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Europe

Migrants bloqués en mer: Malte exige une solution globale

AFP

Publié le

Une dizaine de pays européens se disent prêts à accueillir les 49 migrants ballottés en Méditerranée pour certains depuis plus de deux semaines, mais Malte exige un accord « global » incluant 249 migrants que le petit pays a secourus et accueillis ces derniers jours.

« Dix-huit jours que nous sommes otages en mer des gouvernements européens. La situation est tendue mais au moins tout le monde a recommencé à manger », a annoncé l’ONG allemande Sea-Watch. Une partie des 32 migrants qu’elle a secourus le 22 décembre avaient refusé lundi de s’alimenter.

Le navire se trouve toujours dans les eaux maltaises, où il a été autorisé à s’abriter du mauvais temps, tout comme celui d’une autre ONG allemande, Sea-Eye, qui a recueilli 17 migrants le 29 décembre.

Des bénévoles venus de Malte ont apporté mardi du ravitaillement: bouteilles d’eau, fruits et légumes, boîtes de couscous… Parmi eux, des membres de l’équipage du Lifeline, bloqué à La Valette depuis qu’il y a débarqué 234 migrants fin juin après un accord pour les répartir en Europe.

Mais les migrants ont été maintenus à l’intérieur des deux bateaux, pour éviter que l’un d’eux ne tente de sauter sur le ravitailleur ou à l’eau.

Alors que le pape François a lancé pour eux un « appel pressant » dimanche aux gouvernements européens, Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne, a évoqué mardi des « contacts intenses » en cours.

« Les Etats membres doivent faire preuve de solidarité concrète. Les personnes à bord ont besoin de débarquer en sécurité et sans délai supplémentaire », a-t-il insisté.

En France, sept ONG ont lancé un appel pour que Paris « mette immédiatement à l’abri » les 49 migrants en leur proposant un port en Corse et à « jouer un rôle moteur pour définir, à l’échelle européenne, un mécanisme de sauvetage et d’accueil ».

En Italie, une vingtaine d’associations engagées ont demandé à être reçues « en urgence » par le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, « pour faire la clarté sur les démarches menées par l’Italie pour débloquer la situation ».

  • « Partager ce fardeau » –

Selon une source diplomatique européenne, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Irlande, la Roumanie, Malte, le Portugal et l’Italie se sont dits prêts à accueillir une partie des migrants.

En Italie, la situation n’est cependant pas claire: M. Conte a parlé d’accueillir 15 familles, mais le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’y oppose catégoriquement.

L’Espagne s’est aussi déclarée favorable tout en rappelant qu’elle avait déjà accueilli plus de 300 migrants secourus également le 22 décembre par une ONG espagnole, toujours dans les eaux internationales au large de la Libye.

Le total des places proposées par les différents pays dépasse les 49 mais n’atteint pas les 300 exigés par Malte, selon la source diplomatique. A moins que l’Italie et la France ne reviennent sur la fermeture de leurs ports, les côtes maltaises représentent la seule solution raisonnable pour les deux navires, mal équipés pour affronter la haute mer avec des migrants à bord.

Redoutant de voir les arrivées dans ses eaux se multiplier à l’avenir maintenant que les navires de secours plus au sud se sont raréfiés, Malte ne veut pas d’une solution « à court terme » et cherche une solution « plus complète et globale », a expliqué à l’AFP une source gouvernementale à La Valette.

La situation dans les centres de rétention du petit pays méditerranéen de 450.000 habitants est « tendue » et l’accueil de migrants supplémentaires la « pousserait à la limite », a fait savoir cette source.

« Malte cherche une solution qui pourrait permettre de répartir tous les migrants parmi un certain nombre de pays acceptant de partager ce fardeau », a ajouté ce responsable gouvernemental.

Dans le même temps, les autorités chypriotes ont annoncé avoir recueilli 31 migrants syriens déposés par bateau par des passeurs dans le nord de l’île et arrivés à pied dans la partie sud, reconnue par la communauté internationale.

En Grèce, un Camerounais de 24 ans a été retrouvé mort dans le camp de Moria, sur l’île de Lesbos, où les près de 6.500 migrants maintenus dans des conditions insalubres affrontent depuis ce weekend une vague de froid exceptionnelle.

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Europe

Nemmouche transportait deux armes chargées lors de son arrestation

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Les enquêteurs et les juges d’instruction ont entamé, mardi après-midi devant la cour d’assises de Bruxelles, le volet français de l’enquête de la tuerie du Musée juif de Belgique. Il ressort de leur exposé que Mehdi Nemmouche était muni, lors de son arrestation à Marseille, d’un revolver chargé mais pas armé et d’une kalachnikov avec une balle chambrée, prête à tirer. Il s’agissait des armes qui ont servi au Musée juif.

La cour a entendu deux enquêteurs français concernant l’arrestation de Mehdi Nemmouche à Marseille le 30 mai 2014, quatre jours après l’attaque au Musée juif de Belgique à Bruxelles.

L’un d’eux, appartenant à la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), a témoigné de manière anonyme par vidéo-conférence. Le second, attaché à la sous-direction anti-terroriste de la direction générale de la police judiciaire (SDAT), a été entendu dans la salle d’audience.

Ceux-ci ont exposé que Mehdi Nemmouche avait été arrêté à la gare routière Saint-Charles à Marseille à 12h30 le 30 mai 2014, à bord d’un car de la société Eurolines.

La brigade de surveillance des douanes de Marseille a effectué un contrôle dans ce bus et a découvert qu’un homme, identifié plus tard comme étant Mehdi Nemmouche, était en possession de deux armes.

