Connect with us

Santé

Médicament anti-calvitie: des patients veulent attaquer le laboratoire MSD

AFP

Publié le

Trois patients qui ont pris du finastéride, un médicament anti-calvitie (Propecia et génériques), s’apprêtent à lancer un référé contre MSD, le laboratoire qui le commercialise, se disant victimes d’effets indésirables irréversibles, a indiqué à l’AFP leur avocat lundi.

Cette procédure en urgence doit être lancée dans les jours qui viennent auprès du tribunal de grande instance de Nanterre, a indiqué Charles-Joseph Oudin, confirmant une information d’Europe 1.

Au total, une soixantaine de patients ont contacté son cabinet pour intenter une action contre MSD, filiale de l’américain Merck, mais aussi contre l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux et, « dans certains dossiers, contre quelques médecins prescripteurs », a indiqué Me Oudin.

Les patients concernés se disent victimes d' »effets indésirables graves » tant physiques (baisse de la libido, absence d’érection) que psychiques (dépression pouvant aller jusqu’au risque suicidaire), qui ont « la spécificité d’être irréversibles, même après arrêt du traitement », selon l’avocat.

L’objectif de ces procédures est d’obtenir des indemnisations mais aussi « de militer pour le retrait des autorisations de mise sur le marché » du médicament car « les effets positifs du médicament ne justifient pas les risques » encourus, a-t-il ajouté.

Créée en 2017, l’association AVFIN (Aide aux victimes du finastéride) regroupe 250 membres en France, mais « les victimes sont beaucoup plus nombreuses », a assuré à l’AFP sa présidente Sylviane Mathieu, dont le fils, à qui du finastéride avait été prescrit, s’est suicidé.

Selon elle, 2.000 procédures ont été intentées contre MSD aux Etats-Unis, donnant lieu à des indemnisations dans beaucoup de cas.

« Nous prêtons la plus grande attention à la qualité et à la sécurité d’emploi de nos médicaments, dont Propecia, qui a été prescrit à des millions d’hommes depuis son autorisation de mise sur le marché », a fait de son côté remarquer le laboratoire lundi dans un communiqué.

« Les autorités de santé considèrent que le rapport bénéfice-risque de Propecia est favorable » et « les informations concernant les cas de troubles sexuels et de dépression sont décrites avec précision dans le RCP » (le résumé des caractéristiques du produit), note-t-il.

MSD souligne enfin qu’une lettre d’information aux professionnels de santé a été diffusée en février « pour leur rappeler que des cas de troubles de la fonction sexuelle et de troubles psychiatriques ont été rapportés ».

Le finastéride est indiqué pour traiter une maladie de la prostate. Plus faiblement dosé, il traite l’allopécie chez l’homme. La molécule agit en bloquant une enzyme qui se trouve dans le cuir chevelu et les organes sexuels et métabolise la testostérone.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Advertisement
laisser un commenataire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Santé

Cancer de la prostate: le chlordécone peut favoriser la récidive

AFP

Published

on

By

Le chlordécone, un insecticide utilisé massivement en Martinique et en Guadeloupe jusqu’en 1993, augmente le risque de récidive de cancer de la prostate, selon une nouvelle étude qui confirme son « potentiel cancérogène ».

L’étude, qui vient d’être publiée dans la revue International Journal of Cancer, montre que le risque de récidive de cancer de la prostate est multiplié par deux (2,4 exactement) chez les patients les plus exposés à ce perturbateur endocrinien.

Cette étude a porté sur 326 patients atteints d’un cancer localisé de la prostate et traités au CHU de la Guadeloupe. Ils ont subi une prostatectomie totale, une opération classique d’ablation de la glande.

Les expositions au chlordécone, ainsi qu’à d’autres polluants (DDE et PCB) ayant également des propriétés hormonales, ont été estimées par la mesure de leur concentration dans le sang avant la chirurgie.

Au terme d’un suivi médian de six années, un risque significativement augmenté de récidive de cancer de la prostate a été observé parmi les hommes les plus exposés au chlordécone (niveau sanguin supérieur à 0,8 microgramme/litre).

