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Moyen Orient

A Bagdad après Pompeo, le ministre iranien du Pétrole refuse les sanctions

AFP

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Le ministre iranien du Pétrole a rejeté jeudi à Bagdad les sanctions américaines « illégales », au lendemain d’une visite du secrétaire d’Etat Mike Pompeo qui a pressé l’Irak de cesser de dépendre de l’Iran pour son approvisionnement énergétique.

Estimant ne « pas avoir à se plier aux sanctions totalement illégales » de Washington, ce ministre, Bijan Namdar Zanganeh, a affirmé avoir « discuté de la façon de renforcer la coopération avec l’Irak », notamment en termes de pétrole et d’énergie.

Il s’exprimait lors d’une conférence de presse avec son homologue irakien Thamer al-Ghadbane.

Bagdad a obtenu des Etats-Unis une exemption de 90 jours afin de continuer à importer de l’énergie iranienne, dont il est très dépendant, malgré de nouvelles sanctions américaines entrées en vigueur début novembre.

Alors que la priorité numéro un de Washington dans la région est de contrecarrer l’influence de l’Iran, que les Américains jugent « déstabilisatrice », l’Irak plaide qu’il lui faudra plusieurs années pour trouver des alternatives.

Actuellement, il achète 28 millions de mètres cube de gaz iranien chaque jour pour alimenter entre autres ses centrales électriques et importe directement 1.300 mégawatts d’électricité produite chez son voisin.

Mercredi, lors d’une visite surprise à Bagdad, Mike Pompeo a répété aux dirigeants irakiens « l’importance d’avancer vers l’indépendance énergétique de l’Irak ».

La question de l’énergie est cruciale en Irak où, privés de courant parfois pendant une vingtaine d’heures par jour, des milliers d’habitants avaient manifesté en masse l’été dernier pour réclamer des solutions à cette pénurie.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Moyen Orient

Pakistan : la police assassine quatre personnes

Une enquête sur les meurtres perpétrés par la police pakistanaise a provoqué l’indignation

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Les autorités pakistanaises ont ouvert lundi une enquête sur l’assassinat par la police de quatre personnes, dont une femme et un enfant, lors d’une rencontre avec un dirigeant présumé, qui aurait tiré des accusations de brutalités policières de la part du public.

Des officiers de la lutte antiterroriste, Zeeshan Javed, dirigeant d’un État islamique dans la province du Pendjab, ont été tués lorsque la police a tiré sur une voiture dans laquelle il se trouvait samedi, dans la ville de Sahiwal.

Trois passagers – le propriétaire de l’épicerie Muhammad Khalil, son épouse et leur fille de 12 ans – ont également été tués, a annoncé la police.

La police a déclaré que Javed avait tiré sur les policiers en premier et que des armes avaient été trouvées dans la voiture. Des témoins, notamment les trois autres enfants de Khalil qui ont survécu avec des blessures mineures, ont contesté ce récit.

Les tueries ont déclenché des manifestations dimanche à Lahore, la deuxième ville du Pakistan, et ont relancé le débat sur les exécutions extrajudiciaires et l’impunité de la police dans la nation sud-asiatique, où de telles rencontres ne sont pas inhabituelles.

Le Premier ministre Imran Khan s’est dit « choqué de voir les enfants traumatisés qui ont vu leurs parents se faire tirer dessus sous les yeux » et a promis que l’État prendrait soin des survivants.

«Le chagrin et la colère… sont compréhensibles et justifiés», a tweeté Khan lundi, faisant référence à l’indignation du public.

Il a ajouté que toute personne reconnue coupable se verrait infliger une «peine exemplaire».

«Je vais passer en revue l’ensemble de la structure de la police du Pendjab et entamer le processus de réforme de celle-ci», a-t-il déclaré.

Les enquêteurs de police devaient remettre un rapport mercredi, a annoncé la police.

«Les policiers impliqués dans la fusillade n’ont pas été identifiés. JIT identifiera les personnes impliquées », a déclaré Nabeela Ghanzafar, une porte-parole de la police, faisant référence à l’équipe d’enquête.

Les responsables ont déclaré que Javed était un agent de l’État islamique.

Le ministre de la justice du Pendjab, Raja Basharat, a déclaré dimanche à la presse qu’une « grande quantité d’explosifs » avait été retrouvée au domicile de Javed et que « deux gilets de suicide, huit grenades, deux pistolets et des balles » avaient été retrouvés dans la voiture.

Basharat a déclaré que des agents du Département de la lutte contre le terrorisme (CTD) avaient intercepté le véhicule après une annonce et que Javed avait été tiré le premier.

Cependant, les vidéos circulant sur les médias sociaux semblent soulever des doutes à ce sujet.

