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France

Porté par les « gilets jaunes », le RN entre en campagne pour les Européennes

AFP

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Le RN entre dimanche en campagne pour les élections européennes, en dévoilant une partie de sa liste, dans le but de « faire mieux » qu’en 2014, aidé par les « gilets jaunes », des adversaires en difficulté et l’arrivée au pouvoir d’alliés en Europe.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen présentera lors d’un meeting à Paris dans l’après-midi les douze premiers candidats de sa liste, parmi lesquels « un tiers de sortants, un tiers d’entrants et un tiers de ralliés ». Elle sera conduite par son fidèle et jeune porte-parole, Jordan Bardella, 23 ans, dont ce sera le baptême du feu.

Parmi les ralliés, l’ancien ministre LR de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani, pourrait figurer à la troisième place, emblème du rassemblement auquel aspire le RN (ex-FN) depuis qu’il a changé de nom en juin, ainsi que l’ancien député LR de Gironde, Jean-Paul Garraud.

Reste à savoir si M. Mariani, ex-député du Vaucluse qui « regrette » d’avoir voté pour le traité européen de Lisbonne en 2005, entraînera beaucoup de militants LR dans son sillage. Son ralliement n’engage « que lui-même », a déclaré jeudi à l’AFP le maire de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), Lionnel Luca, au nom du courant de LR Droite populaire, cofondé par M. Mariani.

  • « Faire mieux » qu’en 2014 –

Thierry Mariani, qui prendra brièvement la parole, n’a en tout cas « pas envie de faire de la figuration » au RN, dont il n’a pas encore pris la carte. Il participera, ainsi que Jordan Bardella, au premier meeting en province de Marine Le Pen samedi 19 janvier, à Le Thor, dans le Vaucluse.

Le RN pourrait aussi désigner à la deuxième place, selon L’Opinion, une nouvelle venue, Hélène Laporte, conseillère régionale de Nouvelle Aquitaine et analyste bancaire, membre du bureau national (direction élargie).

Un représentant de la société civile, l’essayiste Hervé Juvin, partisan d’une écologie civilisationnelle, occuperait la 5e place.

Parmi les sortants, l’eurodéputé et co-président du groupe du RN au Parlement européen, Nicolas Bay, ne prendrait que la 7e place. Parité oblige, l’eurodéputée et mère du député Bruno Bilde, Dominique Bilde, aurait la 4e et Joëlle Mélin la 6e.

Le groupe des 24 élus RN à Strasbourg a fondu à 15, notamment après l’échec de la présidentielle, qui a provoqué le départ de l’ancien numéro 2 Florian Philippot, et d’autres élus partis chez Debout la France.

Sortir au moins en tête en France et former une minorité de blocage au Parlement européen qui incarne une « alternance », tels sont les objectifs du RN au scrutin du 26 mai.

« Nous avons toutes les raisons de faire mieux qu’en 2014 », quand le RN était arrivé victorieux avec 25% des voix et 24 élus, assure Philippe Olivier, conseiller de Marine Le Pen.

« Nos adversaires chez LR et au PS ne sont plus très fringants, l’UE n’est pas glorieuse avec une chancelière allemande chancelante et un président français pas en forme », soutient-il.

  • Premier opposant –

Le ralliement de MM. Mariani et Garraud participe de cette « recomposition » de la vie politique engagée à la présidentielle, fait valoir Marine Le Pen. Nicolas Bay assure que LR « est en train de disparaître » et qu’il faut « tendre la main » à ses électeurs.

Crédité jusqu’à 24% des intentions de vote, devant La République en Marche, « le RN a un boulevard devant lui », avance le sociologue Sylvain Crépon, pour qui le parti national-populiste est « aidé » par le mouvement des « gilets jaunes » et « les difficultés du gouvernement, de LR et de LFI ».

Aucun représentant des « gilets jaunes », que les électeurs du RN soutiennent massivement, ne sera pourtant sur la liste. « Nous sommes tous « gilets jaunes » », explique Marine Le Pen qui a gardé ses distances à l’égard d’un mouvement défiant la représentation politique.

Sa prudence semble avoir payé. Son parti ne cesse de progresser dans les sondages et est devenu celui qui « incarne le mieux l’opposition » au chef de l’Etat, devant La France Insoumise, selon l’Ifop.

