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Etats Unis

Divisé face à Trump, le nouveau Congrès américain fait sa rentrée

AFP

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Les nouveaux élus du 116e Congrès américain posent pour une photo lors de leur première visite au Capitole, le 14 novembre 2018-AFP

Tiraillé entre républicains et démocrates sur fond d’affaire russe et la menace d' »impeachment », le nouveau Congrès américain fait sa rentrée jeudi en augurant une fin de mandat difficile pour Donald Trump.

Comptant un nombre record de femmes et d’élus issus de minorités, le 116e Congrès américain prendra ses fonctions à midi (17h00 GMT): 435 nouveaux élus à la Chambre des représentants, désormais contrôlée par les démocrates, et 100 sénateurs à la chambre haute, qui reste sous contrôle républicain.

En début d’après-midi, la démocrate Nancy Pelosi devrait retrouver, à 78 ans, le perchoir de la Chambre, signant son impressionnant retour au troisième échelon de la politique américaine, derrière le président Trump et le vice-président Mike Pence.

Sauf énorme coup de théâtre, elle sera élue par ses troupes « Speaker », ou présidente de la Chambre, un poste qu’elle avait déjà occupé, marquant alors une première historique, de 2007 à 2010.

Et c’est avec un défi au président républicain qu’elle marquera le premier jour de son nouveau rôle d’opposante en chef: les démocrates ont prévu de présenter dès jeudi à la Chambre des mesures budgétaires temporaires qui permettraient de débloquer les administrations américaines, partiellement paralysées depuis le 22 décembre.

Leur but: s’afficher comme le parti « raisonnable » face à ce qu’ils considèrent comme les « caprices » de Donald Trump.

Mais la Maison Blanche a par avance rejeté ces projets de loi, car ils n’incluent pas cinq milliards de dollars pour financer le mur voulu par Donald Trump à la frontière avec le Mexique afin de lutter contre l’immigration clandestine.

Ces mesures devraient donc rester lettre morte au Sénat, où le chef de la majorité républicaine a juré de ne soumettre au vote qu’une solution qui serait à la fois assurée de recevoir le vote des démocrates et la signature de Donald Trump.

S’ils ont renforcé leur majorité au Sénat, avec 53 sièges sur 100, les républicains ne peuvent se passer des démocrates car ils ont besoin de 60 voix pour approuver toute loi budgétaire.

Au 13e jour du shutdown, il reste ainsi difficile d’entrevoir une sortie de crise.

Donald Trump s’est encore montré inflexible mercredi sur le mur lors d’une réunion avec les démocrates.

« Cela pourrait durer longtemps », a-t-il lancé. Puis il a convié les responsables des deux bords à une nouvelle rencontre vendredi.

Les démocrates, eux, se sont redits favorables à une sécurité « forte » aux frontières, mais opposés à un mur qu’ils jugent « coûteux » et « inefficace ».

  • Enquêtes et déclarations d?impôts –

Ce bras de fer pourrait n’être que les prémices de féroces batailles à venir avec, en premier lieu, la promesse de multiples enquêtes parlementaires visant Donald Trump et son entourage.

En première ligne: les soupçons de collusion entre Moscou et son équipe de campagne électorale en 2016, alors que le mandat du républicain est, pratiquement depuis ses débuts, déjà empoisonné par l’enquête du procureur spécial Robert Mueller.

Avec leur nouveau contrôle de la Chambre, les démocrates décrochent en effet la tête de commissions parlementaires dotées de puissants pouvoirs d’investigation, notamment ceux d’assigner les témoins à comparaître et d’ordonner la présentation de documents.

Ils ont d’ailleurs promis d’exiger du milliardaire qu’il présente enfin ses déclarations d’impôts. Donald Trump est le seul candidat présidentiel de l’Histoire récente américaine à s’y être refusé.

Derrière ces turbulences, la perspective d’une procédure de destitution, ou « impeachment », pourrait se dessiner plus nettement.

Nancy Pelosi a pour l’instant écarté cette idée, affirmant vouloir d’abord attendre les conclusions des enquêtes.

« Si nous devons le faire, nous ne nous détournerons pas de nos responsabilités. Mais je ne pousse pas en ce sens », a-t-elle encore récemment déclaré à l’édition américaine du magazine Elle.

Célèbre pour son sens tactique, elle devra toutefois le mettre à l’épreuve des tiraillements à ce sujet entre les jeunes pousses fraîchement élues qui se réclament de la « résistance » contre le président et les élus démocrates plus modérés qui ont gagné dans des circonscriptions pro-Trump.

Pour l’instant, toute tentative de destituer le 45e président des Etats-Unis n’irait pas loin: si les démocrates sont en position de voter sa mise en accusation à la Chambre, c’est au Sénat qu’il reviendrait ensuite de faire son procès.

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Etats Unis

Après un mois de « shutdown », les Etats-Unis toujours dans l’impasse

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Les Etats-Unis sont entrés mardi dans leur deuxième mois de « shutdown » et aucune solution immédiate n’apparaît pour mettre un terme à la fermeture partielle des administrations faute de financement du Congrès, une crise historique qui pèse sur l’économie et le moral des Américains.

