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Etats Unis

Une sénatrice démocrate, pilier du mouvement #MeToo, vise aussi la Maison Blanche

AFP

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La sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand, connue pour sa farouche défense des victimes d’agressions sexuelles et ferme opposante à Donald Trump, a annoncé mardi soir qu’elle se lançait dans la course à la présidentielle américaine de 2020.

Son entrée en piste confirme l’accélération du rythme des candidatures du côté démocrate, où le terrain s’annonce très chargé.

Julian Castro, ex-ministre de Barack Obama qui ambitionne de devenir le premier président hispanique des Etats-Unis, et une jeune élue de la Chambre des représentants, Tulsi Gabbard, se sont lancés le week-end dernier. La sénatrice Elizabeth Warren, poids lourd parmi les candidats démocrates, les avait devancés en annonçant ses ambitions présidentielles dès le 31 décembre.

« Je vais être candidate à la présidence des Etats-Unis », a déclaré dans un sourire Kirsten Gillibrand, sur le plateau du célèbre humoriste américain Stephen Colbert.

D’après un extrait de l’émission de CBS, la sénatrice de New York, 52 ans, a précisé qu’elle lançait un « comité exploratoire », un pas décisif pour entrer dans la course à la présidentielle américaine.

« Je n’ai pas peur de défier Trump », a-t-elle écrit plus tard sur Twitter.

Mariée, mère de deux garçons, elle affirme, lors de son entretien enregistré avec Stephen Colbert, vouloir se lancer dans la course à la présidentielle pour se « battre pour les enfants des autres aussi dur que je le ferais pour les miens ».

Elle déclare vouloir défendre une société plus égalitaire, avec un système de santé qui « devrait être un « droit, pas un privilège », une meilleure éducation publique et formation professionnelle « pour pouvoir accéder à la classe moyenne ».

Elle dit compter l’économie américaine parmi ses plus grandes priorités et promet de lutter contre « le racisme institutionnel », « la corruption et la course aux profits à Washington » et les groupes d’intérêts spéciaux.

Kirsten Gillibrand avait remplacé Hillary Clinton au siège de sénatrice représentant l’Etat de New York en janvier 2009, lorsque cette dernière avait été nommée secrétaire d’Etat.

Elle a facilement été réélue deux fois depuis dans cet Etat très démocrate.

Au Sénat, Kirsten Gillibrand s’est illustrée pour sa lutte contre le harcèlement et les agressions sexuelles, notamment dans l’armée, déjà bien avant l’émergence du mouvement anti-harcèlement #MeToo, en octobre 2017.

Accompagnant des victimes d’agressions sexuelles, aux côtés de l’actrice Alyssa Milano, elle avait assisté visiblement émue à l’audition tendue du juge conservateur Brett Kavanaugh, accusé de tentative de viol, pour sa confirmation à la Cour suprême en septembre. Il a démenti catégoriquement.

  • Plusieurs femmes pressenties –

Les candidats à la primaire démocrate s’annoncent nombreux pour tenter de déloger le républicain Donald Trump de la Maison Blanche, en 2020. Et plusieurs femmes sont pressenties après la vague qui a déjà mené à un nombre record d’élues au Congrès américain, le 3 janvier dernier.

La sénatrice progressiste Elizabeth Warren, 69 ans, a ainsi donné le coup de départ des grands noms démocrates dès le 31 décembre avec le lancement d’un comité exploratoire, avec pour ambition de défendre une classe moyenne « attaquée » par « les milliardaires et les grandes entreprises ».

L’ancien maire démocrate de San Antonio Julian Castro, 44 ans, a lui annoncé directement samedi depuis le Texas, sa candidature, sans passer par la case « comité ». En plein débat sur l’immigration aux Etats-Unis, ce petit-fils d’une Mexicaine a dit espérer devenir le premier président hispanique du pays.

Tulsi Gabbard, 37 ans, a aussi annoncé la semaine dernière qu’elle se lançait dans la course à la Maison Blanche. Ex-militaire, sa candidature part sous le signe de la controverse à cause d’une rencontre, en janvier 2017, avec le dirigeant syrien Bachar al-Assad en pleine guerre civile ainsi que des commentaires polémiques sur les homosexuels, remontant à sa jeunesse, qu’elle a dit regretter.

Plusieurs autres élus démocrates sont pressentis, notamment les sénatrices Kamala Harris et Amy Klobuchar et le sénateur Cory Booker.

