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Côte d'Ivoire

Les avocats appellent à la libération de Gbagbo

Les avocats se disputent la libération de l’homme politique ivoirien Gbagbo

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Gbagbo 1

Les procureurs et les avocats de la défense se sont disputés vendredi pour la libération de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, qui avait été acquitté le mois dernier après avoir été acquitté des accusations d’atrocités par la Cour pénale internationale.
Les procureurs de la CPI, qui contestent l’acquittement, préparent une ultime tentative pour imposer des conditions à la libération de Gbagbo et de son coaccusé, Charles Blé Goude, afin de garantir leur retour devant le tribunal, si nécessaire.

Dans le même temps, leurs avocats ont exigé que les deux hommes soient libérés immédiatement et sans condition.
Les juges de première instance ont ordonné que Gbagbo, le premier ancien chef d’État à être placé en détention par la CPI, et que Blé Goudé soit libéré après leur acquittement, le 16 janvier. Mais deux jours plus tard, les juges d’appel ont décidé que les hommes devaient rester en détention examiner les arguments des procureurs qui ont déclaré qu’ils feraient appel de l’acquittement.

La procureure Helen Brady a déclaré aux juges d’appel vendredi que son bureau était prêt à rechercher une option «moins intrusive pour la liberté» que le maintien en détention pour assurer le retour ultérieur de Gbagbo.

Selon elle, cela pourrait signifier l’autoriser à se rendre dans un État proche des Pays-Bas qui soutient la cour internationale et est disposé à faire des promesses, il serait renvoyé si nécessaire.

Après la clôture des plaidoiries, les juges d’appel se réunissaient à huis clos pour discuter du pays dans lequel Gbagbo pourrait se rendre et à quel moment.

La famille de Gbagbo a déclaré qu’il souhaiterait finalement rentrer en Côte d’Ivoire, mais a indiqué qu’il pourrait se rendre d’abord en Belgique, où il a de la famille.

Tout retour dans son pays d’origine serait compliqué par le fait qu’il aurait été condamné à une peine de vingt ans d’emprisonnement pour détournement de fonds, après un procès par contumace, en janvier 2018.

Gbagbo, qui a dirigé la Côte d’Ivoire de 2000 à 2011, a passé sept ans en détention à La Haye.

Les juges du procès ont déclaré que les poursuites engagées entre Gbagbo et des violences liées aux élections en 2010 et 2011, dans lesquelles quelque 3 000 personnes avaient été tuées, étaient «exceptionnellement faibles» et qu’il était peu probable que les acquittements soient annulés.

Mais la chambre d’appel était disposée à entendre les arguments de l’accusation selon lesquels Gbagbo ne pourrait pas revenir pour de futures audiences s’il était libéré.

L’acquittement de Gbagbo a été déploré par les groupes de victimes représentant les victimes de la violence lors des élections de 2010, au cours desquelles Gbagbo a refusé de reconnaître la défaite de son rival Alassane Ouattara.

Des centaines de milliers de personnes ont fui les troubles que les procureurs ont imputés à Gbagbo et les victimes craignent que son retour dans son pays puisse relancer les hostilités à Abidjan.

    NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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    Côte d'Ivoire

    Côte d’Ivoire: un festival met à l’honneur les films réalisés au smartphone

    AFP

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    « Ce n’est pas parce qu’on a pas les moyens qu’on a pas de rêves »: Guy Serge Namane, réalisateur, participe au 2e Bushman Film Festival, premier festival de film d’Afrique de l’ouest francophone tourné au smartphone.

    « Action », crie l’assistant metteur en scène avant que l’actrice Bérénice Irié, maquillée comme il se doit, frappe à la chambre 8 de l’hôtel Bushman qui accueille la manifestation. Pour avoir plus de lumière, un autre assistant éclaire la scène avec la lampe torche de son portable…

    « Avec le téléphone, on peut communiquer mais on peut aussi faire des films et on peut créer de la lumière pour faire des films! », plaisante Serge Guy.

    « Nous voulons montrer aux gens qu’on peut faire du cinéma mais malheureusement on n’a pas les moyens. Est-ce qu’on doit arrêter? Nous trouvons les moyens de pouvoir exprimer nos rêves en attendant que Dieu nous donne les moyens d’attirer des investisseurs », ajoute-il.

    Le festival, qui se termine dimanche, a reçu 5.000 films dont 350 ont été diffusés; Il veut promouvoir les nouveaux talents. Cinq devaient être couronnés par des prix.

    « C’est une plateforme de lancement On donne une voix aux sans voix. Le but n’est pas seulement de diffuser des films et de donner une exposition, mais à travers des sponsors et des prix d’accompagner certains à produire de meilleurs films, à d’autres d’être produits ou lancés ou d’être diffusés sur des plus grosse plateformes », explique la commissaire du festival, Princesse Nono.

