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Parcoursup 2019: des délais raccourcis pour réduire le stress des jeunes et de leur famille

AFP

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Les lycéens de Terminale voulant entamer des études supérieures pourront s’inscrire dans quelques jours sur Parcoursup, inaugurée l’an dernier: la nouvelle version de la plateforme d’admission post-bac a connu quelques modifications, visant surtout à réduire l’attente et le stress des candidats.

Ce fut l’un des gros reproches adressés l’an dernier à Parcoursup, successeur d’APB –lui aussi cible de vives critiques en son temps: le nouveau dispositif générait stress et angoisse chez les jeunes, dont beaucoup découvraient avec stupéfaction être 2.000 ou 3.000ème sur liste d’attente pour des filières non sélectives.

Et les lycéens ou étudiants en réorientation, qui eux aussi doivent s’inscrire sur la plateforme s’ils souhaitent changer d’école ou d’université–, consultaient tous les matins leur compte pour savoir si leur rang avait avancé, ou s’ils étaient acceptés dans une filière de leur choix. Une incertitude qui s’est prolongée pour certains jusqu’à la fin août.

La lenteur du processus avait aussi posé des difficultés d’organisation aux universités et surtout aux lycées, qui pour certains ne connaissaient pas la liste définitive de leurs classes de BTS et de classes prépa à quelques jours de la rentrée.

Cette année, comme l’avait annoncé la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal dès septembre, le calendrier a été resserré.

La plateforme sera ouverte aux inscriptions le 22 janvier. Les jeunes auront jusqu’au 14 mars pour formuler leurs v?ux –dix au maximum, avec la possibilité de sous-v?ux–, avec finalisation des dossiers possible jusqu’au 3 avril. Un calendrier semblable à l’an dernier.

La phase des réponses données par les établissements, suivies de celles des candidats, est en revanche bien plus courte qu’en 2018, puisqu’elle s’étale du 15 mai au 19 juillet, contre jusque fin août l’an dernier.

Les délais de réponse des candidats ont été réduits: du 15 au 19 mai, ils auront cinq jours pour répondre, puis seulement trois jours à partir du 20 mai. L’an dernier, ils avaient une semaine, jusqu’au 26 juin. Ce raccourcissement devrait permettre d’accélérer les files d’attente.

  • Des v?ux non classés –

Autre nouveauté destinée à diminuer le stress des jeunes: chaque formation portera le rang d’attente du dernier accepté l’an dernier, afin que le candidat puisse estimer ses chances d’être pris.

En revanche, Parcoursup 2019 conserve une de ses principales caractéristiques, qui la différencie de son prédécesseur APB: les candidats inscrivent leurs v?ux mais ne les classent pas, une mesure qui selon la ministre Frédérique Vidal permet d’éviter l’autocensure dans l’expression des choix.

Une partie des opposants à Parcoursup, dont un syndicat des enseignants du supérieur, le Snesup-FSU, et des économistes, prônaient le retour à une hiérarchisation des v?ux.

Parmi les nouveautés du dispositif figure également la proposition d’entretiens individuels et collectifs aux candidats qui n’ont reçu que des réponses négatives — et n’avaient donc candidaté qu’à des filières sélectives, à savoir BTS, IUT ou prépas– à partir de la mi-mai. Cela afin de les aider à définir un nouveau projet d’orientation.

Autres ajouts: des contacts d' »étudiants ambassadeurs » dans des filières d’université ou des écoles, le contact d’un référent handicap pour chaque formation, la possibilité pour les candidats de remplir une rubrique « activités et centres d’intérêt », etc.

La plateforme est consultable depuis le 20 décembre et les jeunes peuvent d’ores et déjà s’informer sur les formations qui les intéressent, les compétences requises, les débouchés professionnels…

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

France

Attentat à la prison de Condé-sur-Sarthe: 5 détenus, soupçonnés de complicité, en garde à vue

AFP

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Cinq prisonniers de l’établissement pénitentiaire d’Alençon Condé-sur-Sarthe (Orne), soupçonnés de complicité avec le détenu radicalisé qui y a violemment agressé deux surveillants début mars, ont été placés en garde à vue lundi, a annoncé le parquet de Paris.

Ces gardes à vue ont démarré après une opération des enquêteurs de la police judiciaire, assistés de policiers du RAID, a indiqué de son côté une source proche de l’enquête, confirmant une information d’Europe 1.

Elles ont été ordonnées pour « complicité de tentative d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle », selon une source judiciaire.

Un détenu de cette prison, Michaël Chiolo, 27 ans, a agressé le 5 mars deux surveillants avec un couteau en céramique. L’assaillant, qui purgeait une peine de trente ans et s’est radicalisé en prison, s’était retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l’unité de vie familiale (UVF) de la prison.

Après de vaines tentatives de négociations, les forces d’élite de la police avaient lancé l’assaut, et tué la compagne de Michaël Chiolo, Hanane Aboulhana.



L’assaillant avait pour sa part été blessé. Selon une source proche de l’enquête, il était toujours hospitalisé lundi.

