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Cameroun

Le Cameroun a un nouveau Premier ministre

Joseph Dion Ngute a été nommé ce vendredi. Il remplace à ce poste Philemon Yang.

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Le président camerounais, Paul Biya, a nommé Joseph Dion Ngute au poste de Premier ministre de la République du Cameroun.

Il a été nommé par décret présidentiel lu à la radio nationale le vendredi 5 janvier. Il remplace à ce poste Philemon Yang.

Sa nomination interview 24 heures après après l’incendie de sa résidence par des sécessionnistes présumés.

Sa résidence se trouve dans sa division natale de Bobongo, Ekondo Titi, dans le département de Ndian, dans la région du Sud-Ouest.

Les incendies criminels sont légion dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s’est aggravée il y a un an.

C’est la deuxième fois que Joseph Dion Ngute, dirigeant suprême de la tribu des Barombi, est victime des attaques des sécessionnistes depuis le début de la crise.

Joseph Dion Ngute et sa délégation ont été attaqués le 6 août 2017 à l’ambassade du Cameroun en Afrique du Sud, alors qu’ils étaient envoyés en mission pour dialoguer avec des Camerounais de cette partie du monde pour trouver des solutions possibles pour résoudre la crise.

Qui est Joseph Dion Ngute

Le nouveau premier ministre est né le 12 mars 1954 à Bongongo Barombi dans le département du Ndian de la région du Sud-Ouest.

De 1966 à 1971, il étudie au Lycée Bilingue de Buéa, où il obtient le GCE Advanced Level. De 1973 à 1977, il suit les études supérieures à l’Université de Yaoundé et obtient la Licence en Droit. Puis de 1977 à 1978, il est inscrit à Queen Mary College de l’Université de Londres, où il obtient le Master’s degree en Droit. Et, de 1978 à 1982, il suit le programme de Ph.D. en Droit à l’Université de Warwick en Grande-Bretagne.

Depuis 1980, il est chargé de Cours à l’Université de Yaoundé II. Le 19 juin 1986, il est nommé Directeur Général Adjoint du Centre National d’Administration et de Magistrature.

Le 11 mars 1991, il devient Directeur Général de l’ENAM., cumulativement avec ses fonctions du Directeur Général par intérim du CENAM (1993 – 1995).

Depuis le 7 décembre 1997, il est Ministre Délégué auprès du Ministre des Relations Extérieures chargé du Commonwealth.

Ce professeur de Droit remplace ce vendredi Philemon Yang qui a été le cinquième Premier ministre du Cameroun durant neuf ans.

Joseph Dion Ngute devra établir la liste des personnalités camerounaises susceptibles de constituer le gouvernement pour ce septennat.

Les noms seront ensuite promulgués par le président Paul Biya.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Cameroun

Cameroun: un important homme d’affaire tué à Wum par des sécessionnistes présumés

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Au moins six combattants séparatistes ont été tués à Wum dans le département de la Menchum, région du Nord-ouest par les forces de l’ordre.

Le raid a eu lieu samedi 19 janvier alors qu’un camp appartenant aux séparatistes présumés avait été détruit.

Le raid des soldats faisait suite à l’assassinat d’un important homme d’affaires à Wum par des combattants séparatistes présumés de la région.

Alhadji Bala Dauda, ​​un homme d’affaires à Wum, aurait été tué par balle par les hommes armés lorsqu’il se rendait dans à l’une de ses fermes le 18 janvier, ont indiqué des sources locales.

Des hommes armés auraient attaqué cette ferme la veille, emportant du bétail. C’est dans le cadre de sa visite à la ferme pour évaluer les dégâts qu’il a été tué, a déclaré une source.

La mort d’Alhadji Bala a depuis suscité de nombreuses condamnations de la part de la population locale car il était un investisseur important dans la région.

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Cameroun

Des ONGs réclament la libération d’Amadou Vamoulké, ancien directeur général de la Crtv

Plusieurs associations, dont Reporters sans Frontières (RSF) et la FIDH, ont demandé mercredi à Paris la libération de l’ancien patron de la radio et télévision publique camerounaise, la CRTV, incarcéré à Yaoundé depuis près de deux ans et demi.

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Officiellement, Amadou Vamoulké est poursuivi pour détournement de fonds publics, près de 6 millions d’euros, non pas à des fins personnels, mais au profit de la chaîne de télévision publique qu’il a dirigée entre 2005 et 2016. Aucun rapport d’audit et aucun témoin n’ont appuyé ces accusations depuis le début du procès dont la plupart des 14 audiences qui se sont tenues à ce jour n’ont duré qu’une poignée de minutes.

«Aucun élément à charge ni aucun témoin n’ont été apportés par l’accusation depuis le début de son procès dont la plupart des 15 audiences qui se sont déjà tenues n’ont duré qu’une poignée de minutes», pointe RSF dans un communiqué.

Le journaliste doit comparaître le 22 janvier 2019 pour la seizième fois en un an et demi. RSF a annoncé mercredi la saisine du groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU. «Après deux ans et demi derrière les barreaux sans avoir été condamné, le caractère arbitraire de la détention ne fait aucun doute. Il est essentiel qu’il soit reconnu par l’ONU afin d’accentuer la pression sur les autorités camerounaises pour obtenir sa libération», estime Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.

