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France

De Toulouse à la Syrie, les frères Clain, vétérans du jihadisme français

AFP

Publié le

De Mohamed Merah au “13-Novembre”, leurs noms sont cités dans de nombreux dossiers de lutte antiterroriste depuis des années : les frères Clain, qui ont prêté leur voix à la revendication des attentats du 13-novembre, sont des vétérans du jihadisme français qui furent au coeur de l’appareil de propagande du groupe Etat Islamique.

Mercredi, dans l’est de la Syrie où les derniers combattants du “califat” sont acculés dans une poche de résistance, Fabien et Jean-Michel Clain ont été repérés ensemble entrant dans la même maison, qui a ensuite été frappée par un drone de la coalition internationale antijihadiste.

Des sources concordantes ont confirmé à l’AFP la mort de Fabien, 41 ans, dans cette frappe. Selon France Inter qui a révélé l’information, Jean-Michel, 38 ans, a quant à lui été grièvement blessé dans l’opération.

Depuis leur départ de France – le cadet avait rejoint la Syrie avant l’aîné, qui s’y rendra début 2015 – les deux hommes demeuraient introuvables. Les autorités restaient convaincues qu’ils se trouvaient toujours dans le pays.

En septembre 2017, un jihadiste toulousain de retour de la zone syrienne, Jonathan Geffroy, avait affirmé devant des policiers que Fabien Clain avait “une position importante dans l’Etat islamique” et “était dans le domaine de la transmission d’information”. Selon lui, les deux hommes, lorsqu’ils se déplaçaient, avaient “toujours une djellaba et un voile sur la tête par peur d’être +dronés+”.

Fin décembre, la radio de l’Etat islamique a diffusé un nouveau message de Fabien, dans lequel il semblait, selon certains spécialistes, faire allusion à la crise des “gilets jaunes” en France.

En 2015, ce Réunionnais converti à l’islam avait sidéré la France en prêtant, depuis la Syrie, sa voix à une revendication glaçante du triple attentat perpétré à Paris et Saint-Denis par trois commandos venus des rangs mêmes de l’EI.

Dans l’enregistrement, il se réjouissait de la mort des “idolâtres” du Bataclan, des “croisés”, et prévenait : “Cette attaque n’est que le début de la tempête et un avertissement pour ceux qui veulent méditer et retirer leurs leçons”. Son frère Jean-Michel, a pour sa part été identifié comme le psalmodieur des Anasheeds – chants religieux – entendus dans l’enregistrement.

En évoquant aussi un attentat dans le XVIIIe arrondissement de Paris, qui n’a jamais eu lieu, la revendication a mené les juges d’instruction à penser que les frères étaient au courant des préparatifs des attaques ayant fait 130 morts dans la capitale française en novembre, et à émettre en juin 2018 un mandat d’arrêt international à leur encontre.

– Convertis –

Fabien Clain, alias “frère Omar”, n’appartenait pas à la génération des jihadistes partis en Syrie après un embrigadement éclair par internet avec un bagage religieux sommaire : son profil et son passé ancrés dans le salafisme en ont fait un mentor naturel pour les plus jeunes.

“En public c’est quelqu’un qui parle comme un mage, un poète. C’est un séducteur. Il ne s’énervait jamais. Il parlait de mourir en martyr”, expliquaient en 2015, quelques jours après les attentats de Paris, deux jeunes musulmans qui l’avaient fréquenté à Alençon, en Normandie. C’est là que les deux frères avaient passé une partie de leur jeunesse avant de rejoindre Toulouse.

Converti dans les années 90, Fabien semble s’être radicalisé dans la première moitié des années 2000, comme Jean-Michel. Il appartenait alors à un groupe de jeunes salafistes radicaux qui fréquentaient la salle de prières de Bellefontaine à Toulouse jusqu’en 2005.

Le groupe se retrouvait aussi dans un petit village de l’Ariège, Artigat, autour de l'”Émir blanc”, Olivier Corel, d’origine syrienne. Fabien exerçait un ascendant intellectuel certain sur les autres, parmi lesquels deux frères, Abdelkader et Mohamed Merah, et un de leurs intimes, Sabri Essid.

Le 12 décembre 2006, Essid et un autre membre du groupe, Thomas Barnouin, sont interceptés en Syrie avant d’être remis à la justice française.

Essid, Barnouin et Clain, présenté comme un “organisateur”, sont condamnés en 2009. Fabien Clain écope de cinq ans de prison ferme. Il sera encore en prison au moment de la campagne d’assassinats de Mohamed Merah à Toulouse et Montauban en mars 2012, dont il se désolidarisera publiquement. A sa libération à l’été 2012, il ne s’installe pas à Toulouse mais revient à Alençon.