Depuis le 22 décembre, une partie du gouvernement fédéral est paralysé par un bras de fer entre les démocrates au Congrès et la Maison Blanche sur le financement d’un mur anti-immigration à la frontière avec le Mexique.

Donald Trump réclame 5,7 milliards de dollars pour construire le mur, sa principale promesse de campagne. L’opposition s’y oppose, jugeant ce projet « immoral », coûteux et inefficace, et demande comme préalable la réouverture des administrations.

Aucune solution immédiate n’apparaît au Congrès, qui reprend mardi ses activités après un jour férié, chacun se renvoyant la balle.

« Sans mur, notre pays n’aura jamais de frontière ou de sécurité nationale », a assuré mardi M. Trump sur Twitter, accusant les démocrates de « jouer à des jeux politiques ».

« On doit à la fin faire les choses correctement. Ne cédons pas! », a-t-il lancé, saluant l' »unité » du camp républicain sur la question.

La chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a répliqué en accusant le milliardaire et les républicains au Sénat de « prendre les Américains en otage ».

  • Trois ans de sursis –

Pour faire bouger les lignes, le président républicain a mis samedi dans la balance un sursis de trois ans pour les bénéficiaires d’autorisations de résidence qui ont été abrogés par son administration: quelque 700.000 jeunes entrés illégalement dans le pays avec leurs parents et environ 300.000 titulaires du statut de protection temporaire (TPS).

Mais les démocrates ont refusé cette « compilation de plusieurs initiatives déjà rejetées par le passé ».

Le milliardaire s’est en même temps aliéné la frange de son électorat opposée à toute idée d' »amnistie » pour les clandestins.

L’offre pourrait servir de base à de nouvelles discussions.

Si le « shutdown » touche directement 0,5% des travailleurs américains, il commence à affecter indirectement le moral de plus de la moitié des consommateurs, selon une enquête de l’Université du Michigan.

Il pèse aussi sur l’économie et la croissance, sur fond de ralentissement mondial, préviennent les experts.

Environ 800.000 fonctionnaires fédéraux sont contraints au chômage forcé ou doivent travailler sans être payés. Dans des ministères sensibles comme la Sécurité intérieure, les Transports ou les Affaires étrangères, les effectifs ont été réduits au minimum.

Les parcs nationaux du pays ne sont plus sécurisés, de nombreux musées sont fermés et le trafic des aéroports américains est ralenti.

  • Faire pression –

Les gardes-côtes « naviguent dans le monde pour protéger les intérêts nationaux américains alors que leurs proches doivent gérer les défis financiers et l’absence de salaire à la maison », a écrit lundi le chef de ce corps militaire, l’amiral Karl Schultz.

Si les fonctionnaires concernés devraient être rémunérés rétroactivement, plus d’un million de salariés des services privatisés ou sous-traitants des établissements publics devront faire une croix sur leur paie.

« Je vais bientôt perdre ma voiture car je suis très en retard (sur les remboursements), mon assurance santé, mon assurance auto et mon permis de conduire », a dit à l’AFP Yvette Hicks, 40 ans, mère célibataire de deux enfants qui travaille pour l’institution culturelle Smithsonian à Washington.

Des initiatives ont été mises en place pour aider les fonctionnaires dans le besoin: nuits d’hôtels et repas gratuits, collectes de fonds, alors que les banques alimentaires font le plein.

Ce « shutdown », le plus long de l’histoire, commence aussi à avoir un coût politique. Une majorité d’Américains rendent les républicains et la Maison Blanche responsables de la situation, selon plusieurs sondages.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, devrait tout de même soumettre la proposition présidentielle à un débat cette semaine. Il entend ainsi faire pression sur les démocrates en les faisant apparaître comme responsables de l’impasse.

Mais pour les démocrates à la Chambre, il est essentiel de rouvrir d’abord les administrations car les négociations sur le texte pourraient prendre trois ou quatre semaines.

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Etats Unis

La sénatrice démocrate Kamala Harris candidate à la Maison Blanche

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La sénatrice américaine Kamala Harris a annoncé lundi sa candidature à l’élection présidentielle de 2020, rejoignant le groupe croissant des prétendants démocrates souhaitant empêcher Donald Trump d’accéder à un second mandat.

« Le futur de notre pays dépend de vous et de millions d’autres personnes élevant nos voix pour défendre les valeurs américaines », a-t-elle déclaré dans une vidéo postée sur Twitter. « C’est pourquoi je suis candidate pour devenir présidente des Etats-Unis. »

La sénatrice de 54 ans a choisi un jour férié aux Etats-Unis, célébrant l’anniversaire de la naissance de Martin Luther King, pour faire cette annonce. Tout un symbole pour cette fille d’immigrés dont les parents ont participé au mouvement des droits civiques.

C’est « un jour très spécial pour nous tous en tant qu’Américains et je suis honorée de faire cette annonce le jour où nous commémorons » sa mémoire, a-t-elle déclaré dans l’émission « Good Morning America », une des matinales les plus regardées aux Etats-Unis.

