, ce qui suit: «En marge de constitutionnalité, le juge national peut écarter une loi devenue caduque, pour faire respecter les engagements qui s’imposent à l’Etat qui a ratifié une convention internationale. C’est le sens des Arrêts Jacques Vabre, Nicolo et Omais Kassim, rendus respectivement par la Cour de Cassation, le Conseil d’Etat français et la Cour Suprême du Cameroun».

Faut-il rappeler que c’est au titre de ces engagements et de son appartenance à la Communauté matière ? Cette haute mission commande que notre pays fasse preuve d’un minimum d’égards pour les Droits humains fondamentaux de ses propres citoyens. C’est le lieu de réfuter catégoriquement les allégations du ministre de la Communication nous attribuent un certain nombre d’actes, dans le dessein évident d’embastiller les alliés pour le changement, paralyser leurs activités politiques, terroriser les populations et anéantir les balbutiements de la démocratie afin d’instaurer le totalitarisme dans notre pays.

Nous voulons qu’il soit clair pour tous que, nous et nos 160 camarades détenus dans différentes prisons du Cameroun, sommes des prisonniers politiques. Et en tant que leaders politiques ayant pris part à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, nous avons demandé le recomptage de voix bureau de vote par bureau de vote sur la base de la confrontation des procès-verbaux avec les listes d’émargement afin de faire la lumière sur le véritable vainqueur de cette élection.

D’autre part, nous avons demandé la réforme consensuelle du système électoral, afin de garantir pour les échéances à venir des élections transparentes, justes et équitables. S’agissant de la situation dans les régions anglophones du pays, nous n’avons-nous mêmes cessé d’appeler à un dialogue inclusif pour résoudre durablement les crises multiformes qui affectent gravement notre pays au point de menacer son intégrité voire, son existence, en vain.

En effet, nous ne pouvons terminer sans exprimer notre perplexité face à l’attitude de certains des partenaires de notre pays. Comment comprendre le silence assourdissant et embarrassant de l’Union Africaine en particulier à un moment où on y exalte la nécessité de règlement des problèmes africains par les Africains; ce d’autant plus qu’elle ne saurait prétendre ignorer ce qui se passe au Cameroun au regard de nos multiples démarches auprès d’elle ?

Comment comprendre le mutisme de certains des partenaires historiques de notre pays notamment, la France qui prétend avoir des intérêts importants au Cameroun? Nous saisissons cette occasion pour remercier la Communauté internationale de l’attention qu’elle ne cesse de porter à la situation de notre pays. C’est également le lieu d’exprimer notre profonde reconnaissance au peuple camerounais pour son inestimable soutien moral et ses gestes de solidarité, et de l’exhorter à garder haut la flamme de l’espoir pour un changement pacifique et bénéfique à tous dans notre pays. Notre gratitude va enfin aux organisations internationales notamment Amnesty International, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, à la Human Right Watch; aux sociétés savantes qui, de par le monde nous apportent, à nous-mêmes ainsi qu’à l’ensemble du peuple camerounais, leur précieux soutien et leur réconfort.

Fait à la prison principale de

Yaoundé le 10 mars 2019

Ont signé:

Le président élu, Maurice Kamto

Christian Penda Ekoka (AGIR)

Paul Éric Kingue (MPCN)

Albert Dzongang (La DYNAMIQUE)

Abe Abe Gaston (Our destiny)

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Cameroun

Cameroun: Maurice Kamto veut-il négocier sa libération ?

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Maurice Kamto se dit favorable à un apaisement du climat politique au Cameroun.

Le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), incarcéré à la prison principale de Yaoundé-Kondengui depuis cinq semaines, est prêt à rencontrer Paul Biya, qu’il accuse d’avoir «voler» sa victoire à la dernière élection présidentielle.

L’annonce a été faite par l’avocat français de l’opposant camerounais. Au terme d’un bref séjour de 24 heures en terre camerounaise, Maître Dupont Moretti et son associé Antoine Vey, ont donné un point de presse le 16 mars 2019 à Yaoundé. L’occasion pour l’avocat pénaliste de faire l’économie de sa mission.

«Nous avons d’abord rencontré le client à la maison d’arrêt. Les choses ont été simples à la fois pour l’obtention du visa et rencontrer le client» a indiqué Me Moretti. «Aujourd’hui (16 mars 2019), nous avons pu rencontrer nos clients parmi eux le Pr Kamto. Il redit ici par ma voix, qu’il est prêt à discuter avec le Président Paul Biya. Il a une formule que je vais reprendre en mon compte et qui est explicite. Il dit, ‘‘Quelqu’un qui revendique sa victoire doit discuter avec celui qui la conteste’’. Est-ce que message sera entendu? Il est parfaitement possible qu’une rencontre soit organisée», a déclaré l’avocat français, soulignant que Kamto voulait échanger avec Paul Biya «les yeux dans les yeux».