Par contre, aucun effet n’a été associé aux autres polluants, DDE dérivé de l’insecticide DDT, ni au PCB.

La récidive est décelée par la mesure d’une augmentation de la sécrétion de PSA dans le sang au cours des mois ou des années qui suivent l’opération. Cette « récidive biochimique » de la maladie est un facteur de risque de survenue ultérieure de métastases qui incite à proposer une deuxième ligne de traitement, par exemple, selon les cas, une hormonothérapie.

« Ces résultats montrent que des polluants environnementaux présentant des propriétés hormonales oestrogéniques tels que le chlordécone peuvent influencer le devenir d’une maladie déjà installée » écrivent Luc Multigner, directeur de recherche à l’Inserm et Pascal Blanchet, chef de service d’urologie du CHU de Pointe-à-Pitre et leurs collègues.

Les mécanismes biologiques sous-jacents ne sont pas totalement élucidés. Cependant, notent-ils,certaines propriétés toxicologiques du chlordécone suggèrent une influence sur le microenvironnement tumoral pouvant ainsi favoriser la prolifération des cellules tumorales prostatiques toujours présentes dans l’organisme.

Le chlordécone neurotoxique, reprotoxique, est classé depuis 1979 comme agent peut-être cancérogène (liste 2B) par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ/Iarc), agence de l’OMS, selon Santé publique France. Il était utilisé pour combattre un insecte dévastant les bananeraies.

Le taux d’incidence de cancer de la prostate en Martinique et Guadeloupe se situe parmi les plus élevés au monde.

En février, une déclaration du président Emmanuel Macron — « il ne faut pas dire que c’est cancérigène » — avait suscité l’indignation des élus antillais. MM. Multigner et Blanchet, deux spécialistes du chlordécone, avaient rappelé leurs travaux menés auprès des Antillais, et publiés en 2010, montrant « que l’exposition au chlordécone est associée à une augmentation de risque de survenue du cancer de la prostate ».

Des observations qui n’ont « pas été contredites » à ce jour, soulignaient-ils.

L’Elysée avait plaidé ensuite le « malentendu » et assuré que le président voulait dire que « les responsables politiques ne peuvent pas se contenter de dire que c’est cancérigène, ce qui ne donne aucune indication utile pour les populations exposées, mais ils doivent surtout agir ».

« Je ne dis pas qu’il n’y a pas de lien (entre le produit et des pathologies), je dis +personne ne m’a établi un lien direct+ », avait ajouté M. Macron.

Lire la suite

Santé

Santé mentale: quand le Brexit pousse à bout

AFP

Published

on

By

Huit jours après le référendum sur le Brexit, en 2016, Amy Pollard s’est retrouvée enfermée à l’arrière d’un fourgon de police après avoir été victime d’un épisode psychotique provoqué par le résultat du vote.

Déjà diagnostiquée bipolaire par le passé, et en manque de sommeil après avoir accouché de sa fille huit mois plus tôt, cette chercheuse en sciences sociales de 38 ans n’a pas supporté l’anxiété qu’a causée chez elle l’idée d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Ce sont ses proches, inquiets, qui ont prévenu la police, avant qu’elle soit transférée dans un établissement psychiatrique.

« Ils m’ont menottée, m’ont fait sortir et m’ont installée à l’arrière d’une fourgonnette », se souvient celle qui dirige désormais une association pour venir en aide aux personnes en proie à des crises d’angoisse.

« J’étais en congé maternité lors du vote du Brexit. Je ne pouvais pas m’empêcher d’essayer de trouver des solutions, d’anticiper ce qui allait se passer, je n’arrivais pas à dormir », raconte-t-elle à l’AFP.

« J’ai tellement essayé de trouver une issue que j’ai fait une crise psychotique, et j’ai été internée le 1e juillet » 2016, détaille cette titulaire d’un doctorat obtenu à l’université de Cambridge.

