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Etats Unis

Stephon Clark: la police américaine n’est pas accusée d’avoir tué un homme noir sans armes

Deux officiers de police américains ne feront pas l’objet de poursuites pour avoir abattu Stephon Clark, un homme noir non armé, en Californie en mars dernier, ont annoncé les procureurs.

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Stephon Clark a eu deux enfants de moins de trois ans -FACEBOOK / CBS

La victime par balle, âgée de 22 ans, a été blessée par balle au moins sept fois dans le jardin de sa grand-mère à Sacramento.

Selon l’avocat général, les officiers, qui enquêtaient sur des cambriolages à proximité, n’ont pas commis de crime.

La mort a déclenché des manifestations et alimenté la colère nationale contre le recours à la force par la police, en particulier contre les hommes noirs.

« Il ne fait aucun doute qu’un être humain est mort », a déclaré à la presse la procureure de district Anne Marie Schubert après s’être excusée auprès de la famille Clark.

Elle a déclaré qu’une enquête de plusieurs mois sur la fusillade du 18 mars 2018 avait permis de déterminer si un crime avait été commis. « La réponse à cette question est non et, par conséquent, il n’y avait aucune responsabilité pénale. »

Mme Schubert a justifié le recours à la force, craignant pour sa vie, pensant que M. Clark était armé d’une arme à feu et qu’il se serait dirigé vers les policiers.

La caméra du corps de la police et des images d’hélicoptère ont révélé par la suite que les policiers avaient tiré 20 fois sur M. Clark, qui avait été retrouvé avec seulement un iPhone. Ils ont attendu cinq minutes avant de lui apporter de l’aide.

Les officiers, qui ont été mis en congé l’année dernière, n’ont pas été nommés par les autorités par crainte pour leur sécurité.

Le chef de la police de Sacramento, Daniel Hahn, a annoncé que le département mènerait sa propre enquête et que, en fonction des conclusions, les policiers pourraient être licenciés.

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Etats Unis

Etats-Unis: la Fed met un coup d’arrêt à la remontée des taux

AFP

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La Banque centrale américaine a drastiquement changé de cap mercredi en renonçant à relever les taux d’intérêt cette année, dans la perspective d’un ralentissement plus marqué de la croissance aux Etats-Unis et d’une inflation toujours plus contenue.

Le Comité monétaire a estimé qu’en début d’année, « le marché du travail reste solide mais la croissance de l’activité économique a ralenti comparé au rythme soutenu du quatrième trimestre », selon son communiqué mercredi.

La Fed table désormais sur une expansion de 2,1% pour 2019 contre 2,3% estimée en décembre. L’inflation devrait, elle, atteindre 1,8% contre une projection de 1,9% précédemment.

Des données récentes montrent, au premier trimestre, un accroissement plus faible des dépenses des ménages, traditionnel moteur de l’économie américaine, ainsi que des investissements moins importants, explique également la Fed.

Elle observe que « globalement, l’inflation a ralenti sur douze mois, essentiellement en raison d’une baisse des prix de l’énergie », notamment de l’essence. Sans les prix volatils des secteurs de l’énergie et de l’alimentaire, l’inflation demeure autour des 2%, cible de la Fed.

Le président de la Fed Jerome Powell a affirmé que la croissance américaine était encore « solide » mais « probablement plus lente ». Il a de nouveau prôné une attitude patiente: les données suggèrent qu' »on devrait (… ) laisser la situation se clarifier d’elle-même », a-t-il dit au cours d’une conférence de presse.

Il a ajouté que cela « pourrait prendre du temps avant que les perspectives d’emplois et d’inflation invitent clairement à un changement de politique ». « C’est un excellent moment pour se montrer patient », a-t-il martelé.

– International –

La Fed, qui prévoyait jusqu’alors encore deux hausses de taux d’intérêt, a donc adopté une position très prudente.

En 2018, elle avait relevé quatre fois les taux.

Ce changement d’approche, plus drastique que ne l’anticipaient de nombreux analystes, et résolument « colombe », c’est-à-dire très accommodant, reflète l’attitude tempérée de la banque centrale vis-à-vis de l’évolution de la conjoncture et des tensions à l’international.

S’agissant des risques à l’international, le président de la Fed a cité la difficile sortie du Royaume Uni de l’Union européenne (Brexit) ou encore les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.



De hauts responsables américains se rendent à Pékin la semaine prochaine pour tenter de mettre fin à la guerre commerciale entre les deux premières puissances mondiales entamée il y a un an et qui pèse sur la croissance de l’économie mondiale.

