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RD Congo

Climat post électoral en RDC : vers un potentiel recours constitutionnel

Fayulu se dit le vainqueur officiel des élections en RD Congo

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Fayulu 1

Le second à l’élection présidentielle en République démocratique du Congo, Martin Fayulu, a en réalité écrasé le vainqueur officiel avec plus de 60% des suffrages et déposera une plainte officielle pour fraude samedi, a annoncé son camp.

Le vote était censé constituer le premier transfert démocratique du pouvoir au Congo depuis six décennies, mais il menace de réveiller la violence dans ce pays tumultueux où des millions de personnes sont mortes au cours des guerres civiles depuis les années 1990.

“Quand vous savez que vous avez raison, vous n’êtes pas autorisé à rester chez vous”, a déclaré Fayulu, exhortant ses partisans à “se lever”.

Bien que des sondages pré-électoraux aient prédit un glissement de terrain pour Fayulu, un homme d’affaires et ancien directeur du géant américain du pétrole, Exxon Mobil, a été déclaré perdant face à un autre chef de l’opposition, Felix Tshisekedi, âgé de 55 ans.

Le camp de Fayulu a déclaré vendredi que son bilan indiquait qu’il avait remporté 62% des voix, contre 19% pour Tshisekedi.

Ses partisans ont déclaré que les autorités avaient triché le résultat dans un accord visant à protéger les membres de l’administration sortante du président Joseph Kabila et à maintenir son influence sur les forces de sécurité.

L’Église catholique a également rejeté le résultat officiel fondé sur les calculs effectués par son équipe d’observateurs forte de 40 000 membres. La France et l’ancienne puissance coloniale, la Belgique, ont également exprimé des doutes.

Le camp de Fayulu a déclaré qu’il porterait son cas samedi matin devant le plus haut tribunal du Congo. Il a demandé à la CENI de publier les résultats de chaque bureau de vote.

“Nous savons que la Cour constitutionnelle est composée par le peuple de Kabila, mais nous ne voulons laisser aucune chance à Kabila et à son équipe de dire … vous n’avez pas respecté la loi”, a déclaré Fayulu à la BBC.

Craintes de violences

De nombreux Congolais craignent que le conflit ne remette en marche un cycle de troubles dans un pays où les guerres ont causé la faim et la maladie, ont décimant la population au cours des dernières décennies.

Il y a eu des incidents isolés de violences post-électorales.

La police a confronté vendredi des manifestants de l’opposition à Goma, avec au moins un mort, a déclaré un témoin de Reuters.

Dans la ville de Kisangani, dans le nord du pays, la police et l’armée ont réagi aux manifestations étudiantes et, à proximité de Mangobo, un bureau du parti au pouvoir a été incendié, selon un rapport interne du Royaume-Uni rapporté par Reuters.

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    RD Congo

    Meurtre d’un médecin camerounais anti-Ebola en RDC: onze arrestations

    AFP

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    Les autorités congolaises ont annoncé jeudi l’arrestation de onze responsables présumés du meurtre vendredi d’un médecin camerounais déployé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour lutter contre l’épidémie Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo.

    “Dans ce lot, il y a quatre présumés auteurs moraux et trois présumés auteurs matériels, c’est à dire des personnes qui avaient tiré sur l’épidémiologiste camerounais aux cliniques universitaires catholiques du Graben (à Butembo)”, a déclaré à la presse le colonel Kumbu Ngoma, magistrat à la cour militaire du Nord-Kivu.

    “Nous espérons qu’avec ces multiples arrestations, les forces de l’ordre arriveront à identifier et traduire en justice toutes les personnes qui sont impliquées dans ces violences contre le personnel médical et les infrastructures sanitaires à Butembo, ainsi que celles qui instrumentalisent les délinquants contre la riposte”, a réagi le ministère de la Santé dans un communiqué.

    Rumeurs et défiance entravent le travail des personnels de santé dans la région, où une partie des habitants de la région sont dans un déni de la maladie, qui prend parfois des formes violentes.

    Mercredi, des dizaines de médecins et infirmiers en blouses blanches ont manifesté contre l’insécurité à Butembo, où s’est déplacé l’épicentre de l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola déclarée le 1er août à Mangina près de Beni.

    Les personnels soignants ont donné aux autorités “une semaine pour nous sécuriser” a déclaré un de leur porte-parole, le docteur Adelart Kalima.

    “Si cela n’est pas fait, nous allons décréter une grève sèche la première semaine de mai. On va se réunir pour évaluer la situation”, a-t-il ajouté.

    Les Centre de traitements d’Ebola (CTE) de Katwa (à huit km de Butembo) puis de Butembo ont été attaqués fin février et début mars. Au moins un policier a été tué à Butembo.

    L’ONG Médecins sans frontière (MSF) avait indiqué qu’elle “suspendait” ses activités après ces attaques, laissant l’OMS et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en première ligne avec le ministère de la Santé.

    Les décès sont repartis à la hausse après ces attaques. “Au total, il y a eu 885 décès (819 confirmés et 66 probables)”, a indiqué le ministère de la Santé dans son dernier bulletin mercredi soir.

    Il s’agit de la plus grave des dix épidémies d’Ebola enregistrées sur le sol congolais depuis 1976 et de la deuxième la plus grave après celle en Afrique de l’ouest en 2014 (plus de 11.000 morts en Guinée, Sierra Leone et au Liberia principalement).

