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Sénégal

Inauguration du pont de la Sénégambie, attendu depuis des décennies

AFP

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Les présidents sénégalais Macky Sall et gambien Adama Barrow ont inauguré lundi le « pont de la Sénégambie », qui favorisera les échanges en Afrique de l’Ouest et dont l’achèvement après des décennies d’atermoiements symbolise l’entente retrouvée entre les deux pays.

Date hautement symbolique, cette inauguration intervient deux ans jour pour jour après le départ en exil de Yahya Jammeh, qui dirigea pendant plus de 22 ans d’une main de fer la Gambie, petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal, à l’exception d’une étroite façade côtière prisée des touristes.

Le pont, un élégant ouvrage de béton clair de plus d’un kilomètre situé en territoire gambien, enjambe le fleuve Gambie, à une dizaine de kilomètres du poste frontière de Farafenni, que les deux présidents, tous deux vêtus d’un boubou blanc, ont symboliquement emprunté lundi, debout dans la même limousine à toit ouvrant.

« Etant donné la géographie de la Gambie et du Sénégal, avec un fleuve coupant chacun des deux pays en deux parties, on se demande pourquoi il a fallu tant de temps pour avoir ce pont », s’est interrogé M. Barrow, lors d’une cérémonie au pied du nouvel ouvrage, dont la construction avait débuté en 2015, sous Yahya Jammeh.

« Nous pouvons être fiers d’avoir transformé en réalité ce rêve de plusieurs générations », a abondé M. Sall, alors le projet de pont, évoqué depuis les années 1970, a connu des fluctuations au gré de l’évolution des rapports entre Dakar et Banjul.

Le territoire gambien est un passage quasi obligé pour qui veut se rendre du nord du Sénégal à sa région sud, la Casamance, à moins d’effectuer un fastidieux détour de quelque 400 kilomètres.

Mais la route transgambienne, passant à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale, Banjul, était jusqu’ici interrompue à mi-chemin par le fleuve, obligeant les véhicules à emprunter un bac, source de « tracasseries » et de nombreux retards, selon les voyageurs et les transporteurs sénégalais.

Le pont « va faciliter l’interconnexion des réseaux routiers, réduire les temps de trajet et contribuer à l’intégration de la sous-région », a souligné le président sénégalais.

« Le pont appartient aux Gambiens », a-t-il souligné, alors qu’en Gambie, certains habitants ont souvent soupçonné le Sénégal de vouloir absorber leur pays.

« Une circulation facile des biens et des services plus rapides sont dorénavant garantis », s’est réjoui Adama Barrow.

  • Désenclavement de la Casamance –

Dès la fin de la cérémonie, les premières voitures ont emprunté le pont, au milieu de badauds se prenant en photo, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Payant et ouvert de 07H00 à 19H00, il est accessible dans un premier temps aux véhicules légers (voitures, cars de moins de 35 places,…) et à partir de juillet aux véhicules lourds, camions notamment.

Il permettra le désenclavement de la Casamance, région touristique et agricole dont le développement a été freiné par son isolement géographique du reste du Sénégal et par une rébellion indépendantiste vieille de plus de 35 ans, aujourd’hui en sommeil.

« Il s’agit d’un lien économique et stratégique vital pour connecter les deux rives du fleuve Gambie, ainsi que la Gambie, le Sénégal et d’autres pays de la sous-région », selon la présidence gambienne.

L’ouverture de ce pont illustre le spectaculaire réchauffement des relations entre les deux pays, longtemps marquées par des différends sur le transport, la pêche et les frontières, bien que leurs habitants aient en commun des langues, des origines ethniques et entretiennent de nombreux liens professionnels, familiaux ou commerciaux.

Ce rapprochement s’est opéré lors de l’accession au pouvoir de M. Barrow en janvier 2017, le Sénégal ayant été à la pointe des pressions diplomatiques et surtout militaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour contraindre Yahya Jammeh à reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016.

La sécurité du pays est toujours assurée par la force de la Cédéao, composée essentiellement de militaires sénégalais, dont le mandat a été prolongé à plusieurs reprises.

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Sénégal

Macky Sall, l' »entêté » qui pilotera le Sénégal cinq ans de plus

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Dans sa « longue marche » de dissident puis au pouvoir, il sillonne le Sénégal. Macky Sall, qui a remporté un nouveau mandat dès le premier tour, selon des résultats officiels provisoires lui attribuant 58,27% des voix, s’est méthodiquement dégagé la route pour rester aux commandes du pays cinq années de plus.