Maurice Kamto et une plus d’une centaine de ses partisans ont été arrêtés les 26 et 28 janvier derniers dans plusieurs villes du pays. Des interpellations qui faisaient suite à des manifestations pacifiques organisées le 26 janvier par le leader du MRC et ses soutiens politiques. Inculpés notamment pour «hostilité contre la patrie» et «insurrection», ils risquent la peine de mort.

Mais, ses avocats français ont tenu à rassurer sur l’objet de leur venue à Yaoundé. «Nous ne sommes pas venus au Cameroun dans un état d’esprit de polémique ou politique, mais juridique. La raison d’être de cette venue a été de pouvoir rencontrer les personnes détenues et de pouvoir bous faire une idée factuelle en vue d’envisager des recours internationaux», a expliqué Maitre Moretti qu’accompagnait Me Vey.

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Cameroun

Cameroun: Yaoundé dans l’attente de la reprise des activités de la Police municipale

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Au terme d’un mois de suspension prescrit par le préfet du Mfoundi, les agents ne sont pas encore visibles sur le terrain.

Esplanade de l’Hôtel de ville de Yaoundé, vendredi. Une vingtaine d’agents de la police communale en uniforme discutent. Ils sont prêts à reprendre du service, après un mois de suspension. Sébastien L., l’un d’eux, confie que durant la suspension préfectorale, ils venaient néanmoins au travail, mais en civil. Ils passaient la journée au bureau à s’occuper chacun comme il pouvait jusqu’à la fin de l’heure. Interrogés sur leur éventuel reprise de service, ils disent tous ne rien en savoir, même s’ils sont prêts à descendre sur le terrain à tout moment.

Dans l’article 2 de son arrêté de suspension, le préfet du Mfoundi, Jean-Claude Tsila écrivait : « la présente mesure est susceptible d’être reconduite si les nécessités l’imposent. » La police municipale avait été mise hors service le 13 février dernier, à la suite d’une altercation entre l’un de ces agents avec un conducteur de moto à EligEdzoa.

En attendant la reprise des activités de la police municipale, les avis des Yaoundéens divergent sur le sujet. Michel Tsafack, tenancier d’un comptoir de médicaments au marché Mvog-Mbi trouve important le travail qu’abattaient ces agents communaux. « Ils faisaient du bon travail malgré quelques abus. Ils nous obligeaient à être disciplinés dans les marchés notamment.

Ça évitait vraiment le désordre. Il faut seulement qu’ils soient un peu plus compré hensifs ». Stève Ebanda, chauffeur de taxi, exprime son courroux dû à l’absence d’ « Awara ». « Depuis qu’ils ont été suspendus, les motos vont dans tous les sens. Plus rien ne leur est interdit », se plaint-il.

Au carrefour Elig-Edzoa où tout avait commencé, on ne veut pas de la police municipale. « Ces gens exagèrent. Ils nous empêchent de nous débrouiller. Même si on leur présente les papiers, ils demandent d’autres », dénonce Michelin Tchoupo, conducteur de moto.

Au marché central, Nestor Kamga et sa voisine Estelle Ndjilo, deux vendeurs à la sauvette eux aussi ne veulent plus d’ « awara ». « Ils dérangent et arrachent nos marchandises », assurent-ils.

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Cameroun

Sale temps pour l’Ambassadeur du Cameroun à Londres

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Des militants pro ambazoniens ont manifesté le 11 mars 2019, en bloquant le véhicule du diplomate camerounais à l’occasion de la Journée du Commonwealth.

La communauté des pays ayant l’anglais en partage ont célébré la 70ème Journée du Commonwealth le 11 mars 2019. A Londres, l’évènement a été marqué par une messe en présence de la famille royale, à l’abbaye de Westminster.

Invité à la cérémonie, l’ambassadeur du Cameroun en Grande Bretagne a eu droit à un accueil pour le moins inattendu. Une dizaine de manifestants pro ambazoniens (nom donné aux combattants qui revendiquent l’indépendance des régions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest) ont encerclé la voiture du diplomate camerounais.

En plus d’arborer des pancartes contenant des messages hostiles au pouvoir de Yaoundé, ils ont entonné un chant de libération des régions anglophones. La scène a été filmée par l’un des manifestants.

Voici la vidéo:





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