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    RD Congo

    RDC: l’ONU s’engage vers une stratégie de retrait progressif

    AFP

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    L’ONU a entrepris d’élaborer une stratégie de retrait progressif de Casques bleus de République démocratique du Congo, qui pourrait se traduire à moyen terme par de premiers ajustements et changements de priorités.

    Après l’élection d’un président, une ouverture de l’espace politique et une amélioration de la situation sécuritaire dans plusieurs régions, “nous allons ajuster progressivement la Monusco, tant dans sa taille que dans sa mission et sa présence”, indique un responsable de l’ONU sous couvert d’anonymat.

    Les Nations unies sont présentes en RDC depuis une vingtaine d’années et la Monusco, avec ses quelque 16.000 Casques bleus, représente l’une de ses missions actuelles les plus importantes et les plus coûteuses.

    “Nous regardons comment l’ajuster” au nouveau contexte dans le pays “et probablement la réduire. Le processus et les modalités restent à définir”, ajoute le même responsable. A moyen terme, “la Monusco peut être réduite dans des proportions relativement modestes”, précise-t-il.

    “Nous devons travailler avec les Congolais sur un processus conduisant à une stratégie de sortie progressive”, résume ce responsable.

    A la différence de l’ex-président Joseph Kabila qui réclamait régulièrement le départ de la Monusco, le nouveau chef d’Etat Félix Tshisekedi a plutôt montré jusqu’à présent de bonnes dispositions à l’égard de l’ONU.

    “Il a indiqué vouloir garder la Monusco et sortir de la relation conflictuelle” entretenue jusqu’alors avec l’ancien président, indique un diplomate.

    En conséquence, le Conseil de sécurité pourrait être amené fin mars, à l’échéance du mandat de la Monusco, à la prolonger de sept mois sans grands changements fondamentaux. En juin, lors de la renégociation annuelle du budget des opérations de paix de l’ONU, l’enveloppe consacrée à la RDCongo (1,11 milliard de dollars par an) ne serait fixée que pour six mois.

    Ces échéances permettraient de donner du temps aux nouvelles autorités congolaises et à l’ONU pour définir l’avenir de la Monusco, indique le diplomate.

    Dans plusieurs régions, l’ONU a constaté un intérêt croissant de groupes armés à déposer les armes et à rejoindre un processus de réintégration, notamment dans le Kasai ou en Ituri, selon le responsable de l’ONU.

    Les violences continuent en revanche dans le Kivu (est) et l’ONU devra probablement renforcer à terme ses contingents dans cette partie du territoire alors qu’elle allégera sa présence dans l’ouest, selon une source proche du dossier.

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    RD Congo

    La riposte à Ebola en RDC “ne parvient pas à maîtriser” l’épidémie, selon MSF

    AFP

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    La riposte à Ebola en RDC “ne parvient pas à maîtriser” l’épidémie, a affirmé jeudi l’ONG Médecins Sans Frontières, imputant cet échec à la militarisation de la réponse et au manque de confiance des communautés affectées.

    “Sept mois après le début de la plus importante épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, et dans un climat de méfiance croissante de la part de la communauté, la riposte ne parvient pas à prendre le dessus” et à “maitriser l’épidémie”, a indiqué MSF dans un communiqué.

    Près de 900 cas ont été enregistrés, dont 563 décès, selon les autorités. Depuis le début de l’année, plus de 40% des nouveaux cas sont des personnes décédées d’Ebola chez elles, dans les communautés.

    “Cela signifie que nous ne pouvons pas les atteindre et qu’elles n’ont pas cherché des soins”, a déclaré la présidente de MSF, Joanne Liu, lors d’une conférence de presse à Genève.

    “Nous sommes face à une contradiction frappante: d’un côté, une réponse rapide et importante grâce à de nouveaux outils médicaux comme les vaccins et les traitements qui donnent des résultats prometteurs quand les patients arrivent tôt, de l’autre, des personnes infectées par Ebola qui meurent dans leurs communautés et qui n’ont pas suffisamment confiance en la réponse pour venir se faire soigner”, a-t-elle relevé, dans le communiqué.

    La dixième épidémie d’Ebola a été déclarée le 1er août 2018 dans la province du Nord-Kivu avant de toucher quelques jours plus tard la province voisine de l’Ituri (nord-est).

    Les activités de riposte contre l’épidémie ont, à plusieurs reprises, été perturbées par des attaques dans cette région de la RDC, en proie à des conflits.

    La semaine dernière, MSF a suspendu ses activités de lutte contre Ebola à Katwa et Butembo, dans la province du Nord-Kivu, à la suite d’attaques successives sur deux centres de traitement.

    Durant le mois de février uniquement, des dizaines d’incidents sécuritaires ont eu lieu à l’encontre de l’ensemble des activités Ebola, selon MSF.

    “Une série de problèmes a conduit à ces tensions”, dont “le déploiement massif de ressources financières centré seulement sur Ebola”, ainsi que “le report officiel des élections en raison de l’épidémie Ebola, exacerbant les soupçons selon lesquels Ebola serait une manigance politique”, a-t-elle poursuivi.

    L’ONG déplore aussi l’utilisation de la police et des forces armées pour “imposer aux gens des mesures sanitaires”, car cela conduit les communautés locales “à se mettre davantage à l’écart”, ce qui est “contreproductif”.

    “La force ne doit pas être utilisée comme un outil pour tracer et traiter les patients, contraindre à des enterrements sécurisés ou décontaminer les maisons”, a insisté MSF.

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