Un revolver chargé de six munitions, mais pas armé, se trouvait dans la poche gauche de sa veste. Un sac Décathlon, posé sur un siège voisin du sien, renfermait également une kalachnikov. Le chargeur de ce fusil d’assaut était engagé et contenait 30 cartouches, dont une était dans la chambre, prête à tirer. Mehdi Nemmouche avait rapidement avoué aux douaniers être le propriétaire du sac.

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Europe

Nouvelle passe d’armes verbale entre Paris et Rome

Reuters

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L’Italie et la France ont poursuivi mardi leur affrontement verbal sur le rôle joué par Paris en Afrique, notamment en Libye, dernière crispation en date entre les deux pays alliés après des tensions autour de la crise des “Gilets jaunes”.

Après le co-vice-président du Conseil italien et chef politique du Mouvement 5 Etoiles (anti-système) Luigi Di Maio samedi, c’est Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et chef de file de La Ligue du Nord (extrême droite) qui a ouvert les hostilités mardi.

“En Libye, la France n’a aucun intérêt à stabiliser la situation, probablement parce qu’elle a des intérêts pétroliers qui sont contraires à ceux de l’Italie”, a déclaré l’autre co-vice-président à la chaîne de télévision Canale 5.

Les groupes pétroliers Eni et Total sont partenaires en Libye au sein de plusieurs coentreprises. Claudio Descalzi, le dirigeant de l’italien Eni, avait à ce sujet réfuté l’année dernière toute tension avec Total.

Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a tenté d’apaiser les tensions. “Ceci ne remet pas en question notre amitié historique avec la France, pas plus qu’avec le peuple français. Cette relation reste forte et constante en dépit de disputes politiques”, écrit-il dans un communiqué.

Samedi dernier, Luigi di Maio avait déjà accusé les autorités françaises d’”appauvrir” l’Afrique et de se servir du franc CFA pour poursuivre leur oeuvre colonisatrice en Afrique.

Ses déclarations ont été jugées “inacceptables” par le Quai d’Orsay qui a convoqué lundi l’ambassadrice d’Italie à Paris, Teresa Castaldo.

S’exprimant mardi en marge de la signature par Emmanuel Macron et Angela Merkel d’un nouveau traité de coopération franco-allemand à Aix-la-Chapelle, une source à la présidence française a évoqué indirectement les tensions actuelles.

Lors des élections européennes de mai, le projet européen va “vraiment se confronter à ceux qui – on le voit encore aujourd’hui encore avec les déclarations aberrantes du gouvernement italien – cherchent cette espèce de destruction du projet européen et du couple franco-allemand”, a-t-on dit.

“VOLER LA VEDETTE”
Les déclarations italiennes sont “fausses et sans fondement”, a renchéri une source diplomatique française à Paris. La France déploie ses efforts pour trouver une solution à la situation en Libye, ancienne colonie italienne plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que Matteo Salvini tient de tels propos, il a sans doute voulu ainsi éviter de “se faire voler la vedette” par Luigi Di Maio, a estimé cette source.

Depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition Ligue-M5S en Italie en juin dernier, les relations entre Paris et Rome se sont crispées notamment autour des questions migratoires et plus récemment autour de la crise des “Gilets jaunes”.

Début janvier, Luigi Di Maio a appelé les manifestants qui protestent depuis le 17 novembre en France à “ne rien lâcher”. Il a été rejoint en ce sens par Matteo Salvini qui a apporté son soutien aux “Gilets jaunes”.

Ce double appel a été fraîchement accueilli par la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau, qui a invité sur Twitter les deux dirigeants à “balayer devant leur propre porte”, soulignant que la France se gardait “de donner des leçons à l’Italie”.

Plus récemment, dans la foulée de l’arrestation en Bolivie de Cesare Battisti, Matteo Salvini a accusé les autorités françaises de ne pas livrer les anciens militants italiens d’extrême gauche réfugiés en France.

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Europe

Meurtre de l’oncle de Jacqueline Galant à Jurbise: les trois accusés coupables

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Le jury de la cour d’assises du Hainaut a rendu son verdict de culpabilité, après trois heures de délibération mardi, dans la cadre du procès des trois hommes accusés d’un vol avec violence, perpétré le 25 novembre 2016 à Jurbise, avec circonstances aggravantes de torture et du meurtre de Michel Robette (83 ans), l’oncle de l’ex-ministre (MR) Jacqueline Galant. Eric Van Hoe, Geoffrey Simoncini et Gabriel Place sont coupables des faits.

Seul Eric van Hoe contestait sa participation aux faits. Les jurés ont été frappés par le caractère invraisemblable de ses dénégations et par ses explications progressives au fil de l’enquête. Le jury a aussi estimé que les empreintes sur la bouteille de Leffe, en partie brisée, atteste de sa présence sur la scène de crime et de sa participation active. De plus, il a remis un tournevis volé à une jeune femme, laquelle l’a entendu prendre contact avec un tiers pour écouler le butin du vol.

Pour le reste, les jurés se sont appuyés sur le caractère cohérent et précis des confidences faites par Geoffrey Simoncini, hors de toute pression de l’enquête. Simoncini n’a pas hésité à s’incriminer lui-même d’avoir porté des coups.

Michel Robette (83 ans) avait été tué chez lui, à Jurbise, par d’importants coups portés avec un objet contondant à la tête. Il était l’oncle de la bourgmestre de Jurbise, Jacqueline Galant.

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