Le RN ne déviera pas pour autant de sa ligne anti-immigration et identitaire, qu’il partage avec ses alliés nationalistes au pouvoir en Europe. Ces partis préparent une « manifestation commune », dont la date n’est pas encore fixée.

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Nicolas Hulot veut revenir « sous une forme ou sous une autre »

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L’ancien ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot veut revenir « sous une forme ou sous une autre », ce qui « passera par les citoyens », et appelle au lancement d’un « Plan Marshall » pour réussir la transition écologique, dans un entretien à la télévision suisse RTS.

« Je prolongerai mon engagement mais je veux trouver une forme utile, une forme inédite », indique-t-il dans une vidéo mise en ligne sur le site de la chaîne.

« J’avais envie de dire à Emmanuel Macron, quand on décide, les énergies renouvelables, on y va à fond, l’agroécologie on y va à fond, l’hydrogène pour stocker les énergies, on y va à fond, c’est un Plan Marshall » qu’il faut, a-t-il affirmé, estimant que « les petits pas c’est fini ».

« Si vous voulez que les choses soient abordables pour les citoyens, il faut les faire à grande échelle », a-t-il poursuivi, assurant « je ne me suis pas battu 30 ans pour baisser les bras ».

« Si je reviens, je ne l’ai pas encore totalement décidé avec ma fondation, c’est pour me mettre à disposition », a ajouté l’écologiste, précisant: « Si je dois revenir dans l’engagement, il faut que je fasse une chose à laquelle je crois, ça passera par la société civile, ça passera par les citoyens ». Interrogé sur ses relations avec Emmanuel Macron, il a indiqué qu’il « gardait du respect pour cet homme » « intellectuellement irrésistible » et qu’il n’était « pas parti fâché ».

Il a ajouté avoir été séduit au départ par le côté « disruptif » de la campagne du président français avant d’ajouter « peut-être que le pouvoir standardise ». Nicolas Hulot a également comparé le mouvement des « gilets jaunes » à la Commune de Paris de 1871, remarquant « des éléments troublants de similitudes » entre les deux événements.

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France

Henri d’Orléans, le comte de Paris, est mort à 85 ans

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Le comte de Paris, Henri d’Orléans, prétendant orléaniste au trône de France et descendant du dernier roi qui ait régné en France, est mort lundi à l’âge de 85 ans. Ironie de l’histoire, son décès coïncide avec le jour anniversaire de l’exécution de Louis XVI.

Le prétendant à la monarchie était un descendant du frère de Louis XIV, mais aussi de Philippe-Égalité, qui avait voté la mort du roi Louis XVI et est honni par la branche légitimiste des Bourbon. « J’ai la tristesse de vous annoncer le décès de mon père, monseigneur le comte de Paris, survenu ce matin. Je le confie à vos prières », a annoncé sur son compte Facebook son fils et nouveau prétendant au trône, Jean, duc de Vendôme, âgé de 53 ans.

Henri d’Orléans était le descendant de Louis-Philippe 1er, dernier roi à avoir régné en France, de 1830 à 1848, après que son cousin Charles X, qui a régné de 1824 à 1830, a été renversé par la révolution de Juillet 1830. Louis-Philippe 1er se faisait appeler « roi des Français ». Charles X, dont descend la branche légitimiste de Louis de Bourbon, appelé Louis XX par ses partisans, est le dernier à avoir reçu le titre de « roi de France ».

Rivalités
Depuis le XIXe siècle, les rivalités sont vives entre ces deux lignées capétiennes qui se disputent les droits à l’hypothétique trône. En 2004, Henri d’Orléans avait conféré à un de ses neveux, Charles-Philippe, le titre de duc d’Anjou, déjà porté par la branche des Bourbon d’Espagne. Les orléanistes font valoir que Philippe V, en allant régner à Madrid, a renoncé à ses droits à la couronne de France. Les légitimistes rétorquent qu’on ne peut renoncer à des droits divins.

Jean de France a rendu pourtant hommage lundi sur Facebook à la mémoire de Louis XVI, considérant que le vote de Philippe-Égalité « appartient désormais à l’Histoire ». « Le roi est mort, vive le roi », a tweeté le mouvement royaliste Action Française, qui soutient la branche orléaniste.