A 56 ans, cet ingénieur géologue né à Fatick (centre) dans une famille modeste originaire du nord du pays, qui se définit comme un libéral social, après un épisode de jeunesse maoïste, veut amener le Sénégal « plus loin et plus haut », vers « l’émergence » à l’horizon 2035.

Depuis son élection en 2012 face à son ancien mentor Abdoulaye Wade, il se targue d’avoir augmenté la production agricole et poursuivi une ambitieuse politique de grands travaux: nouvel aéroport, ville nouvelle de Diamniadio, ou encore un train express régional, inauguré en janvier plusieurs mois avant son entrée en service…

La litanie d’inaugurations d’ouvrages parfois inachevés a d’ailleurs valu au président sortant les piques des quatre autres candidats, à l’image d’Issa Sall, proche d’une mouvance religieuse, qui l’a qualifié de « poseur de première pierre ».

A son actif, Macky Sall peut également citer l’accalmie durable en Casamance (sud), en proie à une rébellion indépendantiste depuis 1982, et en Gambie voisine, le départ du président Yahya Jammeh, contraint par la pression militaire et diplomatique à reconnaître sa défaite électorale et à quitter le pays en 2017.

Macky Sall, homme enrobé à la carrure solide et surnommé « Niangal » (visage sévère, en wolof), qui a eu raison de l’obstination de l’ancien lutteur Yahya Jammeh après 22 ans de pouvoir, a répété sa conviction de terrasser ses adversaires dès le premier tour, se donnant même le luxe de leur faire la leçon.

A Lire aussi: Sénégal: Macky Sall réélu président avec 58,27% de suffrages

– Chute brutale –

« Il ne peut y avoir de combat parce qu’il n’y a pas photo », a-t-il lancé lors de son ultime meeting de campagne, estimant « ne pas boxer dans la même catégorie ».

Pour être élu, « il faut aller dans le Sénégal des profondeurs, rencontrer les populations à la base », a répété au fil de la campagne Macky Sall qui, après une rapide ascension, a dû repartir pratiquement de zéro.

En 2001, il est directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) quand le président Wade le fait entrer au gouvernement, comme ministre de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique.

Il deviendra ministre de l’Intérieur, Premier ministre et directeur de campagne d’Abdoulaye Wade pour sa réélection en 2007, et président de l’Assemblée nationale au début du second mandat de celui-ci.

Un « casus belli » survient en 2008, quand Macky Sall convoque son fils, Karim Wade, alors chef d’une agence de travaux pour le sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Dakar, afin de s’expliquer devant les députés sur l’utilisation des fonds.

Malgré les pressions, il refuse de quitter son poste. Finalement chassé par un vote des députés en novembre 2008, il démissionne de tous ses mandats électifs acquis sous la bannière du parti au pouvoir et crée sa propre formation.

– « Lignée de guerriers » –

« C’est à ce moment que ma vie a pris un tournant essentiel », raconte Macky Sall dans son livre autobiographique « Le Sénégal au coeur » publié en novembre. Commence alors pour lui une « longue marche » dans les régions les plus reculées du pays, avec en ligne de mire la présidentielle de 2012.

Il s’ancre dans l’opposition et refuse tout compromis avec Abdoulaye Wade. « Je suis issu d’une lignée de guerriers. Ils préfèrent mourir que de perdre la face », déclarait-il lors de la présentation du livre, où il revendique deux traductions de son nom de famille: « entêté » et « qui refuse ».

De fait, sous l’allure débonnaire de ce mari et père de deux garçons et une fille, perce un homme d’Etat madré.

L’opposition accuse le président sortant d’avoir instrumentalisé la justice pour éliminer ses deux rivaux potentiels les plus dangereux, Karim Wade, et le maire déchu de Dakar, Khalifa Sall, dont les candidatures ont été invalidées en raison de condamnations pénales.

Il s’en défend, plaidant la stricte séparation des pouvoirs. Mais dans une interview en novembre à la télévision France 24, il affirme ne pas exclure une amnistie en faveur de Karim Wade et Khalifa Sall, cette hypothèse « dans la circonstance nouvelle d’une réélection ».

