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Asie

Il est temps pour l’Union européenne de stopper sa politique de complaisance à l’égard de l’Iran

Il est temps que l’Union européenne mette un terme à sa politique de complaisance et reconnaisse que cette attitude adoptée par les gouvernements occidentaux à l’égard du régime iranien, vieille désormais de plusieurs décennies, ne fonctionne pas!

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L’accord nucléaire signé avec l’Iran a permis la libération de 150 milliards de dollars d’avoirs gelés, une bulle d’oxygène pour le gouvernement de Téhéran, qui était au bord de l’asphyxie économique. Mais au lieu de les investir pour sa population, le régime a utilisé cet argent pour exporter la terreur par le biais des Gardiens de la Révolution (les pasdaran) et la Force Qods. Deux organisations listées comme organisations terroristes et impliquées dans la majorité des conflits au Moyen-Orient. Tout cet argent a permis à l’Iran de financer les rebelles houthis au Yémen, les milices chiites en Irak, le Hezbollah au Liban et Bashar al-Assad en Syrie.

Depuis la révolution 1979, le bien-être de la population iranienne est en berne et le peuple ne cesse de manifester son mécontentement, en cause : les efforts du régime pour se positionner comme porte-étendard pour le fondamentalisme chiite à travers tout le Moyen-Orient mais aussi la mauvaise gestion du gouvernement et sa corruption.

L’Iran est clairement un État théocratique soumis au régime des mollahs, mais l’Europe continue à penser qu’elle peut faire affaire avec le président Rohani dit «modéré».

Et pourtant les chiffres sont là ! Son gouvernement a exécuté plus de 3 000 personnes depuis 2013. Des journalistes, des avocats, des défenseurs des droits des minorités et des femmes sont régulièrement emprisonnés. Les minorités ethniques et religieuses comme les Kurdes, les bahaïs ou les chrétiens sont persécutés. Quelques 7 000 dissidents ont été arrêtés en 2018, “L’année de honte » selon le dernier rapport d’Amnesty International. Par rapport au nombre de ses habitants, l’Iran est désormais le premier bourreau mondial.

Dans le même temps, l’Europe a fait le dangereux choix de continuer à entretenir des relations complaisantes avec les Mollahs. Et cela malgré le fait que de nombreux pays européens aient été au cœur de la campagne de terreur parrainée par le régime iranien sur leur sol. C’est ainsi que durant l’année 2018, des agents du régime iranien ont commis une série d’actes terroristes en Europe. Le plus sournois d’entre eux fut la tentative d’attentat à l’aide de 500 grammes d’explosifs contre des membres du groupe d’opposition iranien des Moudjahidine du Peuple, lors de leur meeting annuel à Paris.

Depuis, un haut diplomate iranien basé à Vienne et accusé d’avoir dirigé cet acte terroriste de grande envergure, a été arrêté et emprisonné, de même que deux autres diplomates iraniens qui eux, furent expulsés des Pays-Bas pour un attentat contre un opposant.

Dernier fait en date, le 20 octobre dernier, un terroriste en contact avec l’ambassade du régime iranien à Oslo a lui aussi, été arrêté au Danemark dans le cadre d’un attentat manqué contre un opposant iranien dans ce pays.

Les membres du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) en Europe ont ainsi  fait l’objet d’une série d’attentats terroristes, planifiés par le régime qui, bafouant allègrement les droits souverains des nations européennes, ont mis en danger la sécurité des citoyens européens.

Une situation totalement ubuesque et effrayante, puisque malgré des preuves formelles indiquant que les ambassades iraniennes en Europe sont utilisées comme bases arrière terroristes, les législateurs de l’Union européenne ont tout de même approuvé les plans de la Banque européenne d’investissement pour traiter avec la théocratie iranienne et alléger les sanctions américaines à son encontre.

Le 8 février, à l’occasion de 40e anniversaire de l’effondrement de la dictature du chah et la monopolisation du pouvoir par les mollahs, une grande manifestation est prévue à Paris. La diaspora iranienne en Europe appellera les gouvernements européens à se retirer de l’accord sur le nucléaire et à écouter les véritables voix de la population iranienne. Un front mondial contre la tyrannie religieuse et terroriste est plus que jamais une nécessité pour la paix, la sécurité et la coexistence régionale et internationale.

* Hamid Assadollahi, est un intellectuel et militant iranien vivant à Paris et membre du Comité de Soutien aux droits de l’Homme en Iran (CSDHI)

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Asie

Attentat au Cachemire: l’Inde promet « le prix fort » aux responsables

AFP

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New Delhi (AFP) – Le gouvernement indien a juré vendredi de « faire payer le prix fort » aux responsables de l’attentat qui a tué la veille au moins 41 paramilitaires au Cachemire, attaque la plus meurtrière depuis le début de l’insurrection dans cette région disputée avec le Pakistan.

« Je veux dire aux groupes terroristes et à leurs maîtres qu’ils ont commis une grosse erreur. Ils vont devoir payer le prix fort », a déclaré le Premier ministre indien Narendra Modi à l’issue d’une réunion d’urgence de son gouvernement dans la matinée.

Un attentat-suicide, revendiqué par un groupe islamiste basé au Pakistan, a frappé jeudi après-midi un convoi de 78 véhicules transportant quelque 2.500 paramilitaires de la Central Reserve Police Force (CRPF) de retour de congés. La scène s’est déroulée sur une autoroute à une vingtaine de kilomètres de la grande ville de Srinagar.

La puissante déflagration a été entendue à des kilomètres à la ronde et a plus particulièrement touché deux bus, avec chacun environ 35 personnes à bord. Des images diffusées par les médias montraient la charpie de métal d’au moins un véhicule au milieu de la route.

