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Nemmouche devant ses juges à Bruxelles, quatre ans après la tuerie du musée juif

AFP

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Mehdi Nemmouche, jihadiste français accusé des quatre assassinats commis en 2014 au Musée juif de Bruxelles, comparaît lundi devant la cour d’assises de la capitale belge pour une nouvelle audience préparatoire, trois jours avant l’ouverture de son procès placé sous étroite surveillance policière.

L’audience, convoquée à 9H00 (08H00 GMT), vise à désigner le jury populaire qui décidera avec les magistrats de la cour du sort du jihadiste. Le procès commencera officiellement jeudi avec la lecture de l’acte d’accusation et pourrait durer jusqu’à fin février.

L’attentat antisémite de Bruxelles avait ému la communauté internationale. Plus de 300 journalistes belges et étrangers sont accrédités pour suivre les débats.

Jugé avec un complice présumé, un autre Français qui doit aussi répondre d' »assassinat terroriste » et encourt comme lui la prison à perpétuité, Mehdi Nemmouche, 33 ans, fait figure de principal accusé.

Si les 12 jurés soutiennent la thèse de l’accusation, la tuerie du musée juif restera comme le premier attentat commis en Europe par un combattant jihadiste de retour de Syrie, dix-huit mois avant le sanglant 13 novembre 2015 (130 morts à Paris).

Pour sa part, Nemmouche, délinquant multirécidviste qui s’est radicalisé en prison, nie les faits. Il veut « voir son innocence reconnue », comme l’a dit un de ses avocats le 20 décembre lors d’une première audience préliminaire.

Des preuves jugées « accablantes »

En face, sur les bancs des parties civiles, familles et associations juives estiment à l’inverse que les preuves rassemblées contre lui sont « accablantes ».

Selon l’accusation, Nemmouche est l’homme qui, le 24 mai 2014, a ouvert le feu dans le hall d’entrée du Musée juif, tuant un couple de touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge du site. Un quadruple assassinat exécuté en 82 secondes, comme s’il était l’oeuvre d’un tueur professionnel.

A l’époque, le natif de Roubaix (nord) était revenu depuis peu de Syrie où il avait combattu dans les rangs jihadistes. Soupçonné d’y avoir été l’un des geôliers de quatre journalistes français (appelés à témoigner aux assises de Bruxelles), il a été inculpé fin 2017 à Paris et un autre procès se profile pour lui en France.

Dans l’enquête française sur cette séquestration, Nemmouche a été dépeint en gardien « violent », tortionnaire de prisonniers syriens et admirateur de Mohamed Merah, l’homme qui avait tué trois enfants et un père juifs en 2012 à Toulouse (sud de la France).

Pour Yohan Benizri, président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB), partie civile au procès, le caractère antisémite des assassinats reprochés à l’accusé ne fait aucun doute.

La crainte, a confié M. Benizri à l’AFP, est que ses avocats, Sébastien Courtoy et Henri Laquay, tentent de « minimiser » cet aspect antisémite, ou de « tenir un discours de type complotiste ».

Anciens avocats de Dieudonné –

L’hypothèse de la responsabilité d’agents israéliens a déjà été évoquée à demi-mot le 20 décembre par Me Courtoy. Avec Me Laquay, cet avocat controversé a défendu dans le passé en Belgique le polémiste Dieudonné, plusieurs fois condamné en France pour injure raciale, incitation à la haine et apologie du terrorisme.

Six jours après la tuerie, Nemmouche avait été arrêté le 30 mai 2014 en possession d’un revolver et d’un fusil d’assaut à la gare routière de Marseille, où s’est ensuite concentrée une partie de l’enquête.

C’est là que son co-accusé Nacer Bendrer a été arrêté en décembre 2014, soupçonné de l’avoir aidé à se fournir en armes.

En 2009-2010, les deux délinquants avaient fait connaissance à la prison de Salon-de-Provence (sud). Incarcérés dans le même bâtiment, ils étaient décrits comme radicalisés, faisant du « prosélytisme » auprès des autres détenus musulmans.

Leur proximité est attestée dans l’enquête par 46 contacts téléphoniques en l’espace de quinze jours en avril 2014, époque à laquelle Nemmouche est soupçonné d’être en pleins préparatifs. Durant ces quelques semaines avant la tuerie, ils se seraient vus plusieurs fois à Bruxelles et Marseille.

Bendrer, 30 ans, clame aussi son innocence. En France, dans un autre dossier, il a été condamné en septembre à cinq ans de prison pour une tentative d’extorsion de fonds dans le milieu marseillais du narcobanditisme.

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Europe

Nemmouche transportait deux armes chargées lors de son arrestation

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Les enquêteurs et les juges d’instruction ont entamé, mardi après-midi devant la cour d’assises de Bruxelles, le volet français de l’enquête de la tuerie du Musée juif de Belgique. Il ressort de leur exposé que Mehdi Nemmouche était muni, lors de son arrestation à Marseille, d’un revolver chargé mais pas armé et d’une kalachnikov avec une balle chambrée, prête à tirer. Il s’agissait des armes qui ont servi au Musée juif.

La cour a entendu deux enquêteurs français concernant l’arrestation de Mehdi Nemmouche à Marseille le 30 mai 2014, quatre jours après l’attaque au Musée juif de Belgique à Bruxelles.

L’un d’eux, appartenant à la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), a témoigné de manière anonyme par vidéo-conférence. Le second, attaché à la sous-direction anti-terroriste de la direction générale de la police judiciaire (SDAT), a été entendu dans la salle d’audience.

Ceux-ci ont exposé que Mehdi Nemmouche avait été arrêté à la gare routière Saint-Charles à Marseille à 12h30 le 30 mai 2014, à bord d’un car de la société Eurolines.

