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Cameroun

Cameroun : la situation dans les zones anglophones est toujours tendue

Ni le gouvernement, ni les groupes séparatistes n’ont l’intention de dialoguer

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Tanda Theophilus : Nous sommes confrontés clairement à une multitude de groupes distincts, mais qui coopèrent de temps en temps. Depuis peu, ces groupes se battent entre eux, ce qui affaiblit davantage la partie séparatiste au profit de l’armée qui avance. Nous avons vu le gouvernement par intérim de l’Ambazonie donner l’ordre de kidnapper un chef combattant dans le département du Moungo qui a été retenu pendant des mois, ce qui a facilité l’avancement de l’armée camerounaise qui a pu tuer le général ambazonien, Amigo. Ce qui fait que nous sommes en face d’une multitude de groupes qui s’entretuent, qui ne parviennent pas s’entendre.

Comment expliquer que l’armée n’ait pas réussi jusqu’à présent à anéantir ces groupes ?

Déjà il y a la maîtrise du terrain. Ils ont des campements dans la forêt. Ils frappent et ils retournent dans la brousse ou dans la forêt. Lle soutien de la population rend la tâche également difficile pour l’armée. Il aurait été profitable pour l’armée et l’Etat de façon générale d’engager des mesures d’apaisement et de séduction de la population. Mais jusqu’ici, c’est cette même population qui parvient à faire survivre les séparatistes.

Le 30 novembre 2018, le président camerounais a signé un décret lançant un processus de désarmement-démobilisation-réinsertion (DDR). Où en est-on un mois plus tard ?

Il y a eu quelques démarches, pas forcément spectaculaires. Mais jusque-là, le comité en question n’est pas encore pleinement opérationnel, ou alors nous ne voyons pas encore ce comité agir.

Pensez-vous que cela peut quand même être une solution ou une partie de la solution ?

C’est une partie de la solution si c’est sincère. Il faudrait que l’armée cesse les exactions sur les populations, surtout sur les populations civiles, pour bâtir un certain degré de confiance.

Dans les régions anglophones du Cameroun, beaucoup n’ont pas pu célébrer le passage à la nouvelle année comme ils l’auraient souhaité. Les violences liées à la crise y sont quasiment quotidiennes comme à Bamenda. En fin de semaine dernière, un caporal de l’armée a ainsi été enlevé et tué.

Pas de foule dans les rues pour célébrer le Nouvel An ce 31 décembre à Bamenda, dans la région camerounaise et anglophone du Nord-Ouest. Même si le couvre-feu a été levé pour la période des fêtes, les habitants sont peu nombreux à se risquer dehors une fois la nuit tombée.

Fon Nsoh, qui habite à Bamenda, explique que les échanges de tirs sont quasiment quotidiens. « Cela arrive tellement souvent que généralement, les échanges de tirs ne sont pas signalés, raconte-t-il. On en parle seulement s’ils sont particulièrement violents ou s’il y a des morts. Les habitants ici sont très prudents parce qu’ici, tout peut arriver n’importe quand entre les groupes armés et les forces de l’ordre ».

Conflit à surveiller en 2019

Les violences sont également quotidiennes dans l’autre région anglophone du Cameroun, le Sud-Ouest. Le groupe armé Socadef, actif dans cette zone, rappelle que la seule solution possible est politique. Mais son chef exige toujours de négocier en présence d’une instance internationale ou d’un pays étranger et tient à ce que les discussions aient lieu hors du Cameroun. Cette option n’est pas envisagée par les autorités de Yaoundé.

La situation sécuritaire s’est dégradée dans les deux régions anglophones du Cameroun durant l’année écoulée. International Crisis Group estime qu’au moins 500 civils et plus de 200 membres des forces de sécurité ont été tués depuis le début des violences. L’ONG considère d’ailleurs que cette crise anglophone est l’un des dix conflits à surveiller en 2019 dans le monde.