« On a frappé à la porte, la police est entrée. Je voulais les convaincre de ne pas m’emmener. Ils refusaient continuellement de prendre un thé, et finalement j’ai brisé la théière sur le sol, je trouvais ça tellement impoli… C’est là qu’ils m’ont menottée ».

Amy Pollard a passé quatre mois à l’hôpital. Elle a initialement été admise dans un service pour troubles sérieux, une période qu’elle qualifie « d’horrible ».

– « Divisions profondes et douloureuses » –

Son expérience l’a amenée à créer Mental Health Collective, une structure proposant des services pour les personnes « ébranlées par les divisions, l’incertitude, le sentiment d’impuissance ».

« Le Brexit a catalysé et révélé des divisions profondes et douloureuses à travers le pays, beaucoup de défiance, et c’est devenu le symbole de notre incapacité à se parler », estime-t-elle.

Selon une enquête réalisée au Royaume-Uni pour le compte de l’Association pour la santé mentale, quatre Britanniques sur dix ont ressenti de la colère, de l’inquiétude ou de l’impuissance face au Brexit.

« Ne pas se sentir entendu ou en contrôle, avoir l’impression que l’on n’a aucune prise sur la situation, je pense que c’est un sentiment que l’on a tous éprouvé », affirme Amy Pollard.

Elle estime également que les réseaux sociaux ont contribué à développer son anxiété dans le contexte du Brexit.

« Ils m’ont permis d’entrer en contact avec les personnes pour lesquelles j’ai le plus de respect dans la vie, et de découvrir qu’elles avaient peur ».

« Voir toutes ces personnes surgir d’un seul coup dans votre vie, paniquer comme jamais… c’est incroyablement déstabilisant », raconte-t-elle. « On avait l’impression que personne ne contrôlait la situation. C’est une idée vraiment difficile à admettre ». Elle précise qu’elle s’est « apaisée » depuis.

– « Beaucoup d’amour » –

Elle se remémore également l’isolement qu’elle a ressenti après le référendum. « Je marchais avec le sentiment que les gens autour étaient des étrangers. Cette impression que le sol tremble sous vos pieds… ».

Amy Pollard conseille à ceux qui s’inquiètent de leur propre réaction au Brexit de « faire confiance à leur instinct » et de solliciter du soutien autour d’eux.

Mais aujourd’hui la sortie de l’UE n’est plus sa principale préoccupation. « Les détails de notre relation avec l’UE, ce n’est pas vraiment ce qui m’inquiète. Ce qui compte c’est d’aborder cette situation tous ensemble, que l’on trouve un moyen de se réunir de nouveau ».

« A une échelle très modeste, nous avons le pouvoir de faire des choses positives. La gentillesse, la joie, le plaisir n’ont pas disparu simplement parce que nous sommes face à de grands défis », souligne-t-elle.

« Il y a beaucoup d’amour et un grand désir partagé dans la société de pouvoir de nouveau se retrouver ensemble ».

Lire la suite

Santé

Les futurs hôpitaux de proximité pourront « exceptionnellement » proposer de la chirurgie

AFP

Published

on

By

Les futurs hôpitaux de proximité pourront « à titre exceptionnel » proposer de la chirurgie, mais pas d’accouchements, a voté vendredi l’Assemblée nationale lors de l’examen du projet de loi santé.

Fortement demandeurs d’une offre de soins la plus complète possible sur tous les territoires, les députés ont adopté à l’unanimité un amendement du gouvernement permettant ces dérogations pour des actes chirurgicaux.

L’autorisation sera strictement encadrée: la ministre de la Santé fixera par arrêté la liste des actes concernés, après avis conforme de la Haute Autorité de santé, et le directeur général de l’agence régionale de santé accordera les dérogations aux établissements.

Il ne faut pas « enfermer artificiellement » les hôpitaux de proximité « dans le non-technique », a justifié Agnès Buzyn, insistant sur le « cas par cas ».

Mais la ministre s’est opposée à des amendements de la droite, de la gauche et même d’un « marcheur » qui visaient à autoriser également des activités d’obstétrique, autrement dit des maternités.