Le frère de Khalil, Jalil, a déclaré à Reuters que le gouvernement du Pendjab avait offert 20 millions de roupies (144 000 USD) d’indemnisation pour les meurtres.

« J’ai dit au gouvernement: » Je suis prêt à vous rendre 25 millions de roupies en échange de la justice « , a-t-il déclaré.

« Nous ne voulons pas d’argent. »

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Moyen Orient

Un nouvel aéroport voit le jour en Israël

Israël ouvre un nouvel aéroport pour stimuler le tourisme à Eilat et fournir une assistance en temps de guerre

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Israël a ouvert lundi un nouvel aéroport international à l’extérieur de sa station balnéaire d’Eilat, dans la mer Rouge, dans l’espoir de dynamiser le tourisme hivernal des Européens et de fournir une alternative au conflit qui le sépare de sa principale porte d’entrée à Tel Aviv.

Près de la frontière jordanienne à environ 19 km au nord d’Eilat, les aéroports d’Ilan et Asaf Ramon coûtent 500 millions de dollars et remplaceront l’aéroport municipal de la ville ainsi que Ovda, une base aérienne du désert israélien pouvant également accueillir des civils.

Nommé en l’honneur d’un astronaute israélien tué lors de la catastrophe de la navette spatiale en 2003 et de son fils aîné, décédé des suites d’un accident de la force aérienne en 2009, le Ramon à piste unique est conçu pour des avions gros porteurs et une capacité annuelle de 2,5 millions de passagers.

La Jordanie et l’Égypte, voisins de la mer Rouge qui ont tous les deux un traité de paix avec Israël, pourraient également bénéficier des touristes en transit qui y débarquent, selon des responsables israéliens.

«C’est un aéroport régional et si certains de nos touristes se rendent à Aqaba et à Taba, c’est formidable», a déclaré Chanan Moscowitz, responsable des opérations de l’aéroport d’Eilat, à Reuters, évoquant la frontière entre la Jordanie et l’Égypte. terminaux.

« Cela signifie que la région est calme. »

Ramon est conçu pour prendre tous les avions déroutés de l’aéroport Ben Gurion, près de Tel-Aviv – une leçon de la guerre de Gaza de 2014, lorsque des transporteurs étrangers ont brièvement interrompu leurs vols à cause des tirs de roquettes palestiniennes. Israël craint que Ben Gourion ne soit également pris pour cible par les rocketeers du Hezbollah libanais.
Ramon est à 200 km de Gaza et à 370 km du Liban. C’est un lieu sûr pour les insurgés islamistes du Sinaï égyptien qui ont tiré des roquettes à courte portée sur Eilat, et une barrière de sécurité est présentée comme une précaution contre les attaques de missiles lancés à l’épaule en provenance de Jordanie.

Eilat a connu une forte reprise du tourisme depuis 2015, année où Israël a offert aux compagnies aériennes 60 euros (70 $) par passager voyageant en vols directs depuis Ovda. Les taxes et les frais ont également été supprimés pendant trois ans pour faire baisser les tarifs.

Cela a attiré des compagnies aériennes telles que Ryanair – qui détient une part de marché de 50%, pour Eilat pour ses vols d’hiver – et Wizzair, qui occupe ensuite 18%. Lufthansa a commencé ses vols sans escale vers Eilat en octobre.

Moskowitz a déclaré que le tourisme étranger à Eilat avait doublé au cours des deux dernières années. Le tourisme en provenance de Russie, de Hongrie, de Pologne et de Lituanie, via l’aéroport Ovda, a été particulièrement dynamique.

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Moyen Orient

Afghanistan: l’eau commence à manquer à Kaboul

AFP

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Dans la cour de sa maison au centre de Kaboul, Baz Mohammad Kochi supervise le forage d’un nouveau puits à plus de 100 mètres de profondeur. Celui dans l’arrière-cour, moins profond, est à sec comme de nombreux autres dans la capitale afghane.

Seuls quelques quartiers de Kaboul sont connectés à un réseau municipal de distribution d’eau potable. Les habitants qui n’y ont pas accès doivent assurer eux-mêmes leur approvisionnement en eau en creusant un puits, souvent partagé entre voisins.

Comme le manque de précipitations ces derniers hivers en Afghanistan n’a pas permis de recharger les nappes phréatiques, partout dans Kaboul des foreuses perforent à tout-va le sous-sol pour puiser de plus en plus profondément. Et les récentes chutes de neige n’y changent rien.

« Le niveau a tellement baissé qu’il faut aujourd’hui atteindre d’autres bassins souterrains à 100 mètres, voire 120 mètres » de profondeur, explique Mohammad Aman, perçant sans difficulté la terre ocre avec une foreuse vétuste.

