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Asie

Des milliers d’Australiens dénoncent « le jour de l’Invasion »

AFP

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Des milliers d’Australiens ont participé samedi dans tout le pays à des rassemblements contre la fête nationale marquant l’arrivée des premiers colons britanniques en 1788, qu’ils considèrent comme une insulte aux populations indigènes.

Pour beaucoup d’Australiens, la « Journée de l’Australie » célébrée le 26 janvier représente le début de l’oppression du peuple aborigène. Ils exigent que cette journée de la fête nationale soit repensée et manifestent chaque année ce jour là contre l' »Invasion day » (le jour de l’Invasion), en pleine saison estivale.

L’Australie « a toujours été et sera toujours la terre des Aborigènes », ont scandé des manifestants à Melbourne, brandissant des pancartes proclamant « L’Australie est une scène de crime ».

Les milliers de manifestants rassemblés dans les principales villes du pays ont appelé à un changement de date pour la fête nationale, ou sa suppression pure et simple.

« Pourquoi célébrer ce concept appelé Australie? Il est fondé sur les mensonges, le génocide, le meurtre », a déclaré à l’AFP un manifestant à Melbourne, Dominic Guerrera. « Il n’y a rien à célébrer là-dedans ».

Le Premier ministre Scott Morrison, qui s’oppose à un changement de date, a déclaré samedi que l’Australie ne pouvait pas « tourner le dos » à son passé. L’Australie, c’est être capable de « surmonter » les choses, de « voir les valeurs que nous avons en commun, toutes les races, tous les peuples, toutes les cultures, toutes les religions, toutes les langues », a-t-il dit aux journalistes.

Le Premier ministre a annoncé cette semaine que le gouvernement allait financer un voyage destiné à marquer le 250e anniversaire du premier voyage en Australie de l’explorateur britannique James Cook.

Par ailleurs des archéologues ont annoncé vendredi avoir découvert près de la gare de Euston à Londres les restes du premier navigateur et explorateur britannique à avoir fait le tour du continent australien en 1802-1803, Matthew Flinders.

En Australie, les populations aborigènes sont les plus défavorisées, avec un taux de pauvreté supérieur à celui des autres communautés. Elles ont aussi un moins bon accès aux soins et sont surreprésentées dans les prisons.

De nombreuses célébrations marquent samedi la fête nationale, lors de laquelle plus de 16.000 nouveaux Australiens prêtent serment.

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Asie

Attentat au Cachemire: l’Inde promet « le prix fort » aux responsables

AFP

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New Delhi (AFP) – Le gouvernement indien a juré vendredi de « faire payer le prix fort » aux responsables de l’attentat qui a tué la veille au moins 41 paramilitaires au Cachemire, attaque la plus meurtrière depuis le début de l’insurrection dans cette région disputée avec le Pakistan.

« Je veux dire aux groupes terroristes et à leurs maîtres qu’ils ont commis une grosse erreur. Ils vont devoir payer le prix fort », a déclaré le Premier ministre indien Narendra Modi à l’issue d’une réunion d’urgence de son gouvernement dans la matinée.

Un attentat-suicide, revendiqué par un groupe islamiste basé au Pakistan, a frappé jeudi après-midi un convoi de 78 véhicules transportant quelque 2.500 paramilitaires de la Central Reserve Police Force (CRPF) de retour de congés. La scène s’est déroulée sur une autoroute à une vingtaine de kilomètres de la grande ville de Srinagar.

La puissante déflagration a été entendue à des kilomètres à la ronde et a plus particulièrement touché deux bus, avec chacun environ 35 personnes à bord. Des images diffusées par les médias montraient la charpie de métal d’au moins un véhicule au milieu de la route.

Le dernier bilan officiel en date fait état de 41 mort, chiffre susceptible de s’alourdir encore. « Personne du premier bus n’a survécu », a déclaré à l’AFP un haut responsable de la police.

Une insurrection séparatiste meurtrière secoue le Cachemire indien depuis 1989. L’Inde accuse le Pakistan de soutenir en sous-main les infiltrations et la rébellion armée, ce qu’Islamabad a toujours démenti.

  • ‘Frappes chirurgicales’ –

Région himalayenne revendiquée par les deux nations depuis la fin de la colonisation britannique en 1947, le Cachemire est divisé de facto entre ces frères ennemis d’Asie du Sud. Les forces indiennes dans la partie sous contrôle de New Delhi sont estimées à un demi-million d’hommes, ce qui en fait l’une des zones les plus militarisées du monde.

Le groupe islamiste Jaish-e-Mohammed, basé au Pakistan, a revendiqué l’attentat de jeudi et indiqué qu’il a été perpétré par un jeune homme de 20 ans originaire de la vallée de Srinagar.

