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Proche Orient

ONU: Au moins 20 morts, 10 disparus dans les inondations soudaines dans le sud de l’Afghanistan

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Une vingtaine de personnes ont été tuées et au moins dix autres sont portées disparues à la suite d’inondations soudaines qui ont touché le sud de l’Afghanistan plus tôt dans la semaine, a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), ajoutant toujours besoin d’urgence de secours.

Selon OCHA, de fortes pluies ont secoué vendredi la province de Kandahar, dans le sud du pays, et 97 millimètres de pluie sont tombés sur la région au cours des 30 dernières heures.

«Des inondations soudaines provoquées par de fortes pluies auraient tué 20 personnes, dont plusieurs enfants, lorsque leurs maisons se sont effondrées ou que les véhicules dans lesquels ils se trouvaient ont été balayés. Au moins 10 personnes, dont des enfants, sont toujours portées disparues dans les districts d’Arghandab, de Daman, de Spin Boldak et de Dand », a déclaré OCHA dans un communiqué publié samedi.

Le bureau de l’ONU a également fait état de «graves dommages aux infrastructures», estimant que 2 000 maisons avaient été endommagées dans la région, dont 600 dans la seule ville de Kandahar.

Les familles touchées par les inondations ont été évacuées vers des zones sûres, a ajouté le communiqué, ajoutant que les niveaux d’eau continuaient de monter dans certaines régions.

OCHA a souligné que près de 500 personnes nomades du district d’Arghandab étaient bloquées au bord du fleuve, nécessitant un soutien aérien urgent.

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Proche Orient

Boules de feu et fumée noire au-dessus du dernier réduit de l’EI en Syrie

AFP

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Rafales de tirs, bombardements, explosions et fumée noire: un déluge de feu s’est abattu dimanche sur l’ultime bastion des jihadistes du groupe Etat islamique (EI), encerclés par des forces arabo-kurdes qui ont donné l’assaut final sur le village de l’est de la Syrie.

« Attention, ça arrive! »: sur la terrasse d’une haute maison qui surplombe la plaine, le commandant Hagit Qamishlo annonce la couleur aux journalistes de l’AFP, qui observent avec son unité antijihadiste le front situé à 800 mètres de là.

Quelques minutes plus tard, le ciel gronde à l’arrivée d’un avion de ses alliés de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, qui frappe aussitôt la position visée.

L’explosion secoue la plaine, enveloppe de feu et réduit en poussière plusieurs maisons ocres d’un quartier du village de Baghouz, bientôt plongé dans une épaisse fumée noire.

« Bien joué, c’était une position de sniper jihadiste », dit le commandant Qamishlo dans son talkie-walkie, avant de demander aux autres unités des Forces démocratiques syriennes (FDS) sur le terrain si elles ont des positions ennemies à signaler à la coalition internationale.

Le quartier bombardé et le terrain vague d’à côté, semé de tentes où les jihadistes se terrent depuis des semaines parmi des civils, forment un carré de 700 mètres de côté.

Une miette par rapport à l’énorme territoire conquis par l’EI en 2014 en Syrie et en Irak.

Une heure plus tôt, un bombardement de la coalition visant une autre position des jihadistes avait fait coup double en frappant un de leurs dépôts de munitions souterrains.

Le raid avait provoqué une énorme déflagration ponctuée d’un feu d’artifice pétaradant de boules de feu, saluée par les combattants arabes et kurdes des FDS qui ont lancé vendredi soir ce qui doit être le dernier assaut contre l’EI.

– « Les plus radicaux » –



Après une brève pause dans la nuit, les combats –artillerie et mortiers des FDS contre petits missiles, armes légères, snipers et mines des jihadistes– ont repris dans la matinée de dimanche.

Mais les jihadistes résistent, ayant pu se préparer à l’assaut des FDS qui avaient suspendu leurs opérations il y a plus de deux semaines, accusant l’EI d’utiliser les civils comme « boucliers humains ».

« Ils sont totalement encerclés. Mais ils ont mis des mines partout sur les routes, dans les maisons », explique à l’AFP le commandant Sefqan, un autre chef d’unité des FDS.

Plusieurs de ces mines ont fait des blessés graves chez les FDS aux premières heures de l’assaut.

« Ils avaient aussi préparé des voitures piégées, mais ils n’ont pas eu le temps de les utiliser car nous les avons neutralisées avec des tirs de drones », rapporte-t-il.

Les commandants des FDS, qui annoncent depuis des semaines la fin imminente de l’EI, parlaient dimanche de « quatre ou cinq jours de plus », en fonction du nombre de jihadistes qu’ils trouveront sur leur route.

« Avec les tunnels qu’ils ont creusé en dessous, on ne sait pas combien ils sont », souligne le commandant Sefqan.

Selon M. Qamishlo, il reste des jihadistes irakiens notamment, mais surtout des étrangers, venus de Russie ou des républiques d’Asie centrale, ainsi que des Turcs et des Tunisiens, et au moins sept Français.

