Connect with us

Europe

À Budapest, un musée de l’Holocauste qui divise la communauté juive

AFP

Publié le

Un nouveau musée de l’Holocauste divise la communauté juive à Budapest, où le Premier ministre national-conservateur Viktor Orban est soupçonné de vouloir minimiser le rôle des Hongrois dans la Shoah à travers cette institution.

Établie dans une ancienne gare et signalée par un empilement de wagons à bestiaux évoquant la déportation de centaines de milliers de juifs hongrois en 1944, cette « Maison des destins » est achevée depuis 2015. L’État y a investi 24 millions d’euros.

Mais elle n’a toujours pas ouvert ses portes, la principale organisation juive hongroise, Mazsihisz, et les experts internationaux pressentis ayant claqué la porte de son conseil scientifique, dont un venu du mémorial de Yad Vashem.

En cause: de forts doutes sur « ce que sera le message historique porté par l’institution », confie à l’AFP le président de Mazsihisz, Andras Heisler, alors qu’a lieu dimanche la Journée internationale de l’ONU à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

Quelque 600.000 juifs hongrois ont péri dans les camps nazis, déportés en quelques mois grâce aussi au zèle de l’administration et de la police hongroises.

Dès 1920, le pays s’était doté de la première législation antisémite de l’entre-deux-guerres en Europe, à l’instigation de l’amiral Horthy, qui devint un allié de Hitler et demeura au pouvoir jusqu’en 1944.

Or les hommages rendus par M. Orban à Horthy et l’inauguration en 2014 d’un monument présentant la Hongrie comme une pure victime du nazisme ont alimenté les craintes. Le musée allait-il dérouler un récit historique occultant ou minimisant la participation du pays à l’Holocauste?

  • « Double jeu » –

M. Orban, qui se présente comme le rempart numéro un en Europe contre « l’invasion musulmane », a multiplié ces dernières années les gestes de rapprochement avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu’il a reçu à Budapest en 2017 avant de lui rendre visite à Jérusalem l’été dernier.

Mais il a dans le même temps orchestré contre le financier américain d’origine hongroise George Soros une vaste campagne dont le Congrès juif mondial a dénoncé les accents antisémites.

« Orban joue un double jeu avec la communauté juive, flattant en même temps les sentiments nationalistes » de son électorat, estime l’historien Krisztian Ungvary. « C’est un populiste qui s’efforce de récolter un maximum de voix en adressant des signaux à l’extrême droite ».

Le choix d’une proche de M. Orban, Maria Schmidt, pour concevoir et diriger le musée a conforté les craintes. Cette historienne est en effet déjà à la tête de la « Maison de la terreur », un musée budapestois controversé qui selon ses détracteurs tend à assimiler les crimes communistes à ceux des nazis.

« Tout le monde s’accorde à dire qu’elle n’est pas une historienne crédible, et a peur de ses idées et de ses raccourcis historiques étranges », juge M. Heisler.

Dans une publication contrôlée par Mme Schmidt, le président de Mazsihisz avait été représenté en novembre entouré d’une nuée de billets de banque, une imagerie à connotation antisémite.

  • Rôle pédagogique –

Budapest, qui a officiellement décrété une politique de « zéro tolérance » envers l’antisémitisme, plaide toutefois sa bonne foi à l’égard de la communauté juive de Hongrie, la plus importante d’Europe centrale avec 100.000 membres.

Le gouvernement fait notamment valoir l’accent mis sur l’Holocauste dans les programmes scolaires. Mais aussi les investissements consentis pour la rénovation et l’entretien de nombreuses synagogues et cimetières juifs.

Pour tenter de sortir de l’impasse, il a annoncé en septembre transférer la propriété du musée à une organisation juive hongroise minoritaire, EMIH, liée au mouvement orthodoxe Chabad.

Son dirigeant, le rabbin Slomo Koves, insiste sur le rôle pédagogique que doit jouer le lieu, où il espère attirer « plus de 100.000 » élèves par an. « Les enfants aujourd’hui ne connaissent pas l’Holocauste, y compris les enfants juifs. Il faut les secouer et les tirer de leur apathie », indique-t-il à l’AFP.

Le nouveau concept du musée « reflètera fidèlement l’histoire » et l’établissement « sera géré de façon indépendante du gouvernement », assure-t-il.

Alors que le gouvernement souhaite une ouverture du musée dès ce printemps, celle-ci n’interviendra probablement pas avant 2020, reconnaît M. Koves.

Pour Krisztian Ungvary, Budapest ferait mieux d’investir dans le musée juif existant plutôt que de s’obstiner à créer une structure controversée. « On n’a pas besoin de deux musées de l’Holocauste dans une ville », estime-t-il.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Continue Reading
Advertisement
laisser un commenataire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Europe

Des filles autrichiennes forcées de porter le hijab pour éviter le harcèlement

Published

on

Selon le docteur Marcus Franz, qui a siégé au Conseil national, il existe des «zones à problèmes» dans la capitale nationale où les filles sont obligées de cacher leur identité autrichienne.