Le dollar chutait face à la devise européenne mercredi après l’annonce de ce virage net de la Fed par rapport à ses précédentes anticipations.

Les taux au jour le jour, qui influencent tous les autres types de crédits, ainsi que l’activité industrielle, immobilière et la consommation, restent donc entre 2,25% et 2,50% après une dernière hausse en décembre.

La faible inflation, qui est restée ces deux derniers mois sous la cible des 2% que la Fed estime bénéfique pour l’économie, est le principal critère qui invite le Comité monétaire à faire une pause sur le renchérissement du crédit.

– Prudence contre excès d’optimisme?

L’affaiblissement de la croissance mondiale, particulièrement en Chine et en Europe, a en outre poussé la Réserve fédérale à la prudence qui contraste avec l’optimisme affiché de l’administration Trump.

Cette dernière estime que la croissance des Etats-Unis devrait atteindre 3,2% cette année et 3% pour les dix ans à venir, a ainsi affirmé mardi Kevin Hassett, économiste de la Maison Blanche.

Selon les chiffres du département du Commerce, l’expansion américaine est parvenue à 2,9% en 2018, une cadence obtenue notamment « grâce au soutien important de la demande » suscité par les baisses d’impôts, a relevé M. Powell.

Interrogé sur la dichotomie entre les prévisions de l’administration Trump et celle de la Fed, M. Powell a assuré qu’il n’avait « pas vu » les projections de la Maison Blanche.

Cette pause de la Fed, qui a commencé en début d’année, est intervenue non seulement après une forte volatilité des marchés boursiers, inquiets des hausses des taux, mais encore à la suite des violentes critiques de Donald Trump envers le président de la Banque centrale.

Jerome Powell, qui s’est constamment refusé à réagir aux pics de l’hôte de la Maison Blanche, insiste régulièrement sur le fait que la Fed reste « apolitique » et ne prend ses décisions que sur la base des données économiques.

Sur le front de l’emploi, la Banque centrale prévoit une remontée du chômage à 3,7% cette année après 3,5% en 2018.

Enfin, à l’issue d’une réunion à l’agenda très fourni, la banque centrale a annoncé qu’elle cessera en septembre de réduire son portefeuille de bons du Trésor qu’elle a accumulé à son bilan après la crise.

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Etats Unis

Le Roundup jugé cancérigène aux Etats-Unis, Bayer décroche en Bourse

AFP

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L’allemand Bayer a dégringolé en Bourse mercredi après un nouveau revers judiciaire, un jury américain ayant jugé cancérigène le désherbant Roundup de sa filiale Monsanto, déjà visé cet été par une lourde condamnation dans une procédure comparable.

Le géant de la chimie et de la pharmacie, dont le titre a fini en chute de 9,61% à 63 euros à la Bourse de Francfort, s’est dit « déçu » de cette nouvelle décision défavorable, tout en maintenant que « la science confirme que les désherbants au glyphosate ne causent pas le cancer ».

Bayer a repris à son compte la défense de Monsanto depuis qu’il a réalisé en juin le plus grand pari de son histoire en rachetant le spécialiste américain des produits phytosanitaires et des semences OGM pour 63 milliards de dollars (54 milliards d’euros), misant sur le rôle croissant de la chimie pour nourrir la planète.

Mais l’inventeur allemand de l’aspirine a hérité du même coup d’une avalanche de procédures judiciaires et faisait face fin février à quelque 11.200 requêtes aux seuls Etats-Unis portant sur la toxicité de l’herbicide au glyphosate pour ses utilisateurs.

« Quand vous commencez à additionner les chiffres, ce n’est pas joli du tout », observe auprès de l’AFP Chris Beauchamp, analyste de la société de courtage IG, pour qui les bénéfices du groupe risquent d’être « violemment affectés dans les prochaines années » par les frais de justice.

– Deux étapes –

Or mardi, dans la première audience fédérale de l’année sur ce dossier, un jury américain a estimé que le Roundup avait été « un facteur substantiel » du cancer du septuagénaire Edwin Hardeman, clôturant ainsi la première phase de ce procès ouvert le 25 février.

A la demande de Bayer, les débats ont été organisés en deux phases: l’une « scientifique » consacrée à la responsabilité du Roundup dans la maladie et une deuxième devant aborder une éventuelle responsabilité du groupe.