Le Pakistan a aussitôt démenti toute implication. « Nous rejetons fermement toute insinuation par des éléments des médias et du gouvernement indien qui tentent de relier l’attaque au Pakistan sans qu’il y ait eu enquête », a déclaré le ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Cet attentat intervient à un moment délicat pour le gouvernement Modi, qui administre directement l’État du Jammu-et-Cachemire après avoir provoqué la chute du gouvernement local en rompant son alliance avec un parti régional, et doit bientôt affronter les urnes à l’occasion des élections législatives indiennes attendues pour avril-mai.

« Si notre pays voisin pense qu’il réussira à créer de l’instabilité à travers de tels actes et conspirations, il devrait arrêter de rêver », a lancé le dirigeant nationaliste hindou.

En 2016, en représailles à l’attaque meurtrière d’une base militaire indienne par un commando islamiste, le Premier ministre avait ordonné une série de raids commandos le long de la ligne de cessez-le-feu au Cachemire.

Ces « frappes chirurgicales » avaient été volontairement très médiatisées. Elles sont régulièrement mises en avant par le gouvernement nationaliste hindou pour ériger Narendra Modi en homme fort de l’Inde. Elles ont même fait l’objet d’un film, sorti au cinéma ces dernières semaines.

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Asie

Iran: 20 morts dans un attentat contre les Gardiens de la révolution

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Téhéran (AFP) – Au moins 20 personnes ont été tuées mercredi dans un attentat suicide contre un bus des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime en Iran, dans le sud-est du pays, a indiqué l’agence de presse officielle Irna.

L’attaque a visé un bus transportant des membres des Gardiens de la Révolution sur la route entre les localités de Khash et Zahedan dans la province du Sistan-Balouchistan, a précisé Irna, en citant une « source informée » non identifiée.

Selon l’agence, au moins 20 personnes ont péri dans l’attentat.

Dans un communiqué, les Gardiens de la Révolution ont confirmé une « attaque suicide » contre un bus qui ramenait des membres de ce corps d’élite de la frontière avec le Pakistan, en faisant état d’un nombre indéterminé de victimes.

« Une voiture bourrée d’explosifs a explosé près du bus transportant une unité des forces terrestres des Gardiens », ont-ils ajouté.

Frontalière du Pakistan et de l’Afghanistan, la région iranienne du Sistan-Balouchistan est régulièrement le théâtre d’accrochages meurtriers entre les forces de l’ordre et des séparatistes baloutches ou des groupes jihadistes que Téhéran accuse Islamabad et Ryad de soutenir.

Cette province compte une large communauté de musulmans sunnites d’ethnie baloutche dans un pays à grande majorité chiite.

Ces derniers mois, les forces de sécurité iraniennes et les Gardiens de la révolution ont été la cible de plusieurs attaques dans cette même province.

Le dernier attentat particulièrement meurtrier en Iran remonte au 22 septembre 2018: 24 personnes avaient été tuées par un commando de cinq assaillants qui avaient ouvert le feu à l’arme automatique sur un défilé militaire à Ahvaz, capitale de la province iranienne du Khouzestan. L’attentat avait été revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et un groupe séparatiste arabe au nom de la « Résistance nationale d’Ahvaz ».

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Asie

Inde: 17 morts dans l’incendie d’un hôtel à New Delhi

AFP

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Au moins 17 personnes sont mortes mardi avant l’aube dans un incendie qui s’est déclaré dans un hôtel du centre de New Delhi, ont annoncé à l’AFP les pompiers de la capitale indienne.

Le feu s’est déclaré à l’hôtel Hotel Arpit Palace, situé dans un quartier dense et central de la mégapole, et a ravagé tout le dernier étage.

« Nous avons confirmé avec les autorités hospitalières, le bilan est maintenant de 17 (morts) dont un enfant », a déclaré à l’AFP Sunil Choudhary, un responsable des pompiers.

L’incendie a été maîtrisé après plusieurs heures et 35 personnes ont été secourues par les pompiers. Selon la presse locale, une femme et un enfant sont morts lorsqu’ils ont essayé de se sauver en sautant par la fenêtre.

« Il y avait des panneaux en bois dans les couloirs, à cause de quoi les gens n’ont pas pu utiliser les couloirs pour évacuer », a indiqué un autre responsable des pompiers à la presse.

Les incendies accidentels sont fréquents en Inde en raison d’une règlementation laxiste et du non-respect fréquent des normes de sécurité.

En décembre, huit personnes ont péri et plus d’une centaine ont été blessées dans un incendie qui s’était déclaré dans un hôpital public de Bombay (ouest).

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