Le docteur Marcus Franz, ancien membre du Conseil national autrichien, a déclaré lors d’une interview à la chaîne oe24.TV qu’il connaissait des pères vivant dans les « zones à problèmes » de Vienne qui donnaient à leurs filles un hijab afin de ne pas les reconnaître comme des Autrichiennes et de les protéger du harcèlement. Il a cité des témoins de ses connaissances personnelles dans le 15ème arrondissement de la capitale autrichienne.

L’homme a parlé de « micro-agression permanente ». Il a déclaré que les filles s’habillaient différemment des habitantes autrichiennes à cause d’une « attitude agressive malsaine ».

«Les filles, les jeunes femmes ainsi que les femmes plus âgées ont tout simplement peur. Vous pouvez observer cela parmi les gens, vous pouvez le voir clairement lorsque vous travaillez dans une profession sociale – comme je le fais. Et il faut faire une distinction claire entre ceux qui sont nouveaux et ceux qui sont avec nous depuis longtemps « , a-t-il déclaré.

Depuis 2015, l’Europe est confrontée à une crise migratoire: de nombreux réfugiés arrivent de pays déchirés par des conflits et le taux de criminalité est de plus en plus lié à l’afflux massif de migrants sur tout le continent, en particulier en Allemagne, en France, en Belgique et même dans les pays voisins. l’Autriche aisée. Selon un rapport du département d’État américain sur la criminalité et la sécurité, l’Autriche cible principalement des criminels étrangers, 64% des infractions liées à la drogue étant commises par des criminels nés à l’étranger.

La discussion a éclaté après le meurtre d’une fillette de 16 ans à Steyr, en Autriche. Saber Akhondzada, demandeur d’asile, se voit refuser l’asile mais est autorisée à rester dans le pays car il est recherché pour meurtre dans son pays d’origine, l’Afghanistan, car l’Autriche n’expulse pas les personnes condamnées à la peine capitale. un autre pays.

Selon la famille de la victime, elle aurait eu des disputes répétées avec son petit ami possessif, Akhondzada, réagissant violemment lorsque la fille parlait à d’autres hommes et tentait ainsi de l’intimider.

Lire la suite

Europe

Une femme soldat britannique intérogée pour des photos posté sur un site pornographique

Published

on

© Photo: YouTube/Global militrary hardware

Tout le monde a un passé et un soldat de l’armée britannique âgé de 26 ans ne fait pas exception à la règle: ses vieilles séances de photos racées sont devenues une révélation choquante pour ses collègues et ses chefs.

Le soldat de l’armée britannique Briony Murray a atterri dans l’eau chaude après des centaines de photos et de vidéos X classées d’elle et refait surface sur des sites Web consacrés au sexe.

Même si les photoschoot ont été postées avant son entrée dans l’armée britannique, le fait qu’ils soient toujours en ligne a eu pour résultat un l’interrogatoir de haut niveau.

La jeune femme de 26 ans ne fera toutefois face à aucune action supplémentaire, car elle est un « bon soldat », ont rapporté des tabloïds britanniques.

«L’armée embauche toutes sortes de gens. Mais tout le monde a été absolument stupéfait par les nouvelles des origines de Briony. Elle n’est pas avec nous depuis longtemps. Cependant, elle a déjà prouvé qu’elle était pleine de surprises. Certains diront que c’est dommage qu’elle ait tourné le dos à son emploi précédent. Mais elle a une longue carrière devant elle dans les forces armées », a déclaré une source au Sun.

Sur certaines photos, elle porte un uniforme d’écolière, alors que sur d’autres, elle porte une chemise de nuit, des bas et un sous-vêtement révélateurs.

L’un de ses profils en ligne, où elle est listée sous le nom de Briony M, aurait ouvert le mannequinat nu en 2013.

«Tout le monde vient avec une histoire. Elle est un bon soldat et c’est ce qui compte », a déclaré un responsable de l’armée, cité par le Sun.

Lire la suite

Europe

Vingt-sept gardiens de la Révolution tués dans un attentat

Reuters

Published

on

By

GENEVE (Reuters) – Au moins 27 gardiens de la Révolution iraniens ont été tués dans un attentat suicide commis dans le sud-est de l’Iran, rapporte mercredi l’agence de presse Tasnim.

L’attaque s’est produite sur la route reliant les villes de Zahedan et Khash, dans une région proche de la frontière du Pakistan où opèrent activistes armés et trafiquants.

Elle a été revendiquée par le groupe séparatiste sunnite Jaish al Adl (Armée de la Justice).

Le kamikaze a jeté son véhicule bourré d’explosifs contre un autocar transportant des gardiens de la Révolution, ont indiqué ces derniers dans un communiqué.

L’explosion a été si violente que l’autocar a été réduit à un tas de métal tordu, d’après une photo publiée par l’agence Fars.

Cet attentat est un nouveau coup porté aux tout-puissants gardiens de la Révolution, unité d’élite qui rend directement compte au guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

En septembre dernier, 12 d’entre eux avaient déjà été tués dans une attaque menée par un commando armé contre un défilé militaire à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran, qui avait fait au total 25 morts.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qassemi, a promis que ce nouvel attentat ne resterait pas impuni. « L’armée et les services de renseignement vengeront le sang versé par les martyrs », a-t-il déclaré.

Lire la suite
Advertisement

Facebook




cinéma

Advertisement