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En pleine forme, les prestigieuses Rolls-Royce s’inquiètent du Brexit

AFP

Publié le

La prestigieuse marque britannique de voitures de luxe Rolls-Royce a réalisé des ventes record en 2018, mais se prépare à des perturbations liées au Brexit.

Le constructeur est contraint comme les autres acteurs du secteur d’être prêt à toute éventualité sur la sortie de l’UE prévue fin mars 2019, y compris une absence d’accord qui perturberait grandement les échanges avec le continent.

Dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche publié jeudi, le directeur général de Rolls-Royce, Torsten Müller-Ötvös, annonce que son usine de Goodwood dans le sud de l’Angleterre va fermer deux semaines début avril pour éviter tout problème dans la chaîne d’approvisionnement.

C’est ce qu’avait déjà décidé une autre enseigne britannique, Mini, qui appartient comme Rolls-Royce au géant allemand BMW.

« Nous avons décidé d’avancer notre pause annuelle dans la production et fermer l’usine pour deux semaines à partir du 30 mars », déclare le dirigeant allemand, concédant un impact inévitable sur l’activité.

« Nous avons plus de 600 fournisseurs à travers le monde. Si seulement il nous manquait une fraction des quelque 32.000 pièces qui arrivent chaque jour, la production s’arrêterait dans notre usine de Goodwood » employant désormais plus de 2.000 personnes, explique-t-il.

  • Approvisionnement par les airs ? –

Le dirigeant reconnaît travailler sur des solutions alternatives qui pourraient réduire sa dépendance au transport routier, prévoyant par exemple de faire venir des pièces détachées par les airs. Cette solution a d’ailleurs déjà été évoquée par le constructeur britannique de voitures de sport Aston Martin.

Rolls-Royce a par ailleurs constitué davantage de stocks de pièces détachées, agrandit ses espaces de stockage et investit dans les services informatiques.

Le patron a toutefois exclut auprès de la presse britannique tout départ du Royaume-Uni de la marque, véritable institution dans le pays.

« Nous sommes ancrés au Royaume-Uni. Rolls-Royce fait partie de ce que j’appellerais les joyaux de la couronne industrielle britannique », selon M. Müller-Ötvös.

Il n’a pas exclu néanmoins des conséquences sur ses ventes au Royaume-Uni, qui représentent 10% du total, en cas de Brexit « dur » et de son impact sur le comportement des potentiels acheteurs.

Mais pour l’heure, la marque, à l’image du secteur du luxe, défie un marché automobile sous pression, en particulier en Europe avec la désaffection dont souffre le diesel ainsi que les incertitudes du Brexit.

  • 115 ans d’existence –

Rolls-Royce a annoncé dans un communiqué jeudi un bond de 22% de ses ventes lors de l’année écoulée, les plus élevées de ses 115 années d’existence.

La marque a vendu exactement 4.107 voitures dans plus de 50 pays lors de l’année écoulée, avec une activité en hausse dans toutes les régions du monde, le continent américain restant son principal marché avec 30% des ventes. En 2017, la société en avait seulement écoulé 3.362 unités.

Le constructeur prisé de la haute société britannique souligne que sa croissance est due en grande partie au succès, en particulier au Royaume-Uni, du Phantom, dont le nouveau modèle a commencé à être livré début 2018. Le modèle Ghost reste de son côté le plus vendu de la marque.

Ses modèles sont parmi les plus chers du monde puisqu’il faut compter 250.000 euros pour un Ghost et autour de 450.000 euros pour un Phantom. Il propose également des voitures sur mesure et un SUV, le Cullinan.

Fondé au début du XXe siècle, Rolls-Royce a été racheté en 1998 par l’allemand BMW. Le constructeur britannique faisait autrefois partie du même groupe que le conglomérat industriel du même nom, spécialiste des moteurs d’avions, mais les deux entités ont été séparées au début des années 1970 et constituent désormais des entreprises complètement indépendantes.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Technologie

WhatsApp limite le partage de messages pour lutter contre les Fake news

WhatsApp limite tous ses membres à transmettre un message unique jusqu’à cinq fois afin de lutter contre la propagation de fausses informations sur la plate-forme.

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La société appartenant à Facebook avait déjà introduit la politique en Inde il y a six mois.

Cette décision fait suite à un certain nombre de lynchages de la foule, qui ont été mis sur le compte de faux rapports diffusés via le service.