La secrétaire d’Etat française à la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, a vu dans cette décision « une victoire majeure de la France sur la scène européenne ». « Nous nous sommes battus pour faire en sorte que le glyphosate ne soit pas réautorisé pour 15 ans, comme la commission européenne et beaucoup d’autres pays membres le proposaient », a-t-elle plaidé sur RTL mercredi.



« Nous sommes confiants sur le fait que (la phase 2) démontrera que Monsanto s’est comporté de façon adéquate et que l’entreprise ne doit pas être considérée comme responsable » du lymphome non-hodgkinien (LNH) de M. Hardeman, qui a attaqué le géant agrochimique en 2016, affirme Bayer dans son communiqué.

La deuxième phase du procès – le premier au niveau fédéral – commencera mercredi et devra cette fois répondre aux questions suivantes: Monsanto connaissait-il les risques ? Les a-t-il cachés ? Si oui, quels sont les dommages et intérêts qu’il doit payer ?

Le groupe avait été condamné cet été à verser 289 millions de dollars à Dewayne « Lee » Johnson, père de deux petits garçons et atteint d’un LNH en phase terminale, estimant non seulement que le Roundup en était la cause mais que Monsanto avait agi avec malveillance en dissimulant les risques de ses produits au glyphosate.

Cette somme avait ensuite été réduite à 78,5 millions de dollars par une juge tandis que Bayer a parallèlement fait appel du fond du verdict.

– Bataille d’études –

Le procès Hardeman, qui pourrait durer encore environ deux semaines, est en outre ce qu’on appelle en droit américain un « procès test » pour des centaines d’autres similaires. Son issue doit servir de baromètre pour les procès regroupés avec lui.

Concrètement, il permet aux différentes parties de déterminer s’il vaut mieux signer un accord amiable hors tribunaux pour solder les poursuites, comme cela se fait souvent aux Etats-Unis.

Le retraité, qui vit au nord de San Francisco, avait expliqué à la barre avoir vaporisé du Roundup pendant plus de 25 ans pour éliminer de sa propriété une plante très urticante, le sumac vénéneux. Et « pas mal de fois », le désherbant s’est retrouvé en contact avec sa peau, avait-il ajouté.

Pendant la première phase du procès, les deux parties se sont opposées à coups d’études scientifiques complexes et d’experts passant parfois des heures à la barre.

Pour l’essentiel, accusation comme défense se sont accusées mutuellement de présenter des études biaisées, incomplètes et non significatives.

Contrairement à l’agence fédérale américaine de protection de l’environnement (EPA), le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé depuis 2015 le glyphosate comme « cancérigène probable », mais pas les agences européennes Efsa (sécurité des aliments) et Echa (produits chimiques).

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Etats Unis

A Washington, le président brésilien visite… la CIA

AFP

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Pour son premier voyage officiel aux Etats-Unis, le président brésilien Jair Bolsonaro a choisi d’effectuer lundi une visite pour le moins inhabituelle de la part d’un dirigeant étranger: le siège de la CIA.

Ce déplacement au quartier général de l’agence centrale américaine du renseignement, en banlieue de Washington, a été rapporté par Eduardo Bolsonaro, le fils du président d’extrême droite, qui fait partie de la délégation.

« Je me rends maintenant avec le président et les ministres à la CIA, une des agences de renseignement les plus respectées du monde », a tweeté ce responsable, qui joue un rôle majeur dans le rapprochement de Brasilia avec la droite ultraconservatrice américaine.

« Cela va être une excellente occasion de discuter des questions régionales avec des experts de première classe », a ajouté Eduardo Bolsonaro, qui est par ailleurs député fédéral.



Jair Bolsonaro, qui sera reçu mardi par Donald Trump à la Maison Blanche, entend sceller une alliance conservatrice avec son homologue américain, à l’égard de qui il ne cache pas son admiration.

La visite du président Bolsonaro vise aussi à renforcer les relations économiques entre Washington et Brasilia et à développer leur coopération technologique, notamment grâce à un accord permettant aux Etats-Unis de lancer des satellites depuis une région équatorienne du Brésil.

Les deux présidents devraient enfin réaffirmer une ligne dure contre le président du Venezuela Nicolas Maduro, sur qui ils souhaitent accroître la pression.

A son arrivée dimanche à Washington, pour ce qui est son premier voyage à l’étranger pour une rencontre bilatérale depuis qu’il a pris ses fonctions le 1er janvier, M. Bolsonaro a dîné avec Steve Bannon, l’ancien stratège politique de Donald Trump, et d’autres personnalités conservatrices.

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