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Le tunnel d’Elon Musk à Las Vegas “d’ici la fin de l’année”

AFP

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Les autorités de Las Vegas ont choisi mardi de confier la construction d’un tunnel souterrain à une des sociétés du fantasque milliardaire Elon Musk, qui prévoit de le rendre opérationnel “d’ici la fin de l’année”.

The Boring Company a été sélectionnée pour concevoir, construire et gérer une boucle de tunnels capables de transporter des passagers dans des véhicules électriques autonomes à vitesse élevée dans le cadre de l’expansion du grand centre d’expositions de la ville, a expliqué l’organisme supervisant le centre (Las Vegas Convention and Visitors Authority, LVCVA).

Elon Musk, qui propulse déjà des voitures électriques (Tesla) et des fusées spatiales (SpaceX), s’est tout de suite félicité de cette annonce.

“Avons hâte de construire le tunnel de la Boring Company à Vegas”, a-t-il écrit sur Twitter. “Il devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année!”, a-t-il aussi affirmé sur le réseau social.

Un contrat doit encore être négocié pour un feu vert final en juin.

La construction du tunnel devrait coûter entre 35 et 55 millions de dollars, en fonction du trajet retenu et du nombre de stations demandé.

Une fois les travaux d’agrandissement réalisés, le centre d’expositions doit s’étendre sur 81 hectares, 3,2 kilomètres devant séparer les deux extrémités. Cette distance nécessite “une solution de transport pour les invités dédiée au site”, selon l’organisme le supervisant.

Le système doit pouvoir être étendu pour au final relier le centre-ville et son fameux boulevard bordé d’hôtels et de casinos, à l’aéroport et à d’autres zones de la métropole.

Elon Musk, qui a fondé The Boring Company pour développer des technologies ad hoc, avait présenté en décembre près de Los Angeles un “tunnel test” de ce projet censé révolutionner les transports urbains en contournant les embouteillages par le bas.

L’idée lui était venue alors qu’il fulminait au volant de sa voiture, coincé dans les embouteillages entre sa villa chic de Bel Air et les bureaux de SpaceX à Hawthorne, au sud de Los Angeles. A terme, l’idée est de permettre à des milliers de véhicules électriques et autonomes de sillonner les sous-sols des villes à une vitesse approchant 250 km/h.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Technologie

Huawei: nouvelle salve de Washington contre Pékin

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En pénalisant durement le géant chinois des télécoms Huawei, le président américain Donald Trump a tiré une nouvelle salve contre Pékin, les Etats-Unis voyant dans la confrontation directe la meilleure approche pour freiner la montée en puissance de la Chine.

L’administration Trump a engagé une vaste campagne contre Huawei, dont l’intensité est montée d’un cran la semaine dernière lorsque M. Trump a interdit aux réseaux de télécommunications américains de se fournir en équipements auprès de sociétés étrangères jugées à risque, une mesure ciblant clairement Huawei.

Lundi, Washington a cependant accordé un délai de 90 jours au groupe chinois et à ses partenaires américains pour s’adapter.

Washington estime que Huawei, qui est un acteur incontournable des télécoms dans le monde en développement, pose des risques de sécurité nationale et de violation de la vie privée de ses utilisateurs en raison de ses liens étroits avec le gouvernement chinois, des accusations que le groupe rejette.

Mais les inquiétudes des Etats-Unis vont bien au-delà de Huawei, et la Chine est devenue l’un des rares motifs d’unité d’une classe politique américaine ultra-divisée et d’exaspération dans le monde américain des affaires.

L’offensive contre Huawei intervient au moment où les négociations commerciales entre les deux pays piétinent, alors que M. Trump vient de faire passer de 10% à 25% les droits de douane punitifs imposés sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises.

Washington accuse la Chine de pratiques déloyales, comme le vol de la propriété intellectuelle et le piratage informatique, et lui reproche de surendetter les pays en développement avec son projet des “Nouvelles routes de la soie”.

Les Etats-Unis s’inquiètent aussi de la montée en puissance militaire de la Chine, notamment en mer de Chine méridionale et à l’égard de Taïwan. L’administration a aussi dénoncé les détentions de masse de musulmans ouïghours dans l’ouest de la Chine.

Pour Jonathan Hillman, du Centre pour les études internationales et stratégiques, la classe politique américaine a renoncé à l’espoir de voir la prospérité économique faire de la Chine un partenaire plus maniable.

“Pour faire simple, la Chine ne devient pas davantage comme nous”, explique-t-il. “Ils ont profité de ce qui leur était favorable dans la mondialisation, mais l’Etat a gardé le contrôle. Et je pense que tout cela nous dirige vers une plus grande concurrence” avec la Chine.

– “Menace à long terme” –

La diplomatie américaine réfléchit à une politique détaillée sur les relations avec la Chine, selon Kiron Skinner, la directrice du service de planification politique au département d’Etat.