Jusqu’à présent, les utilisateurs des autres pays pouvaient transmettre des messages jusqu’à 20 fois.

La mise à jour des règles de l’application a été annoncée lors d’un événement à Jakarta, en Indonésie. Le pays tient ses élections générales en avril.

La firme a informé la BBC qu’elle avait pris sa décision après avoir « soigneusement » évalué les résultats de son test de six mois dans le pays.

« La limite de transmission a considérablement réduit le nombre de messages transférés dans le monde », a ajouté une porte-parole.

« [Cela] aidera WhatsApp à rester concentré sur la messagerie privée avec ses contacts proches. Nous continuerons à écouter les commentaires des utilisateurs sur leur expérience et, au fil du temps, à rechercher de nouvelles façons de traiter le contenu viral. »

Messages brouillés

Jusqu’à 256 utilisateurs peuvent être inscrits dans un groupe WhatsApp.

Ainsi, théoriquement, un seul utilisateur ne peut désormais transmettre un message qu’à 1 280 autres personnes au lieu des 5 120 personnes auparavant.

Cependant, rien ne peut empêcher les destinataires du destinataire de transmettre le message cinq fois au maximum.

La restriction intervient à un moment où les autres services de WhatsApp et Facebook sont sous surveillance pour leur rôle dans la propagation de la propagande et autres mensonges en ligne.

La semaine dernière, Facebook a annoncé la suppression de 500 pages et de comptes soupçonnés de colporter de fausses informations en Europe centrale, en Ukraine et dans d’autres pays d’Europe orientale.

Elle a également annoncé récemment avoir utilisé un service de vérification des faits au Royaume-Uni pour signaler le contenu sur sa plate-forme principale.

Cependant, grâce à l’utilisation du cryptage de bout en bout par WhatsApp, ses messages ne peuvent être lus que par leurs expéditeurs et leurs destinataires, ce qui limite la capacité de l’entreprise à détecter les faux rapports.

Mais à la fin de l’année dernière, la presse indienne a rapporté que le gouvernement envisageait de modifier la loi pour obliger Facebook à faire pression sur WhatsApp pour contenu « illégal ». Cela remettrait en cause son utilisation de la technologie de cryptage.

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Controversée, la reconnaissance faciale s’invite partout au CES de Las Vegas

AFP

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Liberticide pour les uns, indispensable pour les autres, la reconnaissance faciale s’immisce un peu partout dans les gadgets présentés au CES de Las Vegas: robots, voitures, sonnettes…, destinée à mieux personnaliser les appareils à l’usager.

Popularisée en particulier par les iPhone, la reconnaissance faciale permet par exemple au robot Pepper de reconnaître un client entrant dans un commerce ou un hôtel.

« Ils pourraient être en mesure de dire « Ravi de vous revoir, inutile de faire la queue, nous vous avons enregistré et envoyé la clé sur votre téléphone » », explique Steve Carlin, du japonais SoftBank Robotics.

Autre utilisation, dans un magasin, Pepper peut reconnaître un client, l’informer que sa commande passée en ligne est prête et lui suggérer de nouveaux achats de façon personnalisée.

La personnalisation –leitmotiv du secteur technologique–, c’est aussi ce que promettent certains constructeurs automobiles présents au CES, comme le chinois Byton, qui conçoit des voitures électriques haut-de-gamme et promet une commercialisation pour cette année.

La voiture « sait qui est dans le véhicule, depuis combien de temps vous roulez et ce que vous aimez manger, et pourrait vous faire des recommandations de restaurants », explique Abe Chen, de Byton.

Même chose pour des suggestions en matières de musique ou de divertissement basées sur les goûts de l’usager, autant de fonctionnalités qui prendront encore plus d’importance à mesure que se profile la voiture autonome.

Quant au taïwanais Cyberlink, il assure que son nouveau système de reconnaissance faciale présenté au CES est « très précis », et à destination des commerces, de la maison et des forces de l’ordre.

« Si quelqu’un rentre dans une boutique, on peut adapter un message d’information en fonction de l’âge, du genre ou de l’expression du visage », assure Richard Carriere, de Cyberlink.

D’autres start-ups, comme l’américain Nortek, intègrent la reconnaissance faciale dans leurs sonnettes ou systèmes de sécurité, pour permettre aux amis et membres de la famille d’entrer dans la maison tout en alertant les propriétaires en cas de présence d’un individu suspect.

