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Asie

La Chine pourra t’elle forcer la Maison Blanche à s’excuser? »

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« Taiwan a été peinte en blanc à côté de la Chine, qui a été peinte en rouge. De toute évidence, le gouvernement américain estime que les deux parties appartiennent à deux pays », a déclaré le tabloïd de Hong Kong The Daily (lien en mandarin).

Pékin revendique un certain nombre de territoires contestés, mais est particulièrement sensible à Taiwan, une île autonome qu’elle considère être une province de la Chine. Le Parti communiste a eu recours à des amendes, à la honte publique et à l’introduction de cotes de crédit social pour contraindre les entreprises étrangères à adopter son discours politique.

L’obsession de plus en plus publique de Pékin pour la cartographie émerge dans des quartiers de plus en plus étranges – de la redéfinition de cartes supposées errantes dans les salles de classe, sur les sites de voyages et dans les revues spécialisées du monde entier. De la mer de Chine méridionale au Sikkim, le Middle Empire a demandé plus de rétractations et des excuses plus fortes à quiconque vantant des cartes ne correspondant pas à la vision que le Parti communiste avait de son territoire.

Selon Beijing, Taiwan est depuis longtemps considérée comme une province voyous qui doit à terme être « réunifiée » avec le continent.

Cependant, comme le dit James Miles, rédacteur en chef de The Economist en Chine, dans le Little Podcast Red, Taiwan n’a jamais fait partie de la Chine. L’idée même de « réunification » est un très bon exemple de la propagande du Parti communiste chinois sur la question, extrêmement sensible sur le continent, où la question est constamment traitée et où la moindre erreur cartographique peut déclencher un immense scandale.

C’est une question à partir de laquelle le PCC ne peut pas hésiter. Le parti tire une grande partie de sa légitimité d’un récit historique dans lequel les communistes ont largement battu les envahisseurs japonais à eux seuls, alors que le Kuomintang s’était enfui à Taiwan.

Depuis l’élection du président taïwanais Tsai Ing-wen, les relations entre ces deux pays sont désormais un cycle familier d’indifférence, de menace et de défi.

Comment nous sommes arrivés ici
Taiwan, comté de KINMEN, TAIWAN – 20 AVRIL: des barricades anti-atterrissage sont positionnées sur une plage face à la Chine sur l’île taïwanaise de Little Kinmen qui se trouve à quelques kilomètres de la Chine, le 20 avril 2018 à Kinmen, Taiwan. (Photo de Carl Court / Getty Images)
Pékin exerce de plus en plus de pression sur les universités et les pays, et plus particulièrement sur les multinationales dont les activités sont basées en Chine, pour écarter tout soupçon d’indépendance de la Taiwan, décision qualifiée d ’ » orwellienne « par la Maison Blanche.

La Chine a récemment organisé des exercices de tir réel dans le détroit de Taiwan avec son porte-avion Liaoning, un exercice interprété comme une démonstration de force. L’exercice naval était le premier dans le détroit de Taiwan depuis 2016 et s’est déroulé juste au large des côtes de Taiwan.

Le président de la Chine, Xi Jinping, a souvent affirmé que la souveraineté de la Chine sur Taiwan était préjudiciable au 19ème Congrès du Parti, « nous avons des capacités suffisantes pour contrecarrer toute forme de tentative d’indépendance à Taiwan ».

Beijing a également imposé des restrictions financières en limitant considérablement le nombre de groupes de touristes chinois autorisés à se rendre à Taiwan et a imposé des sanctions commerciales à l’île.

Comme le rapporte le South China Morning Post, il y a quelques semaines à peine, McDonald’s a été forcé de s’excuser à la suite de vives critiques pour une publicité télévisée mettant en vedette une carte d’identité d’étudiant mentionnant Taïwan comme pays.