Une étude réalisée en amont d’un vaste projet public de recharge artificielle de l’aquifère à Kaboul (KMARP) a démontré que, selon les endroits, le niveau des nappes phréatiques avait diminué parfois de 40 mètres en quelques années.

« Le taux d’extraction de l’eau souterraine est plus rapide que le taux de recharge naturel en raison de périodes de précipitations inférieures à la moyenne et d’une consommation d’eau accrue par la population croissante de Kaboul », explique la compagnie étatique de distribution d’eau et d’assainissement (AUWSSC): « 80 millions de mètres cubes d’eau sont extraits chaque année du sous-sol de Kaboul alors que la recharge naturelle n’est en moyenne que de 44 millions de m3. »

La compagnie n’alimente que 68.000 habitations dans la capitale, soit environ 20% de sa population. L’eau provient de bassins situés en périphérie de la ville.

« Ne pas gaspiller l’eau » –

Ceux qui puisent de l’eau profonde font face à un problème de taille: « 70% de l’eau souterraine de la capitale n’est pas potable », selon l’Agence nationale de la protection de l’environnement (NEPA). L’absence de système d’épuration et des fuites de fosses septiques polluent les eaux de la sous-surface, causant diarrhées et maladies à ceux qui ne la font pas bouillir avant de la consommer.

Aussi des projets pour augmenter les connexions au réseau municipal sont-ils en cours, ainsi qu’une campagne pour exhorter la population à ne plus gaspiller l’eau.

Des spots télévisés ont été lancés et les imams ont été sollicités. « Dans nos prêches du vendredi, nous appelons les fidèles à ne pas gaspiller l’eau », indique à l’AFP le mollah Abdul Raouf, membre du Conseil des Oulémas, plus haute institution religieuse du pays.

De fait, les besoins en eau ne cessent d’augmenter. Peuplée de 2 millions d’habitants à la fin des années 80, Kaboul abriterait aujourd’hui plus de 5 millions d’âmes avec l’arrivée de nombreux Afghans fuyant les combats et la misère, et les projections anticipent 8 millions d’habitants d’ici 2050. La consommation d’eau s’est aussi accrue avec des usages nouveaux: plus de douches, plus de lavage de voitures…

Rechargement artificiel à l’étude

Mohammad Nazir, 50 ans, militaire dans l’armée de l’air afghane, habite sur les hauteurs de Kaboul et descend tous les jours jusqu’à la mosquée du quartier Karta-i-Shaki remplir des jerricans d’eau potable. « Rien ne sert d’ouvrir les robinets, il n’y a pas d’eau chez nous », se lamente-t-il. « C’est la pire année qu’on ait vécue ».

Dans d’autres quartiers de la ville, 432 pompes publiques alimentent les besoins en eau des habitations alentour. Généralement, les enfants sont chargés de la corvée d’aller chercher de l’eau.

Alors que de probables sécheresses à répétition sont à attendre du réchauffement climatique, des solutions de rechargement artificiel des nappes phréatiques sont à l’étude.

Le KMARP, qui doit rendre ses conclusions en 2020, cherche à déterminer où construire dans Kaboul de grands bassins à ciel ouvert pour stocker l’eau de pluie, afin de la faire ensuite ruisseler dans les nappes souterraines, explique Shanny Campbell, directrice adjointe de l’antenne afghane de la Banque asiatique de développement (ADB), qui finance ces recherches pour le compte du ministère de l’Eau et de l’Energie afghan.

Il est même envisagé « d’utiliser des pompes pour injecter l’eau directement dans le sous-sol », si nécessaire.

  • Un barrage ? –

La construction d’un barrage aux abords de la ville est également étudiée mais cela « prend plus de temps et coûte plus d’argent », indique Mme Campbell. « Nous sommes dans une situation de stress hydrique et cherchons une solution à moindre impact et à moindre coût qui pourrait résoudre rapidement le problème ».

En attendant le début des travaux, les Kaboulis se tournent vers les cieux pour implorer de la neige cet hiver et une fonte lente pour recharger les nappes phréatiques.

« Nous prions Dieu pour que cette sécheresse prenne fin le plus tôt possible », dit le mollah Raouf. Même les talibans ont appelé dans un communiqué à « prier pour la pluie ».

Devant la foreuse, Baz Kochi ne cache pas son soulagement en voyant l’eau jaillir. Mais il sait que la réserve pourrait de nouveau se tarir.

« Cette maison a été construite par mes aïeux, j’y ai toujours vécu, sous l’occupation soviétique, sous le régime taliban. Mais si l’eau vient à manquer, je devrai partir », dit ce père de famille de 47 ans. « Sans eau, il n’y a pas de vie possible ».

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