Idée similaire pour le chinois Tuya, dont la sonnette intelligente utilise l’intelligence artificielle pour identifier les membres de la famille, amis, livreurs et même les animaux, pour créer une « liste blanche » des personnes autorisées.

Le système peut en outre être utile pour les foyers pour personnes âgées, par exemple en détectant si une personne démente s’est égarée, souligne la responsable des ventes Sandy Scott.

A l’heure des controverses et inquiétudes autour de la protection des données personnelles, le système de Tuya stocke les informations dans l’appareil, minimisant ainsi les risques de fuites de données, affirme Mme Scott.

Sur une note plus légère, certaines entreprises, comme le géant américain des produits ménagers et d’hygiène Procter & Gamble, ont aussi montré au CES que la reconnaissance faciale peut servir à personnaliser les soins du visage.

Un visage comme un cookie

Vantée par nombre d’entreprises, cette technologie a aussi ses détracteurs, qui en craignent les usages abusifs ou liberticides via la création de bases de données faciales, relevant par exemple que les autorités chinoises usent allègrement de cette technologie pour surveiller leur population.

Les commerçants et autres firmes « disposent déjà de toutes les données qui me concernent, sauf mon visage », relève Brenda Leong de l’organisation américaine the Future of Privacy Forum.

Pour elle, la reconnaissance faciale « fait de votre visage un « cookie » », ces petits modules électroniques d’identification qui vous suivent de page en page sur internet pour mieux cibler la publicité.

Certaines grosses entreprises tech sont régulièrement critiquées quant à leurs activités dans ce domaine et la collaboration avec des autorités ou les forces de l’ordre.

L’an dernier, plus de 30 organisations emmenées par l’American Civil Liberties Union (ACLU) ont exhorté Amazon à cesser de fournir sa technologie de reconnaissance faciale à la police, estimant que cet outil lui conférait « un dangereux pouvoir de surveillance ».

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Renault: « réunion extraordinaire » du CA jeudi soir

AFP

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Les administrateurs du constructeur automobile Renault ont été convoqués pour une « réunion extraordinaire » jeudi à partir de 18H00 au siège du groupe français à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a-t-on appris auprès de la CGT, confirmant une information du Figaro.

La convocation reçue par l’administrateur salarié CGT « ne précise pas l’ordre du jour » de cette réunion, a indiqué à l’AFP Fabien Gâche, délégué syndical central CGT du groupe Renault, dont le PDG Carlos Ghosn est détenu depuis plus de 50 jours au Japon pour des soupçons de malversations.

Selon Le Figaro, « il ne s’agit pas tout à fait d’une réunion officielle du conseil mais plutôt d’une rencontre entre les administrateurs, comme il s’en organise régulièrement depuis le début de la garde à vue de Carlos Ghosn au Japon, le 19 novembre dernier ». Cette réunion aura lieu quelques heures après une réunion au Japon du conseil d’administration de Nissan, allié de Renault, ajoute le journal.

Arrêté le 19 novembre au Japon, M. Ghosn a été mis en examen le 10 décembre pour dissimulation de revenus aux autorités boursières. Il est en outre accusé d’abus de confiance et pourrait être inculpé pour ce motif vendredi, date à laquelle prend fin sa garde à vue.

Mardi, le patron de Renault a fermement plaidé son innocence au cours d’une audience exceptionnelle au tribunal à Tokyo. Sans surprise, le tribunal a rejeté mercredi une demande de fin de détention du PDG, en invoquant le risque de fuite et d’altération des preuves.

Parallèlement à sa garde à vue, M. Ghosn est sous le coup d’une détention provisoire qui a débuté le 10 décembre pour deux mois et qui peut être renouvelée par période d’un mois. Cette incarcération est consécutive à une mise en examen concernant la minoration de ses revenus dans des rapports boursiers de Nissan sur la période 2010-2015.

Vendredi, le bureau des procureurs de Tokyo pourrait décider d’inculper une deuxième fois M. Ghosn pour les faits d’abus de confiance dont il est soupçonné (motif de sa garde à vue actuelle), auquel cas s’enclencherait une autre période parallèle de détention provisoire. Il risque également d’être mis en examen pour les minorations de revenus dont il est soupçonné sur une autre période (2015-2018).

Toujours PDG de Renault, M. Ghosn a été démis au début de l’affaire de ses fonctions à la tête des constructeurs automobiles japonais Nissan et Mitsubishi.

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