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, avait expliqué que Michaël Chiolo, au moment de blesser grièvement les deux surveillants, avait affirmé vouloir « venger » Chérif Chekatt, l’auteur de l’attaque jihadiste du marché de Noël de Strasbourg, abattu le 13 décembre par les forces de l’ordre après avoir tué cinq personnes.

Trois personnes – un détenu, sa compagne et une femme ayant hébergé Hanane Aboulhana – avaient été placées en garde à vue après l’agression, mais elles avaient été rapidement remises en liberté.

Cette attaque a entraîné le blocage de plusieurs prisons en France. Lundi, le centre pénitentiaire d’Alençon Condé-sur-Sarthe était bloqué pour la 13e journée consécutive, selon la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP).

Cette prison accueille des détenus particulièrement dangereux, radicalisés ou posant des problèmes de discipline. Prévue pour 195 détenus, elle en accueillait 110 au 1er février.

grd-edy-clc-bl-mch/alh/spe

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France

« Gilets jaunes »: le préfet limogé, des manifestations interdites

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Limogeage du préfet de police de Paris, interdictions de manifester et augmentation des amendes : Édouard Philippe s’est voulu ferme, lundi, en annonçant plusieurs mesures après les violences et pillages survenus à l’occasion du 18e samedi de manifestations des « gilets jaunes ».

Édouard Philippe a admis que « la stratégie que nous avions élaborée après le 1er décembre, de façon à répondre à ce déchaînement et à ce déferlement de violence, n’a pas été mise en œuvre dans des conditions satisfaisantes », lors du journal de 20H00 de France 2, après une première allocution en fin d’après-midi depuis Matignon.

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, régulièrement donné partant entre affaire Benalla et polémiques à répétition sur la gestion de l’ordre public dans la capitale, en a fait les frais.

Il est remplacé par Didier Lallement, jusqu’alors préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, dont le chef-lieu Bordeaux est l’un des épicentres de la crise des « gilets jaunes » et de ses débordements hebdomadaires.

M. Lallement, 62 ans, réputé pour avoir un caractère bien trempé, est une figure connue de l’exécutif, bien que n’ayant jamais exercé à la préfecture de police de Paris : influent secrétaire général du ministère de l’Intérieur de 2012 à 2014, il avait ensuite été nommé à la Cour des comptes.

Édouard Philippe a par ailleurs annoncé l’interdiction de manifester « chaque fois qu’il le faudra », dans les quartiers « les plus touchés », « dès lors que nous aurons connaissance d’éléments +ultras+ et de leur volonté de casser », en citant les Champs-Élysées à Paris, les place du capitole à Toulouse et Pey-Berland à Bordeaux – des mesures qui vont « dans le bon sens », selon le nouveau maire de Bordeaux, Nicolas Florian (LR).

Le Premier ministre a encore indiqué avoir demandé à la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, de porter l’amende encourue en cas de participation à une manifestation interdite de 38 à 135 euros.

En déplorant que « des consignes inappropriées (aient) été passées pour réduire l’usage » des lanceurs de balle de défense (LBD) – selon lui non pas de la part du gouvernement, en visant implicitement la préfecture de police -, il a dit sa volonté de « renforcer la fermeté de notre doctrine de maintien de l’ordre ».

Interrogé lundi soir sur les conséquences de nouvelles consignes d’aller davantage au contact, le Premier ministre a reconnu que « si nous avons une stratégie qui permet aux forces de l’ordre d’être plus mobiles, d’être plus dynamiques, d’être plus fermes, il y a plus de risques » de blessés.



« Jusqu’à présent, nous avons voulu faire très attention et nous voulons toujours faire très attention aux débordements, aux accidents, à la sécurité des personnes, mais nous constatons que le déchaînement de violence justifie une réponse ferme. Je l’assume, je l’explique », a-t-il souligné.

Matignon avait reconnu dès dimanche des « dysfonctionnements » du dispositif de sécurité face à une flambée de violence qui renvoie à un niveau de tension connu en décembre, avec le saccage de l’Arc de Triomphe.

– « Trop simple » –

Mais, pour l’une des porte-parole de LR, Lydia Guirous, « c’est trop simple et méprisant de s’en prendre aux policiers et au préfet Michel Delpuech qui sont sur le pont depuis 4 mois », a-t-elle estimé sur Twitter, en reprochant à Christophe Castaner d’avoir été « incapable de donner une ligne claire aux autorités de police ».

Emmanuel Macron « a donné un permis de casser aux casseurs », a encore dénoncé le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau auprès de l’AFP, évoquant un « Notre-Dame-des-Landes sur les Champs-Élysées ».

« Ce ne sont plus les ministres qui assument la responsabilité d’un fiasco mais la hiérarchie administrative. Pourtant, Castaner est seul coupable du fiasco : démission ! », a pour sa part fustigé le leader des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon.

Christophe Castaner et Mme Belloubet devront s’expliquer la semaine prochaine devant la commission des Lois à l’Assemblée nationale sur ces violences.

