Connect with us

Culture

Mort de Christine de Rivoyre, auteure d’une oeuvre douce-amère

AFP

Publié

le

Amoureuse des Landes, des jardins, des chevaux et des livres de Colette, la romancière Christine de Rivoyre, qui s’est éteinte dans la nuit de jeudi à vendredi, était l’auteure d’une ?uvre douce-amère, témoin ironique d’un monde de privilégiés.

Cette « petite bonne femme », comme elle se définissait elle-même, de 1m 52 pour 43 kg, aux yeux noirs et brillants, avait eu quelques prix littéraires – dont l’Interallié en 1968 pour « Le petit matin » – mais encore plus de lecteurs fidèles qui louaient son amour pour la nature, sa tendresse et ses coups de griffe.

Elle est morte à Paris à l’âge de 97 ans.

Le cinéma s’était emparé de trois de ses romans : « Les Sultans », adapté par Jean Delannoy avec Gina Lollobrigida en 1966, « La Mandarine », réalisé en 1971 par Edouard Molinaro avec Annie Girardot et « Le petit matin ». Une histoire d’amour (encore taboue à l’époque) entre une jeune fille et un cavalier allemand sous l’Occupation mise en images en 1971 par Jean-Gabriel Albicocco avec Mathieu Carrière et Catherine Jourdan.

Membre du jury Médicis de 1971 à 2017, cette célibataire a d’abord vécu à Paris avant de s’installer, à la fin des années 1970, dans la maison familiale d’Onesse-Laharie, entourée d’un airial (jardin à demi-sauvage) et proche des plages dorées de l’Atlantique.

C’est dans ce village qu’habitaient ses soeurs. Elle ne savait pas cuisiner mais avait préfacé le livre « La cuisine landaise » écrit par ces dernières, Eliane et Jacquette.

A Paris, dira-t-elle, « j’étais journaliste, je voyais des gens merveilleux comme Faulkner ou Morand. J’étais amoureuse. Et sportive. Et agitée. Un jour, ma mère est morte. J’ai regardé cette maison qui allait mourir si on ne s’en occupait pas. Alors, je suis partie là-bas. Avec mon chien et de la musique. Et j’ai eu beaucoup de secondes à moi… ».

  • passionnée de botanique –

Christine de Rivoyre est née à Tarbes (Hautes-Pyrénées) le 29 novembre 1921. Elle était la petite-fille d’un explorateur et la fille d’un officier, écuyer au cadre noir de Saumur, l’un des grands cavaliers de son époque.

Après des études à Bordeaux, Poitiers et à La Sorbonne, elle part, comme boursière, aux Etats-Unis étudier le journalisme à l’université de Syracuse (état de New York). C’est là que naît une de ses premières passions : la botanique. « Comment peut-on vivre sans glycine ? », demandera le personnage d’un de ses livres.

De 1950 à 1955, elles est critique de théâtre et de danse au journal « Le Monde » puis entre, pour une dizaine d’années, à « Marie-Claire », comme directrice littéraire. Le magazine se sépare d’elle en 1966 : peu importe, elle vivra de sa plume et ira plus tard s’installer dans les Landes.

Elle signe « Fleur d’agonie » (1970), « Boy » en 1973 (500.000 exemplaires vendus). Dans ce roman, elle crée un personnage, inspiré par la servante de sa grand-mère et de sa mère, Marie Lacoste.

« Je désire un jour être enterrée à côté d’elle », disait-elle de cette femme, morte en 1981 à l’âge de 94 ans, qui fut dévouée à trois générations de la famille de Rivoyre.

On lui devait aussi « Belle-Alliance » (1982), « Reine-mère » (1985, le portrait tourmenté d’une famille : la sienne), « Crépuscule taille unique » (1989) ou encore « Racontez-moi les flamboyants » (1995).

Après un silence d’une douzaine d’années, on la retrouve en 2007 dans « Archaka » (sur un ami écrivain disparu) et, en 2014, un livre de souvenirs (en collaboration), « Flying Fox et autres portraits », du nom d’un de ces chevaux qu’aimait tant cette adoratrice de la nature.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Continue Reading
Advertisement
laisser un commenataire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Dernier tacle (meurtre à l’OM) : un roman co-écrit par le sportif Emmanuel Petit.

Published

on

Champion du monde en 1998, Emmanuel Petit a mis un terme à sa carrière de footballeur il y a une quinzaine d’années Il signe avec Dernier Tacle son premier roman.

Un livre co-écrit avec un spécialiste du polar marseillais, Gilles del Pappas.

Ce bouquin d’environ 250 pages sera en vente dès le 7 février prochain, et l’histoire est la suivante :

Plongée dans le dossier brûlant de la FIFA, Clémentine Paccini, jeune commissaire du 36 quai des Orfèvres, forte tête et pas­sionnée de gastronomie, est dépêchée en urgence à Marseille. Stupeur dans la France entière : le charismatique entraîneur de l’OM est retrouvé assassiné. Aux côtés du directeur de l’enquête, Romain Dugrand, Clémentine va devoir jouer des coudes dans un milieu presque exclusivement masculin et pour le moins réticent à voir une femme se mêler du sport national suprême. Pourtant, rien n’arrête la jeune femme dont le flair est tout aussi aiguisé que le palais. Quand d’autres meurtres se succèdent à la Commanderie, le centre d’entraînement marseillais, Clémentine va réveiller de bien douloureux secrets…

Lire la suite

Culture

Festival indien : Des mystérieux hommes saints et nus attirent l’attention

Des hommes saints nus mystérieux attirent énormément à Kumbh Mela en Inde

Published

on

Kumbh Mela Hoe

Les Naga sadhus ou ascètes hindous, nus, hormis les perles de chapelet et les guirlandes et les pipes en bois, sont un des grands attraits de la plus grande fête religieuse au monde qui ait débuté cette semaine en Inde.