L’ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, et le milliardaire Michael Bloomberg figurent aussi dans les pronostics.

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Etats Unis

Les mauvaises surprises des réductions d’impôts de Donald Trump

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De nombreux contribuables américains ont eu la mauvaise surprise de découvrir que leurs remboursements d’impôts ne sont pas aussi replets que le leur avait promis Donald Trump en faisant voter « la plus grosse réduction d’impôts de l’histoire ».

Des milliers d’entre eux ont ces derniers jours déversé leur mécontentement sur Twitter autour de hashtags comme #GOPTaxscam (« #arnaquefiscaleduPartiRépublicain »), certains menaçant même de ne plus voter pour Donald Trump.

« Le pire remboursement d’impôts jamais vu depuis dix ans! J’ai voté pour @realDonaldTrump mais il vient officiellement de perdre ma voix pour 2020 », lance une électrice.

Aux Etats-Unis, où l’impôt est retenu à la source, les contribuables aiment avoir recours à une forme d’épargne forcée en déclarant moins de parts ou de déductions, ce qui entraîne une rémunération mensuelle un peu plus faible mais une jolie somme de trop-perçu à la fin de l’année. Ce remboursement est versé entre février et mi-avril de l’année suivante.

Pas moins de trois quarts des quelque 130 millions de foyers fiscaux américains choisissent cette formule, attendant chaque année le fameux « refund » qui leur permet de faire un achat important ou de rembourser des emprunts.

Mais les règles ont changé avec la réforme de décembre 2017 du code fiscal par Donald Trump, censée bénéficier à la classe moyenne.

  • Confusion –

« Le remboursement est inférieur à ce que les contribuables attendaient, mais ce n’est pas la même chose que la somme dont ils sont redevables. Les gens ont tendance à confondre les deux », explique à l’AFP Mark Mazur, ancien secrétaire adjoint au Trésor de l’administration Obama.

« Certains ont, dans un sens, déjà touché leur réduction d’impôts sous forme d’une augmentation sur leur fiche de paie », qu’ils ont à peine remarquée, ajoute-t-il.

L’IRS, ou fisc américain, a reconnu qu’en ce début de saison des déclarations d’impôts, le remboursement moyen accordé aux contribuables avait baissé de 8,4%, à 1.865 dollars au lieu de 2.035 dollars l’année dernière, selon des chiffres provisoires.

Pour d’autres, la chute est encore plus violente, certains devant allonger une forte somme en fin d’année alors qu’ils espéraient un retour.

Néanmoins, si 80% des contribuables américains vont payer moins d’impôts, 5% vont en effet en acquitter davantage. « 5%, cela fait 7,5 millions de personnes, c’est beaucoup et il semble qu’ils ne soient pas contents », affirme M. Mazur, vice-président de l’Urban Institute, un centre d’études sur la politique budgétaire.

La réforme a par exemple limité les déductions du revenu imposable d’autres impôts des Etats, comme l’impôt foncier. Il en résulte que de nombreux foyers de la classe moyenne propriétaire, dans des Etats où les impôts sont importants, comme les Etats démocrates, voient leur facture fiscale s’alourdir.

« Les gens sont en colère, déçus, se sentent trahis », dit à l’AFP Neil Frankel, un comptable fiscal de New York. Il ne cache pas avec ses clients « avoir droit à de longues diatribes sur leur haine du gouvernement ».

L’administration Trump aurait-elle manqué de communiquer suffisamment sur les arcanes de sa réforme? Sur la pointe des pieds durant l’année, Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor, avait invité les contribuables à simuler leur feuille d’impôts sur un « calculateur » sur internet afin d’éventuellement modifier leurs retenues à la source.

Le Trésor en tout cas a contesté lundi sur Twitter « les informations trompeuses » sur les diminutions de « refunds », relevant qu’il est encore trop tôt dans la saison pour tirer des conclusions alors que seulement 10% des contribuables ont effectué jusqu’ici leur déclaration.

Comme le rappelle Mark Mazur, tout est dans la perception.

Quand l’administration de George W. Bush avait décidé un rabais d’impôts en 2001, elle avait envoyé un chèque à tous les contribuables et « tous s’en souviennent ».

En revanche, lorsque sous Barack Obama une réduction des taxes, lissée sur les paies au cours de l’année, avait aussi été offerte, « la plupart des Américains pensaient ne pas avoir eu de ristourne d’impôts », reconnaît cet ancien de l?administration Obama.