«La défense des libertés est aujourd’hui plus qu’hier, une nécessité au Cameroun», a ajouté Florent Geel, responsable Afrique à la Fédération internationale des droits de l’homme.

Selon une enquête de RSF publiée en décembre dernier, Amadou Vamoulké est un «fervent partisan du pluralisme médiatique» et «un ardent défenseur de la liberté de la presse». Amadou Vamoulké est l’une des grandes figures de la presse camerounaise. Major de la promotion de l’école supérieure de journalisme de Yaoundé fondée par Hervé Bourges, ancien président de plusieurs chaînes françaises (TF1, France Télévisions, RFI) et du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qui a lui aussi apporté son soutien, il fut le premier président de l’Union des journalistes du Cameroun.

Il milita activement pour l’ouverture du marché audiovisuel camerounais pour mettre fin au monopole d’information détenu par la chaîne publique. Il est également connu pour être un fervent défenseur de la dépénalisation des délits de presse. A l’instar de RSF, il s’était engagé pour obtenir la libération de Pius Njawé, icône de la presse indépendante camerounaise, détenu pendant 10 mois pour avoir évoqué la santé de Paul Biya dans un article de son journal.

RSF ne cesse de demander la fin des détentions arbitraires de journalistes au Cameroun. L’organisation avait dénoncé les 29 mois d’emprisonnement du correspondant de RFI Ahmed Abba, finalement libéré le 22 décembre 2017. Plus récemment, au début du mois de novembre 2018, le président Paul Biya a ordonné la remise en liberté de la présentatrice d’Equinoxe TV Mimi Mefo, dont RSF avait dénoncé la veille le placement en détention provisoire et les poursuites engagées devant une juridiction militaire.

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Cameroun

Cameroun: l’opposant Maurice Kamto annonce une marche pacifique le 26 janvier 2019

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Le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun a fait cette annonce le 15 janvier 2019. C’était au cours de la cérémonie de présentation de meilleurs vœux à la presse qu’il a organisée à Yaoundé.

«Le 26 janvier 2019, nous lancerons les marches que j’ai annoncées dans mon message de fin d’année. Dans les principales villes du Cameroun, nous allons sortir, nous allons marcher pacifiquement, dans la paix, sans armes. Mais pour dire non! Ce qui se passe au Nord-Ouest et au Sud-Ouest ne se fait pas en notre monde. Non au hold-up électoral! Non à l’atteinte sauvage à la fortune publique», a déclaré Maurice Kamto.

Face à la presse, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) et candidat malheureux de la Présidentielle 2018 s’est montré plutôt résolu et très engagé dans les manifestations qu’il prévoit faire dans «les principales villes» du pays. Lors de ladite présentation Maurice Kamto a affirmé que ses militants et lui vont dénoncer le hold-up électoral, l’atteinte sauvage à la fortune publique «avec fermeté». Il a par ailleurs ajouté «et si, on devait nous tuer à cette occasion, on nous tuera tous. Et si je devais être seul, qu’on me tue moi. C’est une cause qui me dépasse et elle vaut la peine que l’on mène des combats».

Seulement il convient d’indiquer que si, ces marches ne sont pas déclarées et autorisées, elles seront illégales. Et elles pourront très bien avoir le même sort que celles que le parti avait initiées après la proclamation des résultats de la dernière élection présidentielle qui a eu lieu le 7 octobre 2018. On se rappelle que le Mrc avait mis en place un Plan de résistance national qui avait comme slogan «non au hold up électoral». Me Michelle Ndoki et des militants du Mrc s’étaient retrouvés dans les rues de Douala dans le cadre dudit Plan. Ils s’étaient lancés dans une marche certes pacifique mais qui n’avait pas été déclarée. Conséquence, ils avaient été interpellés par les Forces de maintien de l’ordre. Le 4 décembre 2018, le Tribunal de Première Instance de Douala a décidé de l’arrêt des poursuites engagées contre eux.

Il faut souligner que les marches annoncées le 15 janvier dernier par Maurice Kamto, dans son discours de fin d’année 2018 adressé aux camerounais, il en parlait déjà. Il conviait ces derniers à s’y joindre. Il avait invité les Camerounais à «préparer activement la réussite populaire de la grande mobilisation citoyenne, républicaine et pacifique, qui débutera en mi-janvier sur l’ensemble du territoire national». Car pour lui il s’agit en fait, «des marches de l’indignation, de protestation et de la colère, à la fois: contre la guerre dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest pour dire ; contre l’assassinat de la démocratie par les fraudes électorales massives et le vol de l’élection ; contre la corruption, les détournements et le pillage dans l’impunité de l’argent public et des ressources de la Nation».

Sachant bien que ces marches pourraient déboucher sur des heurts avec les Forces de maintien de l’ordre, Maurice Kamto avait engagé ses militants «à la discipline, à ne pas céder aux provocations du régime qui ne manqueront pas, et à vous vêtir en blanc (vêtements, T-Shirt, foulard, brassard, bref tout signe distinctif blanc) pendant cette mobilisation populaire que nous baptisons la ‘‘Marche Blanche».

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