Au total depuis début décembre, quelque 53.000 personnes ont fui le réduit dont de nombreuses femmes et enfants de jihadistes à qui l’EI avait donné l’autorisation de sortir et qui ont été aussitôt récupérés par les FDS, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Mais dans les tunnels bombardés, il reste toujours des femmes et des enfants de jihadistes étrangers. Pour le commandant Qamishlo, « ceux qui restent sont là pour combattre ou se faire exploser, ce sont les plus radicaux ».

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Proche Orient

Déluge de feu sur la dernière poche de l’EI en Syrie

AFP

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Des forces arabo-kurdes soutenues par la coalition internationale antijihadistes ont déversé dimanche un déluge de feu sur la dernière poche du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, cherchant à asséner le coup de grâce à son « califat » autoproclamé il y a près de cinq ans.

Après l’évacuation de milliers de civils ces derniers jours, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont repris vendredi l’offensive contre les combattants de l’EI, retranchés dans une poche du village de Baghouz, dans la province de Deir Ezzor, aux confins orientaux de la Syrie.

Après avoir reconquis l’immense majorité du village, les combattants kurdes et arabes ont acculé les jihadistes dans ce réduit, où la coalition internationale emmenée par Washington a repris ses raids aériens, selon des équipes de l’AFP sur place.

A environ 400 mètres de la ligne de front, un journaliste de l’AFP pouvait entendre sans interruption les tirs d’artillerie et le crépitement des armes. Des nuages de fumée noire et grise, provoqués par les frappes, flottent au dessus du secteur visé, composé de quelques pâtés de maisons accolées à un campement informel près de l’Euphrate.

Après une frappe, un dépôt de munitions souterrain a explosé, provoquant des déflagrations comme un feu d’artifice. Une partie du campement informel a été détruite, mais plusieurs tentes tiennent debout.

Sur le toit d’un immeuble près du théâtre des opérations, un commandant des FDS explique à l’AFP que la majeure partie du campement a été débarrassée de l’EI.

« On ne sait pas combien de membres de l’EI sont toujours dedans. Ils sont totalement assiégés. Ils ont enfoui beaucoup de mines dans les maisons et sur les routes », affirme ce commandant.

– « Kamikazes, voitures piégées » –

Après une montée en puissance fulgurante en 2014, l’EI avait proclamé en juin de la même année un « califat » sur les vastes régions et les grandes villes conquises en Syrie et en Irak voisin, où l’organisation ultraradicale a mené de multiples exactions.

Mais face à plusieurs offensives ces deux dernières années, les jihadistes ont vu leur territoire se réduire comme peau de chagrin.

Dans le secteur de Baghouz, les opérations des FDS se poursuivent même de nuit.

« Les éléments de l’EI qui sont encerclés refusent de se rendre, la majorité d’entre eux sont des étrangers, notamment des Français », confie à l’AFP un commandant des FDS, Rustom Hassaké.



« Ils luttent férocement et ont recours à des voitures piégées et des kamikazes », ajoute-t-il.

Dans la nuit de samedi à dimanche, le commandant est resté mobilisé sur le toit d’un immeuble, recevant par talkie-walkie des informations sur une position de l’EI située à un kilomètre de là. Après avoir identifié les coordonnées GPS sur sa tablette, il réclame une frappe aérienne. Appelé à la rescousse, un avion américain de la coalition apparaît dans le ciel.

« Daech position, c’est fini », lance-t-il ensuite en souriant, utilisant un acronyme en arabe de l’EI.

« Depuis la reprise des combats, on a réussi à prendre 13, 14 positions », explique le commandant. « On entend leurs communications, leurs échanges radios. On les entend notamment s’exprimer en russe ».

Plusieurs familles de jihadistes français en contact avec le journaliste de l’AFP assurent par ailleurs que des femmes et des enfants se trouveraient encore dans le réduit de l’EI.

– Possible « résurgence » –

Au total depuis début décembre, quelque 53.000 personnes, principalement des familles de jihadistes, ont fui le réduit, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Parmi eux, plus de 5.000 jihadistes ont été arrêtés.

La grande majorité des évacués sont transférés vers le camp de déplacés d’Al-Hol, plus au nord, où elles s’entassent dans des conditions difficiles.

Une perte de la poche de Baghouz signifierait la fin territoriale du « califat » de l’EI après sa défaite en Irak en 2017, mais ce groupe a toutefois déjà entamé sa mue en organisation clandestine.

Ses combattants sont disséminés dans le désert syrien (centre) et parviennent toujours à mener des attentats meurtriers.

L’armée américaine a averti que, sans un engagement soutenu contre l’EI, il ne faudrait à l’organisation que six à 12 mois pour entamer une « résurgence ».

La bataille contre l’EI représente aujourd’hui le principal front de la guerre en Syrie qui a fait plus de 360.000 morts depuis 2011, après que le régime, soutenu principalement par la Russie, a repris le contrôle de près des deux tiers du pays.