Fabien Clain était de nouveau réapparu sur les radars des enquêteurs français, en avril 2015, cette fois dans l’enquête sur le projet avorté d’attaque d’une église à Villejuif (Val-de-Marne), téléguidé par le groupe EI.

nal-edy-ng-clc/epe/phc

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France

Jadot au Cirque d’Hiver: “le temps des écologistes est venu”

AFP

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Jadot sur la piste aux étoiles… La tête de liste EELV aux européennes a sorti mardi le grand jeu, lors d’un meeting final au Cirque d’Hiver, pour tenter de convaincre que “le temps des écologistes est venu”.

“Ils ont eu leur chance, les socialistes, les libéraux, les Républicains. Ils ont eu leur chance et ils ont failli sur la pauvreté (…) sur la justice sociale (…) sur la démocratie (…) sur l’écologie. C’est notre tour, le temps des écologistes est venu !”, a tonné Yannick Jadot, debout au centre du cirque, entouré de douze grosses étoiles vertes.

“Le temps est venu que l’écologie soit la matrice qui réorganise l’économie et qui réorganise le social, parce que notre écologie elle est sociale, parce qu’il n’y a pas d’écologie sans le social”, a dit un peu plus tard le député européen, comme en réponse à ceux qui lui reprochent d’avoir oublié un membre de l’équation, du PS à la France insoumise.

“Cette Europe néo-libérale, nous allons y mettre fin”, a-t-il promis.

Réaffirmant que le vote de dimanche, c’est le “vote du siècle”, compte tenu de “l’urgence climatique” et de l’urgence pour la “biodiversité”, M. Jadot a affirmé que la responsabilité des écologistes n’était “pas de rejouer le second tour de la présidentielle, mais d’avoir le groupe Verts le plus puissant au Parlement européen”.

“Si le vote Verts est puissant en Allemagne, aux Luxembourg, en Belgique, aux Pays-Bas et ailleurs, et en France, ça voudra dire que le centre de gravité politique de l’Europe, c’est l’écologie. Alors le 26 il faut mobiliser !”, a-t-il lancé devant environ un millier de militants et sympathisants plutôt sages.

– “Désertion” –

Le député européen a fustigé avec virulence “l’écologie de l’inaction” dont Emmanuel Macron est selon lui le thuriféraire. “Depuis deux ans le président Macron a toujours arbitré pour la chasse, pour les pesticides, pour le nucléaire, pour les accords de libre-échange”, a-il estimé.

Il a aussi regretté que le président de la République, qui avait “fait de l’Europe un grand thème de sa campagne présidentielle”, joue désormais à “moi ou le chaos”. “C’est terrible, c’est lamentable, c’est une désertion du combat européen du président Macron”, a-t-il déploré, alors que la rhétorique du “barrage” à l’extrême-droite déployée par La République en Marche semble en mesure de détourner d’EELV une partie des électeurs écolos.

Avant M. Jadot, le député européen sortant José Bové avait ironisé sur ceux qui sont “ripolinisés en vert”, car “c’est tendance”. Au Parlement, ce ne sont ni les sociaux-démocrates ni la gauche radicale qui ont “fait le boulot”, a-t-il assuré; et quant aux libéraux de l’ALDE, il les a toujours vus “aller à la bataille pour toujours plus de technologie, une agriculture plus libérale”.

“Ceux qui veulent aller à l’ALDE je leur souhaite bonne chance”, a-t-il dit, pensant certainement à ses anciens collègues EELV Pascal Canfin et Pascal Durand.

Autre sortante, l’ex-magistrate Eva Joly a elle ciblé Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis, les accusant de mener contre EELV une campagne “de dénigrement” qui n’est “pas raisonnable”.

Mme Joly faisait sans doute allusion au procès en “droitisation” dressé par M. Mélenchon à M. Jadot. En meeting à Toulouse, M. Mélenchon a mis en demeure mardi soir M. Jadot de dire s’il était favorable à une “grande coalition” réunissant la droite, les sociaux-démocrates, les Verts et les libéraux, comme l’évoque la République en marche.

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France

Pour Martine Aubry, avec Mélenchon, “on sait qu’on va dans le mur”

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“On sait qu’on va dans le mur” avec la stratégie portée par Jean-Luc Mélenchon (LFI), a déclaré mardi soir la maire PS de Lille Martine Aubry, lors du dernier meeting de campagne de Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique aux européennes.

“Avec Jean-Luc Mélenchon” et “sa stratégie +plan A, plan B+, on ne sait plus où on va… On sait qu’on va dans le mur, c’est certain”, a déclaré Mme Aubry devant quelque 500 personnes réunies à Lomme, commune associée à Lille.

Accueillie par une “standing ovation” et des applaudissements nourris, la mère des 35 heures, qui reste l’une des icônes de l’ex-gauche plurielle, a dit voir la “première étape du rassemblement de la gauche” même si “il y a encore beaucoup de chemin à faire”.