La Russie de Vladimir Poutine inquiète aussi Washington, mais elle est vue comme une “survivante”, a expliqué Mme Skinner. “Mais la Chine, nous la voyons davantage comme une menace à long terme”, a-t-elle ajouté lors d’un récent forum.

Même si le chef de la diplomatie Mike Pompeo a assuré que les Etats-Unis ne se considéraient pas comme en “Guerre froide” avec la Chine, Mme Skinner a explicitement comparé la Chine à l’Union soviétique.

L’URSS avait des armes nucléaires et une armée solide, mais son économie était “arriérée”, a-t-elle expliqué. “En Chine, on a un concurrent économique et un concurrent idéologique, qui cherche à avoir une influence mondiale, une chose à laquelle nous ne nous attendions pas il y a quelques dizaines d’années à peine”.

– Relations commerciales désagrégées –

Pour Jake Stokes, qui fut le conseiller pour l’Asie de l’ex vice-président Joe Biden, l’administration Trump a tendance à voir dans les relations avec la Chine un jeu où le gagnant rafle tout, alors que l’administration Obama cherchait des domaines de coopération positive avec Pékin.

“Cela dit, je pense qu’il y a un consensus (…) selon lequel un rééquilibrage est justifié, et que c’est juste une conséquence naturelle d’un équilibre des pouvoirs modifié par la montée en puissance de la Chine”, indique M. Stokes, aujourd’hui expert au centre de réflexion Institute of Peace.

Les relations commerciales avec la Chine, longtemps basées sur l’offre de main-d’oeuvre chinoise à bas prix, “se désagrègent”, indique-t-il. “Une part importante et croissante de la Chine est un pays développé et elle agit comme un pays développé”, ajoute M. Stokes.

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Technologie

Huawei réplique à Trump: les Américains nous “sous-estiment”

AFP

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Huawei réplique: son patron a averti mardi les Etats-Unis qu’ils “sous-estimaient” son entreprise, alors que le président américain Donald Trump fait tout depuis plusieurs mois pour bloquer les ambitions internationales du géant chinois des télécoms.

Ren Zhengfei s’exprimait près d’une semaine après que Washington a décidé d’interdire aux groupes américains de commercer dans les télécommunications avec les sociétés étrangères jugées “à risque” pour la sécurité nationale — dont Huawei.

“Le personnel politique américain, par ses façons de faire à l’heure actuelle, montre qu’il sous-estime notre force”, a indiqué M. Ren dans un entretien avec la presse, retranscrit en direct via l’application mobile de la télévision d’Etat CCTV.

Dans un contexte de guerre commerciale et de rivalité technologique entre Pékin et Washington, le numéro deux mondial des smartphones et leader de la 5G (cinquième génération de technologie mobile) est dans le collimateur de l’administration Trump depuis 2018.

“La 5G de Huawei ne sera absolument pas affectée (par tout cela). En matière de technologie 5G, ce n’est pas en deux-trois ans que les autres entreprises pourront rattraper Huawei”, a promis Ren Zhengfei en référence aux groupes américains et européens.

Depuis le placement de Huawei sur liste noire par Donald Trump, le géant informatique Google — dont le système Android équipe l’immense majorité des smartphones dans le monde — a annoncé qu’il allait devoir couper les ponts avec le groupe chinois.

Ce dernier pourrait ainsi ne plus pouvoir accéder à certains services d’Android et à ses applications Gmail ou Google Maps.

– ‘Pas nous isoler’ –

La décision de Washington touche aussi de nombreuses entreprises américaines. Et de grands fabricants de semi-conducteurs comme Qualcomm ou Intel ont informé leurs employés qu’ils cesseraient, eux aussi, de fournir Huawei, selon l’agence Bloomberg.

“Nous n’allons pas, à la légère et sur un coup de tête, nous passer désormais des puces américaines. Nous devons grandir ensemble (avec ces compagnies)”, a plaidé mardi Ren Zhengfei.

“Mais en cas de difficulté d’approvisionnement, nous avons des solutions de rechange. En période de paix (avant la guerre commerciale, NDLR), nous nous fournissions pour moitié en puces venant des Etats-Unis et pour moitié venant de Huawei. On ne pourra pas nous isoler du reste du monde”, a-t-il martelé.

L’interdiction de commercer imposée par les Etats-Unis pourrait porter un coup dur aux grandes entreprises américaines fournissant des semi-conducteurs au groupe chinois, notent de nombreux experts du secteur.

“Cela pourrait aussi avoir un effet paralysant sur Huawei”, estime Roger Kay, analyste chez Endpoint Technologies Associates. “S’ils n’ont pas les reins solides financièrement, cela pourrait les entraîner dans un cercle fatal. Si en revanche ils ont les poches pleines, ils pourront peut-être s’en sortir.”

Dans le monde entier, beaucoup d’utilisateurs de smartphones Huawei s’interrogent: pourront-ils toujours accéder aux services Google sur leur appareil?

– Délai de 90 jours –

Face aux inquiétudes, Washington a semblé vouloir calmer le jeu, en décrétant lundi un délai de 90 jours avant d’imposer les sanctions.