Au Kumbh Mela, ou «festival du pot», organisé cette année à Prayagraj, dans le nord de l’Inde, les organisateurs s’attendent à ce que 150 millions de personnes se baignent au confluent de trois rivières sacrées: le Gange, la Yamuna et un troisième fleuve mythique.

Le Saraswati. Le festival est l’une des seules occasions de voir les Naga sadhus, dont certains vivent dans des grottes après avoir fait vœu de célibat et renoncé aux biens de ce monde.

Leur charge jusqu’aux eaux pour se baigner à l’ouverture du Kumbh, dont beaucoup sont armés de tridents et d’épées, est l’un des points forts du festival. « C’est un confluent de tous les Naga sadhus au point de rencontre de ces rivières sacrées », a déclaré Anandnad Saraswati, un Naga sadhu de Mathura, une ville sainte du nord de l’Inde.

«Ils se rencontrent, ils interagissent et méditent et prient ici au saint confluent. Ils transmettent leur message aux gens et les transforment.  » La plupart des Nagas entrent dans les ordres au début de leur adolescence, laissant leurs amis et leurs familles se plonger dans la méditation, le yoga et les rituels religieux. Cela peut prendre des années pour se voir attribuer le titre de Naga, disent-ils.

«Il faut vivre une vie de célibat pendant six ans. Après cela, la personne reçoit le titre de grand homme et douze ans plus tard, elle devient un naga », a déclaré Digambar Kedar Giri, un Naga sadhu de Jaipur.

Pendant les huit semaines du Kumbh, qui se déroule généralement tous les trois ans dans l’une des quatre villes de l’Inde, les Nagas vivent dans des monastères de fortune appelés Akhara, érigés sur les rives orientales du Gange. Ils passent leurs journées à méditer, à fumer du cannabis et à recevoir un flot de visiteurs qui viennent se payer leur respect.«Cela semble surréaliste: tout ce temps, tu as lu à leur sujet.

Ce sont presque des personnages de fiction et ensuite vous les rencontrez », a déclaré une femme qui s’appelait Pallavi lors d’une visite à l’Akharas. La Kumbh Mela a ses racines dans une tradition hindoue qui dit que le dieu Vishnu s’est emparé d’un pot en or contenant le nectar de l’immortalité des démons.

En douze jours de lutte pour la possession, quatre gouttes sont tombées sur terre, dans les villes de Prayagraj, Haridwar, Ujjain et Nasik, qui partagent les Kumbhs.

Lire la suite

Culture

Première journée officielle du festival indien Kumbh Mela

Les ascètes hindous mènent des millions d’Indiens dans le bain sacré, mais la politique pèse

Published

on

Festival
Des millions de pèlerins ont commencé à se baigner lors de la première journée officielle du festival indien Kumbh Mela, le plus grand festival religieux au monde, où la politique joue un rôle important en prévision des élections générales qui se dérouleront plus tard cette année.
Au cours des huit semaines de festival à Prayagraj, dans l'État d'Uttar Pradesh, dans le nord du pays, près de 150 millions de personnes, dont un million de visiteurs étrangers, devraient se baigner au confluent du Gange, de la Yamuna et d'un troisième fleuve mythique, le Saraswati. .
Plus de 18 millions de pèlerins conduits par des ascètes nus et enduits de cendres sont entrés sur les lieux mardi à 16h00 (11h30 GMT), a déclaré un porte-parole du Kumbh Mela Adhikari, principal comité d'organisation.
«Cette fois, il y a tellement plus d'espace», a-t-il déclaré. "Tout indique que ce sera plus gros que le dernier Kumbh."
Il est difficile d'estimer le nombre de spectateurs sur le site, deux tiers de celui de Manhattan, et le responsable n'a pas précisé comment le comité en était arrivé à ce chiffre.
Cependant, si la tendance se poursuivait, ce serait le plus grand Kumbh de tous les temps.
Le parti Bharatiya Janata du Premier ministre, qui gouverne l’Etat, considère le succès de ce festival comme un moyen de parfaire sa réputation de défenseur de la religion hindoue.
Le site sacré était orné de gigantesques découpages en carton de Modi, qui doit faire face à une dure épreuve lors d'une élection générale prévue pour le mois de mai.
«Modi est un homme bon», a déclaré Varun K. Seth, un prêtre vêtu de safran qui a fait signe à une figure de Modi. "Il veille sur nous."
Les Hindous fervents croient que se baigner dans les eaux du Gange exempte les gens de leurs péchés et que, lors de la Kumbh Mela, ou «festival du pot», il apporte le salut du cycle de la vie et de la mort.
L'un des points forts est l'apparition des Naga sadhus, ou ascètes, qui adorent Shiva et se baignent le premier jour.
De nombreux sadhus appartiennent à des ordres monastiques appelés Akharas et certains vivent dans des grottes éloignées, se dirigeant vers le Kumbh Mela, qui se tient généralement tous les trois ans dans quatre villes.
Peu avant l'aube de mardi, les premiers ascètes, les Panchayati, ont plongé dans l'eau au milieu des cris de «har har Mahadev» ou «tout le monde est Mahadev», un autre nom pour Shiva.
Lire la suite
Advertisement

Facebook




cinéma

Advertisement