La brigade de surveillance des douanes de Marseille a effectué un contrôle dans ce bus et a découvert qu’un homme, identifié plus tard comme étant Mehdi Nemmouche, était en possession de deux armes.

Un revolver chargé de six munitions, mais pas armé, se trouvait dans la poche gauche de sa veste. Un sac Décathlon, posé sur un siège voisin du sien, renfermait également une kalachnikov. Le chargeur de ce fusil d’assaut était engagé et contenait 30 cartouches, dont une était dans la chambre, prête à tirer. Mehdi Nemmouche avait rapidement avoué aux douaniers être le propriétaire du sac.

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Europe

Nouvelle passe d’armes verbale entre Paris et Rome

Reuters

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L’Italie et la France ont poursuivi mardi leur affrontement verbal sur le rôle joué par Paris en Afrique, notamment en Libye, dernière crispation en date entre les deux pays alliés après des tensions autour de la crise des “Gilets jaunes”.

Après le co-vice-président du Conseil italien et chef politique du Mouvement 5 Etoiles (anti-système) Luigi Di Maio samedi, c’est Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et chef de file de La Ligue du Nord (extrême droite) qui a ouvert les hostilités mardi.

“En Libye, la France n’a aucun intérêt à stabiliser la situation, probablement parce qu’elle a des intérêts pétroliers qui sont contraires à ceux de l’Italie”, a déclaré l’autre co-vice-président à la chaîne de télévision Canale 5.

Les groupes pétroliers Eni et Total sont partenaires en Libye au sein de plusieurs coentreprises. Claudio Descalzi, le dirigeant de l’italien Eni, avait à ce sujet réfuté l’année dernière toute tension avec Total.

Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a tenté d’apaiser les tensions. “Ceci ne remet pas en question notre amitié historique avec la France, pas plus qu’avec le peuple français. Cette relation reste forte et constante en dépit de disputes politiques”, écrit-il dans un communiqué.

Samedi dernier, Luigi di Maio avait déjà accusé les autorités françaises d’”appauvrir” l’Afrique et de se servir du franc CFA pour poursuivre leur oeuvre colonisatrice en Afrique.

Ses déclarations ont été jugées “inacceptables” par le Quai d’Orsay qui a convoqué lundi l’ambassadrice d’Italie à Paris, Teresa Castaldo.

S’exprimant mardi en marge de la signature par Emmanuel Macron et Angela Merkel d’un nouveau traité de coopération franco-allemand à Aix-la-Chapelle, une source à la présidence française a évoqué indirectement les tensions actuelles.

Lors des élections européennes de mai, le projet européen va “vraiment se confronter à ceux qui – on le voit encore aujourd’hui encore avec les déclarations aberrantes du gouvernement italien – cherchent cette espèce de destruction du projet européen et du couple franco-allemand”, a-t-on dit.

“VOLER LA VEDETTE”
Les déclarations italiennes sont “fausses et sans fondement”, a renchéri une source diplomatique française à Paris. La France déploie ses efforts pour trouver une solution à la situation en Libye, ancienne colonie italienne plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que Matteo Salvini tient de tels propos, il a sans doute voulu ainsi éviter de “se faire voler la vedette” par Luigi Di Maio, a estimé cette source.

Depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition Ligue-M5S en Italie en juin dernier, les relations entre Paris et Rome se sont crispées notamment autour des questions migratoires et plus récemment autour de la crise des “Gilets jaunes”.

Début janvier, Luigi Di Maio a appelé les manifestants qui protestent depuis le 17 novembre en France à “ne rien lâcher”. Il a été rejoint en ce sens par Matteo Salvini qui a apporté son soutien aux “Gilets jaunes”.

Ce double appel a été fraîchement accueilli par la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau, qui a invité sur Twitter les deux dirigeants à “balayer devant leur propre porte”, soulignant que la France se gardait “de donner des leçons à l’Italie”.

Plus récemment, dans la foulée de l’arrestation en Bolivie de Cesare Battisti, Matteo Salvini a accusé les autorités françaises de ne pas livrer les anciens militants italiens d’extrême gauche réfugiés en France.

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Europe

Meurtre de l’oncle de Jacqueline Galant à Jurbise: les trois accusés coupables

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Le jury de la cour d’assises du Hainaut a rendu son verdict de culpabilité, après trois heures de délibération mardi, dans la cadre du procès des trois hommes accusés d’un vol avec violence, perpétré le 25 novembre 2016 à Jurbise, avec circonstances aggravantes de torture et du meurtre de Michel Robette (83 ans), l’oncle de l’ex-ministre (MR) Jacqueline Galant. Eric Van Hoe, Geoffrey Simoncini et Gabriel Place sont coupables des faits.

Seul Eric van Hoe contestait sa participation aux faits. Les jurés ont été frappés par le caractère invraisemblable de ses dénégations et par ses explications progressives au fil de l’enquête. Le jury a aussi estimé que les empreintes sur la bouteille de Leffe, en partie brisée, atteste de sa présence sur la scène de crime et de sa participation active. De plus, il a remis un tournevis volé à une jeune femme, laquelle l’a entendu prendre contact avec un tiers pour écouler le butin du vol.

Pour le reste, les jurés se sont appuyés sur le caractère cohérent et précis des confidences faites par Geoffrey Simoncini, hors de toute pression de l’enquête. Simoncini n’a pas hésité à s’incriminer lui-même d’avoir porté des coups.

Michel Robette (83 ans) avait été tué chez lui, à Jurbise, par d’importants coups portés avec un objet contondant à la tête. Il était l’oncle de la bourgmestre de Jurbise, Jacqueline Galant.

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