Une décision jugée mardi “sans grande signification” par Ren Zhengfei, qui a annoncé que son groupe était déjà “en discussion” avec Google afin de chercher des solutions face à l’interdiction de commercer.

Huawei est depuis 2018 dans le viseur de Washington, qui dit soupçonner le groupe de permettre aux services de renseignements chinois d’utiliser son matériel pour espionner les communications sur les réseaux mobiles dans le monde.

Mais pour le géant des télécoms, Donald Trump cherche avant tout à enrayer le développement d’une entreprise jugée trop avancée technologiquement.

Au Canada, allié historique des Etats-Unis, Huawei est également au coeur d’une crise diplomatique depuis l’arrestation en décembre, à la demande de Washington, de la directrice financière du groupe chinois, Meng Wanzhou.

Soupçonnée de violation des sanctions américaines en Iran, la responsable est également la propre fille de Ren Zhengfei.

“Nous avons sacrifié une personne, une famille. Cela en vue d’un idéal: atteindre les sommets mondiaux”, a souligné mardi le fondateur de Huawei. “Et pour atteindre cet idéal, un conflit avec les Etats-Unis devait arriver tôt ou tard.”

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Technologie

La “taxe Gafa” pour imposer les géants du numérique arrive au Sénat

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Le Sénat entame mardi après-midi l’examen en première lecture du projet de taxe sur les géants du numérique, présentée par Bruno Le Maire comme étant à “l’honneur de la France”, mais dont le caractère unilatéral heurte la majorité sénatoriale de droite.

La “taxe Gafa” (acronyme de Google, Amazon, Facebook et Apple), déjà adoptée à l’Assemblée nationale, doit faire de la France un des pays pionniers en la matière, en dépit de l’opposition des Etats-Unis. Mais “le gouvernement prend beaucoup de risques pour un affichage”, estime le rapporteur général Albéric de Montgolfier (LR).

La taxe s’inspire largement d’un projet européen qui n’a pas abouti en raison des réticences de l’Irlande, de la Suède, du Danemark et de la Finlande.

Pour le ministre de l’Economie, elle servira de “levier” dans les négociations internationales. Une solution unilatérale temporaire, donc, dans l’attente d’un aboutissement des travaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Concrètement, la taxe doit concerner les activités numériques qui “créent de la valeur grâce aux internautes français”.

Elle vise les entreprises qui font un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de plus de 750 millions d’euros dans le monde, dont 25 millions d’euros pouvant être rattachés à des utilisateurs localisés en France. L’idée est de les imposer à hauteur de 3% du chiffre d’affaires réalisé en France sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes.

Elle devrait s’appliquer à une trentaine de groupes comme Meetic, Amazon, Airbnb, Instagram ou encore la française Criteo, et rapporter 400 millions d’euros en 2019, puis 650 millions en 2020.

– Une taxe “temporaire” –

Pour M. de Montgolfier, “tout paraît fort simple, mais tout est compliqué”.

Certes, “politiquement, il n’y a pas lieu de s’opposer à des taxes s’appliquant aux entreprises qui paient peu d’impôt en France”. Mais le rapporteur général pointe “beaucoup d’interrogations” et une initiative unilatérale “très risquée sur le plan juridique”.

“Est-ce conforme au droit fiscal international ? Aux traités européens ?”, interroge-t-il. Il déplore en particulier l’absence de notification préalable à la Commission européenne, avec le risque que la France soit un jour contrainte de rembourser les sommes perçues.

Pour Albéric de Montgolfier, “le bon niveau”, pour une telle taxation, c’est l’OCDE. Mais si elle devait être mise en place unilatéralement par la France “faute de mieux”, “il faudrait la sécuriser juridiquement”, affirme-t-il.

L’Asic (Association des services internet communautaires) a salué dans un communiqué les modifications apportées en commission visant à “sécuriser un peu” le dispositif.

La commission a notamment renforcé la protection des données personnelles des utilisateurs français et pris en compte la double imposition qui pourrait frapper des entreprises déjà soumises à l’impôt sur les sociétés en France.

Surtout, elle a inscrit dans la loi le caractère “temporaire” de la taxe, prévoyant son extinction au 1er janvier 2022. Le gouvernement juge cette inscription “pas souhaitable dans la mesure où il est difficile d’anticiper l’échéance des négociations en cours”.

La taxe, dont l’instauration avait été annoncée par Emmanuel Macron en décembre, en pleine crise des “gilets jaunes”, doit contribuer à financer les 10 milliards d’euros de mesures d’urgence économiques et sociales.

Même objectif pour le second volet du projet de loi qui infléchit la trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés pour 2019. Un point que la majorité sénatoriale risque d’avoir du mal à avaler.

“On revient sur un engagement du gouvernement”, souligne M. de Montgolfier. Le sénateur centriste Vincent Delahaye a déposé un amendement pour supprimer cet article.

Une soixantaine d’amendements ont été déposés sur l’ensemble du texte.

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