Sur un autre front, 23 combattants prorégime ont été tués par des jihadistes liés à Al-Qaïda près de la province d’Idleb (nord-ouest), selon un nouveau bilan de l’OSDH.

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Proche Orient

Médecin en Irak, un métier à haut risque

AFP

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Partout, il arrive que le ton monte entre proches de patients excédés et médecins. Mais en Irak, de tels incidents peuvent mettre en danger la vie des praticiens, qui fuient le pays en masse, faisant redouter une crise aux professionnels de la santé.

Chaymaa al-Kamali elle-même a dû fuir son hôpital par une porte de service pour échapper à des hommes armés en colère venus se venger parce qu’elle avait interdit au père d’un patient de rester à l’hôpital hors des heures de visite.

« J’ai retiré ma blouse et je suis sortie avec un confrère. Nous sommes partis ensemble en taxi comme si j’étais sa femme et non un médecin comme lui », raconte à l’AFP cette généraliste. « Et je ne suis pas retournée au travail pendant dix jours ».

De Bassora, à la pointe sud du pays, à Samarra au nord de Bagdad, tous les médecins, syndicalistes ou responsables de la Santé racontent les mêmes histoires. Des médecins tabassés, menacés de mort ou enlevés pour avoir exercé leur métier.

– Loi tribale –

Et quand ils ne sont pas directement visés, le corps médical se retrouve parfois pris dans les violences qui secouent régulièrement le pays. L’hôpital, loin d’être un sanctuaire, voit régulièrement des hommes armés se battre dans ses bâtiments.

Certains praticiens, forcés par la loi tribale et les conseils de dignitaires qui se substituent régulièrement à la loi en Irak, ont même dû payer jusqu’à 45.000 dollars à des familles de patients pour se sortir de vendettas, assure le docteur Kamali.

« Parfois, des patients arrivent mourants à l’hôpital et quand ils décèdent, leurs familles accusent les soignants de ne pas avoir fait leur travail », s’insurge Sahar Mouloud, pharmacienne de formation et numéro deux de la direction de la Santé de la province de Salaheddine, au nord de Bagdad.

« Des considérations tribales ou confessionnelles interfèrent avec le serment d’Hippocrate », s’inquiète Peter Maurer, président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui a fait campagne contre ce phénomène.

Partout dans le monde, les médecins font le serment « de traiter leurs patients en ne tenant compte que de la dangerosité et de l’urgence de leur état, pas leur origine, leur confession ou leur appartenance à un groupe ou une tribu », poursuit M. Maurer.

Face à ces épées de Damoclès suspendues en permanence au-dessus de leur tête, beaucoup ont fait le choix de l’exil, une option à laquelle le docteur Kamali pense en permanence.



Sur sa seule promotion de 348 médecins diplômés en 2009, cette praticienne de 32 ans, qui anime des émissions de santé à la télévision, affirme que 285 sont partis d’Irak, les « agressions étant la principale raison à leur exil ».

En tout, selon les professionnels de la santé, ce sont 20.000 médecins qui ont quitté ces 15 dernières années le pays, un temps champion de la région avec des établissements médicaux de pointe et des spécialistes réclamés au-delà des frontières de l’Irak.

Aujourd’hui, la très rutilante Cité de la médecine de Bagdad, qui rayonnait dans l’ensemble du monde arabe dans les années 1970 et 1980, n’est plus qu’un enchevêtrement de bâtiments délabrés et d’unités de soin manquant cruellement d’équipements, comme tous les établissements du pays.

– Port d’arme et peine de mort –

Outre les pénuries de médicaments, « le pays manque désormais de médecins », note le docteur Seif al-Badr, porte-parole du ministère de la Santé.

En 2017, l’Irak comptait plus de neuf médecins pour 10.000 habitants, soit trois fois moins que le Koweït voisin et même deux fois moins que la Libye en plein chaos, selon l’OMS.

A Bassora, province pétrolière où la loi tribale est particulièrement prégnante et les groupes armés nombreux, « on recense une quinzaine d’agressions physiques ou verbales de soignants par mois », rapporte à l’AFP le docteur Hussein Oudaï.

« La peur » que ce phénomène a créé, « a fait partir une bonne partie des médecins, surtout dans des spécialités rares comme la chirurgie cardiaque ou la neurologie », poursuit ce gastro-gastroentérologue quadragénaire.

Le Parlement est allé jusqu’à voter en 2013 un texte autorisant les médecins à posséder un pistolet.

Mais pour Abdel Amir al-Chemmari, président du syndicat des médecins, ces ports d’armes « restent de simples paroles, dans les faits, la loi n’est pas appliquée ».

Le vice-président du Parlement, Hassan al-Kaabi, a proposé récemment une solution plus radicale encore: inclure les agressions de médecins dans les crimes sous le coup de la loi anti-terroriste, qui prévoit jusqu’à la peine de mort.

En attendant, dans les couloirs d’hôpitaux et les salles de consultation, « les gangs peuvent agresser les médecins », assure le docteur Kamali.

« Le droit ne fait pas le poids, ici, c’est la loi de la jungle ».

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