    Ateliers pour enfants, encadrement par des réalisateurs professionnels, conférences mais surtout diffusion de films sont au menu.

    Dans une des salles, un film montre un débrouillard qui relance la carrière d’une vedette grâce aux réseaux sociaux tout en la dépouillant de son… portable.

     

    – « Ca change de la télé » –

    Pendant le festival, des participants comme Guy-Serge Namane tournent. Son actrice Bérénice Irié pleure devant le « corps » désarticulé de son amant près de la piscine alors qu’à quelques mètres un « pasteur évangélique », tout de blanc vêtu avec une énorme croix sur le torse, inspecte avec un regard inquisiteur la galerie d’art sur un autre tournage.

    « Ils bossent. Ils ont des idées. On essaie de canaliser un peu cette énergie », explique le réalisateur professionnel Luis Marques, un des membres du jury, qui encadre le projet de faire réaliser deux films en 24h chrono.

    « On a vraiment envie de faire », explique Berénice Irié. « J’espère que ce film soit vu afin que nous dépassions » les problèmes de moyens.

    Elle a déjà joué dans plusieurs films au portable et espère être repérée. « Pour l’actrice, le jeu ne change pas. On a même l’habitude du portable. A la maison, on s’entraîne à faire des scènes avec le portable ».

    Dans les salles, on rit fortement et on crie de surprise devant les trouvailles des cinéastes « smartphones ».

    « C’est drôle. Ca change de ce qu’on voit à la télé », explique Nadia Gohou, une spectatrice, étudiante en hôtellerie.

    « Parfois, il y a beaucoup de bruit (de fond) et l’image n’est pas nette comme à la télé mais ca va très bien quand même. Il y a beaucoup d’idées d’actualité, de ce que les jeunes vivent… Instagram, l’obsession des like… On a bien aimé ».

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    Côte d'Ivoire

    Le « Yako! », l’indemnisation des victimes de crises violentes en Côte d’Ivoire

    AFP

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    Ce fonds a complètement changé ma vie », exulte Mariam Cissé, veuve : l’opération d’indemnisation des victimes de la crise post-électorale connaît un franc succès en Côte d’Ivoire, où les bénéficiaires se disent toutefois inquiets d’un retour des violences, à un an de la présidentielle.

    « J’étais désespérée, après le décès de mon mari, j’étais mendiante. Je quémandais de gauche à droite pour nourrir mes enfants », témoigne Mariam Cissé, assise dans sa petite boutique de lingerie dans le quartier populaire de Yopougon à Abidjan, théâtre de nombreuses exactions durant la crise postélectorale de 2010-11.

    « Grâce au fonds j’ai pu ouvrir une boutique. J’arrive à me prendre en charge et à scolariser mes enfants », raconte-t-elle, entourée de ses gamins.

    Sinistrée du quartier populaire d’Abobo, Hélène Kouakou, grand-mère, a bénéficié de ce fonds gouvernemental pour ouvrir son commerce de bois de chauffe et s’occuper de ses petits enfants dont le père a été tué.

    « Ce commerce m’a redonné goût à la vie, je me sens naître de nouveau », raconte la quinquagénaire en écrasant des larmes, assise devant une petite maison délabrée.

    Et Alphonse Yéo Navigué, 25 ans, les deux mains amputées, a pu investir dans un kiosque à café qui lui procure des revenus et lui permet de « croire maintenant à l’avenir ».

    La Côte d’Ivoire a connu une décennie de troubles entre 2002 et 2011 avec un pays coupé en deux, entre pouvoir et rebelles. Les tensions ont culminé avec la crise post-électorale de 2010-2011 qui a « fait 3.248 morts, et plus de 1.000 blessées et invalides », selon la ministre ivoirienne de la Solidarité et de la cohésion sociale, Mariatou Koné, qui pilote l’opération de « réparation des préjudices » alimenté par un fonds gouvernemental de 15 millions d’euros.

    Le pays, première économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, 8 pays), a connu des crises depuis 1990 et l’avènement du multipartisme, « mais c’est la première fois (…) que l’on effectue des réparations de préjudices », précise-t-elle.

    – « pardon » –

    Depuis 2017, 3.000 victimes sur les 3.243 recensées ont reçu chacune un chèque d’un million de FCFA (environ 1.500 euros) pour « les droits violés, les dommages subis et les outrages endurés », une opération appelée « Yako! » (« pardon » ou « condoléances » en langue akan). Soit un taux de réalisation de 90%.

    Les blessés bénéficient d’une prise en charge médicale jusqu’à leur rétablissement.

