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Europe

Des activistes exhortent le pape à limoger certains évêques polonais pour ne pas avoir signalé des cas d’abus sexuels

Reuters

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Certains évêques polonais devraient perdre leur emploi après que le pape François aura reçu un rapport le mois prochain qui les accusera d’avoir manqué à leur devoir de rapporter les cas de pédophiles au sein de la puissante église catholique du pays, ont déclaré lundi des activistes.

L’Église catholique romaine dans le monde entier est sous le choc des crises liées à l’abus sexuel de mineurs dans un certain nombre de pays, dont le Chili, les États-Unis, l’Australie et l’Irlande.

Dans la Pologne profondément catholique, le débat sur la question a à peine commencé, mais la fondation anti-pédophilie «N’ayez pas peur» compile un rapport sur les abus et a annoncé qu’elle informerait prochainement les procureurs polonais de 20 crimes sexuels non signalés auparavant.

« Fin janvier, nous aurons un rapport documentant la négligence des évêques polonais qui sera présenté en février au Vatican », a déclaré Joanna Scheuring-Wielgus, militante et législatrice du petit parti d’opposition « Now », lors d’une conférence de presse.

«Lorsqu’il s’est avéré que des évêques au Chili avaient dissimulé des crimes pédophiles, ils ont perdu leur emploi. De nombreux évêques polonais devraient supporter les mêmes conséquences », a-t-elle déclaré.

Les principaux évêques du monde entier doivent rencontrer le pape François lors d’une conférence au Vatican en février pour discuter de la protection des mineurs. Les organisateurs disent que l’Église doit faire preuve de la plus grande responsabilité, sinon elle risque de perdre sa crédibilité dans le monde entier.

Dans sa campagne visant à démasquer les prêtres pédophiles en Pologne, «N’ayez aucune crainte» a publié en octobre une carte interactive de la pédophilie sur Internet, qui a enregistré cinq millions de clics et généré environ 300 allégations de comportement sexuel sexuel du clergé.

Maintenant, la fondation encourage les victimes à signaler leurs cas et offre l’aide des avocats à ceux qui restaient silencieux de peur d’être mis en doute ou d’être rejetés.

Interrogé sur le rapport, Pawel Rytel-Andrianik, porte-parole de la Conférence polonaise sur l’épiscopat, a déclaré:

« La protection des enfants et des jeunes est de la plus haute importance, c’est pourquoi les évêques rappellent à la population qu’il existe une obligation de signaler les cas d’abus au bureau du procureur. »

Dans une déclaration de novembre, les évêques de Pologne ont demandé pardon aux victimes de sévices commis dans les écritures et indiqué que l’Église avait commencé à recueillir des données pour évaluer l’ampleur des crimes.

Environ 12 millions de personnes, soit près du tiers de la population polonaise, assistent régulièrement à la messe, selon une enquête de l’Institut de statistiques de l’église catholique, un centre de recherche basé à Varsovie.

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Europe

Nemmouche transportait deux armes chargées lors de son arrestation

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Les enquêteurs et les juges d’instruction ont entamé, mardi après-midi devant la cour d’assises de Bruxelles, le volet français de l’enquête de la tuerie du Musée juif de Belgique. Il ressort de leur exposé que Mehdi Nemmouche était muni, lors de son arrestation à Marseille, d’un revolver chargé mais pas armé et d’une kalachnikov avec une balle chambrée, prête à tirer. Il s’agissait des armes qui ont servi au Musée juif.

La cour a entendu deux enquêteurs français concernant l’arrestation de Mehdi Nemmouche à Marseille le 30 mai 2014, quatre jours après l’attaque au Musée juif de Belgique à Bruxelles.

L’un d’eux, appartenant à la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), a témoigné de manière anonyme par vidéo-conférence. Le second, attaché à la sous-direction anti-terroriste de la direction générale de la police judiciaire (SDAT), a été entendu dans la salle d’audience.

Ceux-ci ont exposé que Mehdi Nemmouche avait été arrêté à la gare routière Saint-Charles à Marseille à 12h30 le 30 mai 2014, à bord d’un car de la société Eurolines.

La brigade de surveillance des douanes de Marseille a effectué un contrôle dans ce bus et a découvert qu’un homme, identifié plus tard comme étant Mehdi Nemmouche, était en possession de deux armes.

Un revolver chargé de six munitions, mais pas armé, se trouvait dans la poche gauche de sa veste. Un sac Décathlon, posé sur un siège voisin du sien, renfermait également une kalachnikov. Le chargeur de ce fusil d’assaut était engagé et contenait 30 cartouches, dont une était dans la chambre, prête à tirer. Mehdi Nemmouche avait rapidement avoué aux douaniers être le propriétaire du sac.