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Sénégal

Sénégal: Macky Sall réélu président avec 58,27% de suffrages

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[Zohra Bensemra/Reuters]

Macky Sall a remporté la présidentielle de dimanche dernier avec 58,27% des voix selon les résultats officiels provisoires publiés jeudi par la Commission nationale de recensement des votes.

Le président sortant devance l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, crédité de 20,50 % des voix mais dont les membres de la coalition électorale jugent inéluctable un second tour de scrutin au regard des chiffes des procès verbaux qu’ils disent détenir.

Si sa victoire est confirmée par le Conseil constitutinnel, juge des élections, Macky Sall entamerait un second mandat de 5 ans, sept ans après son arrivée au pouvoir le 25 mars 2012.

Ce géologue de formation, passé par And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS), a auparavant connu une ascension fulgurante, de directeur de la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN) à président de l’Assemblée nationale, avant une traversée du désert qui l’a finalement mené au palais de la République.

Ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique (mai 2001 à novembre 2002), puis ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales (août 2003 à avril 2004), il accède à la primature en avril 2004, sous le règne de son mentor, l’ancien président Abdoulaye Wade, poste qu’il occupera entre avril 2004 et juin 2007.

Il contribue, en tant que directeur de campagne, à la réélection du président Wade en 2007, mais n’est pas reconduit à la tête du gouvernement, héritant pluôt de la présidence de l’Assemblée nationale.

Il est sommé de démissionner de ce poste après qu’il a voulu faire auditionner Karim Wade, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade sur l’Agence de l’Organisation de la conférence islamique (ANOCI). Son mandat, de cinq ans, est alors réduit à un an et son poste de numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS) lui est également retiré.

Accusé de blanchiment d’argent puis blanchi, il prend ses distances du PDS et crée sa propre formation politique, l’Alliance pour la République (APR), l’instrument de son arrivée au pouvoir en 2012.

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Sénégal

Présidentielle au Sénégal: les résultats officiels provisoires annoncés jeudi

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Les résultats officiels provisoires de la présidentielle du 24 février au Sénégal seront annoncés jeudi en fin de matinée, a-t-on appris mercredi de source proche de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

L’annonce aura lieu à 11H00 (locales et GMT) au Palais de justice de Dakar, a précisé cette source, confirmant une information de l’Agence de presse sénégalaise (APS, officielle).

La CNRV, présidée par un magistrat, examine depuis mardi les procès-verbaux que lui ont transmis les 45 commissions départemenales du pays et ceux des Sénégalais de l’étranger.

Selon ces données, affichées devant les tribunaux départementaux et compilées par les médias locaux, dont l’APS, le président sortant Macky Sall est bien placé pour l’emporter dès le premier tour face à ses quatre concurrents.

Ses deux principaux rivaux, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, arrivé deuxième selon des médias locaux, et Ousmane Sonko, pointé en troisième position, ont contesté ces premiers résultats, affirmant au contraire qu’un second tour était « inévitable ».

La CNRV avait légalement jusqu’à vendredi pour proclamer les résultats provisoires. Les candidats qui le souhaitent pourront ensuite déposer un recours devant le Conseil constitutionnel, seul habilités à proclamer les résultats définitifs.



Macky Sall, un libéral de 56 ans, au pouvoir depuis 2012 à la tête d’une large coalition comprenant notamment le Parti socialiste, était opposé à quatre candidats.

Outre Idrissa Seck, issu lui aussi de la famille libérale, et Ousmane Sonko, au programme de « patriotisme économique », les électeurs pouvaient choisir l’ancien ministre Madické Niang, longtemps proche de l’ancien président Abdoulaye Wade, ou le président d’université privée Issa Sall, proche d’un mouvement religieux issu de la confrérie tidiane. Ces deux derniers candidats paraissent toutefois largement distancés, selon les tendances publiées dans la presse locale.

Selon la mission d’observation de l’UE, le scrutin a été « calme et transparent », même si l’élection s’est déroulée « dans un climat caractérisé par un manque de confiance et un blocage du dialogue entre l’opposition et la majorité ».

L’opposition a dénoncé avant le vote l’invalidation des candidatures de Karim Wade, fils et ancien ministre du président Abdoulaye Wade (2000-2012), et de Khalifa Sall, maire déchu de Dakar, tous deux frappés par des condamnations judiciaires, ainsi que l’instauration d’un nouveau système de parrainages qui a éliminé 20 des 27 prétendants.

La participation a dépassé les 66%, selon une source proche du ministère de l’Intérieur.

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