    Bien qu’il ait globalement pris en compte les ayant droits de 2011, le processus d’indemnisation vise aussi toutes les victimes des crises depuis 1990, comme l’a recommandé un rapport de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), une structure dont les travaux débutés fin septembre 2011 se sont achevées en 2015.

    La Commission avait tenté d’adapter le concept de justice « transitionnelle » instauré dans l’Afrique du Sud post-apartheid, qui avait permis à ce pays, à force d’écoute et de dialogue entre bourreaux et victimes, de ne pas sombrer dans le chaos.

    A partir d’un certificat de décès, d’un procès verbal de famille authentique, les ayant droits ont endossé en toute transparence leur chèque.

    Un succès à faire pâlir d’envie les victimes de déchets toxiques déversés en 2006 à Abidjan, qui réclament toujours réparation, alors que Transfigura (la société mise en cause) avait versé la somme de 100 milliards de FCFA (152 millions d’euros) pour leur indemnisation, après un accord à l’amiable avec le gouvernement. Mais ces fonds ont été détournés par des associations de fausses victimes.

    L’expérience acquise par Mme Mariatou Koné, lorsqu’elle dirigeait de 2012 à 2016 le Programme national de cohésion sociale, une structure étatique en charge de l’indemnisation des victimes, a largement contribué au succès de l’opération ivoirienne, vue comme un modèle à l’extérieur.

    « Le Mali, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et le Togo sont venus à notre école pour s’inspirer de notre modèle. Le fait que nous ayons pu franchir le pas et commencer les indemnisations a été fortement apprécié. C’est une fierté pour nous », affirme Mme Koné.

    Mais traumatisées par les crises qu’a connues le pays depuis 25 ans, les victimes ne cachent pas leur inquiétude à l’approche de la présidentielle de 2020.

    « Nous avons des craintes pour 2020, on a commencé à avoir le sommeil difficile (…) Nous avons peur à cause des propos des politiciens », dit Mamadou Soromidjo Coulibaly, président de la principale association de victimes de la crise.

    « Nous devrons faire en sorte que nous n’ayons pas à revivre ce que nous avons connu en 2011, en étant tolérant (…) dans nos comportements », conseille la ministre ivoirienne. « Nous n’avons qu’un seul pays ».

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    Côte d'Ivoire

    Côte d’Ivoire : panne d’un réacteur d’un A380 d’Air France lors d’un vol entre Abidjan et Paris

    AFP

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    crédit photo : Airbus Industries, Gousse H.

    L’un des quatre réacteurs d’un Airbus A380 d’Air France, qui effectuait la liaison Abidjan-Paris cette nuit avec 501 passagers, est tombé en panne, contraignant l’appareil à faire demi-tour. L’avion s’est posé sans dommage, selon la compagnie et un passager.

    « Nous volions au-dessus du Niger, d’après l’écran de géolocalisation. J’ai vu une boule de feu pendant quelques secondes puis j’ai entendu un grand bruit du côté gauche de l’avion », a témoigné aujourd’hui auprès de l’AFP un journaliste de l’agence Bloomberg, Baudelaire Mieu. « L’avion a commencé à tanguer, tout tremblait, les gens ont commencé à paniquer. Le pilote a annoncé « nous venons de perdre un moteur gauche, nous rentrons à Abidjan » ».

    « Des phénomènes connus et maîtrisés »

    Le directeur général d’Air France KLM pour l’Afrique de l’Ouest, Jean-Luc Mévellec, a confirmé à l’AFP qu’un moteur était tombé en panne. « Techniquement , c’est ce qu’on appelle un pompage réacteur. C’est une avarie moteur qui est connue », a expliqué à l’AFP un porte-parole d’Air France à Paris.

    « Ca arrive de temps en temps. Ce sont des phénomènes connus, maîtrisés, les équipages sont parfaitement entraînés toute l’année au simulateur à gérer ce type de panne », a-t-il assuré. « Ca peut être lié à l’ingestion d’un oiseau par un réacteur au décollage ». L’appareil est âgé d’ »entre 8 ans et 10 ans », d’après ce porte-parole.

    Selon Baudelaire Mieu, journaliste à Jeune Afrique, « l’avion a continué de vibrer pendant tout le retour vers Abidjan, les gens priaient, j’entendais des « Seigneur », des « Allah » ». L’appareil s’est finalement posé sans problème à l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, tous les passagers ont applaudi et ont pu débarquer sains et saufs, selon le journaliste. « C’était chaud ! J’ai eu la peur de ma vie ! », a confié Baudelaire Mieu. Air France « va mettre mettre en place un vol supplémentaire, un Boeing 777-200 qui opérera demain matin, en complément des vols réguliers de ce soir et de demain soir », a déclaré le porte-parole.

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