Le dernier bilan officiel en date fait état de 41 mort, chiffre susceptible de s’alourdir encore. « Personne du premier bus n’a survécu », a déclaré à l’AFP un haut responsable de la police.

Une insurrection séparatiste meurtrière secoue le Cachemire indien depuis 1989. L’Inde accuse le Pakistan de soutenir en sous-main les infiltrations et la rébellion armée, ce qu’Islamabad a toujours démenti.

  • ‘Frappes chirurgicales’ –

Région himalayenne revendiquée par les deux nations depuis la fin de la colonisation britannique en 1947, le Cachemire est divisé de facto entre ces frères ennemis d’Asie du Sud. Les forces indiennes dans la partie sous contrôle de New Delhi sont estimées à un demi-million d’hommes, ce qui en fait l’une des zones les plus militarisées du monde.

Le groupe islamiste Jaish-e-Mohammed, basé au Pakistan, a revendiqué l’attentat de jeudi et indiqué qu’il a été perpétré par un jeune homme de 20 ans originaire de la vallée de Srinagar.

Le Pakistan a aussitôt démenti toute implication. « Nous rejetons fermement toute insinuation par des éléments des médias et du gouvernement indien qui tentent de relier l’attaque au Pakistan sans qu’il y ait eu enquête », a déclaré le ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Cet attentat intervient à un moment délicat pour le gouvernement Modi, qui administre directement l’État du Jammu-et-Cachemire après avoir provoqué la chute du gouvernement local en rompant son alliance avec un parti régional, et doit bientôt affronter les urnes à l’occasion des élections législatives indiennes attendues pour avril-mai.

« Si notre pays voisin pense qu’il réussira à créer de l’instabilité à travers de tels actes et conspirations, il devrait arrêter de rêver », a lancé le dirigeant nationaliste hindou.

En 2016, en représailles à l’attaque meurtrière d’une base militaire indienne par un commando islamiste, le Premier ministre avait ordonné une série de raids commandos le long de la ligne de cessez-le-feu au Cachemire.

Ces « frappes chirurgicales » avaient été volontairement très médiatisées. Elles sont régulièrement mises en avant par le gouvernement nationaliste hindou pour ériger Narendra Modi en homme fort de l’Inde. Elles ont même fait l’objet d’un film, sorti au cinéma ces dernières semaines.

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Asie

Iran: 20 morts dans un attentat contre les Gardiens de la révolution

AFP

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Téhéran (AFP) – Au moins 20 personnes ont été tuées mercredi dans un attentat suicide contre un bus des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime en Iran, dans le sud-est du pays, a indiqué l’agence de presse officielle Irna.

L’attaque a visé un bus transportant des membres des Gardiens de la Révolution sur la route entre les localités de Khash et Zahedan dans la province du Sistan-Balouchistan, a précisé Irna, en citant une « source informée » non identifiée.

Selon l’agence, au moins 20 personnes ont péri dans l’attentat.

Dans un communiqué, les Gardiens de la Révolution ont confirmé une « attaque suicide » contre un bus qui ramenait des membres de ce corps d’élite de la frontière avec le Pakistan, en faisant état d’un nombre indéterminé de victimes.

« Une voiture bourrée d’explosifs a explosé près du bus transportant une unité des forces terrestres des Gardiens », ont-ils ajouté.

Frontalière du Pakistan et de l’Afghanistan, la région iranienne du Sistan-Balouchistan est régulièrement le théâtre d’accrochages meurtriers entre les forces de l’ordre et des séparatistes baloutches ou des groupes jihadistes que Téhéran accuse Islamabad et Ryad de soutenir.

Cette province compte une large communauté de musulmans sunnites d’ethnie baloutche dans un pays à grande majorité chiite.

Ces derniers mois, les forces de sécurité iraniennes et les Gardiens de la révolution ont été la cible de plusieurs attaques dans cette même province.

Le dernier attentat particulièrement meurtrier en Iran remonte au 22 septembre 2018: 24 personnes avaient été tuées par un commando de cinq assaillants qui avaient ouvert le feu à l’arme automatique sur un défilé militaire à Ahvaz, capitale de la province iranienne du Khouzestan. L’attentat avait été revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et un groupe séparatiste arabe au nom de la « Résistance nationale d’Ahvaz ».

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Asie

Inde: 17 morts dans l’incendie d’un hôtel à New Delhi

AFP

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Au moins 17 personnes sont mortes mardi avant l’aube dans un incendie qui s’est déclaré dans un hôtel du centre de New Delhi, ont annoncé à l’AFP les pompiers de la capitale indienne.

Le feu s’est déclaré à l’hôtel Hotel Arpit Palace, situé dans un quartier dense et central de la mégapole, et a ravagé tout le dernier étage.

« Nous avons confirmé avec les autorités hospitalières, le bilan est maintenant de 17 (morts) dont un enfant », a déclaré à l’AFP Sunil Choudhary, un responsable des pompiers.

L’incendie a été maîtrisé après plusieurs heures et 35 personnes ont été secourues par les pompiers. Selon la presse locale, une femme et un enfant sont morts lorsqu’ils ont essayé de se sauver en sautant par la fenêtre.

« Il y avait des panneaux en bois dans les couloirs, à cause de quoi les gens n’ont pas pu utiliser les couloirs pour évacuer », a indiqué un autre responsable des pompiers à la presse.

Les incendies accidentels sont fréquents en Inde en raison d’une règlementation laxiste et du non-respect fréquent des normes de sécurité.

En décembre, huit personnes ont péri et plus d’une centaine ont été blessées dans un incendie qui s’était déclaré dans un hôpital public de Bombay (ouest).

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