Deuxième de onze enfants, Henri d’Orléans était devenu à 66 ans, chef de la Maison de France, selon lui, en dépit d’une longue brouille avec son père, qui l’avait finalement confirmé dans l’ordre de succession dynastique.

Né à Woluwe-Saint-Pierre
Né le 14 juin 1933 au manoir d’Anjou, à Woluwe-Saint-Pierre (Belgique), Henri d’Orléans a passé son enfance au Maroc, en Espagne et au Portugal. Malgré la loi d’exil frappant les maisons royales, le jeune prince fut autorisé par le président de l’époque, Vincent Auriol, à rentrer en France et à y poursuivre ses études.

Après l’Institut des sciences politiques à Paris, il prend part comme officier à la guerre d’Algérie. Devenu officier d’active, successivement affecté à l’État-major, en Allemagne, puis au Premier régiment étranger de cavalerie en Corse, le prince quitte l’armée en 1967 et entre dans la banque, en France et en Suisse.

Désavoué puis rétabli
En 1957, il reçoit le titre de comte de Clermont et épouse Marie-Thérèse de Wurtemberg, dont il aura cinq enfants, avant de s’en séparer en 1977 et d’obtenir le divorce en février 1984. Le 31 octobre suivant, il se remarie avec Micaela Cousino Quinones de Leon. Contraire aux lois dynastiques, ce mariage civil avec une femme divorcée est désavoué par le comte de Paris, son père. Celui-ci renie son fils aîné et, en 1987, investit comme successeur son petit-fils Jean, fils du comte de Clermont. En 1991, le comte de Clermont est « rétabli à sa place dans la Famille de France », puis confirmé en 1996 comme héritier des droits à la couronne.

Passionné de dessin et de peinture, Henri d’Orléans se consacre à ses activités artistiques et expose régulièrement ses oeuvres depuis 1972. Il s’est également lancé dans le parfum avec « Lys Bleu », puis « Royalissime » (1997). Il est père de deux filles, Marie et Blanche, et de trois garçons, François, Jean et Eudes, duc d’Angoulême. Blanche est handicapée mentale, ainsi que François, qui est décédé fin 2017 à l’âge de 56 ans. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages.

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Vincent Feltesse, ex-conseiller de Hollande et rival de Juppé, quitte le PS

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Vincent Feltesse, ancien conseiller politique du président François Hollande et rival malheureux d’Alain Juppé pour la mairie de Bordeaux en 2014, a annoncé lundi qu’il quittait le Parti socialiste (PS) qui se « racornit » et ne répond plus aux « défis » du temps.

Dans une lettre au Premier secrétaire du PS Olivier Faure, dont l’AFP a eu copie, M. Feltesse indique avoir « annoncé ce soir (lundi) en réunion de section » qu’il avait « décidé de quitter le Parti socialiste », et cela « sans rallier un autre parti ».

« Je ne claque pas la porte, mais je ne le fais pas non plus sur la pointe des pieds », ajoute le conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine qui évoque une décision prise après une « lente maturation ».

Selon l’ex-député, « nous sommes en France (…) à un moment de basculement et je ne crois plus au cadre actuel des partis, singulièrement du nôtre, pour répondre à ces défis ». « Face aux défaites successives, le PS se rabougrit, se racornit », ajoute l’élu qui ne voit pas de « travail de fond, s’inscrivant dans la durée, ni à Paris, ni à Bordeaux ».

« Nous avons été incapables de donner une grille d?analyse et d?inventer les bons leviers d?actions face aux bouleversements connus ces dernières années: chute du Mur de Berlin, urgence climatique, croissance des inégalités », terrorisme, etc, écrit-il.

M. Feltesse, 51 ans, qui revendique « plus de 22 années de militantisme et d?engagement » au PS, va continuer à animer une association lancée en 2015, Bordeaux Métropole des Quartiers, et se consacrer à la « production d’idées au niveau local et national ».

Il reste conseiller régional et membre du conseil municipal de Bordeaux, où il siègera aux groupes PS et apparentés.

M. Feltesse a été maire de Blanquefort, ville de la banlieue de Bordeaux, de 2001 à 2012, et président de la Communauté urbaine de Bordeaux de 2007 à 2014. Candidat à la mairie de Bordeaux en 2014, il avait été battu dès le premier tour par M. Juppé. Il avait par la suite été conseiller de François Hollande à l’Élysée.

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