Cette crise a été largement évoquée le 31 décembre par le président dans son discours de voeux. Paul Biya s’est dit conscient des conséquences pour les populations et a de nouveau appelé les groupes séparatistes à déposer les armes.

Avec RFI

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Cameroun: un important homme d’affaire tué à Wum par des sécessionnistes présumés

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Au moins six combattants séparatistes ont été tués à Wum dans le département de la Menchum, région du Nord-ouest par les forces de l’ordre.

Le raid a eu lieu samedi 19 janvier alors qu’un camp appartenant aux séparatistes présumés avait été détruit.

Le raid des soldats faisait suite à l’assassinat d’un important homme d’affaires à Wum par des combattants séparatistes présumés de la région.

Alhadji Bala Dauda, ​​un homme d’affaires à Wum, aurait été tué par balle par les hommes armés lorsqu’il se rendait dans à l’une de ses fermes le 18 janvier, ont indiqué des sources locales.

Des hommes armés auraient attaqué cette ferme la veille, emportant du bétail. C’est dans le cadre de sa visite à la ferme pour évaluer les dégâts qu’il a été tué, a déclaré une source.

La mort d’Alhadji Bala a depuis suscité de nombreuses condamnations de la part de la population locale car il était un investisseur important dans la région.

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Cameroun

Des ONGs réclament la libération d’Amadou Vamoulké, ancien directeur général de la Crtv

Plusieurs associations, dont Reporters sans Frontières (RSF) et la FIDH, ont demandé mercredi à Paris la libération de l’ancien patron de la radio et télévision publique camerounaise, la CRTV, incarcéré à Yaoundé depuis près de deux ans et demi.

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Officiellement, Amadou Vamoulké est poursuivi pour détournement de fonds publics, près de 6 millions d’euros, non pas à des fins personnels, mais au profit de la chaîne de télévision publique qu’il a dirigée entre 2005 et 2016. Aucun rapport d’audit et aucun témoin n’ont appuyé ces accusations depuis le début du procès dont la plupart des 14 audiences qui se sont tenues à ce jour n’ont duré qu’une poignée de minutes.

«Aucun élément à charge ni aucun témoin n’ont été apportés par l’accusation depuis le début de son procès dont la plupart des 15 audiences qui se sont déjà tenues n’ont duré qu’une poignée de minutes», pointe RSF dans un communiqué.

Le journaliste doit comparaître le 22 janvier 2019 pour la seizième fois en un an et demi. RSF a annoncé mercredi la saisine du groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU. «Après deux ans et demi derrière les barreaux sans avoir été condamné, le caractère arbitraire de la détention ne fait aucun doute. Il est essentiel qu’il soit reconnu par l’ONU afin d’accentuer la pression sur les autorités camerounaises pour obtenir sa libération», estime Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.

«La défense des libertés est aujourd’hui plus qu’hier, une nécessité au Cameroun», a ajouté Florent Geel, responsable Afrique à la Fédération internationale des droits de l’homme.

Selon une enquête de RSF publiée en décembre dernier, Amadou Vamoulké est un «fervent partisan du pluralisme médiatique» et «un ardent défenseur de la liberté de la presse». Amadou Vamoulké est l’une des grandes figures de la presse camerounaise. Major de la promotion de l’école supérieure de journalisme de Yaoundé fondée par Hervé Bourges, ancien président de plusieurs chaînes françaises (TF1, France Télévisions, RFI) et du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qui a lui aussi apporté son soutien, il fut le premier président de l’Union des journalistes du Cameroun.

Il milita activement pour l’ouverture du marché audiovisuel camerounais pour mettre fin au monopole d’information détenu par la chaîne publique. Il est également connu pour être un fervent défenseur de la dépénalisation des délits de presse. A l’instar de RSF, il s’était engagé pour obtenir la libération de Pius Njawé, icône de la presse indépendante camerounaise, détenu pendant 10 mois pour avoir évoqué la santé de Paul Biya dans un article de son journal.