« Il vaut mieux accoucher dans une voiture ou dans un hôpital de proximité? », a notamment lancé Jean-Paul Lecoq (PCF), tandis que des élus LREM soulignaient de leurs côtés les risques que ces hôpitaux ne soient pas suffisamment équipés.

La ministre a expliqué qu’une autorisation générale de chirurgie et d’obstétrique reviendrait à faire des hôpitaux de proximité des « hôpitaux généraux », ce qui n’est pas le but. Et il est « hors de question de toucher à des hôpitaux qui ont une activité soutenue d’obstétrique ou de chirurgie », s’est-elle engagée.

Plusieurs fermetures de maternités ont été contestées ces derniers mois, notamment au Blanc (Indre), à Bernay (Eure) et à Creil (Oise), même si le phénomène n’est pas nouveau : leur nombre est passé de 814 en 1996 à 498 en 2016 en France métropolitaine.

Les députés ont en revanche ajouté les soins palliatifs parmi les activités pouvant être présentes dans les hôpitaux de proximité.

Le projet de loi santé habilite le gouvernement à réviser la carte hospitalière par ordonnances. Il s’agira d’un côté de labelliser entre 500 et 600 hôpitaux de proximité (publics ou privés) d’ici à 2022, recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation. De l’autre de modifier les règles d’autorisations des activités de soins (chirurgie, maternité, urgences…) et des équipements.

« L’objectif du gouvernement n’est pas la réduction de l’offre de soins sur le territoire, mais son organisation », a assuré la ministre.

Lire la suite




Derniers articles

France14 minutes ago

Amiante: la Cour de cassation face à l' »injustice » du préjudice d’anxiété

La Cour de cassation, qui limite jusqu’à présent l’indemnisation du préjudice d’anxiété à certaines catégories de travailleurs exposés à l’amiante,...

Afrique14 minutes ago

Zimbabwe: dans la vallée de la mort, meurtrie et isolée par le cyclone

Deux hommes gantés de blanc descendent d’un camion de chantier boueux. Sur la route en terre, ils étendent une vieille...

Football48 minutes ago

Amical: malgré le retour de Lionel Messi, l’Argentine chute contre le Venezuela (3-1)

Ce devait être une fête mais le Venezuela a gâché le retour après huit mois d’absence de Lionel Messi sous...

Afrique50 minutes ago

Ils sont venus, ils sont tous là à Genève, même les représentants du régime algérien maudit par son peuple.

Genève 2,Sahara marocain

Business1 heure ago

Inquiète pour l’économie européenne, la Bourse de Paris dégringole (-2,03%)

La Bourse de Paris a clôturé en nette baisse (-2,03%) vendredi, rattrapée par les inquiétudes au sujet de l’économie européenne...

France1 heure ago

Mourad Farès, ancienne figure du recrutement de jihadistes francophones, bientôt face à ses juges

Il fut l’un des principaux rabatteurs français pour la Syrie mais les juges antiterroristes l’accusent aussi d’y avoir dirigé un...

Afrique1 heure ago

Mali: manifestations de femmes et d’enfants de militaires tués

Des centaines d’épouses et d’enfants de militaires maliens ont manifesté vendredi à Ségou et Sévaré, dans le centre du pays,...

Sports2 heures ago

NBA: Ntilikina va rejouer avec les Knicks après deux mois d’absence

Le meneur français des New York Knicks Frank Ntilikina a participé vendredi à son premier match NBA depuis près de...

Cameroun2 heures ago

Nécrologie: Joseph Mbede l’ancien Ministre de la Santé publique est mort

L’ancien membre du gouvernement est passé de vie à trépas, ce matin du 19 mars 2019. Il...

Business2 heures ago

Le Boeing 737 MAX sera doté d’un signal lumineux de dysfonctionnements

Les Boeing 737 MAX seront désormais tous équipés d’un signal d’alerte lumineux pour avertir de tout dysfonctionnement du système anti-décrochage...

Advertisement

Nous suivre sur facebook