M. Castaner est également attendu devant le Sénat mardi, ainsi que Bruno Le Maire, son homologue pour l’Économie, lequel devra à nouveau répondre le lendemain devant les députés des conséquences économiques.

M. Le Maire recevait en outre lundi après-midi à Bercy des représentants des secteurs d’activités touchés, alors que le Premier ministre s’entretiendra mardi avec la maire de Paris, Anne Hidalgo. 27 commerces ont été pillés et 124 dégradés samedi à Paris, selon Édouard Philippe.

Les dégâts liés aux manifestations des « gilets jaunes » en France ont été estimés à 170 millions d’euros depuis le début du mouvement mi-novembre par la fédération française de l’assurance, lundi, compte non tenu des nouvelles dégradations commises samedi sur les Champs-Élysées.

Les violences font leur retour au premier plan alors que le gouvernement espérait sortir de la crise avec le grand débat national pour lequel le président n’a pas hésité à mouiller la chemise, enchaînant débats-marathons avec élus et citoyens.

L’exécutif s’est donné jusqu’à la mi-avril, avec une prise de parole prévue du président Macron à ce moment-là, pour décider ce qu’il compte faire des très nombreuses propositions qui ont émergé.

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France

Soupçons de corruption en Afrique: à peine ouvert le procès de Bourbon reporté

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A peine ouvert, le procès du groupe Bourbon, spécialisé dans les services maritimes à l’industrie pétrolière, et de huit de ses « cols blancs » poursuivis pour « corruption » d’agents du fisc en Afrique devant le tribunal correctionnel de Marseille a été reporté pour un vice de procédure.

Constatant que le délai d’un mois minimum dont disposait le juge d’instruction pour renvoyer les huit prévenus devant la justice n’avait pas été respecté, la présidente du tribunal a ordonné lundi que l’ordonnance qui leur notifiait leur comparution devant un tribunal soit renvoyée devant le ministère public afin qu’elle soit « régularisée ». En conséquence le procès qui devait durer jusqu’au 27 mars a été reporté.

Les avocats de la défense avaient en effet pointé à l’ouverture du procès lundi matin l' »irrégularité » de l’ordonnance de 176 pages qui, rendue avec deux jours d’avance sur le délai légal, les avait privés de la possibilité de déposer de dernières observations.

« Ils ont utilisé des moyens de procédure pour noyer le poisson et se préserver d’une condamnation presque certaine car ils ont les moyens de se payer des avocats. C’est honteux », a réagi Marc Cherqui, le prévenu par lequel l’affaire a été révélée.

Le 19 octobre 2012, de retour d’un voyage d’affaires au Nigeria, M. Cherqui, directeur financier du groupe, avait déclaré la perte de son bagage à l’aéroport de Marseille-Marignane. La valise qui avait été retrouvée puis confiée aux douanes, contenait, rangés en liasses de 100 dollars, quelque 250.000 dollars.

– « Sur ordre » –

L’enquête a ensuite mis au jour selon l’accusation un vaste système de corruption avec « une volonté assumée » par le groupe qui pèse 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et « qui ne paye aucun impôt en France, de se soustraire au paiement des impôts légitimement dus » en soudoyant des agents de recouvrement de trois pays africains en cas de redressement. En 2011 et 2012, le montant total des pots-de-vin versés par la société cotée en Bourse au Nigeria, en Guinée équatoriale et au Cameroun est estimé par les enquêteurs à environ 3 millions de dollars.



Outre la société en tant que personne morale, trois des principaux dirigeants du groupe dont le siège est à Marseille sont poursuivis pour « corruption active d’agents publics étrangers »: Gaël Bodénès, directeur général actuel de la société, celui de l’époque des faits Christian Lefevre, ainsi que Laurent Renard, directeur général adjoint. M. Cherqui et quatre autres cadres comparaissent eux pour complicité.

Pour l’entreprise aux 8.400 employés, durement touchée par la chute des cours du pétrole il y a quatre ans, ce procès tombait « au plus mal » et pourrait mettre à mal ses relations avec ses partenaires internationaux, avait reconnu avant le procès l’avocat de la société, Me Ludovic Malgrain.

A l’annonce de leur nom lundi matin, les huit prévenus en costume sombre et chemise claire, âgés de 47 à 61 ans, se sont alignés sur le banc. Au milieu d’eux, nerveux, Marc Cherqui s’était isolé de ses supérieurs hiérarchiques avant que ne débute l’audience.

Devant les journalistes, le directeur financier s’était défendu en expliquant avoir agi « sur ordre ». « Je n’étais pas un négociateur », a assuré l’ex-salarié qui souhaitait la tenue du procès pour « retrouver une vie normale ».

« Bourbon m’a mis à genou, il a sali mon nom et pris pour bouc émissaire », a déploré l’ex-salarié qui assure avoir été renvoyé de tous ses emplois moins de 15 jours plus tard après des dénonciations.

Selon l’avocat de la société Me Ludovic Malgrain, M. Cherqui a agi « pour son compte personnel ». L’avocat a argué auprès de l’AFP qu’il n’y avait pas eu d’argent sorti de Bourbon ni d’aucune de ses filiales.

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