“C’est un vrai moment de bonheur dans une période qui n’est pas simple, où nous doutons tous”, a concédé Mme Aubry, citant François Mitterrand pour appeler à “garder la nuque raide” alors que la liste Glucksmann est créditée d’environ 5,5% des voix dans les sondages.

“Nous avons eu la chance que Raphaël se lève (…) pas avec tous les codes, tant mieux, mais avec une fraîcheur et surtout une conviction que je crois totalement sincères depuis le début”, a déclaré l’ex-ministre de l’Emploi du gouvernement Jospin.. “Il y a là le début d’une histoire qui n’a pas fini d’exister et qui renversera tous ceux que nous voulons renverser.”

Selon l’ancienne patronne du Parti socialiste, Raphaël Glucksmann “a pris un risque considérable” et l’actuel premier secrétaire du PS “Olivier Faure aussi en se mettant derrière lui, car tout le monde ne l’a pas compris tout de suite”, a-t-elle déclaré à la presse à l’issue du meeting.

– “Combattre le fatalisme” –

Aux premiers rangs figuraient notamment Olivier Faure et le président du groupe PS au Sénat Patrick Kanner ainsi que le socialiste belge Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi, une manière pour le numéro un de la liste PS-Place publique de mettre en valeur ses alliés européens, à l’heure où le Parlement européen peut, selon lui, basculer à gauche.

Face aux “urgences sociale, écologique”, “nous sommes les seuls à défendre l’idée que justice sociale et transition écologique vont de pair”, a-t-elle fait valoir. Sur la politique d’accueil, elle a défendu la nécessité d'”ouvrir les bras” aux réfugiés. “Angela Merkel est la seule qui a sauvé l’honneur de l’Europe. Elle en paie le prix aujourd’hui”, a-t-elle jugé, tandis que “nous avons laissé l’Italie prendre tous le poids de notre honte et de notre renoncement.”

“Quand le vent souffle et que les girouettes tournent, ils nous faut à tous Martine !”, lui a répondu Raphaël Glucksmann, avant d’appeler à “combattre le fatalisme” avec un “enthousiasme contagieux”.

Alors que plusieurs poids lourds du PS -Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira ou Bernard Cazeneuve- se sont succédé ces derniers jours à ses côtés, l’essayiste a reçu mardi soir le soutien de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, 81 ans.

Défendant une Europe “progressiste, écologique et sociale”, M. Glucksmann s’est dit “en colère”, regrettant que le président Emmanuel Macron ait “volé cette élection” en en faisant “un remake de son match contre Marine Le Pen”.

“Il est président de la République et disqualifie l’ensemble des autres listes que la sienne”, a-t-il déploré. “A force de jouer avec elles, il va finir par détruire ces institutions.”

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France

Européennes: dans le sillage des Gilets Jaunes, Melenchon exhorte les électeurs au combat

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Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, en meeting mardi soir à Toulouse, a appelé les électeurs “au combat” en participant à la création d’une force de gauche au Parlement européen avec le groupe “maintenant le peuple”.

“Je viens vous appeler à nous aider à créer la force européenne dont nous avons besoin + Maintenant le peuple+”, a exhorté Jean Luc Mélenchon venu soutenir la tête de liste LFI au Européennes Manon Aubry devant près de 1.500 militants réunis dans la Halles aux Grains, une salle prestigieuse qui accueille habituellement l’Orchestre National du Capitole.

Dans la Ville rose, qui depuis le 17 novembre s’affiche comme l’une des places fortes du mouvement des “gilets jaunes”, le chef de la France Insoumise a affirmé que “Maintenant le peuple”, le groupe qu’il a créé en 2018 avec les dirigeants espagnols de Podemos et les portugais du Bloc de gauche, proposera un candidat “à la présidence du Parlement européen” et un autre pour diriger le “groupe de gauche” de cette assemblée.

Offensif et iconoclaste, fustigeant le président Macron ou “le système médiatique”, accusant “le capitalisme sauvage qui saccage la planète”, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé “la violence incroyable” déployée contre le mouvement des “gilets jaunes”, évoquant les blessés “qui ont perdu un oeil, une main” ou les “1.800 personnes jugées à la chaine”.

Ce mouvement “a marqué l’irruption sur la scène du peuple au sens le plus large”, a affirmé le chef de parti, estimant que c’était “une très bonnes chose (qu’il) n’ait pas d’appartenance politique particulière parce qu’une révolution citoyenne n’a pas d’appartenance particulière”.

M. Mélenchon a également interpellé la tête de liste EELV Yannick Jadot, lui demandant de clarifier ses choix d’alliances, “Vous le ferez avec nous, oui ou non?”, a-t-il lancé.

“Je dis ce soir à ceux qui sont fâchés mais pas fachos, ne vous faites pas berner une fois de plus”, a enfin demandé Jean-Luc Mélenchon en conclusion de plus d’une heure de discours évoquant “la blessure” infligé par Andréa Kotarac, “ce gars qui est parti de la France insoumise pour aller chez les fachos”.

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