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Europe

Nouvelle passe d’armes verbale entre Paris et Rome

Reuters

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L’Italie et la France ont poursuivi mardi leur affrontement verbal sur le rôle joué par Paris en Afrique, notamment en Libye, dernière crispation en date entre les deux pays alliés après des tensions autour de la crise des “Gilets jaunes”.

Après le co-vice-président du Conseil italien et chef politique du Mouvement 5 Etoiles (anti-système) Luigi Di Maio samedi, c’est Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et chef de file de La Ligue du Nord (extrême droite) qui a ouvert les hostilités mardi.

“En Libye, la France n’a aucun intérêt à stabiliser la situation, probablement parce qu’elle a des intérêts pétroliers qui sont contraires à ceux de l’Italie”, a déclaré l’autre co-vice-président à la chaîne de télévision Canale 5.

Les groupes pétroliers Eni et Total sont partenaires en Libye au sein de plusieurs coentreprises. Claudio Descalzi, le dirigeant de l’italien Eni, avait à ce sujet réfuté l’année dernière toute tension avec Total.

Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a tenté d’apaiser les tensions. “Ceci ne remet pas en question notre amitié historique avec la France, pas plus qu’avec le peuple français. Cette relation reste forte et constante en dépit de disputes politiques”, écrit-il dans un communiqué.

Samedi dernier, Luigi di Maio avait déjà accusé les autorités françaises d’”appauvrir” l’Afrique et de se servir du franc CFA pour poursuivre leur oeuvre colonisatrice en Afrique.

Ses déclarations ont été jugées “inacceptables” par le Quai d’Orsay qui a convoqué lundi l’ambassadrice d’Italie à Paris, Teresa Castaldo.

S’exprimant mardi en marge de la signature par Emmanuel Macron et Angela Merkel d’un nouveau traité de coopération franco-allemand à Aix-la-Chapelle, une source à la présidence française a évoqué indirectement les tensions actuelles.

Lors des élections européennes de mai, le projet européen va “vraiment se confronter à ceux qui – on le voit encore aujourd’hui encore avec les déclarations aberrantes du gouvernement italien – cherchent cette espèce de destruction du projet européen et du couple franco-allemand”, a-t-on dit.

“VOLER LA VEDETTE”
Les déclarations italiennes sont “fausses et sans fondement”, a renchéri une source diplomatique française à Paris. La France déploie ses efforts pour trouver une solution à la situation en Libye, ancienne colonie italienne plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que Matteo Salvini tient de tels propos, il a sans doute voulu ainsi éviter de “se faire voler la vedette” par Luigi Di Maio, a estimé cette source.

Depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition Ligue-M5S en Italie en juin dernier, les relations entre Paris et Rome se sont crispées notamment autour des questions migratoires et plus récemment autour de la crise des “Gilets jaunes”.

Début janvier, Luigi Di Maio a appelé les manifestants qui protestent depuis le 17 novembre en France à “ne rien lâcher”. Il a été rejoint en ce sens par Matteo Salvini qui a apporté son soutien aux “Gilets jaunes”.

Ce double appel a été fraîchement accueilli par la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau, qui a invité sur Twitter les deux dirigeants à “balayer devant leur propre porte”, soulignant que la France se gardait “de donner des leçons à l’Italie”.

Plus récemment, dans la foulée de l’arrestation en Bolivie de Cesare Battisti, Matteo Salvini a accusé les autorités françaises de ne pas livrer les anciens militants italiens d’extrême gauche réfugiés en France.

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Europe

Meurtre de l’oncle de Jacqueline Galant à Jurbise: les trois accusés coupables

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Le jury de la cour d’assises du Hainaut a rendu son verdict de culpabilité, après trois heures de délibération mardi, dans la cadre du procès des trois hommes accusés d’un vol avec violence, perpétré le 25 novembre 2016 à Jurbise, avec circonstances aggravantes de torture et du meurtre de Michel Robette (83 ans), l’oncle de l’ex-ministre (MR) Jacqueline Galant. Eric Van Hoe, Geoffrey Simoncini et Gabriel Place sont coupables des faits.

Seul Eric van Hoe contestait sa participation aux faits. Les jurés ont été frappés par le caractère invraisemblable de ses dénégations et par ses explications progressives au fil de l’enquête. Le jury a aussi estimé que les empreintes sur la bouteille de Leffe, en partie brisée, atteste de sa présence sur la scène de crime et de sa participation active. De plus, il a remis un tournevis volé à une jeune femme, laquelle l’a entendu prendre contact avec un tiers pour écouler le butin du vol.

Pour le reste, les jurés se sont appuyés sur le caractère cohérent et précis des confidences faites par Geoffrey Simoncini, hors de toute pression de l’enquête. Simoncini n’a pas hésité à s’incriminer lui-même d’avoir porté des coups.

Michel Robette (83 ans) avait été tué chez lui, à Jurbise, par d’importants coups portés avec un objet contondant à la tête. Il était l’oncle de la bourgmestre de Jurbise, Jacqueline Galant.

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