RSF ne cesse de demander la fin des détentions arbitraires de journalistes au Cameroun. L’organisation avait dénoncé les 29 mois d’emprisonnement du correspondant de RFI Ahmed Abba, finalement libéré le 22 décembre 2017. Plus récemment, au début du mois de novembre 2018, le président Paul Biya a ordonné la remise en liberté de la présentatrice d’Equinoxe TV Mimi Mefo, dont RSF avait dénoncé la veille le placement en détention provisoire et les poursuites engagées devant une juridiction militaire.

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Cameroun

Cameroun: l’opposant Maurice Kamto annonce une marche pacifique le 26 janvier 2019

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Le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun a fait cette annonce le 15 janvier 2019. C’était au cours de la cérémonie de présentation de meilleurs vœux à la presse qu’il a organisée à Yaoundé.

«Le 26 janvier 2019, nous lancerons les marches que j’ai annoncées dans mon message de fin d’année. Dans les principales villes du Cameroun, nous allons sortir, nous allons marcher pacifiquement, dans la paix, sans armes. Mais pour dire non! Ce qui se passe au Nord-Ouest et au Sud-Ouest ne se fait pas en notre monde. Non au hold-up électoral! Non à l’atteinte sauvage à la fortune publique», a déclaré Maurice Kamto.

Face à la presse, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) et candidat malheureux de la Présidentielle 2018 s’est montré plutôt résolu et très engagé dans les manifestations qu’il prévoit faire dans «les principales villes» du pays. Lors de ladite présentation Maurice Kamto a affirmé que ses militants et lui vont dénoncer le hold-up électoral, l’atteinte sauvage à la fortune publique «avec fermeté». Il a par ailleurs ajouté «et si, on devait nous tuer à cette occasion, on nous tuera tous. Et si je devais être seul, qu’on me tue moi. C’est une cause qui me dépasse et elle vaut la peine que l’on mène des combats».

Seulement il convient d’indiquer que si, ces marches ne sont pas déclarées et autorisées, elles seront illégales. Et elles pourront très bien avoir le même sort que celles que le parti avait initiées après la proclamation des résultats de la dernière élection présidentielle qui a eu lieu le 7 octobre 2018. On se rappelle que le Mrc avait mis en place un Plan de résistance national qui avait comme slogan «non au hold up électoral». Me Michelle Ndoki et des militants du Mrc s’étaient retrouvés dans les rues de Douala dans le cadre dudit Plan. Ils s’étaient lancés dans une marche certes pacifique mais qui n’avait pas été déclarée. Conséquence, ils avaient été interpellés par les Forces de maintien de l’ordre. Le 4 décembre 2018, le Tribunal de Première Instance de Douala a décidé de l’arrêt des poursuites engagées contre eux.

Il faut souligner que les marches annoncées le 15 janvier dernier par Maurice Kamto, dans son discours de fin d’année 2018 adressé aux camerounais, il en parlait déjà. Il conviait ces derniers à s’y joindre. Il avait invité les Camerounais à «préparer activement la réussite populaire de la grande mobilisation citoyenne, républicaine et pacifique, qui débutera en mi-janvier sur l’ensemble du territoire national». Car pour lui il s’agit en fait, «des marches de l’indignation, de protestation et de la colère, à la fois: contre la guerre dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest pour dire ; contre l’assassinat de la démocratie par les fraudes électorales massives et le vol de l’élection ; contre la corruption, les détournements et le pillage dans l’impunité de l’argent public et des ressources de la Nation».

Sachant bien que ces marches pourraient déboucher sur des heurts avec les Forces de maintien de l’ordre, Maurice Kamto avait engagé ses militants «à la discipline, à ne pas céder aux provocations du régime qui ne manqueront pas, et à vous vêtir en blanc (vêtements, T-Shirt, foulard, brassard, bref tout signe distinctif blanc) pendant cette mobilisation populaire que nous baptisons la ‘‘Marche Blanche».

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