Si elle arrive à ses fins — au terme d’un long chemin semé d’embûches au cours duquel elle devra notamment remporter les primaires démocrates — elle serait la première femme présidente des Etats-Unis, mais aussi la première Noire.

  • « Complètement irresponsable » –

Ce ne serait pas la première fois qu’elle décrocherait un titre de pionnière.

Après deux mandats de procureure de San Francisco (2004-2011), elle a été élue, deux fois, procureure de Californie (2011-2017), devenant alors la première femme, mais aussi la première personne noire, à diriger les services judiciaires de l’Etat le plus peuplé du pays.

Elle a ensuite décroché son premier mandat de sénatrice le jour de la victoire de Donald Trump. En prêtant serment à Washington en janvier 2017, elle est la première femme originaire d’Asie du Sud –sa mère est d’origine tamoule– et seulement la seconde sénatrice noire dans l’histoire américaine.

Kamala Harris est notamment connue pour ses interrogatoires serrés, au ton parfois dur, lors d’auditions sous haute tension, comme celle du candidat conservateur controversé à la Cour suprême Brett Kavanaugh en 2018.

Lundi après-midi, elle s’est adressée à la presse depuis l’université Howard à Washington, en attaquant notamment Donald Trump qui « retient les Américains en otage pour un projet orgueilleux qu’il appelle un mur ».

Les administrations américaines sont partiellement paralysées depuis 31 jours, le « shutdown » affectant quelque 800.000 fonctionnaires mis au chômage technique ou devant travailler sans être payés. Donald Trump réclame l’inscription dans le budget de 5,7 milliards de dollars pour construire son mur, mais les démocrates s’y refusent.

« C’est complètement irresponsable, et ces gens ne veulent pas un mur, ils veulent leur salaire », a-t-elle déclaré.

Notre « économie ne fonctionne pas pour les gens qui travaillent », a par ailleurs déploré sur ABC celle qui souhaite défendre les classes moyennes. « J’ai rencontré tellement de personnes qui ont deux ou trois emplois pour payer leurs factures. Personne ne devrait être obligé d’avoir plus d’un emploi. »

  • Multitude de candidats –

Kamala Harris a grandi à Oakland, dans la Californie progressiste des années 1960. Elle évoque volontiers son père jamaïcain, Donald, « un économiste respecté » et sa mère, arrivée d’Inde à 19 ans pour étudier, devenue « une chercheuse admirée sur le cancer ».

Après la séparation de ses parents lorsqu’elle avait environ cinq ans, Kamala Harris a été élevée par sa mère avec sa soeur cadette, Maya, devenue avocate et conseillère de Hillary Clinton lors de sa campagne présidentielle en 2016.

Une enfance « heureuse », avec l’accent mis sur l’éducation, aime-t-elle à répéter.

« Mes parents étaient très actifs dans le mouvement des droits civiques et j’ai grandi au milieu de ce vocabulaire. Et il s’agissait de la conviction que nous sommes un pays fondé sur des idéaux nobles et que nous sommes au meilleur de nous-mêmes lorsque nous nous battons pour atteindre ces idéaux », a-t-elle déclaré sur ABC.

La sénatrice est mariée depuis août 2014 à un avocat père de deux enfants.

A 22 mois des élections présidentielles, plusieurs candidats sont déjà en lice côté démocrate.

La sénatrice Elizabeth Warren, féroce critique de Donald Trump et pourfendeuse de Wall Street, s’est lancée fin décembre.

L’ancien maire de San Antonio et ex-ministre de Barack Obama, Julian Castro, la sénatrice Kirsten Gillibrand, pilier du mouvement MeToo, ou encore une jeune élue du Congrès et ex-militaire, Tulsi Gabbard, l’ont suivi.

D’autres personnalités sont pressenties, comme Bernie Sanders, candidat malheureux en 2016 face à Hillary Clinton, le charismatique quadragénaire texan Beto O’Rourke, le sénateur noir Cory Booker ou encore l’ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, ainsi que le milliardaire Michael Bloomberg.

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Etats Unis

The Killers et Spike Lee contre Trump

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L’union du rock et du cinéma pour combattre la politique de Trump.

Dans leur nouveau morceau « Land of the Free », aux airs quelque peu gospel,

le groupe originaire de Las Vegas évoque plusieurs maux de la société

américaine qui sont exacerbés par la poplitique de Trump.. « Combien de

filles, combien de fils devra-t-on mettre en terre  ? » . Ou encore : « Si tu es

de la mauvaise couleur, tu grandis en regardant derrière toi. » Dans ces

paroles, ce sont les violences policières à l’encontre des Afro-Américains ou

la libre circulation des armes à feu qui sont pointées du doigt.

C’est le réalisateur Spike Lee qui a été choisi pour mettre en images la

chanson. Le clip a été tourné à la frontière entre le Mexique et les États-Unis.

Brandon Flowers, le chanteur du groupe, a déclaré: « Au début, je

commençais à écrire la chanson puis je la mettais de côté en me disant que

je n’étais pas le gars pour ça. (…) Mais ça continuait d’arriver et j’ai pensé :

ça doit sortir. »

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