L’année dernière, United Airlines a dû supprimer rapidement toutes ses références à Taiwan en tant que pays après que les autorités chinoises de l’aviation civile avaient demandé à 36 compagnies aériennes étrangères d’affecter Taïwan, Hong Kong et Macao en tant que pays sur leurs sites Web et leurs supports marketing.

La liste complète de Business Insider des entreprises châtiées – des sociétés Audi aux hôtels Zara, en passant par les hôtels Marriott – et qui sont en désaccord avec l’approche de la Chine en matière de cartographie, est disponible ici.

La SCMP rapporte que sur le principal système de babillard Internet de Taiwan (lien en mandarin), la carte avait attiré plusieurs centaines de commentaires mercredi après-midi, de nombreux utilisateurs se moquant de la récente approche intransigeante de Taipei par la Chine.

« Les internautes chinois vont-ils boycotter la Maison Blanche? » un utilisateur a écrit, selon le SCMP.

« Vont-ils forcer la Maison Blanche à s’excuser? »

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Asie

Attentat au Cachemire: l’Inde promet « le prix fort » aux responsables

AFP

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New Delhi (AFP) – Le gouvernement indien a juré vendredi de « faire payer le prix fort » aux responsables de l’attentat qui a tué la veille au moins 41 paramilitaires au Cachemire, attaque la plus meurtrière depuis le début de l’insurrection dans cette région disputée avec le Pakistan.

« Je veux dire aux groupes terroristes et à leurs maîtres qu’ils ont commis une grosse erreur. Ils vont devoir payer le prix fort », a déclaré le Premier ministre indien Narendra Modi à l’issue d’une réunion d’urgence de son gouvernement dans la matinée.

Un attentat-suicide, revendiqué par un groupe islamiste basé au Pakistan, a frappé jeudi après-midi un convoi de 78 véhicules transportant quelque 2.500 paramilitaires de la Central Reserve Police Force (CRPF) de retour de congés. La scène s’est déroulée sur une autoroute à une vingtaine de kilomètres de la grande ville de Srinagar.

La puissante déflagration a été entendue à des kilomètres à la ronde et a plus particulièrement touché deux bus, avec chacun environ 35 personnes à bord. Des images diffusées par les médias montraient la charpie de métal d’au moins un véhicule au milieu de la route.

Le dernier bilan officiel en date fait état de 41 mort, chiffre susceptible de s’alourdir encore. « Personne du premier bus n’a survécu », a déclaré à l’AFP un haut responsable de la police.

Une insurrection séparatiste meurtrière secoue le Cachemire indien depuis 1989. L’Inde accuse le Pakistan de soutenir en sous-main les infiltrations et la rébellion armée, ce qu’Islamabad a toujours démenti.

  • ‘Frappes chirurgicales’ –

Région himalayenne revendiquée par les deux nations depuis la fin de la colonisation britannique en 1947, le Cachemire est divisé de facto entre ces frères ennemis d’Asie du Sud. Les forces indiennes dans la partie sous contrôle de New Delhi sont estimées à un demi-million d’hommes, ce qui en fait l’une des zones les plus militarisées du monde.

Le groupe islamiste Jaish-e-Mohammed, basé au Pakistan, a revendiqué l’attentat de jeudi et indiqué qu’il a été perpétré par un jeune homme de 20 ans originaire de la vallée de Srinagar.

Le Pakistan a aussitôt démenti toute implication. « Nous rejetons fermement toute insinuation par des éléments des médias et du gouvernement indien qui tentent de relier l’attaque au Pakistan sans qu’il y ait eu enquête », a déclaré le ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Cet attentat intervient à un moment délicat pour le gouvernement Modi, qui administre directement l’État du Jammu-et-Cachemire après avoir provoqué la chute du gouvernement local en rompant son alliance avec un parti régional, et doit bientôt affronter les urnes à l’occasion des élections législatives indiennes attendues pour avril-mai.

« Si notre pays voisin pense qu’il réussira à créer de l’instabilité à travers de tels actes et conspirations, il devrait arrêter de rêver », a lancé le dirigeant nationaliste hindou.