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Etats Unis

L’Iran dans le collimateur de Trump

Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il était important de maintenir une présence militaire américaine en Irak afin que Washington puisse surveiller de près l’Iran « 

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Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il était important de maintenir une présence militaire américaine en Irak afin que Washington puisse surveiller de près l’Iran « parce que l’Iran est un problème réel », selon une interview accordée à CBS dimanche.
Le président républicain a déploré les « guerres interminables » en Syrie et en Afghanistan dans une interview accordée à « Face the Nation » de CBS et a indiqué qu’il souhaitait réduire la coûteuse présence militaire américaine dans ces pays malgré les avertissements de ses conseillers militaires et de ses chefs d’espionnage contre de telles mesures. .

Les Etats-Unis pourraient compter beaucoup sur le travail de renseignement en Afghanistan, a-t-il déclaré, et réagir aux développements en Syrie depuis les bases américaines situées en Irak voisin.

Les gardes de la révolution iraniens ont envoyé des armes et des milliers de soldats en Syrie pour aider à renforcer le pouvoir du président syrien Bashar al-Assad pendant une guerre civile qui a duré sept ans.
Trump a déclaré que les Etats-Unis avaient dépensé une « fortune » dans la base aérienne d’Al Asad dans l’ouest de l’Irak, où il s’était rendu en décembre, et que les Etats-Unis devraient s’y tenir.

« L’une des raisons pour lesquelles je veux le garder, c’est parce que je veux regarder un peu en Iran, car l’Iran est un réel problème », a-t-il déclaré dans une interview accordée à CBS.

Lorsqu’on lui a demandé si cela signifiait qu’il voulait pouvoir frapper l’Iran, Trump a répondu: «Non, parce que je veux pouvoir regarder l’Iran. Tout ce que je veux faire, c’est pouvoir regarder.  »

Le président a défendu sa décision en décembre de retirer des troupes de la Syrie mais a refusé de fournir un calendrier pour le retrait, qui a suscité les critiques des membres de son propre parti républicain et les préoccupations de certains alliés.

Dans une réprimande, le Sénat américain dirigé par les républicains a présenté jeudi une législation en grande partie symbolique s’opposant aux projets de retrait brutal des troupes syriennes et afghanes.

Trump avait initialement déclaré que le retrait de la Syrie devrait être immédiat, mais il a depuis lors annoncé qu’il serait progressif.

Certaines des forces quittant la Syrie iront en Irak, où elles pourront surveiller toute résurgence de l’État islamique ou d’un autre groupe militant et «à terme, certaines rentreront chez elles», a déclaré Trump.

Il a ajouté que les forces américaines pourraient être déployées à nouveau en cas de résurgence de groupes militants comme Al-Qaïda. « Nous reviendrons s’il le faut », a-t-il déclaré.

Trump a déclaré jeudi qu’il ramènerait les troupes américaines chez lui si un accord de paix était conclu pour mettre fin à 17 ans de guerre en Afghanistan.

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Etats Unis

Trump veut mettre en avant la force au Venezuela

Le président américain Donald Trump a déclaré que l’envoi de l’armée au Venezuela était «une option»

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Le président américain Donald Trump a déclaré que l’envoi de l’armée au Venezuela était «une option» et qu’il avait rejeté la demande du président Nicolas Maduro d’organiser une réunion.
« Certainement, c’est quelque chose qui est sur le c’est une option », a déclaré Trump dans une interview avec CBS qui sera diffusée dimanche.
Trump a déclaré que Maduro avait demandé une réunion il y a plusieurs mois et qu’il avait refusé le dirigeant du Venezuela.

« Je l’ai refusé parce que nous sommes très avancés dans le processus », a-t-il déclaré dans des extraits d’une interview donnée à CBS par « Face the Nation ». « Donc, je pense que le processus se déroule – de très, très grandes manifestations formidables. »
Des dizaines de milliers de personnes ont envahi les rues pour protester contre le gouvernement Maduro, vêtues du drapeau jaune, rouge et bleu du drapeau vénézuélien.

Alors que la pression nationale et internationale monte sur Maduro pour qu’il démissionne, un haut responsable de l’armée de l’air l’a désavoué dans une vidéo qui a circulé samedi, exprimant son allégeance au président du parlement et au président autoproclamé Juan Guaido.

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