En 2016, en représailles à l’attaque meurtrière d’une base militaire indienne par un commando islamiste, le Premier ministre avait ordonné une série de raids commandos le long de la ligne de cessez-le-feu au Cachemire.

Ces « frappes chirurgicales » avaient été volontairement très médiatisées. Elles sont régulièrement mises en avant par le gouvernement nationaliste hindou pour ériger Narendra Modi en homme fort de l’Inde. Elles ont même fait l’objet d’un film, sorti au cinéma ces dernières semaines.

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Asie

Iran: 20 morts dans un attentat contre les Gardiens de la révolution

AFP

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Téhéran (AFP) – Au moins 20 personnes ont été tuées mercredi dans un attentat suicide contre un bus des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime en Iran, dans le sud-est du pays, a indiqué l’agence de presse officielle Irna.

L’attaque a visé un bus transportant des membres des Gardiens de la Révolution sur la route entre les localités de Khash et Zahedan dans la province du Sistan-Balouchistan, a précisé Irna, en citant une « source informée » non identifiée.

Selon l’agence, au moins 20 personnes ont péri dans l’attentat.

Dans un communiqué, les Gardiens de la Révolution ont confirmé une « attaque suicide » contre un bus qui ramenait des membres de ce corps d’élite de la frontière avec le Pakistan, en faisant état d’un nombre indéterminé de victimes.

« Une voiture bourrée d’explosifs a explosé près du bus transportant une unité des forces terrestres des Gardiens », ont-ils ajouté.

Frontalière du Pakistan et de l’Afghanistan, la région iranienne du Sistan-Balouchistan est régulièrement le théâtre d’accrochages meurtriers entre les forces de l’ordre et des séparatistes baloutches ou des groupes jihadistes que Téhéran accuse Islamabad et Ryad de soutenir.

Cette province compte une large communauté de musulmans sunnites d’ethnie baloutche dans un pays à grande majorité chiite.

Ces derniers mois, les forces de sécurité iraniennes et les Gardiens de la révolution ont été la cible de plusieurs attaques dans cette même province.

Le dernier attentat particulièrement meurtrier en Iran remonte au 22 septembre 2018: 24 personnes avaient été tuées par un commando de cinq assaillants qui avaient ouvert le feu à l’arme automatique sur un défilé militaire à Ahvaz, capitale de la province iranienne du Khouzestan. L’attentat avait été revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et un groupe séparatiste arabe au nom de la « Résistance nationale d’Ahvaz ».

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Asie

Inde: 17 morts dans l’incendie d’un hôtel à New Delhi

AFP

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Au moins 17 personnes sont mortes mardi avant l’aube dans un incendie qui s’est déclaré dans un hôtel du centre de New Delhi, ont annoncé à l’AFP les pompiers de la capitale indienne.

Le feu s’est déclaré à l’hôtel Hotel Arpit Palace, situé dans un quartier dense et central de la mégapole, et a ravagé tout le dernier étage.

« Nous avons confirmé avec les autorités hospitalières, le bilan est maintenant de 17 (morts) dont un enfant », a déclaré à l’AFP Sunil Choudhary, un responsable des pompiers.

L’incendie a été maîtrisé après plusieurs heures et 35 personnes ont été secourues par les pompiers. Selon la presse locale, une femme et un enfant sont morts lorsqu’ils ont essayé de se sauver en sautant par la fenêtre.

« Il y avait des panneaux en bois dans les couloirs, à cause de quoi les gens n’ont pas pu utiliser les couloirs pour évacuer », a indiqué un autre responsable des pompiers à la presse.

Les incendies accidentels sont fréquents en Inde en raison d’une règlementation laxiste et du non-respect fréquent des normes de sécurité.

En décembre, huit personnes ont péri et plus d’une centaine ont été blessées dans un incendie qui s’était déclaré dans un hôpital public de Bombay (ouest).

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